Dossier d’œuvre architecture IA03000671 | Réalisé par
  • inventaire topographique, Inventaire du Val-d'Allier (nord)
Ferme dite domaine de Fontenay
Œuvre étudiée
Copyright
  • © Région Auvergne-Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Val d'Allier (nord)
  • Commune Le Veurdre
  • Lieu-dit Fontenay
  • Cadastre 2018 A1 143  ; 1831 A1 109 ; 112 ; 113

D'après Eugène Le Brun (Le Brun, 1913, p. 239) des actes antérieurs à la Révolution mentionnent "la terre de Fontenay , composée de Fontenay le bas et Fontenay le haut, vulgairement appelé le Pavillon". Aux 14e et jusqu'au commencement du 15e siècle les terres de Fontenay appartiennent aux seigneurs de la Tour-Barieul.

Pendant le 16e et le 17e siècles, toujours d'après Eugène Le Brun, ces terres appartiennent à une communauté de paysans du nom de Robin. "Cette communauté se composait, le 13 novembre 1669 (Archives de la Baume), de Guillaume Toucheboeuf, laboureur ; Gilberte Robin, sa femme ; Marguerite Robin, Pierre Robin, laboureur ; Jacques Robin, mari de Gabrielle Poully. Ces propriétaires vendirent à Martin Amonnin, bourgeois de la ville de Moulins, leur terre de Fontenay et la maison de la Massie". (Le Brun, 1913, p. 239-240).

En 1701, Le plan géométrique... présente à Fontenay deux groupes de 4 bâtiments formant un habitat dispersé, probablement Fontenay le haut et Fontenay le bas.

La propriété, vendue successivement aux Amonnin et aux Turchy puis Turchy-Baruel durant le 18e siècle, est cédée en 1826 au baron Jean-Baptiste de Froment. En 1832 les matrices du cadastre dit napoléonien détaillent les parcelles de Fontenay appartenant à ce dernier. La parcelle 109 consiste en une maison et cour, la parcelle 112 contient une maison, bâtiment et cour et la 113 un bâtiment et cour. L'édifice, alors à bâtiments dispersés, comprend donc deux maisons.

Le baron de Froment cède ses propriétés à ses héritiers en 1836 ; ces terres consistent alors en une maison de maître (le Pavillon), trois domaines et trois locateries. Au fil du 19e siècle la propriété appartiennent aux familles Cordez et Faulquier.

De l'implantation primitive figurant sur la plan cadastral de 1831 il ne subsiste qu'une grange remaniée postérieurement par ajout d'un auvent notamment et la maison qui a conservé le même plan, antérieure à 1831, (ancienne parcelle 112).

  • Période(s)
    • Principale : 19e siècle
    • Principale : limite 18e siècle 19e siècle , (incertitude)

De l'ancien édifice porté sur le cadastre de 1831 il subsiste une maison-bloc et une grange-étable disposées en L.

La maison-bloc, en rez-de-chaussée et combles à grenier sous un toit à long pans principalement recouvert de tuiles plates, comprend, à l'est, un logis double : à deux portes d'entrée et deux fenêtres, prolongé par un appentis. Les encadrements sont de pierre de taille de calcaire, les portes ont été surhaussées à une date indéterminée ; elles sont surmontées d'impostes menuisées. La partie occidentale a conservé en retour d'équerre au nord, dans le prolongement du pignon occidental, une travée percée d'une porte à l'encadrement de bois ; on y accède par un degré rectangulaire qui laisse supposer que cet espace à usage agricole a pu être primitivement habité. Le pignon occidental est percé d'une porte haute par laquelle on accède au grenier grâce à une échelle de bois. La partie ouest à usage agricole est percée d'une porte à encadrement de bois et d'un haute porte double à encadrement de pierre.

La grange-étable :

Probablement agrandie voire reconstruite dans le courant du 19e siècle, la grande étable présente un mur gouttereau occidental percé symétriquement de part et d'autre d'un auvent de portes doubles surmontées d'un arc de décharge, jouxtées par des fenêtres (2 au nord et une au sud). L'appareil de blocage de ce mur gouttereau a été enduit jusqu'à mi hauteur. Les encadrement des baies, les chainages d'angle et piédroits de l'auvent sont en pierre de taille de calcaire blond et de calcaire gris. A la jonction avec la toiture à longs pans court une corniche de rangs de briques à pierres taillées de même profil aux angles. Le même parti est employé pour la corniche de l'auvent quant à lui couvert en croupe. Si la couverture de tuiles plates subsiste sur l'auvent, elle a été remplacée par une couverture de tuiles mécaniques sur le reste du bâtiment.

  • Murs
    • calcaire moellon
    • calcaire pierre de taille
    • brique
  • Toits
    tuile plate, tuile mécanique
  • Couvertures
    • toit à longs pans croupe
  • Statut de la propriété
    propriété d'une personne privée

Documents d'archives

  • AD Allier. 3P1036. Le Veurdre : tableau indicatif des propriétés foncières, de leurs contenances et de leurs revenus (section A à D).1832.

    AD Allier : 3P 1036

Bibliographie

  • LE BRUN, Eugène, Une petite ville bourbonnaise, le Veurdre : ses seigneurs, ses châteaux et leurs possesseurs. Paris : Champion ; Moulins : Louis Grégoire,1913. (Reprint : Paris : Le livre d'histoire-Lorisse, 2006)

    p. 238-241
Date(s) d'enquête : 2024; Date(s) de rédaction : 2025
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