• inventaire topographique, Inventaire de la Ville de Lyon
Église paroissiale Sainte-Blandine
Œuvre étudiée
Copyright
  • © Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel
  • © Ville de Lyon

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Lyon Confluent
  • Commune Lyon 2e
  • Lieu-dit Confluent
  • Adresse place de l' Hippodrome
  • Cadastre 1999 BD 13
  • Dénominations
    église paroissiale
  • Vocables
    Sainte-Blandine

La décision d'édifier une chapelle provisoire à Perrache naît de la surpopulation de la paroisse d'Ainay. En 1838, le Conseil municipal consent à ce qu'une chapelle provisoire soit construite sur un terrain de la Ville ; l'emplacement est désigné, le projet stagne pendant des années. En 1841, l'archevêché de Lyon envoie l'abbé Dartigues fonder une paroisse répondant au vocable de Sainte-Blandine. Une première église "définitive" est conçue sur les plans des architectes Dardel et Hôtelard mais la construction s´arrête aux fondations. Le curé Merley reprend la paroisse après le curé Dartigues, décédé en 1861. Dans une lettre du 20 janvier 1862, il définit clairement le programme de la nouvelle église : elle doit s'élever entre les rues M.A. Petit, Ravat et des Échevins, sur une superficie de 750 m2, œuvre et piliers compris et dans le style du 13e siècle, renaissance de l'art gothique. Son clocher sur la façade doit regarder le couchant ; "nous avons fait dresser les plans d´une seconde église, mais plus modeste que la première, et surtout bien moins coûteuse. L´économie la plus sévère a présidé à la conception de l´ensemble, nous n´avons eu pour mobile que l´utilité publique et nous n´avons voulu pour mérite que l´unité architecturale, et la pureté des lignes." L'architecte Clair Tisseur, qui a dressé les plans de l'église définitive du Bon Pasteur en 1861, est choisi, peut-être, comme il est précisé dans une lettre des fabriciens au sénateur, parce qu´il est "ancien élève et disciple de M. Desjardins, architecte de la Ville de Lyon". Le 12 février 1862, le sergent principal du chemin de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée, partie nord du réseau, service du mouvement, fait savoir au sénateur "que sur mon rapport, le conseil d´administration de notre compagnie a voté une somme de 3000 frs à la souscription ouverte pour la construction de la nouvelle église de Sainte-Blandine". Le 2 juillet 1863, le Conseil départemental des Bâtiments Civils est appelé à donner son avis : "Les clochetons renfermant les escaliers qui flanquent le clocher principal manquent d'ampleur à la partie supérieure ; il pense qu'une nouvelle étude de ces clochetons est nécessaire et que la forme polygonale pourrait être appliquée ici puisqu'elle répondrait complètement à l'intérieur des cages d'escaliers qui est de forme circulaire. Au reste, le conseil donne son approbation toute entière à la sobriété de style adoptée par l'auteur. Examinant les moyens de construction, le Conseil remarque la faiblesse des piliers cantonnés de colonnettes qui séparent les basses nefs de la nef principale, mais il considère en même temps qu'en augmentant les piliers et changeant la pierre de taille avec laquelle il était dans les prévisions de les exécuter, c'est-à-dire en remplaçant la pierre de Cruaz par la pierre de Tournus, cette dernière étant à un prix inférieur à la première, il n'y aurait pas lieu à augmenter l'ensemble du devis estimatif. (...) La pierre de Tournus est moins vive et moins gélive que celle de Cruaz. (...) Enfin le Conseil en terminant conclut à l'adoption complète du projet sous les réserves des observations dont nous venons d'être l'interprète." L'église est commencée en avril 1863, achevée en mai 1869, et inaugurée le 17 du même mois. Les travaux de maçonnerie sont exécutés par M. Roucheton. Par manque d'argent, la flèche ne peut être réalisée au cours de la même campagne de travaux. En 1890, le curé Vindry fait don de la somme pour sa construction, réalisée par Joseph Étienne Malaval, associé puis successeur de Clair Tisseur. Le Conseil de fabrique "remercie chaleureusement M. le curé de ce don généreux qui complètera la construction de l'église et contribuera à l'embellissement de la Cité". Malaval avait déjà élevé la flèche de l'église du Bon Pasteur en 1874 et achevé l'église d'Orliénas, commencée par Tisseur, en 1885. Il dessine également une partie du mobilier de Sainte-Blandine. Si bien que l'église se caractérise, tant extérieurement qu'intérieurement, par une grande unité stylistique.

Les bases des colonnes sont à signaler pour l'originalité de leurs griffes sculptées.

La décision d'édifier une chapelle provisoire à Perrache naît de la surpopulation de la paroisse d'Ainay. En 1838, le Conseil municipal consent à ce qu'une chapelle provisoire soit construite sur un terrain de la Ville ; l'emplacement est désigné, le projet stagne pendant des années. En 1841, l'archevêché de Lyon envoie l'abbé Dartigues fonder une paroisse répondant au vocable de Sainte-Blandine. Une première église "définitive" est conçue sur les plans des architectes Dardel et Hotelard mais la construction s´arrête aux fondations. Le curé Merley reprend la paroisse après le curé Dartigues, décédé en 1861. Il définit clairement le programme de la nouvelle église : elle doit s'élever entre les rues M.A. Petit, Ravat et des Échevins, sur une superficie de 750 m2, œuvre et piliers compris et dans le style du 13e siècle, renaissance de l'art gothique. L'architecte Clair Tisseur, qui a dressé les plans de l'église définitive du Bon Pasteur en 1861, est choisi, peut-être, comme il est précisé dans une lettre des fabriciens au sénateur, parce qu´il est "ancien élève et disciple de M. Desjardins, architecte de la Ville de Lyon". L'église est commencée en avril 1863, achevée en mai 1869, et inaugurée le 17 du même mois. Les travaux de maçonnerie sont exécutés par M. Roucheton. Par manque d'argent, la flèche ne peut être réalisée. En 1890, le curé Vindry fait don de la somme pour sa construction, réalisée par Joseph Étienne Malaval, associé puis successeur de Clair Tisseur. Le Conseil de fabrique "remercie chaleureusement M. le curé de ce don généreux qui complètera la construction de l'église et contribuera à l'embellissement de la Cité". Malaval dessine également une partie du mobilier de Sainte-Blandine. Si bien que l'église se caractérise, tant extérieurement qu'intérieurement, par une grande unité stylistique. Les bases des colonnes sont à signaler pour l'originalité de leurs griffes sculptées.

Dans le devis estimatif établi en mai 1862 (ou 61), Clair Tisseur indique la provenance des matériaux de construction à utiliser : "moellons de Couzon, voûtes en tufs, couverture en tuiles Fox, ardoise, écailles ; pierre de taille : allèges en pierre de Saint-Cyr ou en vieille pierre de Villebois approvisionnée, socles en moellons de Breyna de tous les contreforts extérieurs, pierre de Villebois à moulure de tous les socles intérieurs, piliers et colonnes en Villebois ordinaire, pierre de taille de Tournus ou de Lucenay, pierre blanche du Midi des carrières de Saint-Paul, carreaudages en moellons de Couzon de tous les contreforts, carreaudage en pierre blanche du Midi, moellons de Couzon pour les façades latérales, marches en pierre de Villebois. Charpente de la flèche en sapin."

  • Murs
    • calcaire
    • pierre de taille
  • Toits
    tuile plate mécanique, ardoise, pierre en couverture
  • Plans
    plan allongé
  • Étages
    3 vaisseaux
  • Couvrements
    • voûte d'ogives
  • Élévations extérieures
    élévation ordonnancée
  • Couvertures
    • toit à longs pans
    • flèche polygonale
    • toit conique
    • croupe polygonale
  • Escaliers
    • escalier demi-hors-oeuvre : escalier en vis
  • État de conservation
    bon état
  • Techniques
    • sculpture
    • ferronnerie
    • sculpture
    • vitrail
  • Représentations
    • quadrilobe
    • fleuron
    • acanthe
    • guirlande
  • Précision représentations

    sujet : décor architectural, support : élévations extérieures ; sujet : clous en ferronnerie, support : porte principale

  • Statut de la propriété
    propriété publique
  • Intérêt de l'œuvre
    à signaler

Éléments remarquables : colonnes.