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Eglise paroissiale Saint-Saturnin, puis chapelle Notre-Dame-de-Couzan

Dossier IA42000626 réalisé en 2001

Fiche

Œuvres contenues

VocablesSaint-Saturnin, Notre-Dame-de-Couzan
Destinationschapelle
Dénominationséglise paroissiale
Aire d'étude et cantonBoën - Sail-sous-Couzan
AdresseCommune : Sail-sous-Couzan
Lieu-dit : Couzan
Cadastre : 1835 C1 382 ; 1986 C2 615

Eglise mentionnée dans le château fort de Couzan (étudié) en 1075 ou 1076. Son fondateur est certainement lié au château : il peut s'agir d'un membre de la famille de Semur (fondatrice du prieuré de Sail avant 1080), ou de la famille autochtone de Cousan. La majeure partie des bâtiments subsistants (nef et abside, clocher-mur) peuvent remonter à cette époque. L'église semble sous le vocable Saint-Saturnin dès le 13e siècle. La paroisse du bourg de Couzan est mentionnée en 1225 ; l'église reste très liée au prieuré de Sail-sous-Couzan, qui en a la collation. Le bâtiment est endommagé lors de la guerre de Cent Ans, dans la 2e moitié du 14e siècle : la travée orientale de la nef (plus basse et couverte en charpente) est détruite. L'église, désormais protégée par un vingtain, est restaurée au 16e siècle : élévation d'un mur pour fermer à l'ouest la travée subsistante, avec un portail formé d'éléments de remploi ; reconstruction du clocher-mur, avec deux arcades au lieu de trois ; élévation d'une chapelle latérale au sud. Ces travaux sont certainement dûs à Christophe de Lévis de Lavieu, maître de chour de la collégiale Saint-Jean à Lyon (oncle de Claude de Lévis, seigneur de Couzan). Dans la 2e moitié du 16e siècle, l'église devient chapelle, annexe de Sail. Au 17e siècle, elle passe sous le patronage de la société de prêtres de Boën. Au 19e siècle, la chapelle devient lieu de pèlerinage, avec Notre-Dame-de-Couzan comme nouveau vocable. Elle est en mauvais état et semble désaffectée ; le voûtement de la chapelle latérale est reconstruit (en brique) à cette époque. En 1931, la Diana achète à la famille Thy de Milly le château et ses abords, dont la chapelle. Celle-ci ne fait l'objet que de travaux mineurs sur sa toiture, avant une réfection globale de celle-ci en 2000. La restauration des enduits intérieurs a suivi en 2002.

Période(s)Principale : 11e siècle
Secondaire : 16e siècle
Secondaire : 19e siècle

L'édifice comprend une nef d'une travée achevée en abside d'axe de plan semi-circulaire, et une chapelle latérale au sud. La nef est voûtée en berceau plein-cintre (en granite) avec arcs doubleaux. L'abside est voûtée en cul-de-four. La chapelle sud est couverte en croisée d'ogives (nervures originellement en granite). L'abside est percée de trois baies ébrasées avec un décor de faux claveaux et de chevrons gravés sur l'architrave. Les murs sont en moellons de granite, la corniche de la nef en dalles de gneiss (corniche à cavet en granite sur la chapelle latérale). Des contreforts épaulent la nef et l'abside. La toiture est à longs pans sur la nef, en appenti sur la chapelle, et à trois pans sur l'abside, en tuiles creuses (le clocher-mur était autrefois couvert en dalles de gneiss, remplacées par des tuiles).

Mursgranite
gneiss
brique creuse
moellon
Toittuile creuse
Plansplan allongé
Étages1 vaisseau
Couvrementsvoûte en berceau plein-cintre
cul-de-four
voûte d'ogives
Couverturestoit à longs pans
croupe polygonale
État de conservationrestauré
Statut de la propriétépropriété privée
Intérêt de l'œuvreà signaler
Éléments remarquablesclocher
© Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel © Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel - Bardisa Marie