D'après Eugène Le Brun (Le Brun, 1913, p. 239) des actes antérieurs à la Révolution mentionnent "la terre de Fontenay , composée de Fontenay le bas et Fontenay le haut, vulgairement appelé le Pavillon". Aux 14e et jusqu'au commencement du 15e siècle les terres de Fontenay appartiennent aux seigneurs de la Tour-Barieul.
Pendant le 16e et le 17e siècles, toujours d'après Eugène Le Brun, ces terres appartiennent à une communauté de paysans du nom de Robin. "Cette communauté se composait, le 13 novembre 1669 (Archives de la Baume), de Guillaume Toucheboeuf, laboureur ; Gilberte Robin, sa femme ; Marguerite Robin, Pierre Robin, laboureur ; Jacques Robin, mari de Gabrielle Poully. Ces propriétaires vendirent à Martin Amonnin, bourgeois de la ville de Moulins, leur terre de Fontenay et la maison de la Massie". (Le Brun, 1913, p. 239-240).
En 1701, Le plan géométrique... présente à Fontenay deux groupes de 4 bâtiments formant un habitat dispersé, probablement Fontenay le haut et Fontenay le bas.
La propriété, vendue successivement aux Amonnin et aux Turchy puis Turchy-Baruel durant le 18e siècle, est cédée en 1826 au baron Jean-Baptiste de Froment. En 1832 les matrices du cadastre dit napoléonien détaillent les parcelles de Fontenay appartenant à ce dernier. La parcelle 109 consiste en une maison et cour, la parcelle 112 contient une maison, bâtiment et cour et la 113 un bâtiment et cour. L'édifice, alors à bâtiments dispersés, comprend donc deux maisons.
Le baron de Froment cède ses propriétés à ses héritiers en 1836 ; ces terres consistent alors en une maison de maître (le Pavillon), trois domaines et trois locateries. Au fil du 19e siècle la propriété appartiennent aux familles Cordez et Faulquier.
De l'implantation primitive figurant sur la plan cadastral de 1831 il ne subsiste qu'une grange remaniée postérieurement par ajout d'un auvent notamment et la maison qui a conservé le même plan, antérieure à 1831, (ancienne parcelle 112).