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Ferme, dite domaine de Lachaud

Dossier IA42003399 réalisé en 2007

Fiche

Dossiers de synthèse

Œuvres contenues

Appellationsdomaine de Lachaud
Parties constituantes non étudiéespigeonnier
Dénominationsferme
Aire d'étude et cantonMontbrison
AdresseCommune : Grézieux-le-Fromental
Lieu-dit : Lachaud
Cadastre : 1809 B 113 ; 1986 B2 189 à 192

Le domaine de Lachaud (ou la Chaud, ou la Chaux) est mentionné en 1675 (reconnaissance de dîme par Michel Chappuis, seigneur de Villette, écuyer, au profit de l´hôtel-Dieu de Saint-Main, sis au village de Grézieux-le-Frommental, pour le le grand domaine de la Chaud : un tènement... au milieu duquel sont ses bâtiments, jardin, chenevier et un étang appelé Fougivon, le tout contigu ; AH). Il est représenté sur la carte de Cassini, au milieu du 18e siècle. En 1830 (matrice cadastrale ; AD Loire, 3P 604), le domaine appartient au lyonnais Anatoile Guichard, puis à ses héritiers Pierre (1841) et Victor (1842 ; 3P 605). En 1915, il passe à Lucien Richard, négociant en fourrages à Lorette, puis en 1926 à Antoine Epitalon (alias Chitalon sur les documents cadastraux), industriel à Saint-Etienne, et en 1931 à Georges Marie Victor Neyret, industriel, qui revend à deux tisseurs du Velay dans les années 1950 (AC, Gerest). Dans la 1ère moitié du 20e siècle, l´étang de Lachaud (1809 B 77 ; 1986 B1 27 a) appartient au propriétaire du domaine, ce qui explique sans doute son changement de nom (en 1830, il est appelé étang de Champ Grimaud et appartient à Antoine Lachèze, propriétaire à Grézieux du domaine de la Pommière, non repéré). Dans la 2e moitié du 20e siècle, l´édifice et sa partie habitation ont été divisés entre plusieurs propriétaires (aménagement d´un accès sur le mur pignon sud de l´habitation). Les bâtiments existants sont datables du milieu du 19e siècle, avec des agrandissements (grange-étable sud-est, dans la 2e moitié ou à la fin du 19e siècle ; adjonctions de petits bâtiments en parpaing de ciment dans la cour, à la fin du 20e siècle) et des remaniements : les ouvertures du rez-de-chaussée de l´habitation étaient toutes des portes, transformées en fenêtres à l´exception des deux grandes portes axiales ; la partie nord du logis et le bâtiment nord sont en partie ruinés, les ouvertures de l´élévation sud ont été largement remaniées. Le passage couvert, ouvert côté cour par trois arcades en plein-cintre, rappelle l'architecture de la Nouvelle Pommière, à Précieux (voir IA42001565), pour laquelle il a peut-être servi de modèle. Des bornes de limite sont implantées dans les alentours du domaine : deux sont actuellement devant sa façade sud ; une se trouve à l'extrémité sud du chemin perpendiculaire à l'axe nord-sud des bâtiments (parcelle 1986 B2 119), sur le tracé de l'ancien chemin de Montbrison à Boisset-lès-Montrond et marquant peut-être la limite avec le domaine de la Nouvelle Pommière ; une est implantée au nord (intersection des parcelles B1 29, 30 et 28, qui est un chemin allant à l'étang de Lachaud) ; enfin, deux ont été reprérées au Thévenon (1986 B 262). Ces bornes mesurent environ 1 m de haute, 50 cm de large et 25 de profondeur (mesures prises au Thévenon). Leur extrémité supérieure est en plein-cintre, avec sur la face principale une bordure moulurée et une zone en creux en forme de fer à cheval, avec parfois quatre trous (correspondant aux fixations d'une plaque dans le creux ?).

Période(s)Principale : milieu 19e siècle

Ferme à dépendances en retour d'équerre, à cour fermée (passage couvert en retour de l'habitation au sud, ouvert côté cour par trois arcades en plein-cintre). La partie habitation semble avoir compté à l'origine 12 travées, avec un étage carré. Elle est construite sur une cave (couverte d'une dalle en béton, sans doute à la suite d'un remaniement ; accès par la façade est, escalier extérieur protégé par le passage couvert). Une porte bâtarde avec encadrement mouluré en doucine et corniche devait marquer l'entrée principale, côté extérieur (la porte située dans le même axe, côté cour, est moins ornée) ; deux portes piétonnes à encadrement saillant formaient des accès secondaires de part et d'autre (la distribution, qui a du être fortement remaniée, n'a pas été vue). Dans le prolongement du passage couverte côté sud, deux granges-étables. En retour du logis au nord, les dépendances sont dénaturées. Les bâtiments sont en pisé enduit (soubassement en moellon de granite sur route la hauteur du 1er niveau) ; les arcades du passage couvert sont en brique sur piliers de granite. Les encadrements sont en granite. Les toits sont à longs pans, en tuile creuse (tuile plate mécanique pour la grange-étable sud-est).

Murspisé
enduit
Toittuile creuse, tuile plate mécanique
Étagessous-sol, 1 étage carré
Couverturestoit à longs pans
TypologiesType B2: dépendances en retour d´équerre avec hangar dans l´angle
Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Loire. Série 3P : 604. Commune de Grézieux-le-Fromental. Etat de sections des propriétés non bâties et bâties. 1830.

  • AD Loire. Série 3P : 605. Commune de Grézieux. Cadastre. Registre présentant les agmentations et les diminutions survenues dans les contenances et les revenus portés sur les matrices cadastrales. Commence en 1847, dernière année 1897 ; 1914 sur feuille volante. Suivi de Matrice cadastrale de propriétés foncières. Commencé en 1830.

  • AC Grézieux-le-Fromental. Matrice cadastrale. Commencée en 1913.

  • AH Montbrison (dépôt aux AC Montbrison), non classées. Boîte 89. Hôpital de Sury-le-Comtal. Maladrerie de Grézieux. Léproserie de Moingt. Cote B1. Reconnaissances de dîmes à l'hôpital Saint-Main ; en vertu d'un édit de décembre 1672 ordonnant la recherche et le recouvrement des biens et revenus de l'ordre de Notre-Dame du Mont-Carmel et de Saint-Lazare-de-Jérusalem, dont dépend dès lors la maladrerie de Grézieux, dans les diocèses de Mâcon, Chalons-sur-Saône et Lyon. - 19 avril 1675. Reconnaissance par Michel Chappuis, seigneur de Villette, écuyer, au profit de l'hôtel-Dieu de Saint-Main, sis au village de Grézieux-le-Frommental, en vertu d'une transaction du 29 janvier 1541. La reconnaissance porte sur un droit de dîme abénévisé par les habitants dudit Grézieux en 1541, à cause des domaines que ledit Chappuis possède à Grézieux, appelés la Chaud, les Thévenons et Poivon, dont plusieurs pièces de terre sont enclavées dans la dîmerie de 100 sétérées de terre et appartenant à la dîmerie dudit hôtel-Dieu. Le document mentionne la croix de la Coste. Description des domaines : -- le grand domaine de la Chaud : un tènement... au milieu duquel sont ses bâtiments, jardin, chenevier et un étang appelé Fougivon, le tout contigu ; jouxte le chemin de Fontannes à Précieux du matin... -- le domaine des Thévenons : bâtiment et grange. Le document mentionne également "une peschure ou tènement de terre... le long de l'étang de Nizay..." ; "trois bichets... pour le droit dudit dixme abénévisé... à cause d´autre domaine appelé Trunel" : compose d'une maison, grange, cour, jardin et aisance. - 7 septembre 1674. Reconnaissance par maître Jacques Punctis, juge de la seigneurie de Grézieux : un bichet... de droit de dîme... à cause du domaine des Mingallons (l'acte ne mentionne pas de bâti) ; deux bichets... de droit de dîme... à cause du domaine des Lattards, qui consiste en maison, grange, jardin, cour et aisance. - 20 avril 1675. Reconnaissance par François Chassain, sieur de Chabet : pour le "domaine des Chevalliers : premièrement consistant en ses maisons, cour, jardin, paquier, pescheure et pré... plus, aux Verchères ( ?), où autrefois étoit le village des Chevalliers..." - 23 avril 1675. Reconnaissance par noble Claude Giraud (entre autres, conseiller du roi et receveur des tailles) : pour le domaine des Armands (pas de bâti mentionné). - 24 avril 1675. Reconnaissance par Jacques Henry, écuyer, seigneur de Charlieu : pour un domaine à Grézieux... domaine des Meschins... (pas de bâti mentionné). - 22 avril 1675. Reconnaissance par Hubert Bois, prêtre, résidant à Montbrison : pour le domaine des Lattards (idem). - 28 juin 1675. Reconnaissance par Jean Faverjon : pour un domaine dans ledit village. En marge, rajouté postérieurement : appartient à Bénigne Bochetal. - 26 juin 1675. Reconnaissance par les habitants de Grézieux. Cinq maîtres de maison sont mentionnés : quatre laboureurs et un tailleur. Ils sont dits posséder des domaines à Grézieux. - 1er novembre 1692. Sous-ferme des biens, fonds et héritages dépendant dudit hôpital consistant en deux maisons : la maison de l´hôpital et la maison aux Meschins ; bail donné à Etienne de la Font, laboureur, demeurant à Grézieux.

Bibliographie
  • GEREST, Henri. Ainsi coule le sang de la terre... Les hommes et la terre en Forez - XVIIIe-XXe siècles. Saint-Etienne : Université de Saint-Etienne, 2005

    p. 212
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