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chapelle Saint-Marcel

Dossier IA26000177 réalisé en 2000

Fiche

VocablesSaint-Marcel
Dénominationschapelle
Aire d'étude et cantonGrignan
AdresseCommune : Taulignan
Lieu-dit : Saint-Marcel
Adresse : chemin rural dit des Invasions
Cadastre : 1835 C 822 ; 1997 C 491

La chapelle, dédiée à Saint-Marcel, évêque de Die mort vers 510, est élevée sur l'emplacement d'un site romain attesté par les fouilles archéologiques ; un fragment colonne et un chapiteau antique trouvés in situ sont remployés au-dessus de la façade. Selon certains auteurs, la chapelle aurait été à l'origine celle d'un prieuré dépendant de Saint-Vincent de Taulignan ; selon d'autres, elle aurait appartenu aux chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem. En 1586, elle faisait partie d'un domaine, la grange de Saint-Marcel, vendu par les consuls de Taulignan aux Alleman du Champ, qui la revendent aux Vesc en 1592. Le type simple de plan et le mode de construction, en particulier celui de l'abside, est datable du XIIe siècle. La nef a été voûtée (ou la voûte refaite) au XVIe siècle, et l'adjonction d'arcs-boutants se rattache probablement à cette restauration ou à une réparation ultérieure signalée en 1693 ; la façade a été remontée à la même époque, ainsi que le porche, aujourd'hui écroulé. Lors de sa visite pastorale de 1737, l'évêque de Die prescrit des réparations. Abimé par la Révolution, l'édifice est restauré en 1835. Toujours propriété privée, la chapelle vient de subir une restauration complète, à l'extérieur et à l'intérieur, en 1993 et 1995, en partie grâce à l'Association des onze tours.

Période(s)Principale : 12e siècle
Principale : 16e siècle
Secondaire : 4e quart 17e siècle
Secondaire : 2e quart 19e siècle

Cette petite chapelle rurale, de plan allongé à chevet hémicirculaire, est bâtie en moellons de calcaire à joints enduits ; le chevet, plus bas, est construit en assises de calcaire équarri avec chaînes en pierre de taille et couvert d'une croupe ronde en lauzes, soulignée d'une corniche en pierre. Un toit à longs pans de tuiles creuses couvre le vaisseau, contrebuté des deux côtés par deux arcs-boutants en berceau rampant, qui prennent appui sous la génoise à 3 rangs des murs gouttereaux. A l'ouest, contre la façade, subsistent deux pans de mur à bancs latéraux en calcaire, vestiges d'un ancien porche ; une base de mur en hémicycle entourée d'une banquette lui fait face (ancien exèdre ?). Le pignon couvert de la façade, couronné d'une croix en fer sur colonne et chapiteau, présente une porte axiale en plein cintre surmontée d'une fenêtre segmentaire. Celles-ci, avec un jour percé au centre de l'arc triomphal, éclairent la nef unique voûtée en berceau plein cintre, et au sol dallé de calcaire. Une voûte en cul-de-four soulignée d'un bandeau chanfreiné couvre l'abside, plus basse et plus étroite, éclairée d'un jour en archère axial à ébrasement intérieur carré et à encadrement extérieur chanfreiné. Côté extérieur, cette petite baie est couverte d'un arc brisé monolithe, gravé d'une croix.

Murscalcaire
enduit partiel
moellon
Toittuile creuse, calcaire en couverture
Plansplan allongé
Étages1 vaisseau
Couvrementsvoûte en berceau plein-cintre
cul-de-four
Couverturestoit à longs pans
pignon couvert
croupe ronde
TypologiesChapelle romane à nef unique
État de conservationrestauré
Techniquessculpture
Représentationsordre corinthien
Précision représentations

ordre corinthien § Chapiteau antique, de style corinthien altéré au feuillage finement sculpté, et tronc de colonne, en remploi au-dessus de la façade.

Petite chapelle rurale présentant le plan traditionnel des chapelle romanes du canton, avec une abside courte et basse voûtée en cul-de-four et éclairée d'un jour en archère.

Statut de la propriétépropriété privée
Intérêt de l'œuvreà signaler
© Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel © Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel - Jourdan Geneviève