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Fortification d'agglomération

Dossier IA42001158 réalisé en 2000

Fiche

Dénominationsfortification d'agglomération
Aire d'étude et cantonBoën - Sail-sous-Couzan
AdresseCommune : L'Hôpital-sous-Rochefort
Cadastre : 1826 U 382, 406, 507, 511, 540, 544, 547, 554, 567, 572 ; 1982 AU 397, 410 à 413, 435, 446, 448, 457, 501, 661

Le contexte d'instabilité que connaît le Forez à la fin de la guerre de Cent ans n'est certainement pas étranger à la construction des fortifications du bourg de l'Hôpital, plusieurs fois victime des pillages de bandes de soldats dans la 2e moitié du 14e siècle (v. dossier Village). Cependant l'autorisation de clore le bourg, donnée par Charles 1er, comte de Forez, en 1439, est postérieure à la fin de la guerre ; on peut y voir aussi la volonté du comte de Forez de renforcer les défenses de son comté, au moment où il prend le parti du dauphin Louis (futur Louis XI) en révolte contre son père Charles VII (épisode de la " praguerie "). L'intervention du roi en Forez, en 1440, aurait d'ailleurs retardé la construction des murailles de L'Hôpital. Elles sont cependant achevées en 1449. Tout au long de l'Ancien Régime, le village se développe à l'intérieur de ses murs ; les seules constructions extérieures s'implantent le long de la route Lyon-Clermont (comme par exemple le relais de poste, situé par les textes à l'extérieur des remparts). Au 19e siècle, les remparts et les tours sont laissés à l'abandon. Les tours sont encore bien visibles sur le cadastre de 1826, mais la ceinture de murs a commencé à disparaître (par exemple au nord-ouest du prieuré). Les portes sur la route principale, la porte de Saint-Laurent ou porte de Clermont à l'ouest, et la porte de Boën ou de Lyon à l'est, sont entretenues (réparations en 1853 et 1883 pour la première, 1914 pour la seconde). Les archives municipales mentionnent le sort de la tourelle de Jean Gonin, située au devant du passage du cimetière, qui menace ruine en 1881 : une expertise est alors demandée et en 1914 l'architecte départemental ordonne sa démolition. La municipalité propose de racheter l'emplacement pour élargir le chemin.

Période(s)Principale : 2e quart 15e siècle
Dates1439, daté par source
Auteur(s)Personnalité : Charles 1er, comte de Forez personnage célèbre

L'emplacement du bourg, sur une légère éminence et dans une courbe de l'Anzon, était favorable à une mise en défense. L'enceinte prenait la forme d'une ellipse de 160 m sur 125 m, flanquée de 10 ou 11 tours, dont les vestiges de 7 sont encore visibles. Au nord, le prieuré était inclus dans les fortifications : sa façade occidentale porte encore trois consoles certainement destinés à supporter un hourd ; l'angle nord-ouest est renforcé par une tourelle et l'élévation nord, qui à l'origine devait présenter moins de percements, est flanqué d'une tour à l'est. L'église faisait également partie du dispositif de défense, avec un clocher fortifié, couronné d'une salle de garde avec cheminée et de créneaux, et des abside surélevées dont les ouvertures ont peut être été murées ou rétrécies à cette occasion. Du côté sud du bourg, un glacis de protection était formé par les jardins des maisons bâties en retrait : le site était en effet plus difficile à défendre de ce côté (pas de pente ni de ruisseau à franchir). Deux portes contrôlaient l'accès ; la porte orientale, la mieux conservée (photographiée par Félix Thiollier) présente encore des mâchicoulis en arc en accolade, supportés par des consoles à ressauts en quart de rond dont la base est moulurée ou ornée de sculpture (visage humain). Les matériaux employés sont, selon les emplacements, le granite (prieuré, portes, clocher fortifié...) ou le pisé (surélévation de l'église).

Murspisé
granite
moellon
Techniquessculpture
Statut de la propriétépropriété privée
propriété de la commune
© Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel © Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel - Guibaud Caroline - Monnet Thierry