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Auberge à l'enseigne de l'Abondance, dit logis de l'Abondance, puis école royale vétérinaire

Dossier IA69005471 inclus dans Grande rue de la Guillotière réalisé en 2006

Fiche

HISTORIQUE

Le logis de l'Abondance à la Guillotière

L'école vétérinaire de Lyon s'est établie au faubourg de la Guillotière en 1762, quelques mois après sa création, dans un ensemble de bâtiments composé de plusieurs maisons et dépendances, qui se sont regroupées au fil du temps. Cet ensemble était communément désigné sous le nom de logis de l'Abondance.

La première mention du site dans les archives remonte au 16e siècle ; le terrain, qui relève de la directe de la Grande Custoderie de Lyon, ne comporte vraisemblablement alors aucune construction (AHCL, BHD 171 pièce 60-50). En 1614 au plus tard, un état des lieux fait mention d'une " maison jardin de Catherine Boucicaut qui fut de Jean Rey dit de Lagnieu ", jouxtant de matin " une maison à l'enseigne de Saint-André, propriété de Pierre Bonnard et de Jacquême (ou Jacqueline) Brula, sa femme, hôteliers à la Guillotière " (AC, Lyon, 41 II 10, fol. 21 p.1 r°). La maison, construite sans doute avant 1608, passe ensuite à son gendre Etienne Furnier (ou Garnier?), boucher à la Guillotière (AC, Lyon, DD 218, pièce 6 : terrier Gazauchon, rente de la Custoderie, f°88 et 41 II 10, f° 21, p.2 v°et p.3 r°)

Une ruelle sépare en 1624 la maison d'Etienne Furnier de celle de noble Jean-Baptiste Murard, laquelle a pu être édifiée par la précédente propriétaire, Antoinette Bernard (Ibid., et AHCL, BHD 171 pièce 60-46). Plus vaste que la première, elle comprend en plus du jardin un pré, dit pré de Jean Lafay, qui prendra par la suite le nom de pré de l'Abondance. La famille Demurard conserve la maison jusqu'à la fin du 17e siècle, époque à laquelle elle est acquise par Hercule Sadin. Un Inventaire des titres et pièces de la maison et pré de l'école vétérinaire situés à la Guillotière conservé aux Archives des Hôtel-Dieu permet d'en préciser l'historique (AHCL, BHD 171, pièces 60-1 et 60-63) : le 27 juin 1689 André Demurard vend à sa mère Claude Gueston, veuve de François Demurard " une maison jardin et pré située à la Guillotière " (AC, Lyon, DD218, pièce 9, f°13) ; à la mort de cette dernière, la maison est vendue par ses héritiers à Hercule Sadin, selon un acte établi le 25 septembre 1693 (Ibid.). Le 24 avril 1710, il fait procéder au bornage de son terrain et du terrain mitoyen, appartenant à M. Dassaux, pour la division de leurs fonds. Diverses quittances pour le versement de contributions (droits de directe et censive) permettent d'établir que Sadin est propriétaire des bâtiment et terrain au moins jusqu'en 1721. On sait par ailleurs qu'Hercule Sadin avait agrandi sa propriété en passant convention avec son voisin Philibert Meudet, bourgeois de Lyon, et sa femme Louise Olanier (AHCL, BHD 171 pièce 60-1, f°4), occupant l'ancienne maison d'Etienne Furnier. Ces derniers étaient autorisés à prendre appui en surhaussement sur le mur mitoyen de la maison Sadin, en échange de quoi ils cédaient à Hercule Sadin " 9 pieds et demi de terre à prendre depuis l'enchaut de bâtiment de M. Sadin et tout au long du jardin Meudet jusqu'au pré Sadin en droite ligne pour y construire le mur des écuries en laissant néanmoins l'allée et la vue libre à droite depuis la rue par ladite allée jusques au pré ". C'est donc vraisemblablement à cette date que fut érigé le passage couvert reliant les deux bâtiments, qui en 1735 sera clos par une porte.

Le nom d'un nouveau propriétaire, Claude Cudier, marchand demeurant à la Guillotière et neveu de Hercule Sadin, apparaît dans les sources à partir de novembre 1729 (AHCL, BHD 171, pièce 60-40). On y apprend qu'il s'est associé avec sa cousine Marie-Benoîte Sadin pour couvrir les enchères qui se font sur les biens de leur oncle, suivant licitation faite entre les cohéritiers de Hercule Sadin le 20 août 1735 (AHCL, BHD 171 pièce 60-64).

Les biens de ce dernier ont été partagés en deux lots : l'un est constitué du domaine de Vénissieu, réservé à l'un des héritiers (peut-être la maison ainsi désignée dans une carte terriste conservée aux archives municipales de Lyon (ACL, 41 II 10 : Rente de la Custoderie, pièce s. n° : Carte à la Guillotière. Terrier Guerin) : " 1er avril 1702 Sr Hercule Sadin f° 31 v° : une maison et jardin qu'il a acquis de Mre François Depoullins et de dame Françoise de Pressingue et qui fut de Jean Bonnat chez du Soleil, la grande rue de bise, la maison et jardin de Florier Berthaud de matin, le jardin de Sr François de Monpensier de vent et la maison et jardin de Françoise Blajot veuve de Philippe Ransonnet depuis femme de Pierre Pollet de soir), l'autre de la " maison située audit lieu de la Guillotière dans la grande rue où pendait autrefois pour enseigne l'Abondance " auquel sont adjoints le pré et une petite maison (sans doute celle de Philibert Meudet, sans que l'on sache à quelle date elle a été acquise par Hercule Sadin).

Claude Cudier a dû mourir peu de temps après, puisque sa veuve Claudine Favre vend à la fin de la même année ses biens immeubles à l'Hôtel Dieu, au prix de 18 000 livres (AHCL, BHD 171, pièces 60-40 et 60-42). Elle en devient alors locataire, à l'exclusion du pré qui y est rattaché, par un bail dressé le même jour (Ibid. et AHCL, 2 NP 478, Notice historique). A cette date, les deux maisons, celle des Demurard et celle d'Etienne Furnier, sont déjà réunies en une seule propriété, dénommée Logis de l'Abondance, puisque la ruelle est " à présent close par une grande porte entre deux " (AHCL, BHD 171, pièce 60-46). Un autre document précise que le Grand Custode a donné à l'Hôtel-Dieu le fonds mentionné dans l'acte de vente (AHCL, BHD 171, pièce 60-48). Cependant les archives ne conservent pas trace d'une telle donation ; en 1748, le Grand Custode perçoit toujours le servis en vertu de la rente qui lui est affectée sur la maison et le pré de la Guillotière (AHCL, BHD 171, pièce 60-42).

Dès lors que le fonds devient propriété des Hôtel-Dieu, l'historique s'en retrace aisément. Une série de baux est en effet conservée dans les archives, couvrant la période de 1748 à 1892 (AHCL, 2 NP 478, Notice historique, 1890-91 ca., 2 exemplaires : le 1erdécrit les biens acquis de Claudine Favre, le second les baux successifs jusqu'en 1891 ; les originaux de ces baux sont conservés sous la cote BHD 171, s.n°). Sa première locataire et ancienne propriétaire, Claudine Favre s'étant remariée à un hôtelier de la Croix-Rousse (AHCL, BHD 171 pièce 60-41), un nouveau bail est concédé à Nicolas Prost de 1748 à 1757 ; à Jacques Guérin peintre et sa femme Jeanne Mouchard, pré de l'Abondance compris, signé le 30 juin 1757, résilié le 24 juin 1761 ; à Claude Bourgelat, signé le 10 janvier 1762 pour un loyer annuel de 900 livres (inventaire dressé le 20 juin 1762, travaux d'aménagement réalisés pour un montant de 12 555 livres remboursables à 5% en sus des loyers, soit 627 livres annuelles) ; à M. de Flesselles agissant au nom du roi pour l'école vétérinaire, signé le 23 novembre 1769 pour un loyer de 1627 livres 15 sols, renouvelé le 23 novembre 1774 pour un loyer 1877 livres 15 sols ; au Conseiller du roi, agissant pour l'école vétérinaire, signé le 4 septembre 1785 pour un loyer identique. Aucun bail n'est conservé pour la période allant de 1794 à 1822.

L'Ecole vétérinaire au logis de l'Abondance

Entre le moment où le logis est cédé à l'Hôtel-Dieu et celui où l' École vétérinaire s'y installe, des travaux ont déjà été réalisés qui, outre le fait qu'il était vaste et bon marché, ont dû compter dans le choix de Claude Bourgelat, son fondateur. On trouve en effet mention de travaux exécutés par Nucillar, maître maçon dès l'acquisition de la propriété par Hercule Sadin à la fin du 17e siècle : remplacement des huisseries, reprises en maçonnerie et pierre de taille, murs blanchis à la chaux. En 1749 sont construites des écuries et une fenière par J.-B. Chapolard, maître charpentier et Antoine Moureau maître maçon (AHCL, BHD 171, pièces 60-29 et 60-37 (2ème exemplaire)), indiquées sur le plan joint à l'inventaire de 1762. Au niveau des greniers sont percées 6 ouvertures en oeil de boeuf côté cour et 2 côté rue, au-dessus du corps de garde. Les murs des bâtiments sont en pisé et cailloux, les parties structurelles en pierre de choin (un calcaire du Bugey et du nord de l'Isère), la charpente en chêne, le toit en tuiles.

Ces locaux n'en nécessitent pas moins des aménagements pour installer la nouvelle école. Ils sont achevés en juin 1762, sous la direction de l'architecte Melchior Munet. À l'est, le 1er corps de bâtiment sur rue comprend au rez-de-chaussée quatre pièces : une pharmacie et son cabinet de décharge, un laboratoire pour les préparations, la chambre du portier. Un escalier mène à l'étage, composé de 6 pièces comprenant le logement du directeur et celui du disséqueur (sans doute Honoré Fragonard, dont la présence est attestée en 1764). La maison a été prolongée au nord par une écurie surmontée d'un fenil, qui permet d'isoler les chevaux malades, et par la forge. A l'ouest, le 2e corps de bâtiment sur rue comprend 3 pièces en enfilade : une petite sur rue, sans destination particulière, une salle de décharge et la salle de dissection, où avait lieu l'enseignement, prenant jour par deux fenêtres sur cour. A l'extrémité un escalier droit mène à l'étage (où sera installé ultérieurement le cabinet d'anatomie), et dans son prolongement vers le nord, une grande écurie avec fenil (Ill. 3). Enfin, un jardin botanique est créé dans l'ancien potager de l'auberge par le botaniste Claret de La Tourette, puis à partir de 1763 par l'abbé Rozier. Il est ceint d'un nouveau mur de clôture en 1767.

Ces aménagements ne permettent pas de loger les élèves (une trentaine), hébergés par un couple d'aubergistes voisins, les Pierry, mais certains devaient dormir sur place. C'est en effet en raison d'une chandelle laissée allumée par l'un d'entre eux dans un grenier qu'un incendie se déclare enjuin 1764, détruisant une partie des bâtiments. Les réparations, suivies par l'architecte Munet, ne seront achevées que début janvier 1765. En 1772, le pavé de la grande écurie est refait à neuf, et deux auges en pierre installées dans la cour. En 1774, un dortoir est aménagé pour les élèves par l'entrepreneur Le Noir au 1er étage du corps de bâtiment ouest, au-dessus de la grande écurie, entraînant une modification de la distribution : une cuisine et un réfectoire sont installés au rez-de-chaussée du corps de bâtiment ouest, une infirmerie au 1er étage du corps de bâtiment est. Ces divers aménagements sont toutefois loin de répondre aux besoins de l'école.

Le transfert de l'école à Vaise décidé en 1795, effectif à partir de 1796, signe la fin d'une époque pour le logis de l'Abondance. Il sera réoccupé à partir de 1805 par un marchand de chevaux, Jérôme Guillet, puis par divers locataires jusqu'en 1892. Ses bâtiments sont progressivement détruits au cours du 19e siècle, parallèlement à l'ouverture de nouvelles voies. Le dernier vestige est démoli lors du percement de l'avenue Félix-Faure au début du 20e siècle. En 1912, Edouard Herriot appose sur le site une plaque commémorative (actuellement dans l'enceinte du groupe scolaire Jean-Marie Chavant). Elle seule témoigne aujourd'hui de l'existence de la première École vétérinaire dans le faubourg de la Guillotière.

DESCRIPTION

Le logis de l'Abondance est en 1762 constitué d'un ensemble de deux maisons, écuries et fenils comprenant rez-de-chaussée, étage et grenier, formant trois corps de bâtiment en U. Ces maisons sont en effet séparées par une grande cour mais reliées depuis 1735 par un passage couvert, lequel est fermé par une porte cochère à deux battants donnant sur la grande rue de la Guillotière. A l'ouest, la première des deux maisons, une ancienne auberge, porte une enseigne à l'image de l'Abondance. Elle ouvre sur la grande rue de la Guillotière par deux baies cintrées, surmontées à l'étage de deux fenêtres. A l'est, la seconde abrite pour partie un corps de garde où loge son officier. A l'est des bâtiments se trouve un jardin clos de murs (où sera créé le jardin botanique), prenant son entrée au nord. En 1790, le jardin, d'une surface d'environ 3 bicherées lyonnaises et toujours clos de murs, comprendra en outre une petite serre à orangers. Enrichi par Rozier, il contiendra alors environ 2000 plantes, dont 600 dites usuelles, classées selon le système de Tournefort et étiquetées. L'organisation de ce jardin est encore visible sur le plan dressé par Cavenne en 1823 (AC Lyon, 1 S 34). Au nord, un grand pré (autrefois pré de Lafaye) est traversé par une allée bordée d'une rangée de marronniers, plantés au plus tard à la fin du 17e siècle. Cette allée est dénommée à partir du 18e siècle au moinsallée de l'Abondance.

Un devis de travaux réalisés en 1749 apporte des précisions sur la nature des matériaux de ces bâtiments. Les murs situés au midi, bornant au nord le bâtiment où se tient le corps de garde, et les murs côté levant et couchant sont en pisé et cailloux. Les parties structurelles et portantes sont en pierre de Choin : chaînes des deux angles nord donnant vers le pré attenant au logis, grande porte des écuries et ouvertures sur la rue de la Guilotière. La porte de la fenière est en pierre de Couzon, la couverte en bois de chêne, le toit en tuiles de Verdun. C'est en 1749 également que sont percées au niveau des greniers 6 ouvertures en oeil de boeuf en façade sur cour, plus 2 en façade sur rue, au-dessus du corps de garde. L'inventaire de 1762 nous apprend en outre que toutes les portes extérieures sont peintes en vert, les portes intérieures au ton bois ; les essences d'arbres plantés sur la propriété sont constituées de 59 marronniers, 19 petits mûriers, 11 petits saules ou peupliers, 6 peupliers moyens et 1 petit noyer.

L'installation de l'école vétérinaire nécessitait des aménagements propres à rendre les lieux conformes à leur nouvelle destination. La maison comprenant le corps de garde est prolongée au nord par une écurie surmontée d'un fenil dont les fondations sont en pierre et les murs montés en brique; toutes les parties portantes sont en pierre de taille de Choin. Un enduit de plâtre est posé sur l'ensemble des murs, charpente, couverture, pavage et carrelage sont repris. À l'est, le 1er corps de bâtiment sur rue comprend au rez-de-chaussée quatre pièces (Pharmacie éclairée par une fenêtre prenant ses jours sur la Grande rue et cabinet de décharge de la pharmacie, laboratoire muni d'une vaste cheminée, chambre du portier), un escalier tournant à retours sans jour mène à l'étage, composé de 6 pièces comprenant logement du directeur et du disséqueur ; dans son prolongement vers le nord, 3 écuries distinctes avec fenil à l'étage, et en retour, la forge. A l'ouest, le 2e corps de bâtiment sur rue comprend 3 pièces en enfilade (une pièce sur rue sans destination particulière, une pièce faisant office de décharge de la salle de dissection et la salle de dissection, mal éclairée, prenant ses jours par deux fenêtres la cour), à l'extrémité un escalier droit menant à l'étage, où sera installé ultérieurement le cabinet d'anatomie, et dans son prolongement vers le nord, deux écuries avec fenil à l'étage.

L'école dispose ainsi de 3 écuries de capacité et de destination diverses : la première et la plus grande, ouverte au nord possède 2 fenêtres et 28 stalles, la 2e, réservée aux chevaux morveux, comprend 5 stalles, une 3e, 2 stalles. Une salle de dissection jouxte la grande écurie.

En 1774, un dortoir est créé au 1er étage du corps de bâtiment ouest, au-dessus des écuries, avec percement de deux ouvertures. L'aménagement de ce dortoir entraîne une modification de la destination des espaces intérieurs : une cuisine et réfectoire sont installés dans le rez-de-chaussée du corps de bâtiment ouest, une infirmerie dans le logement du disséqueur, au 1er étage du corps de bâtiment est.

Appellationsà l'enseigne de l'Abondance, dit logis de l'Abondance, puis école royale vétérinaire
Parties constituantes non étudiéescour, passage couvert, jardin botanique, étable à chevaux, forge, fenil, abreuvoir, travail à ferrer, hangar agricole
Dénominationsauberge, école supérieure
Aire d'étude et cantonLyon Guillotière
AdresseCommune : Lyon 7e
Lieu-dit : la Guillotière
Adresse : grande rue de la
Guillotière
Cadastre : 1824 I 154, 158, 159, 222

Créée en 1761 par Claude Bourgelat, l'école vétérinaire de Lyon s'est établie au faubourg de la Guillotière en 1762, dans un ensemble de bâtiments composé de plusieurs maisons et dépendances. Cet ensemble était communément désigné sous le nom de logis de l'Abondance. Les deux maisons qui constituent le corps principal de l'école, sur la grande rue de la Guillotière, sont construites au plus tard entre 1608 et 1624. Une auberge y est attestée dès 1614. La première maison comporte une cour et un jardin sur l'arrière. La seconde, plus vaste, comprend en plus du jardin un pré, dit pré de Jean Lafay. Ce pré prendra par la suite le nom de pré de l'Abondance. Séparées par une ruelle, les deux maisons sont réunies par un passage couvert clos par une grande porte au plus tard en 1735. A cette date, les Hospices civils acquièrent la propriété, dénommée Logis de l'Abondance ; ils la conserveront jusqu'en 1892. En 1749 sont ajoutées de nouvelles écuries et une fenière, indiquées sur le plan joint à l'inventaire de 1762. Le 10 janvier 1762 un bail est établi au nom de Claude Bourgelat pour y loger l'école vétérinaire. Divers travaux d'aménagement sont alors réalisés pour rendre le logis propre à sa nouvelle destination et y recevoir des élèves. En 1774, un dortoir est créé au premier étage afin de loger sur place les élèves. Dans l'ancien potager de l'auberge est planté un jardin botanique, confié aux soins du botaniste Claret de La Tourette, puis à partir de 1763 de l'abbé Rozier. L'école vétérinaire reste au Logis de l'Abondance jusqu'à la Révolution. Fortement endommagée pendant le siège de Lyon en 1793, elle quitte alors définitivement les lieux pour s'installer à partir de 1796 sur les bords de Saône, au logis des Deux-Amants. A FINIR pour le 19e siècle

Période(s)Principale : 1er quart 17e siècle
Principale : 18e siècle
Auteur(s)Personnalité : Bourgelat Claude personnage célèbre
Personnalité : Rozier, abbé personnage célèbre

Ensemble de deux maisons, écuries et fenils reliées par un passage couvert et fermé par une porte cochère à deux battants donnant sur la grande rue de la Guillotière. A l'est des bâtiments, jardin clos de murs, au nord, grand pré traversé par une allée bordée d'une rangée de marroniers.

Murspisé
enduit
moellon
pierre de taille
Toittuile
Étagessous-sol, 1 étage carré
Élévations extérieuresélévation à travées
Couverturestoit à deux pans
Escaliersescalier dans-oeuvre : escalier droit
escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours sans jour en maçonnerie
Typologiesdeux corps de bâtiment parallèles ; trois corps de bâtiment en U
État de conservationdétruit

L'école vétérinaire de la Guillotière était située au niveau de l'actuel n°93 de la grande rue de la Guillotière, à l'emplacement du croisement avec l'avenue Félix-Faure.

Annexes

  • Reconnaissance au terrier d'Odin et de la directe de la grande Custoderie de Lyon de Nicolas Arnaud et Catherine Carra en leur nom et en ceux des infirmiers de la maladerie de sainte Marie-Madeleine

    A HCL, BHD 171, pièce 60-50, 12 juillet 1533

    Quodam pratum continens unam scïtivatam, vocatum vulgariter pratum de Burbenon, et fuit de responsione Petri Pacqualeti quondam bocherii Lugduni, deinde de responsione Helenae relictae quondam Ludovici Chapiron, scitum in territorio de Becheveleins, ad ecclesiam Beatae Mariae Magdalenae ex mane, et pratum Rectoris dictae ecclesiae Beatae Mariae Magdalenis ex vento, et juxta pratum heredum Petri Laurencin Lugduni ex borea et sero, cum suis aliis confinibus.

  • Rente de la Custoderie, terrier Gazauchon. Reconnaissances à la Guillotière, 1617-1624

    AC Lyon, 41 II 10, pièce s.n°

    p.1 r°

    Pierre Bonnard hoste du bourg de la Guillotière de son authorité Jacquesme Brula sa femme de leur gré confessent tenir en possession en emphytéose perpétuelle de la directe censive et seigneurie d'Illustre Monseigneur Jacques de Damas Chancellier, grand Custode et comte en l'église de Lyon à cause de la rente noble affectée à sa dignité

    A savoir de la réponse de M. Jean Barieu tuteur de Jacqueline Brula faite par devant du Soleil notaire royal au terrier par lui reçu de ladite rente feuillet soixante deux et auparavant d'Etienne Brula par devant Odin certaine maison jardin grange établi ayant pour enseigne Saint André situé au bourg de la Guillotière joignant la grande rue/

    p.1 v°

    ou chemin tendant de Lyon à Vienne de vent, la maison et jardin de Matthieu Charray qui fut de Jean Bonneveys de soir, la maison et jardin de Catherine Boucicaut veuve et héritière de Michel Tasney maçon qui fut de Jean de Lagnieu et auparavant de Pierre Garnier de matin et le pré desdits répondants [mouvant?] de Saint Irénée qui fut dudit Etienne Brula de bise sous le cens et servis annuel et perpétuel de deux deniers tournois portant lods, milods, rendes reconnaissances et autres droits de censive seigneuriaux lequel cens et servis lesdits répondants promettent par soumise obligation de leur servis et spécialement desdits fonds payer rente audit seigneur Custode et ses successeurs tous les ans perpétuellement à/

    p.2 r°

    Chacune fête Saint-Martin d'hiver à prix de dispense.

    Eux soumettant pour ce à toutes cours indifféremment et renonçant à tous droits contraires. Fait et passé audit Lyon cloître St Jean avant midi le troisième jour de mars mil six cent dix sept

    (...)

    Etienne Garnier boucher de la Guillotière gendre de Catherine Boucicaud dudit lieu et de son authorité Antoinette Tasney sa femme de leur gré confessent tenir et posséder en emphytéose perpétuelle de la directe censive seigneurie et servitude d'Illustre messire Gaspard de Contanson grand custode et comte en l'église de Lyon pour raison/

    p.2 v°

    et à cause de la rente noble affectée à sa dignité de Custode combien qu'il soit absent le notaire royal soussigné pour lui et ses successeurs en ladite custoderie stipulant et recevant a savoir de la réponse de Jean de Lagnieu charron de la Guillotière faite par devant du Soleil notaire royal au terrier par lui reçu folio 64 depuis par Michel Tasney en une investison du neuf février mil six cent huit reçue Faure et auparavant de la réponse de mre Pierre Garnier par devant Odin feuillet 32 une maison et jardin derrier sise au lieu de la Guillotière joignant la grande rue ou chemin de Lyon à St-Laurent des Mures et à Vienne de vent, une petite maison et jardin de noble Jean-Baptiste Murard qui fit d'Antoinette Bernard et soulait être anciennement pré de Jean lafay, une petite ruelle entre deux de matin, la maison grange/

    p.3 r°

    établi jardin et pré de Pierre Bonnard et Jacqueme Brula sa femme de soir et de bise, sous le cens et servis annuel et perpétuel de un dernier tournois portant lods milods rendes (sic) reconnaissance et autres droits seigneuriaux accoutumés lequel cens er servisledit répondant promet par soumise obligation de ses biens notamment dudit fond payer rente audit seigneur Custode et ses successeurs en ladite custoderie leurs fermiers ou commis tous les ans perpétuellement a chacune fête St Martin d'hiver a prix de dispense, se soumet pour ce à toutes cours indifféremment et renonce à tous droits contraires. Fait et passé audit lieu de la Guillotière après midi le dix-neuvième jour de novembre mil six cent vingt quatre

  • Terrier Gazauchon, rente de la CustoderieAC, Lyon, DD 218, pièce 6 et AC, Lyon, 41 II 10, f° 21, p.2 v° et p.3 r°

    19 novembre 1624

    " à savoir de la réponse de Jean de Lagnieu charron à la Guillotière faite par devant du Soleil notaire royal au terrier par lui reçu folio 64 depuis par Michel Tasney en une investison du neuf février mil six cent huit reçue Faure et auparavant de la réponse de Mre Pierre Garnier par devant Odin feuillet 32 une maison et jardin derrier sise au lieu de la Guillotière joignant la grande rue ou chemin de Lyon à St-Laurent des Mures et à Vienne de vent, une petite maison et jardin de noble Jean-Baptiste Murard qui fut d'Antoinette Bernard et souloit être anciennement pré de Jean lafay, une petite ruelle entre deux de matin, la maison grange établi jardin et pré de Pierre Bonnard et Jacqueme Brula sa femme de soir et de bise, sous le cens et servis annuel et perpétuel de un denier tournois portant lods milods rendes (sic) reconnaissance et autres droits seigneuriaux accoutumés lequel cens et servis ledit répondant promet par soumise obligation de ses biens notamment dudit fond payer rente audit seigneur Custode et ses successeurs en ladite custoderie leurs fermiers ou commis tous les ans perpétuellement a chacune fête St Martin d'hiver a prix de dispense, se soumet pour ce à toutes cours indifféremment et renonce à tous droits contraires. Fait et passé audit lieu de la Guillotière après midi le dix-neuvième jour de novembre mil six cent vingt quatre ".

    Une transcription de cette pièce est conservée dans le fonds d'archives des HCL (BHD 171, pièce 60-49) ; elle a été réalisée au moment de l'acquisition du logis de l'Abondance par l'Hôtel Dieu, en 1735.

  • Reconnaissance d'Etienne Furnier, boucher à la Guillotière au terrier de Gazauchon, 19 novembre 1624

    A HCL, BHD 171 pièce 60-49 (transcription)

    Reconnaissance d'Etienne Furnier, boucher à la Guillotière au terrier de Gazauchon, pour la maison et jardin derrier sise au faubourg de la Guillotière joignant la Grande Rue (...), une petite maison et jardin de noble Jean Baptiste Murard qui fut d'Antoinette Bernard et souloit être anciennement pré de Jean de Lafay, une petite ruelle entre deux du matin, la maison jardin étable grange et pré de Pierre Bouvard et Jacqueme Brula sa femme de soir et de bize. Sous le cens et servis annuel et perpétuel d'1 denier tournoi.

  • ap.1735

    Rente de la Custoderie, terrier Gazauchon, pièce s.n°, s. d : Carte à la Guillotière. Terrier Guerin (AC Lyon, 41 II 10)

    Transcription des mentions portées sur la parcelle appartenant à Hercule Sadin :

    1er avril 1702 Sr Hercule Sadin f° 31 v° une maison et jardin qu'il a acquis de Mre François Depoullins et de dame Françoise de Pressingue et qui fut de Jean Bonnat chez du Soleil

    La grande rue de bise, la maison et jardin de Florier Berthaud de matin, le jardin de Sr François de Monpensier de vent et la maison et jardin de Françoise Blajot veuve de Philippe Ransonnet depuis femme de Pierre Pollet de soir

    Sr Cyprien Deschamps et dmelle Marie Sadin soulq [illisible]. Et dmelle Claudine Favre veuve de Claude Cudier 1735 novembre

    Par indivis

  • entre 1735 et 1793

    Inventaire des titres et pièces de la maison et pré de l'école vétérinaire situés à la Guillotière

    A HCL, BHD 171, pièce 60-1.

    Liste des pièces contenues dans l'inventaire :

    f° 3 :

    Contrat de vente passé par M. André Demurard à Madame Claude Gueston sa mère veuve de M. François Demurard d'une maison jardin et pré située à la Guillotière, lesquels font partie de l'acquisition faite par l'HD de lad. Vve Cudier, led. contrat du 27 juin 1689. Expédié Cassille, Notaire.

    Maison vendue par les héritiers Demurard à Hercule Sadin le 25 septembre 1693

    24 avril 1710 bornage des terrains (limite de propriété Sadin/Dassaux) pour la division de leurs fonds

    f°4

    Convention passée entre M. Sadin et Philibert Meudet bourgeois de Lyon et sa femme Mademoiselle Louise Olanier [Cf. pièce 60-80] : appui en surhaussement sur le mur mitoyen de la maison de M. Sadin pour la construction d'écuries; en échange, cèdent à M. Sadin 9 pieds ½ de terre env. à prendre depuis l'enchaut de bâtiment de M. Sadin et tout au long du jardin Meudet jusqu'au pré Sadin en droite ligne pour y construire le mur des écuries en laissant néanmoins l'allée et la vue libre à droite depuis la rue par ladite allée jusques au pré.

    Diverses quittance pour versement de contributions (droits de directe et censive) [Sadin encore propriétaire en 1721; Cudier propriétaire au moins à partir de novembre 1729]

  • 4 janvier 1762

    Lettre de M. de La Michodière à M. l'abbé de Varissan, pour être jointe au bail de M. Bourgelat

    A HCL, BHD 171, pièce 60-21

    Je vous prie de bien vouloir engager le bureau de l'hôpital à monter dans les batiments loués par M. Bourgelat tous les agencements qui lui seront nécessaires pour son établissement et dont il m'a dit être convenu avec M. Charrost en payant l'intérêt à 3%. Je vous serai très obligé de vouloir bien terminer cet arrangement sans lequel on ne peut ouvrir une école que M. Le Contrôleur général a fort à coeur.

    J'ai l'honneur d'être avec mon respectueux attachement, Monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur,

    La Michodière.

  • 10 janvier 1762

    Bail du 10 janvier 1762, comportant description des pièces et des travaux devant y être réalisés

    A HCL, BHD 171 pièce 60-23 (7f°)

    Extrait :

    une maison ayant pour enseigne l'Abondance, avec les bâtiments, écuries et fenières en dépendant et le pré attenant séparés par une balustrade de fer et de la contenance d'environ dix-sept bicherées, située à la Guillotière, l'un des faubourgs de cette ville, apartenant aux Pauvres dudit hôpital et cy devant occupé par Sieur Jacques Guerin et damoiselle Jeanne Mouchard sa femme; ainsi que le tout se contient et comporte, et que le dit Sieur Bourgelat a déclaré bien savoir et connaître le présent Bail passé pour six années entières et consécutives, qui ont commencé à Noël dernier et finiront à pareil jour de l'année mil sept cent soixante sept moyennant la somme de neuf cent livres de loyer pour chacune desdites six années, que ledit Sieur Bourgelat promet payer en espèces sonnantes d'or ou d'argent sans aucuns papiers, billets ni effets royaux, audit hôpital sur les quittances du sieur Trésorier des deniers, annuellement pour moitié de sic mois en six mois aux deux termes ordinaires de St Jean Baptiste et Noël, dont le premier paiement, qui sera de quatre cent cinquante livres, écherra et sera fait à la St Jean Baptiste prochaine, le second de pareille somme à Noël suivant et ainsi continué semblable paiement e six moi s en six mois jusqu'à expiration du présent bail qui est en outre pour les charges aux conditions suivantes.

    Ledit Sieur Bourgelat jouira desdites maison, bâtiments et dépendances en bon père de famille, pour y faire ni souffrir être faite aucune détériorations ni dégradations, demeurera chargé de l'entretien des réparations locatives et rendra le tout en fin de bail clos, fermant et en bon et dû état comme il lui sera remis en y entrant sauf l'usage.

    A la réquisition dudit Sieur Bourgelat les dix Sieurs Recteurs promettent de faire incessamment à leurs frais et dépenses les constructions, réparations et agencements cy après détaillés faisant partie de celles portées aux deux plans qui ont été paraphés par les parties et annexés aux présentes, savoir

    Au Rez de chaussée

    1° Dans les deux bas marqués A et L sur le plan, donnant sur la rue, il sera posé dans chacun une croisée en pierre de taille de Couzon avec leur châssis à verre et volets

    2° Dans la pièce à côté, donnant aussi sur la rue, marquée M, il sera ouvert et posé les pierres de taille d'une porte avec ses fermetures et ferrures.

    3° Dans le cabinet marqué I destiné au portier on murera les portes inutiles au projet et on en posera une nouvelle à l'endroit indiqué, à laquelle sera fournie la fermeture ne ferrure

    4° dans la pièce marquée K l'on fera percer et poser une croisée de trois pieds et demi à quatre pieds de largeur à laquelle sera fourni le châssis à verre et sa ferrure

    5° Sera ouvert une porte de passage qui communiquera aux pièces M et K et sera construit un petit mur qui séparera ledit passage d'avec la pièce marquée L dans lequel mur sera fourni et posé une porte d'environ trois pieds de large avec sa fermeture et ferrure.

    6° L'on fera démolir le hangar pour construire à sa place un corps de bâtiments au rez de chaussée du quel sera pratiquée une salle destinée aux dissections et une décharge pour ladite salle marquées sur le plan B et C dans le mur de face donnant sur la cour l'on posera cinq pilliers en pierre de taille de dix huit à vingt pouces de largeur lesquels pilliers serviront à porter les sommiers du plancher du premier étage qui sera au même niveau que ceux des apartements donnant sur la rue. Dans l'intervalle desdits pilliers sera posée une croisée dans chacun, ce qui fera un nombre de cinq croisées de quatre pieds de largeur sur cinq pieds de hauteur, toutes garnies de leur châssis, volets et ferrures.

    7° Dans ladite salle de dissection sera fourni et posé une cheminée en pierre de Couzon de grandeur nécessaire et une porte servant d'entrée à ladite salle.

    8° Dans le mur séparant ces deux pièces il sera fourni et posé une porte garnie de sa fermeture et ferrure

    9° L'on fera construire le nouvel escalier attenant à la grande écurie conformément à celui marqué 88 sur le plan au bas duquel sera fourni et posé une porte dans le mur de face donnant sur la cour, laquelle sera garnie de sa fermeture et ferrure

    10° Dans l'écurie marquée D l'on fera percer et poser une porte avec sa fermeture et ferrure à l'endroit indiqué par le plan, réparer les crèches et râteliers ainsi que le pavé

    11° Dans l'écurie marquée G on fera percer et poser deux croisées auxquelles on fournira les fermetures et ferrures nécessaires, réparer les portes des crèches et râteliers, les planchers et les pavés. Il en sera de même de l'écurie marquée H

    12° L'on fera poser un corps de pompe aspirante, laquelle sera apuïée contre le mur de face de l'écurie G et sera aussi fourni et posé une auge de pierre de six pieds de longueur environ

    13° L'on fera réparer et mettre en état tous les châssis et carrelages de la maison et pavés de la cour

    14° Et finalement au rez de chaussée on fera construire la fosse et cabinet d'aisance marqué N sur le plan

    Premier étage

    1° Dans les apartemens marqués R.S.T.U. sur le plan l'on fera faire les réparations nécessaires, murer les deux portes et l'on percera trois autres indiquées par le plan

    2° Dans deux chambres l'une donnant sur la rue marquée S et l'autre donnant sur la cour marquée X l'on y fera poser deux cheminées en pierre de Couzon

    3° Dans la grande salle de démonstration marquée AA laquelle sera pratiquée dans la partie à rebâtir dans le hangar, il sera percé et posé dans le mur de face donnant sur le cour cinq croisées semblables à celles qui seront fournies au rez de chaussée garnies de même de leurs châssis à verre volets et ferrures, et comme le mur mitoyen n'a pas la hauteur nécessaire, il sera rehaussé d'environ cinq pieds dans cette partie pour lui donner la même hauteur que celui du fenil BB. Il sera fourni et posé dans la dite salle une cheminée en pierre de Couzon, d'environ cinq pieds dix pouces de largeur.

    4° Dans le haut du nouvel escalier attenant à la grande écurie il sera posé une porte servant d'entrée au fenil BB et sera fourni une seconde porte vis à vis servant d'entrée à la salle de démonstration auxquelles sera fourni leurs fermetures et ferrures

    5° Dans les deux fenils marquée EE l'on fera percer et poser les quatre petites croisées ainsi que la porte de communication, indiquée sur le plan, auxquelles on fournira les fermetures et serrures

    En considération desquelles constructions, réparations et aménagements et pour dédommager les Pauvres de la dépense qu'elles occasionneront, ledit Sieur Bourgelat s'oblige de païer aux Pauvres dudit hôpital à titre d'augmentation de loyer à compter dudit jour de Noël dernier, cinq pour cent par an, moitié de six mois en six mois, de la somme à laquelle se trouveront monter, selon les comptes qui en seront tenus par le Sieur Recteur qui sera chargé de cette partie, sans qu'il soit besoin de les accompagner d'aucune pièce justificative.

    Demeurant permis audit Sieur Bourgelat de faire faire à ses frais telles autres nouvelles constructions et réparations qu'il verra bon être pourvu toutefois qu'elles ne soient point préjudiciables à l'état actuel de la maison, lesquelles constructions ou réparations ledit Sieur Bourgelat sera tenu de laisser en l'état où elles se trouveront à sa sortie et apartiendront aux Pauvres dudit hôpital sans qu'il puisse demander ou prétendre aucun remboursement ".

  • Mémoire pour les Recteurs et administrateurs de l'Hôpital général de Notre-Dame de pitié et grand hôtel-Dieu de Lyon contre Claude Bourgelat, écuyer du Roy, chef de l'Académie de Lyon, septembre 1764

    A HCL, BHD 171, pièce 60-13 (copie inachevée)

    Les Recteurs de l'hôtel-Dieu pensent que le Sr Bourgelat est tenu de réparer à ses frais tous les dommages occasionnés à la maison des Pauvres par l'incendie arrivé dans la nuit du 3 au 4 juin dernier.

    Tout concourt à les affermir dans cette idée.

    La maison dont il s'agit est située au faubourg de la Guillotière, elle avoit été louée aux Sr et Dlle Guérin par acte du 13 juin 1756 pour neuf années à compter de la fête de St Jean Bapte 1757 au prix de 900 livres par année payable d'avance.

    A la fin de 1761 le Sr Bourgelat après avoir porté les locataires à se désister de leutr bail en sa faveur sollicita des administrateurs de l'hôpital non seulement à lui passer bail de la même maison, maiis encore à fournir aux frais de tous les changemens, réparations et agencements de convenance ou d'agrément qu'il s'étoit proposé de faire dans cette maison moyennant l'obligation de sa part de payer le cinq pour cent de toutes ces dépenses en augmentation de loyer.

    Tout cela fut arrêté dans un contrat passé devant notaire le 10 janvier 1762. La durée du bail y est fixée à six ans à compter de la fête de Noël 1761. Le prix est de 900 livres par année, comme dans le précédent bail, et l'on y voit la description des agencements que demandoit le Sr Bourgelat, le prix de ces agencements là qu'arbitré là qu'à 5000 livres mais pour les comptes arrêtés le 20 juin 1762 la dépense est portée au total à 12555 livres 1 sol six deniers dont le Sr Bourgelat s'oblige de nouveau à payer en augmentationde bail l'intérêt à 5 pour cent montant à 627 livres 15 sols

    Tel étoit l'état des choses lorsque le 4 juin dernier les Recteurs furent avertis qu'un des principaux membres de cette maison venoit d'être consummé par un incendie.

    L'intérêt des parties et l'exactitude dont se pique l'administration exigeoit que l'on prisse sur le champ le parti le plus sûr pour constater le dommage et pour et pour découvrir en même tems s'il étoit possible les causes de l'incendie. Ainsi les Recteurs donnèrent en la sénécahussé criminelle de Lyon leur requête en plainte sur l'événement, en demandant qu'il fût permis d'en informer et de constater le dommage par un raport d'expert. Cette requête au surplus ne contient que le simple exposé de l'incendie et l'incertitude où l'on étoit si le principe en étoit criminel, ou la suite seulement de quelque faute ou négligence de la part des locataires.

    En vertu de ordonnace rendue sur cette requête, il fut procédé le même jour au raport par un expert nommé d'office en suite de l'assignation qui avoit été donnée au Sr Bourgelat pour y assister.

    Le Sr Pons et Fragonard résidents tous les deux dans la maison apointements du Sr Bourgelat déclarèrent dans le verbal que l'incendie avoit commencé la nuit précédente sur les deux heures du matin ou environ dans (...)

    En bas de page, note du copiste :

    on n'a pas donné le tems de finir. [illisible] avec la lettre cy-jointe ont été envoyé le 6 septembre à M. Bertin.

  • 1790

    Rapport sur l'Ecole vétérinaire, lu dans la seconde session du Conseil du district de Lyon par son Comité des prisons, hôpitaux, maisons de charité et école vétérinaire.

    Lyon, imp. Bruyset. 1790. 16 p.

    Extrait :

    I. Description topographique de l'école vétérinaire

    [p.1] L'Ecole vétérinaire (...) présente un rez-de-chaussée, un premier étage et des greniers desservis par deux escaliers. Elle est séparée par une grande cour en deux corps de logis, dont l'un est à l'Est et l'autre à l'Ouest. La porte d'entrée qui donne sur la grande rue du faubourg et qui est placée à l'endroit où se réunissent les deux corps de logis pour ne former qu'un seul bâtiment, conduit à la cour, laquelle communique par un portail du côté Nord avec le pré.

    Le Rez-de-chaussée à l'Est offre aussitôt après la porte d'entrée, l'ancienne cuisine des élèves, d'environ 18 pieds en carré, au-dessus de la quelle est une chambre de même grandeur servant d'infirmerie. Le plancher en est trop bas et les fenêtres n'en sont pas assez grandes pour y entretenir un air salubre. De l'ancienne cuisine

    [p.2] des élèves l'on va de plain-pied au réfectoire, d'environ 17 pieds en carrés, garni de deux tables longues et chacune de deux bancs. Dans la cour toujours à l'Est se trouve la porte de la salle de dissection. Cette salle d'environ 30 pieds de longueur, 20 pieds de largeur, 8 pieds de hauteur, prenant ses jours par deux fenêtres sur la cour, est très mal éclairée et doit infecter pour peu que les cadavres y soient nombreux et commencent à entrer en putréfaction. Après ladite porte de la salle de dissection, l'on remarque celle de l'escalier qui conduit à la salle des pièces anatomiques ; ensuite se présente la porte de la grande écurie des chevaux malades, d'environ 50 pieds de longueur, 21 pieds de largeur, 10 pieds de hauteur ouvert eau Nord par une très grande porte et éclairée de deux fenêtres. Cette écurie peut contenir 28 chevaux, elle n'en contenait que 24 dont 23 étoient malades et un bien portant qui appartient à la maison. L'écurie est bien aérée et susceptible d'une très grande propreté ; elle n'avoit point d'odeurs malfaisantes mais les chevaux attaqués de maladie capables de se communiquer comme farcin, gale, etc. y sont fréquemment confondus avec les autres chevaux malades.

    Au Nord, proche de la porte de l'écurie, il y a un tas de fumier où les eaux de l'écurie vont aboutir et y croupissent. Pendant les chaleurs de l'été il en sort une odeur infecte qui en se réunissant avec celle des eaux ménagères de toute la cour en putréfaction par leur séjour dans le même endroit peut causer des maladies fâcheuses soit aux chevaux soit aux habitans de cette maison.

    Le rez-de-chaussée à l'Occident, en partant de la porte d'entrée, présente 1° Une porte qui conduit au Laboratoire de Pharmacie, d'environ 24 pieds de longueur, 10 pieds de largeur ; muni d'une vaste cheminée sous laquelle on prépare les remèdes nécessaire pour guérir ou soulager les chevaux malades. De ce Laboratoire on va à la Pharmacie éclairée par une fenêtre prenant ses jours sur la Grande rue du Faubourg 2° La Pharmacie qui a environ 24 pieds de longueur sur 10 pieds de largeur. Cette pièce contient les préparations pharmaceutiques les plus usitées pour combattre les maladies des animaux domestiques.

    [p.3] Après la porte qui aboutit à la chambre, l'on voit celle qui conduit conduit à la chambre du portier. Dans la grande cour, toujours à l'Occident, l'on trouve 1° une écurie pour les chevaux morveux, assez étendue pour en contenir 5 (il n'y avoit point de chevaux) 2° une petite écurie pour 2 chevaux (elle étoit sans chevaux) 3° une espèce d'écurie où il y a un coffre qui renferme de l'avoine. 4° un bûcher 5° Une petite chambre dont l'entrée est sur la cour et qui sert d'amphithéâtre particulier au Professeur d'anatomie. Aussitôt après la porte de la chambre de dissection du Professeur l'on rencontre celle du jardin de Botanique, jardin d'environ 3 bicherées lyonnoises, clos de murs, muni d'une petite serre à orangers et contenant environ 2000 plantes , dont 600 dites usuelles, sont rangées selon le système de Tournefort et étiquetées (...)

    A quelque distance de la porte du jardin, l'on voit celle de la chambre du jardinier ; enfin à l'extrémité de la cour, toujours à l'Ouest, une espèce de chenil et la forge, d'environ 20 pieds de longueur et 12 pieds de largeur. Il s'y trouve 1 forge, deux soufflets à double vents et deux enclumes. Il serait souhaitable qu'à côté de la forge l'on eût construit un angar pour mettre les chevaux à l'abri de la pluie ou du soleil ou du grand froid pendant le temps qu'on les ferre.

    Le premier étage du corps de logis à l'Est en passant par l'escalier, situé entre la salle de dissection et l'écurie, présente à droite une salle de 50 pieds de longueur, 21 pieds de largeur et 11 pieds de hauteur. Cette salle, nommée cabinet anatomique, renferme un grand nombre d'animaux domestiques disséqués, préparés, desséchés et conservés dans leur attitude naturelle ; une multitude de pièces anatomiques relatives à plusieurs maladie du cheval, du boeuf, de la brebis, de la chèvre, du cochon et du chien : plusieurs oiseaux desséchés et conservés dans l'attitude la plus naturelle, contribuent à la décoration de la salle. On y voit encore, pour l'instruction, les modèles de tous les fers employés par les Anciens et les Modernes pour ferrer les chevaux, les mulets, les ânes et les boeufs.

    A la gauche du palier de l'escalier qui mène au Cabinet d'Anatomie, l'on trouve une porte qui mène à la chambre à coucher des Elèves, de 50 pieds de longueur, 18 pieds de largeur, 8 pieds de hauteur. Cette chambre contient 19 lits tant grands que petits. On couche 24 Elèves. La chambre des Elèves , éclairée au Nord et au Midi, n'est point salubre, à cause de la grande écurie des chevaux malades située au-dessous ; à cause du peu d'élévation du plancher qui favorise la corruption de l'air lorsque les fenêtres et les portes sont fermées ; à cause des vapeurs dangereuses qui s'élèvent du fumier et des eaux putrides accumulées dans la cour ; enfin à cause de l'odeur qui sort des lits, où plusieurs Elèves couchent ensemble, ce qui est contraire aux bonnes moeurs et à l'ordre.

    Le premier étage à l'Ouest contient l'appartement du Directeur composé de 4 pièces et la chambre du Professeur. Du même côté, au-dessus des petites écuries et du bûcher, se trouve un grenier à foin et à paille ; il est trop petit respectivement à la multitude des chevaux qu'il faut nourrir, et il ne devrait pas être au-dessus de l'écurie des chevaux morveux.

  • 1891 ca.

    Origine de propriété du logis de l'Abondance à compter de son acquisition par les Hospices civils.

    A HCL, 2 NP 478 [1] - [2], dossier Notice historique

    Acquis par les recteurs de l'Hôtel-Dieu de Madame Claudine Favre, veuve et héritière de M. Claude Cudier, au prix de 18 000 livres par acte reçu de Mtre Perrin, notaire à Lyon, le 14 décembre 1735.

    Dans l'acte de vente l'immeuble est désigné comme il suit

    -En premier lieu une maison où est pour enseigne l'Abondance et jardin sur le derrière, situés au faubourg de la Guillotière proche le petit pont et un pré derrière ladite maison apellé le pré Delafay, de la contenance d'env. 17 bicherées

    -En deuxième lieu une autre maison et jardin sur le derrière contigus et joignant ladite maison de l'Abondance, partie des membres de laquelle maison comprise au présent article servent de corps de garde et logement de l'officier de garde

    -En troisième lieu le droit de censive et directe sur la maison qui fut des héritiers Meudet portant lods, milods et autres droits conformément aux anciennes et nouvelles reconnaissances : lesquelles maison et fonds confinent savoir :

    Ladite maison de l'Abondance et jardin en dépendant par le grand chemin rendant de Lyon à Vienne de soir, par le susdit pré Delafay de matin, par ladite maison des héritiers Meudet de vent et par la susdite servant de corps de garde une grande allée ou passage entre deux de bize.

    Ledit pré Delafay, par celui du Sr Dassau de vent, par le pré du propriétaire de la maison de la fontaine de bize, par les susdits deux jardins de soir, et par les terres du Sr Genevey, un fossé entre deux, de matin.

    Et ladite maison servant de corps de garde et le jardin qui en dépend par ladite maison de l'Abondance, les susd. allée ou passage entre deux de matin, la maison de la pomme rouge de soir, par ledit grand chemin de Lyon à Vienne de vent et par le pré de ladite maison de la fontaine de bize, sauf desdites maison et fonds leurs autres confins.

    La contenance totale de l'immeuble ci-dessus décrit était d'environ 2 hectares 50 ares 42 centiares.

    (Annotation en bas à gauche : le plan de 1761 sur l'état ancien)

    Loués par les Hospices civils :

    Bail du 14.12.1735 à Madame Claudine Favre pour les bâtiments le jardin mais pas les prés.

    Bail (s.d.) à Nicolas Prost de 1748 à 1757

    Bail du 13.06.1756 à Jacques Guérin peintre et sa femme Jeanne Mouchard, pré de l'Abondance compris.

    Résilié le 24.06.1761

    Bail du 10.01.1762 à Claude Bourgelat ; loyer 900 livres

    Inventaire dressé le 20.06.1762

    Travaux réalisés pour un montant de 12 555 livres remboursables à 5% en sus des loyers, soit 627 livres annuelles

    Bail du 23.11.1769 à M. de Flesselles agissant au nom du roi pour l'école vétérinaire ; loyer 1627 livres 15 sols

    Bail du 23.11.1774 ; loyer 1877 livres 15 sols

    Bail du 4.9.1785 au Conseiller du roi ; loyer id.

    Manquent les baux de 1794 à 1822

    [voir l'inventaire. en vue d'adjudication de 1805 (AHCL, BHD 171, pièce s.n.)

    Bail du 19 germinal an XIII reçu par Fournereau notaire à Jérôme Guillet marchand de chevaux à la Guillotière]

    Bail du 17.9.1822 à Louis Chevalier ; loyer 3300 francs

    Résilié le 22.12.1838 suite à la convention passée entre les HC et la ville de La Guillotière pour le percement de la rue de Vendôme.

    Bail du 4.12.1838 passé à la veuve Chevalier pour l'hôtel et les prés de l'Abondance et de Plante-choux ; loyer 3300 frs ; surface de l'ensemble 4 ha 4 a 18 ca (le pré de Plante-Choux, réuni au logis en ? en a été détaché le 22.12.1847)

    Bail du 15.7.1846 à MM de Saint-Jean et Martin ; contenance 2 ha 25 a 48 ca ; loyer 2250 frs

    Bail du 15.06.1853 à M. de Saint-Jean ; loyer 2250 frs

    Bail du 24.03.1858 à M. Christophe Servonnet ; loyer 6600 frs ; contenance 5509 m²

    Bail du 26.2.1867 (de 1874 à 1883) ; loyer 4000 frs

    Résilié le 24.6.1877

    Bail du 25.9.1877 > 1892 aux époux Lemerle ; loyer 6600 frs ; contenance 5509 m²

    Clauses spéciales :

    Art. 2 : les bâtiments ou agencements réparés ou élevés par M. Servonnet père ou son héritière depuis le jour de l'occupation primitive font aujourd'hui partie de la propriété des HC et sont compris dans le bail

    Art. 19 : l'adm. des HC restera propriétaire à la fin du bail des constructions élevées par les preneurs sur les terrains loués sans avoir à payer aucune indemnité.

    Les réparations effectuées par les HC dans les bâtiments du logis de l'Abondance de 1863 à 1891 s'élèvent à 50 645 frs (notamment les réparations suite à l'incendie de 1849)

Références documentaires

Documents d'archives
  • AN, F10 1194/I, pièce 107. Mémoire, Ecoles Royales vétérinaires, 1780

    f° 115 v° et 116 r°
  • AN, F10 1196, pièce 2954. Mémoire sur l'organisation des Ecoles vétérinaires par les citoyens Chabert et Flandrin, 10 messidor an II (28 juin 1794)

  • AD Rhône, 1 C 192 [1]. Ecole vétérinaire. Lettre de Bertin à La Michodière, 2 octobre 1761

  • AD Rhône, 1 C 192 [10]. Ecole vétérinaire. Correspondance sur l'incendie de 1764

  • AD Rhône, 1 C 192 [2]. Placard de l'arrêt de 1764, conférant à l'école vétérinaire le titre d'école royale

  • AD Rhône, 1 C 192 [3]. Lettre de Bourgelat, 5 janvier 1765

  • AD Rhône, 1 C 192 [4-2 ]. Lettre de Calonne à Terray 9 janv. 1785

  • AD Rhône, 1 C 192 [6]. Mémoire des religieux de Picpus relatif à l'installation de l'école vétérinaire dans une partie du couvent, 1785

  • AD Rhône, 1 C 192 [5]. Observations sur le mémoire des religieux de Picpus, accompagnées d'un plan général du local, 5 mars 1785

  • AD Rhône, 1 C 192 [6]. Correspondance sur le refus des religieux de céder une partie du couvent, suite aux injonctions de l'archevêque, avril-mai 1785

  • AD Rhône, 1 C 192 [9]. Lettre de M. du Parc (?) à M. Flesselles comprenant l'état estimatif des additions et réparations à faire aux bâtiments de l'Ecole Royale Vétérainaire, 8 avril 1788

  • AD Rhône, 1 C 192 [4-1]. Lettre de Terray à Lambert, Contrôleur Général des Finances, 23 avril 1788

  • AD Rhône, 1 C 192 [8]. Note sur l'Ecole royale d'Economie rurale et vétérinaire, 1824

    f°2
  • AC Lyon, DD 218, pièce 6 : Terrier Gazauchon, rente de la Custoderie

    f°86 v°
  • AC Lyon, DD218, pièce 9. Copie de quelques reconnaissances faites à la rente de la Custoderie depuis l'année 1678 jusqu'en 1718 par devant Guérin notaire

  • AC Lyon, 41 II 10, pièce s.n°. Rente de la Custoderie. Carte faite sur la pierre, 11e may 1614 par devant Gazauchon. A la Guillotière

  • AC Lyon, 41 II 10, pièce s.n°. Rente de la Custoderie, terrier Gazauchon. Reconnaissances à la Guillotière, 1624

    f°21, p.1-3
  • A HCL, BHD 171, pièce 60-50 : Reconnaissance au terrier d'Odin et de la directe de la grande Custoderie de Lyon de Nicolas Arnaud et Catherine Carra en leur nom et en ceux des infirmiers de la maladerie de sainte Marie-Madeleine, 12 juillet 1533 (jointe à la pièce 60-48)

  • A HCL, BHD 171, pièce 60-49. Reconnaissance d'Etienne Furnier, boucher à la Guillotière au terrier de Gazauchon, 19 novembre 1624 (jointe à la pièce 60-48)

  • A HCL, BHD 171, pièce 60-68 . Etat et quittance de travaux réalisés au logis de l'Abondance par Hercule Sadin, 15 juin 1695, par Nucillar, maître maçon

  • A HCL, BHD 171, pièce 60-67. Etat et quittance de travaux réalisés au logis de l'Abondance par Hercule Sadin, 1er juin 1702

  • A HCL, BHD 171, pièce 60-64. Convention entre Claude Cudier et Marie-Benoîte Sadin suivant licitation faite entre les cohéritiers de Hercule Sadin, leur oncle, 20 août 1735

  • A HCL, BHD 171 pièce 60-40 . Compte de Veuve Cudier, 1735

  • A HCL, BHD 171 pièce 60-42. Reconnaissance de servis entre Messieurs les Recteurs de l'hôpital et Monseigneur Fuligny de Damas, Grand Custode de l'église de Lyon, 28 août 1748

  • A HCL, BHD 171, pièce 60-48 . Donation par le Grand Custode de l'église de Lyon à l'Hôtel-Dieu du fonds et de la rente à lui affectée sur la maison et le pré de la Guillotière (Vérifications faites aux terriers Gazauchon et d'Odin ; transcription des reconnaissances jointes à l'acte de donation (pièces 60-49 et 60-50 du carton BHD 171)

  • A HCL, BHD 171, pièce 60-29 et 60-37. Devis des Ecuries et fenières qu'on veut faire construire au fbg de la Guillotière dans le logis nommé l'Abondance, 3 octobre 1749, établi par J.-B. Chapolard, maître charpentier et Antoine Moureau maître maçon (2 exemplaires)

  • A HCL, BHD 171, pièce 60-24. Bail du 30 juin 1757 consenti à Jacques Guerin, peintre en cette ville et demoiselle Jeanne Mouchard sa femme relaissée du Sieur Pierre Berthet marchand fabriquant en bas de soye

  • A HCL, BHD 171 pièce 60-36. Convention avec Vincent Melin, marchand, propriétaire du terrain mitoyen de celui du logis d'Abondance pour la démolition du mur mitoyen de clôture pour le reconstruire en maçonnerie y compris reprise de fondations si nécessaire, 27 juillet 1757

  • A HCL, BHD 171 pièce 60-41. Arrêt de compte, 25 avril 1754, de Claudine Favre, veuve en premières noces de Simon Claude Cudier marchant à la Guillotière et en secondes noces de Pierre Pérignon hôtelier du fbg à la Croix-Rousse

  • A HCL, BHD 171, pièce 60-1. Inventaire des titres et pièces de la maison et pré de l'école vétérinaire situés à la Guillotière

  • A HCL, BHD 171, pièce 60-63. Etat des titres et papiers concernant la propriété avec maison, jardin et pré sis au fbg de la Guillotière et du droit de directe et censive sur une même maison [2ème exemplaire de l'inventaire des titres de propriété, pièce 60-1 ; ces titres et papiers correspondent entre autres aux titres de propriétés suivants : pièces 60-70 (Claudine Favre), 60-72 (Claude Cudier), 60-74 (Hercule Sadin), 60-82 (André Demurard et sa femme Anne Guyon à Hercule Sadin, 1694), 60-85 (Vve Demurard à Hercule Sadin, 1693), 60-86 (André Demurard à sa mère Claude Gueston, Vve Demurard)]

  • A HCL, BHD 171, pièce 60-21. Lettre de M. de La Michodière à M. l'abbé de Varissan, pour être jointe au bail de M. Bourgelat, 4 janvier 1762

  • A HCL, BHD 171, pièce 60-23. Bail du 10 janvier 1762 comportant description des pièces et des travaux devant y être réalisés, 10 janvier 1762 (7 f°)

  • A HCL, BHD 171, pièce 60-20. Lettre de Claude Bourgelat à M. Jordan, recteur et administrateur de l'hôpital général, 11 mai 1762

  • A HCL, BHD 171 pièce 60-19. Inventaire et description des portes, fenêtres, ferrures, serrures, boisages agencements et autres effets étant dans la maison de l'Abondance, 20 juin 1762 (contresigné par Bourgelat)

  • A HCL, BHD 171 pièce 60-34. Inventaire et description des terrains, confins, arbres, hayes, portes, fenêtres, ferrures, serrures, boisages agencements et autres effets étant dans la maison de l'Abondance, 20 juin 1762 (2e exemplaire, non signé)

  • A HCL, BHD 171 pièce 60-27 et 60-35. Toisé des réparations faites à l'Abondance, courant juin 1762 (2 exemplaires ; la pièce 60-35 est plus complète et est contresignée par les signataires du bail)

  • A HCL, BHD 171 pièce 60-18. Compte des dépenses faites par MM. les Recteurs et Administrateurs de l'hôpital général pour les reconstructions et ajancements faits à la maison de l'Abondance à la Guillotière. Juin 1762

  • A HCL, BHD 171, pièce 60-17. Procès-verbal de l'expertise de Melchior Munet, architecte à Lyon, 4 juin 1764

  • A HCL, BHD 171, pièce 60-16. Procès-verbal des témoignages recueillis dans le cadre de l'expertise diligentée par l'Hôtel-Dieu à la suite de l'incendie auprès de Etienne Gaillard, maître maçon, Simon Richard, procureur fiscal de la Guillotière, Honoré Fragonard et Pierre Pons, démonstrateurs à l'école vétérinaire, 4 juin 1764.

  • A HCL, BHD 171, pièce 60-15. Lettre de Bertin à Bourgelat, 5 août 1764

  • A HCL, BHD 171, pièce 60-14. Lettre adressée par le Bureau des Hospices civils à M. Bertin au sujet de l'incendie du 4 juin 1764, 5 septembre 1764

  • A HCL, BHD 171, pièce 60-13. Mémoire pour les Recteurs et administrateurs de l'Hôpital général de Notre-Dame de pitié et grand hôtel-Dieu de Lyon contre Claude Bourgelat, écuyer du Roy, chef de l'Académie de Lyon, septembre 1764 (copie inachevée)

  • A HCL, BHD 171, pièce 60-12. Lettre de Bertin aux recteurs et administrateurs de l'hôpital général, 2 octobre 1764

  • A HCL, BHD 171, pièce 60-60. Transaction entre Messire René Dassaux, chevalier, demeurant à Lyon place Louis le Grand et les Recteurs et administrateur de l'hôpital, 4 juin 1769

  • A HCL, BHD 171, pièce 60-31. Renouvellement de bail, 14 juin 1769

  • A HCL, BHD 171, pièce 60-5. Lettre de Claude Bourgelat à M. Mycore l'aîné, administrateur de l'hôpital général, Alfort, 13 octobre 1772

  • A HCL, BHD 171, pièce 60-7. Lettre de Claude Bourgelat au directeur de l'Ecole vétérinaire (Péan), Lyon, 21 septembre 1774 [projet de création d'un dortoir au-dessus des écuries ; plan joint (pièce 60-10)]

  • A HCL, BHD 171, pièce 60-6. Lettre de Claude Bourgelat aux recteurs de l'hôtel-Dieu, 29 septembre 1774

  • A HCL, BHD 171, pièce 60-8. Devis de travaux pour le dortoir, juin 1774

  • A HCL, BHD 171, s.n°. Inventaire en vue d'adjudication. Etat descriptif des bâtiments composant le logis de l'Abondance, établi par l'agent général des hospices civils contradictoirement avec l'adjudicataire, Jérôme Guillet, marchand de chevaux à la Guillotière, du 20 floréal an XIII (10 mai 1805)

  • A HCL, 2 NP 478 [1] - [2], Notice historique, 1890-91 ca. Origine de propriété du logis de l'Abondance à compter de son acquisition par les Hospices civils (2 exemplaires : le premier est plus complet sur la description des biens acquis auprès de Claudine Favre, le second sur les baux successifs jusqu'en 1891)

Documents figurés
  • Vue cavalière de la Guillotière en 1697 / Verdier, Henri, 1697. Peint. : gouache. 91 x 140 cm (AC, Lyon, 1 S 76)

    AC Lyon : 1 S 76
  • Carte de la Guillotière et du mandement de Béchevelin dont la juridiction a été conservée au présidial de Lion, par arrêt du conseil d'Etat privé du Roy rendu le 9e jour de mars 1701, contre le parlement de Grenoble, conformément au procès-verbal dressé par Me Louis Tindo, commissaire du Roy Louis XI, au mois d'août 1479 / Bouchet, 1702. Grav. 29,5 x 40,5 cm (A HCL, Lyon, BHD 745)

    AC Lyon : A HCL, Lyon, BHD 745
  • Lyon, plan d'une partie du faubourg de la Guillotière du côté nord / avt. 1735. Pap., encre, lavis 3 couleurs (AD Rhône, 1 Pl 107)

    AD Rhône : 1 Pl 107
  • Plan d'une partie de la Ville de Lyon et du faubourg de la Guillotière / Cavenne, 31 août 1823. Pap., encre. (AC Lyon 1 S 34)

  • Plan du logis de l'Abondance / s.n., s.d. [ap.1762]. Pap., encre, crayon (A HCL, BHD 171 pièce 60-2). Annotation au recto : "M. Ferrand ". Annotation au verso : " Grande Custoderie Hôtel Dieu "

  • Plan du rez-de-chaussée de l'Ecole vétérinaire installée dans le Logis de l'Abondance / S. n., [1762]. Pap., encre, lavis (AD Rhône. 3 Pl 452-1)

    Plan annexé au bail de 1762 AD Rhône : 3 Pl 452-1
  • Plan du 1er étage de l'Ecole vétérinaire installée dans le Logis de l'Abondance / S. n., 1762. Pap., encre, lavis (AD Rhône. 3 Pl 452-2)

    AD Rhône : 3 Pl 452-2
  • Plan du logis de l'Abondance / S.n. [1762 ca.] Pap., encre. (A HCL, BHD 171 pièce 60-3). Annotation au verso : " reçu du Sieur Jacques Pancin, maître menuisier à Lyon, la somme de [blanc] / Rente de la Custoderie / Ecole vétérinaire ou logis de l'Abondance "

  • (Plan du dortoir aménagé en 1774). Pap., encre (A HCL, BHD 171, pièce 60-10). Annotation au verso : PLAN ET DEVIS.

  • [Logis de l´Abondance. Plan du rez-de-chaussée] / S.n. s.d. [4e quart 18e s.]. Pap, encre, lavis. 44,7 x 110,5 cm. Ech. 60 pieds de ville [= 19,5 cm] (A HCL, BHD 748)

  • Plan général du monastère des PP Picpus établi au faubourg de la Guillotière de la ville de Lyon / S.n., s.d. [1761]. Encre, lavis. Ech. 60 toises = 40,5 cm. 68 x 71 cm. 2 retombes. N. La partie lavée en gris exprime le tènement qu'on propose de laisser aux religieux pour établir dans le surplus l'Ecole royale vétérinaire (AD Rhône. 1 Pl 105)

    Plan du couvent de Picpus, où l'on se proposait d'établir l'école royale vétérinaire (projet de 1785)
  • Coupe au milieu du porche et élévation des bâtiments d'Instruction et des Ecuries de l'Ecole Royale Vétérinaire de Lyon, [1788]. (AN F10 1385a-b-c)

  • Projet de restauration et d'agrandissement de 1788, plan du rez-de-chaussée, in Reymann, F.L'Ecole vétérinaire de Lyon au 18ème siècle. Thèse de doctorat vétérinaire : Ecole nationale vétérinaire de Lyon : 1980, p.25

  • Plan de l'école vétérinaire en 1790 (1er étage), in Reymann, F.L'Ecole vétérinaire de Lyon au 18ème siècle. Thèse de doctorat vétérinaire : Ecole nationale vétérinaire de Lyon : 1980, fig.7, p.19

  • Plan de l'école vétérinaire en 1790 (rez-de-chaussée), in Reymann, F.L'Ecole vétérinaire de Lyon au 18ème siècle. Thèse de doctorat vétérinaire : Ecole nationale vétérinaire de Lyon : 1980, fig.7, p.18

Bibliographie
  • Arrêt du Conseil d'Etat du Roi, qui permet à l'Ecole Vétérinaire, établie à Lyon par arrêt du 4 Août 1761, de prendre dorénavant le titre d'Ecole royale vétérinaire, du 3 Juin 1764. Lyon : imprimerie de P. Valfay, 1764

  • Rapport sur l'Ecole vétérinaire, lu dans la seconde session du Conseil du district de Lyon par son Comité des prisons, hôpitaux, maisons de charité et école vétérinaire. Lyon, imp. Bruyset. 1790. 16 p.

    p.1-4
  • Loi relative aux Ecoles vétérinaires d'Alfort et de Lyon, Paris, 27 juin 1792, an 4° de la Liberté. Lyon : imp. Vatar-Delaroche, 1792

  • ARLOING, S. Le berceau de l'enseignement vétérinaire. Création et évolution de l'école nationale vétérinaire de Lyon (1761-1889). Lyon : imp. de Pitrat, 1889. 149p. : ill.

    p.39, 44-48
  • BOST, Jack. Lyon, berceau des sciences vétérinaires. Nouvelle édition revue et augmentée. Lyon : éditions lyonnaises d'art et d'histoire, 2005. 191 p : ill.

  • BOST, Jack. Un inspecteur général bibliophile : J.-B. HUSARD, Veto-Lyon, décembre 2001, n°17, (http://www.vet-lyon.fr/pre/vetolyon/archive/histo.html)

  • CLEMENCON, Anne-Sophie. Le plan Crépet de 1845. Projet utopique ou modèle pour le troisième plan d'extension de la Guillotière ?, in Forma urbis. Les plans généraux de Lyon, XVIe-XXe siècles. 2e édition revue, corrigée et augmentée. Lyon : Archives municipales. 1999. (Les dossiers des Archives municipales, n°10, édition en ligne : www.archives-lyon.fr/sommaires/forma_urbis.html).

  • DISSARD, F. L'abbé Rozier, second directeur de l'Ecole nationale vétérinaire de Lyon (1765-69). Thèse de doctorat vétérinaire : Ecole nationale vétérinaire de Lyon : 1987

  • JAUSSAUD, P. Bourgelat et la botanique. Veto-Lyon. Jan./fév. 2003, n°26, (www.vet-lyon.fr/pre/vetolyon/archive/histo/h_03_26.html)

  • LECOQ, Félix. Notice historique sur l'école vétérinaire. Lyon : Boitel, 1843. 20 p.

  • MOULÉ, Léon. Documents d'archives sur l'Ecole vétérinaire de Lyon et correspondance de Claude Bourgelat. Bulletin de la société centrale de médecine vétérinaire, Paris : Asselin et Houzeau, 1911, vol. LXV, p.167-69, 342-47, 388-96, 548-53 ; 1912, vol. LXVI, p.58-64, 115-120, 187-199, 213-32, 516-20 ; 1916, vol. LXIX, p.67-80, 91-104, 279-94, 315-26, 365-74 ; 1918, vol. LXXI, p.171-76, 222-24, 258-64, 299-304, 316-336, 361-400, 512-20 ; 1919, vol. LXII, p.46-48, 101-103, 127-135, 155-167, 223-231, 265-7106/10/2008 Dépouillements des fonds des Archives départementales du Rhône, de la Ville de Lyon et des écoles vétérinaires d'Alfort et Lyon ; n'a pas dépouillé le fonds des AN, qu'il mentionne, ni celui des Hospices civils de Lyon

  • REYMANN, François. L'Ecole vétérinaire de Lyon au 18ème siècle. Thèse de doctorat vétérinaire : Ecole nationale vétérinaire de Lyon : 1980. 118 p : ill.

Périodiques
  • BAZIN, Georges. La Grande rue de la Guillotière. Rive gauche

    n° 36, mars 1971, p. 15-16
© Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel © Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel ; © Ville de Lyon © Ville de Lyon - Guégan Catherine
Guégan Catherine

Chercheure au service de l'Inventaire général du patrimoine culturel (2006-...)


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