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  • © Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Trévoux
  • Commune Beauregard
  • Lieu-dit Champ du Château
  • Adresse rue Gui de Chabeu
  • Cadastre 1823 A 40 A 60, 65, 66 ; 1984 A 106, 109, 110, 118, 337
  • Dénominations
    château fort
  • Destinations
    château
  • Parties constituantes non étudiées
    parc, cour, terrasse en terre-plein, bassin, communs, logement, puits, colombier, dépendance, ferme, cellier, cuvage

Vers 1260, pour protéger Villefranche de la maison de Savoie, Guichard de Beaujeu, seigneur de Dombes, demande à son vassal Gui de Chabeu, seigneur de Saint-Trivier, d'élever un château fort sur la rive opposée, au-dessus de la Saône. Mais l'église de Lyon revendique le fief, qui est partagé par un traité signé en 1298. Sa possession reste pourtant l'enjeu de luttes répétées au cours du 14e siècle, le château est saccagé à plusieurs reprises. En 1337, la toiture est refaite en pierre et en tuile. Le château de Beauregard devient le siège de la Justice de Dombes jusqu'en 1401. En 1400, Edouard de Beaujeu le cède avec tous ses biens à Louis II de Bourbon. Marie de Berry, duchesse de Bourbon, fait aménager le château en 1420 pour y habiter et le renforce (claies au-dessus des murailles) . La fortification est réparée et encore renforcée en 1460 et 1465. La Justice de Dombes y revient de 1484 à 1502, avec Pierre II de Bourbon qui, sous l'impulsion de sa femme Anne de Beaujeu, rénove l'édifice, ainsi qu'en témoignent leurs armoiries et le chiffre P.A. Confisqué par François Ier, le château est racheté par le prince de Dombes en 1572. En 1699, le duc du Maine, prince de Dombes, installe dans l'édifice inhabité une fabrique de glaces succursale de Saint-Gobain, qui périclite et ferme en 1735. Vendu en 1725 à Pierre de Sève, baron de _Fléchères, il est désaffecté et tombe en ruine. En 1860, un descendant de cette famille, Henri Bouchet, le rachète : de 1865 à 1868, Charles Martin, architecte de Bourg-en-Bresse prolonge les bâtiments anciens et les relie par un corps de portique. L'architecte François Genéty réalise la décoration intérieure

  • Période(s)
    • Principale : 2e moitié 13e siècle , (détruit)
    • Principale : 1er quart 15e siècle , (détruit)
    • Principale : limite 15e siècle 16e siècle
    • Principale : 3e quart 19e siècle
    • Secondaire : 4e quart 17e siècle
  • Dates
    • 1699, daté par source
    • 1865
  • Auteur(s)
    • Auteur : architecte attribution par source
    • Auteur :
      Genéty François
      Genéty François

      Architecte né à Beauregard (Ain) le 8 mars 1838, décédé à Trévoux (Ain) le 19 novembre 1909. Il entre à l'école des Beaux-Arts sous Chenavard et Jourdeuil, puis passe successivement par les cabinets d'architectes B. Poncet (1856-1859), F. Giniez (1859-1862), A. et F. Benoît (1863-1866). Il obtient le 1er prix du concours archéologique de la Société Académique de 1862 et 1863. Il contribue à l'édification et/ou à la décoration de nombreux châteaux dans l'Ain (Treyve, Jassans, Beauregard), à la création du mobilier des églises de Beauregard et Jassans, des églises, hôpitaux et groupes scolaires d'Ambérieux, Montmerle, Mizérieux, Bâgé-la-Ville, etc. ainsi que dans d'autres localités. Le 4 juillet 1878, il est admis à la Société Académique d'Architecture dont il reste membre titulaire ; puis, retiré à Trévoux, il en reste membre honoraire (d'après La Construction lyonnaise, n° 23, 1er décembre 1909, chronique nécrologique p. 268).

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      architecte attribution par source

Bâtiment symétrique en U flanqué de deux tours à l'est, construit en partie en pierre (corps de logis et tours) , en partie en brique (façades sur cour, tourelles) avec baies en pierre, couverture d'ardoises ; communs dans l'aile droite, dépendances séparées ; ferme en contrebas, en pisé, cellier et cuvage isolés (voir annexes)

  • Murs
    • calcaire
    • brique
    • pisé
    • enduit partiel
    • moellon
  • Toits
    ardoise, tuile en écaille, tuile creuse, tuile plate mécanique, végétal
  • Plans
    plan symétrique en U
  • Étages
    sous-sol, 1 étage carré, étage de comble, comble à surcroît
  • Couvrements
    • voûte d'ogives
    • voûte en berceau segmentaire
    • voûte d'arêtes
    • en brique
  • Élévations extérieures
    élévation ordonnancée
  • Couvertures
    • terrasse
    • toit à longs pans
    • toit en pavillon
    • flèche conique
    • flèche polygonale
    • croupe
    • croupe polygonale
    • croupe ronde
    • noue
  • Escaliers
    • escalier de distribution extérieur : escalier droit en maçonnerie
    • escalier demi-hors-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour en maçonnerie
    • escalier demi-hors-oeuvre : escalier en vis sans jour en charpente
    • escalier dans-oeuvre : escalier droit en maçonnerie
  • Typologies
    corps de portique
  • État de conservation
    vestiges, restauré
  • Techniques
    • sculpture
    • vitrail
  • Représentations
    • armoiries
  • Statut de la propriété
    propriété privée
  • Intérêt de l'œuvre
    à signaler
  • Éléments remarquables
    cheminée
  • Château de Beauregard. estampe, signée M.A. Longet, gravée (?) par Yon et Perrichon. S.l.n.d. [milieu 19e s.]. (A.D. Ain).

  • Ruine. Château de Beauregard (aile gauche, élévation est). Dessin par Marguerite Léonie de Tournon, 1845. (A.P.).

  • Etat avant 1860. Photogr. ancienne. (A.P.).

  • Beauregard (Ain). vue générale du château. Carte postale [milieu XXe siècle], Combier impr. Mâcon, Cim 23 (repro. interdite). Carte postale.

  • Plan du rez-de-chaussée, schéma. Rel. Inv. P. Cherblanc, 1987.

  • Plan de toiture, relevé schématique. Rel. Inv. P. Cherblanc, 1994.

Date d'enquête 1987 ; Dernière mise à jour en 1995
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