Dossier d’œuvre architecture IA69004079 | Réalisé par
  • enquête thématique régionale, Eglises paroissiales du 20e siècle
Église paroissiale Notre-Dame du Point du Jour
Œuvre monographiée
Auteur
Copyright
  • © Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel
  • © Ville de Lyon

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Lyon - Lyon
  • Commune Lyon 5e Arrondissement
  • Adresse 20 rue des Acqueducs
  • Cadastre 1999 BN 88
  • Dénominations
    église paroissiale
  • Vocables
    Notre-Dame
  • Appellations
    Notre-Dame
  • Parties constituantes non étudiées
    presbytère, salle paroissiale, jardin, parc de stationnement

HISTORIQUE

La paroisse actuelle du Point du Jour dépendait autrefois de celle de Saint-Irénée ; elle est entièrement incluse dans le 5e arrondissement (fig. 2). En 1839 une première chapelle est construite pour le quartier en développement, les paroissiens se trouvant trop éloignés de l'église Saint-Irénée. La chapelle, située à l´angle de l'actuelle rue Joliot-Curie et de la rue des Aqueducs (fig. 5) est achevée et livrée au culte en 1842, et placée sous le vocable de saint Patient. En 1874, l'abbé Desayes fait agrandir la chapelle en une église plus vaste baptisée Notre-Dame du Point du Jour.

Après la Seconde Guerre mondiale, le quartier s'urbanise rapidement. Dès 1965, la Ville prévoit l´agrandissement du carrefour de la rue Joliot-Curie et de la rue des Aqueducs, entraînant alors la destruction de l'ancienne église. Un compromis est passé entre la paroisse et la Ville de Lyon ; cette dernière se charge de la reconstruction de l'église en échange des terrains rue Joliot-Curie. André Beyssac est désigné architecte le 31 mars 1969 et la demande de permis de construire déposée le 10 janvier 1971. Le permis est délivré le 1er juin 1971 et les travaux commencent la même année (pierre de consécration dans la façade sud, fig. 8). L'inauguration officielle a lieu le 9 décembre 1972. Une maquette de l'église est déposée devant l'entrée gauche de l'église (fig. 6).

A l´origine, le plafond de l'église était entièrement en lamellé collé ; la Ville a fait installer un faux-plafond il y a quelques années (renseignement oral).

DESCRIPTION

Situation

L´église Notre-Dame du Point du jour est située dans un quartier résidentiel du 5e arrondissement de Lyon, à l´angle de la rue des Aqueducs au sud, et de la rue de Champvert à l´ouest sur laquelle s´ouvrent ses entrées (des. 1 ; fig. 7). L´église est construite au centre de son terrain en contrebas des voies de circulation, séparée de la rue de Champvert par un parvis accessible par un emmarchement de cinq marches (fig. 10) ; au nord-ouest, au pied du chevet, se trouve un parking municipal, qui se prolonge au nord par le jardin du presbytère où a été implantée la cuve des fonts-baptismaux de l´ancienne église (fig. 18, 19). Parking et jardin du presbytère sont clos à l´est par un mur en pisé.

Composition d´ensemble

L´ensemble de l´édifice est construit sur un plan massé de forme semi-octogonale, rayonnant vers un point décentré vers l´est où se situe le chœur de l´église surmonté du clocher. Au rez-de-chaussée sont situées les salles paroissiales ouvrant de plain-pied sur le parvis (fig. 3), ainsi que le presbytère construit au sud-est. L´église (fig. 4) est au premier étage, desservie par une coursière construite devant la façade ouest (fig. 23, 24) et se terminant en rampe de part et d´autre du parvis (fig. 22), également accessible par des escaliers construits à chaque extrémité ; une entrée dans la façade sud mène à la chapelle de semaine.

Elévations

La façade principale de l´église, à l´ouest, de forme concave, s´organise sur deux registres fortement dessinés. Le rez-de-chaussée présente une alternance de portes simples et de claustra (fig. 21, 27). Le premier étage, à l´arrière du garde-corps de la coursière surmontée d´un auvent, présente trois avant-corps vitrés correspondant aux entrées de l´église (fig. 25), séparés par des murs en béton lissé, ornés chacun d´un décor en creux à fond plat (bénédiction) à droite des entrées (fig. 26), et précédés de parterres plantés d´arbustes. Alors que la coursière adopte la même forme concave que le rez-de-chaussée, la façade propre de l´église présente une forme trapézoïdale, avec la partie centrale en avant.

C´est sur cette façade occidentale que l´on a la meilleure perspective sur le clocher qui se dresse en flèche semi-circulaire sur un point décentré de l´édifice (fig. 9).

La façade orientale offre la même superposition des registres : un rez-de-chaussée percé d´ouvertures purement fonctionnelles, et au-dessus le chevet de l´église où se juxtaposent le volume parallélépipédique de la chapelle baptismale et celui en hémicycle de l´abside, tous deux largement ouverts de baies rectangulaires recoupées par plusieurs meneaux, accentuant la verticalité de l´ensemble. A l´est, une contre-courbe assure la liaison de l´abside et du mur aveugle de l´église (fig. 12 à 16).

Par opposition, la façade sud présente un jeu de volumes et de décrochement : au premier plan à droite, le presbytère en rez-de-chaussée, à gauche, les deux niveaux des salles d´accueil percés de claustra, et entre les deux, le volume architecturé de l´escalier extérieur conduisant à la chapelle de semaine. Cette disposition met en valeur les larges baies accueillant les vitraux des chapelles (fig. 20).

Matériaux et couvertures

L´édifice est construit en béton brut de décoffrage.

L'église est couverte d´une toiture en très faible rampant vers la flèche centrale, percée de trois lucarnes en avant de la flèche. La chapelle sud est couverte d´un toit à un pan et le presbytère d´un toit terrasse. L´ensemble des couvertures est en bardeaux d'asphalte sur platelage général soutenu par des pannes de bois lamellé collé.

Distribution intérieure

Les salles paroissiales du rez-de-chaussée

Le rez-de-chaussée se partage entre les pièces d'accueil, des salles paroissiales de tailles diverses et le presbytère au sud-est. Plusieurs entrées y conduisent réparties sur l'ensemble du pourtour de l´édifice. La distribution s'adapte au plan d´ensemble avec des axes rayonnant vers le point décentré à l'est. Les salles les plus petites sont en façade ouest, avec à l'arrière les salles de réunion plus vastes (fig. 3)

L'église

L'église (800 places) s´organise autour du chœur décentré vers l'est, surélevé par un emmarchement de trois marches et entouré de six grandes arcades ovoïdes, l'arc triomphal étant plus élevé (fig. 33). A l'ouest, la nef s'organise en travées concentriques soulignées par les poutres apparentes du plafond ; le chœur ouvre au sud sur une grande chapelle (fig. 35, 36) et au nord sur les fonds baptismaux en contrebas (cf. sous-dossier Présentation du mobilier) ; à l'est, un déambulatoire le sépare du chevet (fig. 4, 38).

La sacristie est construite au sud-ouest ; une chapelle mortuaire, aujourd'hui désaffectée, est située au nord. Enfin la chapelle de semaine est accolée au sud de la chapelle de l'église, sur laquelle elle ouvre par une large baie vitrée coulissante et une porte à deux vantaux ; elle possède son accès propre au sud (fig. 41).

Un escalier en vis placé dans le déambulatoire relie l'église au niveau inférieur.

La présence dominante du chœur est accentuée par le positionnement des vitraux : la nef n'est éclairée en façade que par des vitraux étroits et allongés placés en partie haute, alors que le mur du chevet est complètement ouvert de grandes baies verticales, et que la partie supérieure du mur sud de la chapelle est occupée par un grand vitrail (cf. sous-dossier). Le chœur de la chapelle de semaine est en outre orné de quatre panneaux en verre peint, représentant les Evangélistes (cf. sous-dossier Présentation du mobilier).

Eglise construite par la Ville de Lyon en 1971 en remplacement de l'ancienne église détruite par l'agrandissement d'un carrefour. L'édifice, érigé par l'architecte André Beyssac, est inauguré le 9 décembre 1972 par le maire Louis Pradel et le cardinal Renard.

L'église est construite sur un plan semi-octogonal. Le premier niveau est occupé par des salles de réunion et l'accueil ; l'église est à l'étage accessible depuis le parvis, par une double rampe en fer à cheval et une coursière, et par des escaliers de distribution extérieurs. La façade principale est de plan concave ; le second niveau est en retrait par rapport au premier. Le toit à faible pente se termine par une flèche semi-conique, placée en arrière de l'octogone. Le chœur est situé sous la flèche. Un escalier en vis relie le chœur et le rez-de-chaussée.

  • Murs
    • béton
    • béton armé
  • Toits
    bitume
  • Plans
    plan massé
  • Couvrements
    • charpente en bois apparente
    • lambris de couvrement
  • Couvertures
    • flèche en maçonnerie
    • toit polygonal
  • Escaliers
    • escalier de distribution extérieur : escalier droit en maçonnerie
    • escalier de distribution extérieur : escalier tournant à retours sans jour en maçonnerie
    • escalier dans-oeuvre : escalier en vis avec jour en maçonnerie
  • Autres organes de circulation
    rampe d'accès
  • État de conservation
    inégal suivant les parties
  • Techniques
    • vitrail
    • sculpture
  • Représentations
    • symbole liturgique
  • Précision représentations

    Chacune des trois entrées de l'église est ornée d'un décor en creux, à fond plat représentant une bénédiction.

  • Statut de la propriété
    propriété de la commune

Etude réalisée dans le cadre du repérage des églises du 20e siècle de l'agglomération lyonnaise.

Documents d'archives

  • Arch. mun. Lyon. 4M 3CP 134. Dossier de presse. 1971-1997

  • Arch. mun. Lyon. 378 WP 3. Permis de construire, 1er juin 1971 ; demande de permis de construire, 25 janvier 1971

  • Arch. mun. Lyon. 426 WP 92. Dossier du permis de construire de l'église Notre Dame du Point du Jour, 14 mai 1971- 11 janvier 1974.

Bibliographie

  • Le Point du Jour depuis les origines. Lyon : impr. E. Vitte, 1973. 51 p. : ill. ; 21 cm

Documents figurés

  • Dossier de plans, par André Beyssac, 1971. Plans, coupes élévations (Arch. mun. Lyon. 378 WP 3. Eglise Notre Dame du Point du Jour)

Annexes

  • Extrait du CAHIER DE PRESCRIPTION SPECIALE APPLICABLE A TOUS LES LOTS (AC Lyon. 0426 WP 92)
Date(s) d'enquête : 2005; Date(s) de rédaction : 2006
© Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel
© Ville de Lyon