• enquête thématique régionale, Stations de sports d'hiver
Ensemble de 3 immeubles : Les Aiguilles Grives 1, 2 et 3
Œuvre repérée
Copyright
  • © Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Les Arcs - Bourg-Saint-Maurice
  • Commune Bourg-Saint-Maurice
  • Lieu-dit Arc 1800
  • Adresse Charmettoger
  • Cadastre 1992 AB 21, 61, 103, 22, 23, 70
  • Dénominations
    immeuble
  • Appellations
    Les Aiguilles Grives 1, 2 et 3
  • Parties constituantes non étudiées
    immeuble

I. HISTORIQUE

A. Dates et acteurs

Le projet est élaboré en 1987 pour le compte de la Société « Les Montagnes de l´Arc » (domiciliée à Arcs 1800), présidée par Roger Godino, maître d´ouvrage de l´opération.

La conception du projet est due à la collaboration entre Charlotte Perriand et Bernard Taillefer.

La mise en oeuvre du projet est assurée le bureau d´études « COGEM » (bureau d´études lié à la S.MA., domicilié avec la S.M.A. à Arc 1800), avec André Chedal.

Le projet est étudié en 1986 ; le permis de construire est accordé en 1987 ; la résidence est composée de trois immeubles distincts, dont la livraison est échelonnée sur trois années : :

- Aiguille Grives I, livré à Noël 1987 (154 logements) ;

- Aiguille Grives II, livré à Noël 1988 (97 logements) ;

- Aiguille Grives III, livré à Noël 1990 139 logements)

B. Origine du projet

Les résidences de l´ « Aiguille Grive » sont programmées dans le cadre de la mise en oeuvre de la ZAC de Charmettoger.

Le plan de masse initial de ce quartier de Charmettoger prévoyait un grand ensemble en quatre branches, tracé comme deux paires de « pinces de crabes inversées » selon les mots de Bernard Taillefer :

- deux pinces orientées vers l´amont, et deux pinces orientées vers l´aval ;

- à la rencontre des quatre pinces, on prévoyait un parking souterrain de 300 places ;

- dans l´espace central orienté au sud-ouest, des départs de remontées mécaniques de part et d´autre vers l´amont ;

- la disposition des immeubles en arc de cercle, assure l´absence de vis-à-vis entre les façades de la résidence ;

- la composition en arc de cercle détermine des espaces extérieurs (« les vides ») de grande dimension (les uns ouverts vers l´amont au sud-ouest et vers le ski, les autres ouverts vers l´aval au nord ouest et vers les vues plongeantes sur la vallée et les panoramas des sommets) , adaptés à l´échelle du projet.

Pour des raisons financières, le parking souterrain a été abandonné, et seule la partie amont du projet a été réalisée ; ce sont les trois résidences de l´ « Aiguille Grive », réalisées successivement en quatre années représentant 390 studios et près de 2000 lits répartis ainsi :

- la résidence de l´ « Aiguille Grive I » (1987) ,la branche amont, côté est (154 studios, 704 lits, 6500 m2 de plancher) ;

- la résidence de l´ « Aiguille Grive II » (1988) ,la branche centrale, (97 studios, 573 lits, 5300 m2 de plancher) ;

- la résidence de l´ « Aiguille Grive III » (1990) ,la branche amont, côté ouest (139 studios, 705 lits, 6400 m2 de plancher).

La conception des résidences de l´Aiguille Grive prend appui sur la réussite des premières réalisations du quartier de Charmettoger qui reposent sur le développement d´immeubles tous conçus par la juxtaposition du « studio loisirs » mis au point en 1984 par Charlotte Perriand ; le premier projet est achevé en 1985 (« Mirantins I »), se poursuit en 1986 (« Mirantins II », « Archeboc »), en 1987 (« Mirantins III », « Aiguille Grive I ») puis en 1988 (« Vogel », « Aiguille Grive II », « Alliet ») et en 1989 (« Aiguille Grive III »).

Le « studio loisirs » reprend les adaptations ( par rapport aux projets « prototypes » réalisés dans la résidence « les Mirantins ») mises au point l´année précédente à la résidence « Archeboc » ; l´accès à la mezzanine est modifié afin de pouvoir la partager en deux espaces : le coin des parents sur le devant, l´alcôve pour les enfants à l´arrière ; le « rangement escalier » est inversé de sens, démarrant dans le séjour, afin de desservir la mezzanine dans son milieu ; cette disposition annonce le morcellement de la mezzanine en deux espaces de chambres séparés l´un de l´autre.

Avec l´opération « Aiguille Grive », les concepteurs renouent avec le principe du décalage systématique :

- chaque studio est décalé en niveau, l´un par rapport à l´autre ;

- les coursives centrales sont alors inclinées et traitées en rampe ;

- l´immeuble est composé de deux parties distinctes assemblées de part et d´autre de la coursive inclinée ; chacune des deux parties étant indépendante en nombre de niveaux ;

- la composition d´ensemble reprend ainsi les principes développés dans les grandes opérations du quartier de Charvet (Belles-Challes , Lauzières notamment) ou des Villards (Tournavelles, Arandelières).

C. Principes du projet

Parti général, situation dans l´ensemble de la station

Le quartier de Charmettoger (troisième quartier d´Arc 1800 à être aménagé à partir de 1984) se trouve à l´extrémité du plateau d´Arc 1800, suivant une orientation plus tournée vers le sud et l´ouest que les quartiers du Charvet et du Villard, dans un secteur assez boisé d´épicéas. La topographie offrait des difficultés pour composer un plan d´urbanisme concentré permettant une organisation « intégrée » de la station, comme ce fut fait pour les deux autres quartiers. Plusieurs projets ont pu être étudié. Mais le choix s´est finalement porté sur une composition totalement différente de celle retenue jusque-là. Le quartier de Charmettoger est composé comme un « lotissement » rassemblant des réalisations isolées les unes des autres, et dispersées dans la pente.

La composition esquissée dès l´origine pour l´opération « Aiguille Grive » (plan en « pinces de crabes inversées ») proposait une organisation groupée et dense, permettant de corriger les inconvénients des premières opérations de Charmettoger ; mais avec l´abandon de l´infrastructure des parkings, on est revenu à un parti plus morcelé, qui répond depuis le lancement de Charmettoger, à la nouvelle donne économique surgit de la crise de l´immobilier de loisirs née à partir de 1981 ; (les grosses opérations, nécessitant d´importantes immobilisations financières n´étant plus possible, ce sont de petites opérations réalisées successivement et commercialisées au fur et à mesure qui sont réalisées).

La résidence « Aiguille Grive » est desservie en automobile, à l´amont du terrain depuis la « route des Espagnols » et à l´aval par la voie de desserte du lotissement.

La résidence « Aiguille Grive » est raccordée directement au domaine skiable par la piste des Villards qui rejoint par gravité les grands départs au front de neige des Villards (le grand télésiège des « Villards », et le télécabine « Transarc » qui donne accès directement au domaine skiable supérieur d´Arc 2000) ; et à proximité supérieur le télésiège de Charmettoger.

D. Référence typologique

La construction est implantée perpendiculairement aux courbes de niveau du terrain, distribuée par une coursive centrale.

Pour la première fois, les immeubles « Aiguille Grive » associent deux grands principes expérimentés et développés jusque-là dans des opérations différentes, et situées dans deux quartiers différents :

- le décalage de niveaux entre chaque studio caractérisé par :

--- le décalage en hauteur entre chaque travée de studios (principe expérimenté à l´hôtel du Golf à Arc 1800 en 1973), conduit à distribuer les studios par des coursives inclinées (des rampes),

--- le décalage de hauteur entre chaque travée prévus alternativement dans le sens inverse de la pente (principe expérimenté à l´hôtel du Golf à Arc 1800 en 1973),

- la composition en deux bâtiments accolés par leur façade la plus longue, autour de la rampe commune de desserte des studios (principe expérimenté à l´immeuble « Lauzières » en 1974),

- des décalages de nombre de niveaux pour les deux parties longitudinales de l´édifice (principe expérimenté à l´immeuble « Lauzières » en 1974),

- la composition de l´édifice en réunissant côte à côte les « chalets Charlotte Perriand », caractérisés par :

---- un studio composé comme un « chalet », avec l´espace intérieur décalé sur deux niveaux (mais abandon du décalage entre la terrasse et le studio).

II. DESCRIPTION

Voir description dans le dossier individuel « Aiguille Grive 1 »

Aiguille Grive 1 :

adresse : Charmettoger ;

parcelle : AB 21, 61, 103 ;

- typologie : immeuble perpendiculaire à la pente, coursive ou rampe centrale ;

date : 1987.

Aiguille Grive 2 :

adresse : Charmettoger ;

parcelle : AB 22 ;

typologie : immeuble perpendiculaire à la pente, coursive ou rampe centrale ;

date : 1988.

Aiguille Grive 3 :

adresse : Charmettoger ;

parcelle : AB 23, 70 ;

typologie : immeuble perpendiculaire à la pente, coursive ou rampe centrale ;

date : 1990.

J.-F. LYON-CAEN/C. SALOMON-PELEN

Le projet est élaboré en 1986 pour le compte de la SMA, domiciliée à Arc 1800, et présidée par Roger Godino, maître d'ouvrage de l'opération. La conception du projet est due à la collaboration de C. Perriand et B. Taillefer. La mise en oeuvre du projet est assurée par le bureau d'études COGEM (bureau d'études de la SMA) avec A. Chedal. Le permis de construire est accordé en 1987, et la livraison des logements des trois résidences s'échelonne sur 4 années : Aiguille Grive I (Noël 1987), Aiguille Grive II (Noël 1988), Aiguille Grive III (Noël 1990). Le "studio loisirs" (mis au point par C. Perriand aux Mirantins en 1984), qui est à la base de la composition des Aiguilles Grives, fait l'objet d'adaptations (suppression de la mezzanine ouverte sur le séjour) à l'Aiguille Grive III conduisant C. Perriand à se retirer en 1989 de la conduite de tous les projets des Arcs. Le plan de masse initial de ce quartier prévoyait un grand ensemble en quatre branches, tracé comme deux paires de "pinces de crabes inversées" selon B. Taillefer : deux pinces orientées vers l'amont et deux pinces orientées vers l'aval. À la rencontre des quatre bâtiments (les pinces), un parking souterrain de 300 places. Dans l'espace central orienté au sud-ouest, des départs de remontées mécaniques de part et d'autre vers l'amont. La disposition des immeubles en arc de cercle évite les vis-à-vis entre les façades de la résidence. La composition en arc de cercle détermine des espaces extérieurs de grande dimension (ouverts à l'amont sur le ski, et à l'aval sur la vallée et les panoramas). Pour des raisons financières, le parking souterrain a été abandonné, et seule la partie amont du projet a été réalisée.

Les résidences de l'Aiguille Grive sont programmées dans le cadre de la mise en oeuvre de la ZAC de Charmettoger. Elles comptent 2000 lits, répartis entre 3 résidences. La conception prend appui sur la réussite des 1ères réalisations de Charmettoger qui reposent sur le développement d'immeubles tous conçus par la juxtaposition du "studio loisirs" mis au point par C. Perriand. L'organisation du studio loisirs reprend les adaptations (par rapport au projet prototype des Mirantins) mises au point l'année précédente à l'Archeboc. Avec le programme l'Aiguille Grive, les concepteurs renouent avec le principe du décalage systématique. Les bâtiments sont implantés perpendiculairement aux courbes de niveau du terrain, distribués par une coursive centrale. Pour la 1ère fois, les immeubles Aiguille Grive associent deux grands principes expérimentés et développés jusque-là dans des opérations différentes, et situées dans deux quartiers différents (Charvet et Charmettoger) : décalage de niveaux entre chaque studio ; composition de l'édifice en réunissant côte à côte les "chalets Charlotte Perriand" avec l'espace intérieur décalé sur deux niveaux.

  • Murs
    • crépi
    • essentage de planches
    • béton armé
  • Toits
    bois en couverture
  • Couvertures
    • toit à longs pans

Les photographies représentant des œuvres de Charlotte Perriand ne sont pas affichées (application du droit patrimonial réclamé par les ayants-droit).

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Documents d'archives

  • AM Bourg-Saint-Maurice. Dossier de permis de construire

Date(s) d'enquête : 2000; Date(s) de rédaction : 2002
© Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel
© Ecole d'architecture de Grenoble