conservation départementale de Savoie depuis 2012
- enquête thématique départementale, Patrimoine hydraulique des Pays de Savoie
- © Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel
- © Assemblée des Pays de Savoie
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Pays de Savoie - Châtelard (Le)
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Hydrographies
Chéran ; bassin-versant du Chéran
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Commune
Le Châtelard
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Lieu-dit
Le Plan de Chère ,
Sous le château,
Chemin rural dit des moulins
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Cadastre
2013
E
127, 131, 1227, 1228, 1229, 1230
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Dénominationsmoulin à farine, scierie, pressoir à huile
Le 4 décembre 1465, une reconnaissance féodale est passée par Joseph Reuillet en faveur du prieuré de Bellevaux pour le moulin, le battoir et la scierie établis sous le château du Châtelard (FR.AD073, 1FS2445). A cette époque, les eaux du Chéran dépendent du fief de Bellevaux et les terres du château appartiennent au duc de Savoie.
Par la suite, le site est évoqué dans d'autres actes de reconnaissance féodale (28 avril 1478 : reconnaissance pour Jean Remilliet, feu François ; 21 février 1487, reconnaissance pour les Sieurs Nicoud ; 24 novembre 1562 : reconnaissance pour le sieur Mayninet).
Au XVIIIe siècle, le site est géré par la famille Despine. Il comporte alors un moulin (parcelle 1919) et un battoir à chanvre (parcelle 1922) visibles sur la mappe sarde de 1733 au nom de Claude François Despine. En 1760, Jean Baptiste Despine (avocat au Sénat) acense à Laurent Bouvier (fils de Georges Bouvier) et à sa belle sœur, Jeanne Bouvier (fille de Dominique Laperrière) la propriété qui se compose alors de deux moulins, d'un battoir et d'un pressoir à huile. Par un acte d'affranchissement du 11 novembre 1784, Jean Baptiste Despine (avocat au Sénat) devient propriétaire du site.
En 1844, le site appartient à François Thiaffet (demeurant à Lyon) et au baron Charles Antoine Despine (fils de Joseph Despine, médecin né et vivant à Annecy). Celui-ci demande l'autorisation d'utiliser toute l'eau du Chéran pour les besoins du site. Les frères Laperrière, meuniers du moulin amont (IA73002815) font la même demande (FR.AD073, 1FS2445). Par un acte du 12 avril 1844, passé chez Maître Burgos (notaire au Châtelard), les frères Laperrière acceptent d'utiliser les eaux du Chéran pour l'animation d'une unique roue afin de ne pas pénaliser les artifices "de sous le château". Aimé Miguet assiste au contrat en tant que témoin. Le 19 juin 1844, le baron Humbert Despine (médecin et directeur de l'établissement thermal d'Aix-les-Bains) renouvelle sa demande auprès de l'administration pour obtenir la dérivation des eaux du Chéran. Il adresse de nombreux courriers à l'administration pour faire valoir sa légitimité sur les moulins en joignant les titres anciens. Une lettre de 1845 précise que le site comporte à cette date deux moulins à farine, une scierie, un battoir à chanvre, un battoir à tan et un pressoir à huile animés par six roues hydrauliques (FR.AD073, 1FS2445).
Le 13 septembre 1856, Mathilde de la Pallud (veuve de Jules de Rochette, domiciliée à Lovagny) et Zénaïde Portier de Belair (veuve de Charles de Rochette, domiciliée à Poisy) achètent la propriété à Félix Thiaffet.
Le 18 novembre 1861, Jean Domenge, l'homme d'affaire de Charles Antoine Despine demande le maintien en activité des artifices.
En 1862/1863, Aimé Miguet (fils de Simon Miguet), meunier et locataire d’artifices appartenant aux dames de Rochette, devient propriétaire du site. En 1863, il établit une scierie sur la propriété. Le 21 mai 1864, il demande l'autorisation de maintenir en activité les artifices (scierie, moulin et deux battoirs). Celle-ci est accordée par arrêté préfectoral du 30 juin 1865.
En 1865, le barrage et le canal de dérivation sont en mauvais état et laissent échapper une grande partie d’eau ce qui prive le site d’une partie de son potentiel. Le moulin pourrait bénéficier d'une puissance de 19 chevaux et la scierie de 13 chevaux mais ils ne fonctionnent qu’avec 4 chevaux. Le procès-verbal de récolement du 24 octobre 1869 précise que les vannages ont besoin d'être réparés et que le propriétaire est mis en demeure d'effectuer les travaux.
Le site est visible sur le premier cadastre français de 1882 (section E, feuille 2). A cette date il est exploité par Jean François Miguet, (le fils d'Aimé) et comporte un moulin (parcelle 167), un battoir (ou un moulin à tan) et une scierie (parcelle 164). Le site appartient ensuite à Louise Miguet (fille de Jean-François Miguet), puis à son fils Léon Menjon. Il est revendu au milieu des années 1990.
Actuellement, le moulin est occupé par un logement. La scierie qui a fonctionné jusque dans les années 1940 a été démolie. Le battoir est utilisé jusqu'au milieu des années 1950 pour broyer les pommes à cidre. Actuellement, il n'existe plus.
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Période(s)
- Principale : 3e quart 15e siècle , daté par source
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Dates
- 1465, daté par source
Les artifices sont situés en amont du pont de Montlardier en rive droite du Chéran, en aval des moulins de Leyat (IA73002815) et en amont des moulins de Ranfian (IA73003952). La dérivation alimentait le moulin puis le battoir et la scierie. Une partie de son tracé est toujours visible. Le bâtiment du moulin est toujours en place. Il est occupé par un logement. Il est construit en pierres et couvert d'un enduit et d'un essentage de planches. Le toit est en tuile mécanique et en tôle. A l'origine il était équipé de trois paires de meules. La scierie et le battoir ne sont plus visibles.
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Murs
- pierre enduit
- bois essentage de planches
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Toitstuile mécanique
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Énergies
- énergie hydraulique produite sur place
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État de conservationrestauré, bon état
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Statut de la propriétépropriété privée
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Sites de protectionparc naturel régional
La commune du Châtelard se trouve dans le PNR des Bauges.
Le site se trouve en contrebas du chef-lieu, non loin des vestiges du château.
- © Archives départementales de la Savoie
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- © Ministère des finances, CIDF, Service du cadastre
- © Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel
- © Assemblée des Pays de Savoie
Documents d'archives
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AD Savoie : C2592
FR.AD073, C2592, Cadastre de 1728, Châtelard (le), 196, Vue 2, 1733.
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AD Savoie : 1FS2445
FR.AD073, 1FS2445, Fonds de l'intendance générale de Chambéry. Endiguements divers, canalisations, dérivations, travaux hydrauliques. Dérivations, scieries, moulins, endiguements divers, dans l'ordre alphabétique des cours d'eau. Chéran, 1815-1860.
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AD Savoie : 81S32
FR.AD073, 81S32, Service hydraulique. Le Châtelard. Affaires diverses (Chéran : barrage, etc.) (1861-1935). Usines et scieries : Lapierre-Miguet (le Châtelard et la Compôte, 1861-1870), Laperrière, Miguet (1865), Garin (Pommière, 1878), Blambert (Granges 1891), 1861-1935.
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AD Savoie : 45SPC3
FR.AD073, 45SPC3, Ponts et chaussées, service hydraulique. Le Châtelard : moulins Miguet, Laperrière (1865) ; scieries Garin, (ruisseau du Pommier, 1877-1879), Blambert (ruisseau des Granges, 1890-1891).
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AD Savoie : 3P 7086
FR.AD073, 3P 7086, Premier cadastre français, Châtelard (le), Section E, feuille 2, 1882.
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AD Savoie : 3P 7087
FR.AD073, 3P 7087, Cadastre rénové, Châtelard (le), Section E, feuille 2, 1962.
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AD Savoie : J1706
FR.AD073 sous-série J1706, Inventaire des moulins de Savoie. Association des amis des moulins savoyards. Nicole Gotteland, Louis Crabières, commune Châtelard (le), 1999.
Bibliographie
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H.Bouvier, Histoire du Châtelard en Bauges, La fontaine de Siloë, Montmélian, 1997.
conservation départementale de Savoie depuis 2012
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