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Ensemble du mobilier du couvent

Dossier IM69001165 inclus dans Couvent de la Visitation Sainte-Marie de Fourvière, puis archives centrales des Hospices civils réalisé en 2008

Fiche

Œuvres contenues

Le décor du couvent de la Visitation Sainte-Marie de Fourvière

Il reste aujourd'hui peu d'éléments du décor du couvent. Une grande partie du mobilier a suivi les visitandines dans leurs déménagements successifs, à Vaugneray puis à Annecy. D'autres ont été déposés par ces dernières soit au musée de Fourvière, soit au musée de la Visitation de Moulins (Allier). Un certain nombre d'entre eux ont été présentés à l'exposition Splendeurs dévoilées. Cinq siècles d'art à la Visitation, Moulins, 2007, dont le catalogue donne un historique et une description très détaillés.

Ce sont, encore une fois, les sources d'archives qui permettent de retracer l'aspect et l'évolution de ce décor, tant intérieur qu'extérieur. On sait ainsi que le choeur des religieuses contenait deux rangées de stalles de chêne foncé, apportées de la Croix-Rousse (aujourd'hui disparues) et était orné d'une statue de la Vierge, portant suspendu au cou un chapelet de nacre offert par le maréchal de Castellane, descendant de sainte Jeanne de Chantal, en 1850 ( Petite relation , p.3). En 1858 fut mis en place un chemin de croix offert par leur aumônier et confesseur, l'abbé Cherbonnière (Ibid, p.17 ; Annales, 1840-80, p.341). A sa mort en 1861, une plaque (toujours en place) vint sceller une cavité destinée à recevoir son coeur, à l'arrière du maître autel de l'église. Un grand tableau peint à l'huile, représentant " les saints fondateurs dans leur gloire, exécuté à Paris " était accroché (au plus tard en 1856) " au dessus de la cheminée, dans (la) salle de communauté "(Petite Relation, p. 16). Les sources mentionnent également l´acquisition d'une niche d´exposition du Saint-Sacrement (Ibid., p.21), mais rien ne permet de préciser si elle se trouvait dans l'église ou dans le choeur des religieuses, ce qui est plus vraisemblable. En 1859, un autre chemin de croix fut érigé dans la chapelle des élèves AP Visitation Annecy, Annales, 1855-70, p.346). Le 2 juillet de la même année, une statue de la Vierge prenait place dans la " salle d'ombrage " du pensionnat (Ibid., p.104). Brisée lors d'un orage, elle fut remplacée en 1860 par une statue de l'Immaculée Conception, dont les inscriptions gravées du socle, toujours en place dans la cour du pensionnat, correspondent à la description faite dans les Annales. Toutes les galeries du cloître étaient décorées de portraits de saints et de reliques (AP Visitation Annecy, Catalogue des saintes reliques, 1914 ; le Coutumier de l'ordre préconisait de mettre " au bout des allées du cloître, des tableaux ou de grandes images dévotes, et au lieu le plus convenable, un petit autel de 3 pieds et demi devant lequel on s'arrêtera en procession " (éd. 1850, p.144). Au pied de l´escalier principal se trouvaient deux statues de la Vierge et de saint Joseph, offertes en 1856 par Mme de Coton ; deux autres statues de saint François et sainte Philomène étaient placées dans les niches de la galerie sud du cloître 'AP Visitation Annecy, Annales,1855-70, p.42-44). A la Noël 1859, une horloge aujourd'hui disparue était installée dans le clocher. Enfin le 1er 1861 mai, une statue de saint Joseph fut érigée au milieu du cloître, à l'emplacement d'une source qui venait d'y être découverte (Petite Relation, p.17.

Le Catalogue des Saintes Reliques, établi en 1914 (AP Visitation Annecy. Sans cote), détaille un nombre impressionnant de reliques réparties dans tout le monastère. Dans le choeur des religieuses étaient conservées les plus précieuses, notamment celles des saints fondateurs : des fragments de la Vraie Croix et de la Sainte Epine, le lit de mort (aujourd'hui conservé au musée de Fourvière ; à Sainte-Marie-de-Bellecour jusqu'en 1792, il fut déposé à cette date chez la comtesse de la Barmondière, puis donné par cette dernière à la communauté de la Croix-Rousse le 20 octobre 1841) et les burettes d'argent de saint François de Sales (Musée de la Visitation, Moulins), une urne contenant ses entrailles (cette urne a été emportée en exil par les soeurs de Lyon, d'abord à Venise, puis à Trévise (Archives diocésaines, Lyon, 3 III 52, in CHAZOT, 2002, p. 23), une monstrance (fig. n°8) contenant des reliques de François de Sales et Jeanne de Chantal (id. ; oeuvre de Louis Catinet, orfèvre à Lyon, vers 1714-15 ; apporté à Lyon par les religieuses de Châlons, après la Révolution. Modifié en 1751 : ajout d'un reliquaire d´argent au décor auriculaire et d'un gant de cérémonie de saint François de Sales ; déposé à Moulins par le monastère de Scy-Chazelle en 1999 ; repr. in cat. exp. Moulins, 2007, n°59, p.123). Y figuraient aussi des objets liés à l'histoire de l'ordre, notamment un portrait miniature de saint François de Sales et deux lettres de celui-ci, donnés par le cardinal de Bonald 29 janvier 1855 (AP Visitation Annecy, Annales, 1855-70, p.4 ; Petite Relation, p.9). Elles seront transférées en 1887 dans la salle du chapitre nouvellement créée. Peut-être est-ce à cette occasion que Mgr Déchelette fit don aux religieuses d´une statue de saint François de Sales (Petite Relation, p.40) ? La pièce, dont les murs en plâtre gris cendré étaient ornés de sentences (AP Visitation Annecy, Annales, 1880-99, p.149), était décorée de boiseries de chêne clair à hauteur d´appui, comportait une chaire, des bancs faisant le tour de la salle, deux placards dans le mur et un meuble avec niche contenant l´effigie en cire de Anne-Madeleine Rémuzat, une visitandine du 17e siècle étroitement liée à la dévotion au Sacré-Coeur. On y trouvait aussi un tabernacle avec un Christ en ivoire, donné par l'abbé Cherbonnière, un autel en bois polychrome et doré contenant une statue de saint Augustin (Etait au couvent de Vaugneray ; localisation actuelle inconnue) et un tableau représentant Notre-Dame du Bon-Conseil. La chapelle des élèves n'était pas négligée. Grâce à leurs dons, elles purent commander à Bossan, en 1869, un autel de marbre blanc " orné de colombes argentées, de lettres formant le nom de Marie et d'une inscription latine signifiant « ton nom est une huile répandue » " (AP Visitation Annecy, Annales, 1855-70, p.594 ; CHAZOT, 2002, p.82). Cet autel fut vendu à une ancienne élève, Bénédicte Gonon, quand le pensionnat ferma en 1903. On ne sait quelle fut sa destination.

Aire d'étude et cantonLyon Urgences
LocalisationCommune : Lyon 5e
Adresse : 23 rue Roger-Radisson
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