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École municipale de Tissage de Lyon dite École Supérieure du Textile puis Lycée la Martinière-Diderot

Dossier IA69001215 réalisé en 2008

Fiche

Parties constituantes non étudiéesatelier de fabrication, logement patronal
Dénominationsécole professionnelle
Aire d'étude et cantonLyon patrimoine industriel - Lyon
AdresseCommune : Lyon 1er
Adresse : 41, 43, 49 cours du
Général-Giraud
Cadastre : 1999 AD 20 ; AB 5 , 57

Les recherches de Josette Barre sur la colline de la Croix-Rousse mettent en avant une politique anti-cléricale de la Troisième République qui se traduit par la confiscation des biens du Clergé (17 juillet 1903), et permet à la ville de prendre possession de la partie inférieure du clos des Chartreux. Sur ces terrains pentus, les autorités envisagent dès 1908, de créer un complexe artistique avec une école nationale des Beaux-Arts, une école régionale d'Architecture et une école municipale de Tissage. Interrompu par la Première Guerre mondiale, Tony Garnier reprend en 1927 l'étude du dossier, limité à l'école municipale de Tissage. Il lui faut réaliser sur un terrain pentu de 1 ha, une école pour la théorie, un musée et des ateliers de tissage de plein-pied. La partie haute des terrains accueillera les ateliers et le musée (6 500 m²) et la partie basse le bâtiment des cours. Les diverses constructions sont orientées nord-sud, bâties en verre et en béton. Les travaux sont effectués entre 1930 et 1933 sur un projet remanier de l'architecte Tony Garnier. L'école municipale de Tissage est localisée sur les pentes de la Croix-Rousse, emplacement que l'architecte comparaît à celui de la villa Médicis à Rome. La villa du directeur localisée au sud (à droite de l'école) est construite en même temps que l'école, elle est attribuée à l'architecte Jean Faure. Cette école formera annuellement plus de 250 élèves : de jeunes tisseurs, mais également des techniciens et des ingénieurs spécialisés dans le tissage et les industries textiles en générale. Elle deviendra l'un des premiers centres européens du textile, capable de rivaliser avec ceux de Zurich, Côme et Krefeld. Dans les années 1990, une extension de l'école est faite sur la partie nord-ouest du site : le bâtiment principal bordant le cours Giraud, la villa du directeur, les ateliers de l'école sont inscrits monuments historiques le 19/11/1991, au moment de la réhabilitation. Une série de métiers à tisser sont également protégés : 12 métiers mécaniques sont inscrits la même année puis déménagés ; 4 métiers à tisser à bras sont classés Monuments historiques en 1996 ainsi qu´un tableau et un panneau d´enseignement. (une grande partie des métiers est démontée et mis en caisse).

Période(s)Principale : 2e quart 20e siècle
Principale : 4e quart 20e siècle
Dates1930, daté par source
1990
Auteur(s)Auteur : Tony Garnier architecte attribution par source
Auteur : Faure Jean

Le bâtiment principal est de trois étages avec une façade principale toute en longueur : 96 m sur 12 m de large (22 travées) en alignement sur le cours du Général-Giraud, avec une accentuation des rythmes verticaux au moyen de piles cannelées engagées et de fenêtres hautes. Les ateliers sur l'arrière de typologie industrielle ont une toiture shed. Pour faciliter la circulation des élèves des passerelles couvertes sont prévues entre les constructions, ainsi que de larges couloirs intérieurs. Un ascenseur électrique de charge maximale de 500 kg, est installé par les établissements Otis-Pifre. Les bâtiments, devenus propriété de la Région Rhône-Alpes depuis les lois de décentralisation (1986), sont entièrement rénovés entre 1992 et 1996. En juin 2004, la cité scolaire Diderot obtient le label "lycée des métiers du textile, de l´habillement et de la maintenance industrielle". C´est en 2007 que la Martinière intègre le Lycée Diderot, cours Général-Giraud prenant le nom de la Martinière Diderot en regroupant les trois sites : Augustins, Centrale, Diderot. La villa du directeur se compose de deux étages carrés et se caractérise par un porte-à-faux au-dessus de l'entrée et de larges baies en angle.

Mursbéton
Toitbéton en couverture
Plansplan rectangulaire symétrique
Étages3 étages carrés, 2 étages carrés
Couverturesterrasse
États conservationsbon état, remanié

Dossier en cours Périmètre UNESCO

Statut de la propriétépropriété de la région
Intérêt de l'œuvreà signaler
Protectionsinscrit MH, 1991/11/19

Références documentaires

Bibliographie
  • BARRE, Josette. La colline de la Croix-Rousse, histoire et géographie urbaines. Ed. Lyonnaises d'Arts et d'histoire, Institut des études rhodaniennes, 1993

    p. 361-362
  • MARREY, B. Les guides du XXe siècle, Rhône-Alpes. Equerre, 1982

    p. 213
  • LEMOINE, Bertrand. Guides d'architecture. France 20e siècle, ed. Picard, 2000

    p. 300
  • [Exposition. Paris, Centre Georges Pompidou. 1990]. Tony Garnier. L'oeuvre complète. Réd. François Burkhardt, Régis Neyret, Dominique Brachlianoff et al. Paris : Centre Georges Pompidou, 1989. 254 p. : ill. ; 30 cm

    p. 183
© Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel © Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel ; © Ville de Lyon © Ville de Lyon - Halitim-Dubois Nadine