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Abattoir de la Mouche dit halle Tony Garnier actuellement centre de loisirs dit salle polyvalente de spectacle halle Tony Garnier

Dossier IA69000052 réalisé en 2000

Fiche

AppellationsAbattoirs de la Mouche
Destinationssalle de spectacle
Parties constituantes non étudiéeshalle
Dénominationsabattoir
Aire d'étude et cantonLyon patrimoine industriel - Lyon
AdresseCommune : Lyon 7e
Lieu-dit : Gerland
Adresse : 20 place
Antonin-Perrin
Cadastre : 1984 BZ 89, 88

Il s'agit du premier grand équipement construit par Tony Garnier. Sa construction s'est échelonné de 1909 à 1914. L'ensemble des abattoirs municipaux, appelés abattoirs de la Mouche d'une superficie de 25 ha s'organisent en deux zones : la grande halle qui sert de marché aux bestiaux et les abattoirs proprement dits. Tony Garnier a créé des bâtiments adaptés aux normes sanitaires de l'époque. Les abattoirs se présentent en bâtiments parallèles, orientés nord-sud et se composent de salles d'abattage alternant avec des écuries d'attente. Le frigorifique est séparé des salles d'abattage par un hall d'intercommunication servant au chargement. Une voie aérienne appelé le monorail permet l'achiminement de la viande. Organisation horizontale séparant des fonctions, rationalisation des circulations, tels sont les principes qui guident l'établissement du plan d'ensemble sur un vaste terrain de 23 000 m². La réalisation de cette halle est confiée à l'ingénieur Bertrand de Fontviolant et à la société Fives-Lille de Givors. Elle ne représente que 8% de l'ensemble. Utilisée pour la première fois en 1914 lors de l'exposition internationale de Lyon sur l'urbanisme, cette halle servira également d'usine d'armement entre 1914 et 1918. Les abattoirs sont réellement mis en service en 1928. Aujourd'hui, la halle reste le seul témoin de cet ensemble : elle est utilisée en salle de concert et d'exposition.

Entre 1999 et 2002, une seconde rénovation est engagée par Michel Constantin, Ateliers de la Rize (Lyon), pour l’isolation acoustique des toitures et façades, la réalisation d’une salle modulable grâce à un système de gradins mobiles et rétractables soulevés par vérins hydrauliques, installation de deux passerelles techniques métalliques de 170 m de longueur suspendues à la charpente existante ainsi que de multiples locaux à proximité (loges, sanitaires, lieux de stockage, infirmerie).

Période(s)Principale : 1er quart 20e siècle
Dates1909, daté par source
1986
2002
Auteur(s)Auteur : Garnier Tony architecte attribution par source
Auteur : Reichen et Robert architecte attribution par source
Auteur : Constantin Michel architecte attribution par source

Le marché est couvert d'une charpente métallique qui ne repose sur aucun pilier intérieur et d'une dimension exceptionnelle 80 m x 120 m. Pour dégager le sol, Tony Garnier reprend le principe des poutres articulées à rotules mis au point par l'ingénieur Victor Contamin (qui a travaillé en collaboration avec l'architecte Ferdinand Duther pour la galerie des machines à l´exposition universelle de Paris de 1889). Elle est éclairée par des vitres verticales et un système de couverture à gradins laissant de grandes fentes verticales d'éclairage. D'une superficie de 17 600 m², sa charpente métallique est constituée d'arcs en acier à trois articulations de 80 m de portée.

Mursbéton
Toitverre en couverture, fer en couverture
Étagessous-sol, en rez-de-chaussée
États conservationsbon état

Zone URM dite zone péri-centrale en tissu mixte : il s'agit d'une zone située dans la périphérie immédiate de la zone centrale et donc le tissu est peu ordonné et caractérisé par l'hétérogénéité des fonctions, des volumes et des architectures. Le PLU doit permettre la restructuration progressive de ces quartiers péri-centraux dans le respect des traits dominant de cette urbanisation (mixité logements-emplois, moyennes densités, trame viaire urbaine. Site inscrit MH et Label Xxe siècle.

Statut de la propriétépropriété publique
Intérêt de l'œuvreà signaler
Protectionsinscrit MH, 1975/05/16
Précisions sur la protection

Grande halle, y compris ses deux pavillons d'entrée : inscription par arrêté du 16 mai 1975.

Références documentaires

Bibliographie
  • NEYRET Régis., CHAVENT Jean-Luc. 100 monuments reconvertis, des utilisations nouvelles pour des bâtiments anciens, Rhône-Alpes 1978-1992. Patrimoine Rhoalpin 1992

    p. 96
  • MARREY, B. Les guides du XXe siècle, Rhône-Alpes. Equerre, 1982

    p. 241
  • LOYER, François, Le siècle de l'industrie. Skira, 1983

    p. 286, 287
  • LEMOINE, Bertrand. Guides d'architecture. France 20e siècle, ed. Picard, 2000

    p. 306
© Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel © Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel ; © Ville de Lyon © Ville de Lyon - Halitim-Dubois Nadine