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Bac puis bac à traille de Collonges (disparu)

Dossier IA01000482 inclus dans Présentation de l'étude des points de franchissement du Rhône en région Rhône-Alpes réalisé en 2010

Fiche

Á rapprocher de

Précision dénominationbac à traille
Appellationsbac de Collonges
Dénominationsbac
Aire d'étude et cantonRhône-Alpes - Collonges
HydrographiesRhône
AdresseCommune : Collonges
Lieu-dit : 01 Collonges ?, 74 Chevrier ?, 74 Vulbens
Précisionsoeuvre située en partie sur le département 74

Selon Cogoluènhe, les successeurs de César - ce dernier ayant détruit le pont de Genève [Gennava] -, développent le port de Collonges que la Via de l'Etroz relie bientôt à Gex et à Divonne. Il ajoute : "C'est sans doute aux Isles, en un lieu maintenant noyé sous la retenue de Fort l'Ecluse, que le passeur offre ses services aux convois romains". On ne trouve aucune mention d'un bac sur le Rhône à Collonges avant la seconde moitié du 19e siècle. A cette date, il s'agit d'un projet de traille à établir sur le fleuve qui remonte au 9 mai 1857, à l´initiative d'un certain Ghiglione, ingénieur en chef. Cette traille est destinée à se substituer au vieux bac du sieur Munaret. En mai 1860 a lieu la réception des travaux de construction, exécutés par l´entrepreneur Jacques Sesiano, pour un montant de 6.563 livres. A la même date, une vente de terrain au bord du fleuve est opérée dans le but de faciliter son accès. En août 1860, on note des travaux et acquisition supplémentaires (voir annexe n° 1).

Période(s)Principale : Gallo-romain
Principale : 3e quart 19e siècle
Dates1857, daté par travaux historiques, daté par source
Auteur(s)Auteur : Ghiglione ingénieur attribution par source
Auteur : Sesiano Jacques entrepreneur attribution par source
Personnalité : Munaret propriétaire

Le site des Isles, mentionné par Cogoluènhe pour le bac antique, n'a pas été précisément déterminé. La traille du 19e siècle, dont les archives font la description, devait probablement se trouver en amont du pont Carnot. Deux bateaux avec bancs et munis de barrières, que l'on amarrait sur des pieux, fonctionnaient pour ce bac ; le câble en fil de fer constituant la traille était soutenu par "deux chasteaux en bois" établis sur chaque rive, où l'on trouvait également un pont d'abordage en sapin (voir annexe n° 1). La traille desservait-elle Vulbens ou Chevrier, en rive gauche, côté Haute-Savoie ? A moins de 200 m en amont du pont Carnot, subsiste en rive gauche une rampe d'accès moderne (Fig. 4 et 5). On trouve également, tout près de cette rampe, un bloc de pierre dans le fleuve, doté d'un dispositif d'accroche en métal (Fig. 6). Ces deux éléments pourraient-ils constituer des vestiges de cet ancien bac ?

Mursbois
fer
Typologiesbac, bac à traille
États conservationsdétruit, vestiges

D'après la thèse de Cogoluènhe.

Statut de la propriétépropriété d'une personne privée
propriété publique (?)

Annexes

  • Collonges, bac à traille, qualifié de "bac international" (notes extr. de : AD Haute-Savoie, 3S 100 : Chemise Bac de Collonges sur le Rhône, 1859-1860) :

    Rapport pour l´établissement du bac à travers le Rhône près de Collonges, 23 mai 1860 :

    Ce projet d'établissement remonte au 9 mai 1857 ; il est à l´initiative de l´ingénieur en chef Ghiglione ; il s'agit d'un projet de nouveau bac à traille en substitution du vieux bac de propriété du sieur Munaret, après l´expiration de son bail.

    Le 24 mai 1860 a lieu la vente par Jean Grez de Vulbens à Jacques Sesiano d´Annecy, entrepreneur de travaux publics, d´une superficie d´un are et 70 centiares à prendre sur le bord du Rhône pour servir d´accès au bac à traille existant sur le fleuve.

    Procès-verbal de réception des travaux, 25 mai 1860 :

    Les travaux de construction d´un bac à travers le Rhône à Collonges ont été exécutés par l´entrepreneur Jacques Sesiano ; leur montant s'élève à 6.563 livres. "D´après l´examen du bac des deux chasteaux en bois établis à la rive droite et gauche du Rhône, du câble en fil de fer, en un mot de tout l´ensemble ainsi que de tous les détails de ces travaux, ayant reconnu qu´ils ont été exécutés suivant les conditions du contrat et des bonnes règles de l´art (...)". Dans le même document l´insinuateur de Saint-Julien déclare en avoir pris possession le 25 mai 1860 au nom et dans l´intérêt des finances de l'État.

    Dans le Cahier des Charges, il est indiqué que le produit des droits à percevoir sera partagé entre la France et la Sardaigne (art. 2) ;

    Suit la description du matériel mobile : deux bateaux avec leurs accessoires recouverts et reliés avec un plancher formant le pont du bac muni de barrières et de deux bancs autour ; aux quatre angles du pont sont fixées les chaînes en fer pour amarrer le bac aux pieux fixés aux deux rives ; le système de poulies pour le mouvement du bac composé de quatre rouettes en bois de cornouiller ; à chacune des deux rives il y a un pont d´abordage de 4 m sur 2,60 m, en madrier de sapin cloué sur des poutrelles longitudinales. Le pont du côté de terre est posé sur le gravier et du côté du fleuve sur un chevalet en chêne très fort. Sur le bateau et chez le fermier, il existe trois madriers en sapin pour faciliter l´embarcation, un cadenas à clef pour fermer le bac, un puiseau en bois, une perche en bois avec pointe et crochet en fer, deux roues poulies en bois en remplacement.

    Des travaux supplémentaires et l´acquisition d´un nouveau terrain feront passer le montant des travaux à 10.301,04 F en août 1860.

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Haute-Savoie. 3S 100. Bacs 19e siècle

    Chemise Bac de Collonges sur le Rhône (1859-1860)
Bibliographie
  • COGOLUENHE, Henri. Histoire des bacs pour traverser le Rhône. Recherches historiques et sociologiques. Thèse de doctorat, Institut de Recherche et d'Enseignement Philosophiques, Département Sociologie. Lyon : Facultés catholiques de Lyon, 1980. 3 volumes

    livre 1, p. 31
  • DUFOURNET, Paul. Ponts et passages du Rhône entre le Pas-de-l'Ecluse et Yenne, et le réseau routier correspondant, dans l'Antiquité. La Revue savoisienne, 1973, 113, p. 76-96

    Bac des Isles, p. 81
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