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Hôtel de voyageurs, Hôtel de l'Ecu de France, puis immeuble

Dossier IA73001265 inclus dans Rue de la Promenade puis rue de Genève réalisé en 2004

Fiche

  • Façade
    Façade
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  • Parties constituantes

    • boutique

Dossiers de synthèse

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AppellationsHôtel de l'Ecu de France
Destinationsimmeuble
Parties constituantes non étudiéesboutique
Dénominationshôtel de voyageurs, immeuble
Aire d'étude et cantonCentre historique
AdresseCommune : Aix-les-Bains
Lieu-dit : Centre historique
Adresse : 21 rue de, Genève , 81, 85 rue
Casino
Cadastre : 1728 44 ; 1879 D 346-347 ; 2004 CD 168

Cette très ancienne maison, déjà présente sur le Theatrum Sabaudiae, fut brûlée lors de l´incendie de 1739 ; l´ingénieur Garella signalait alors que la façade devait être refaite. La construction avait deux étages sur le devant et trois à l´arrière. Elle comportait cinq chambres, deux cabinets, un four, un bûcher et un appentis sur l´arrière. En 1742, d´après Gabriel Pérouse, elle abritait un hôtel connu sous le nom d´Hôtel de l´Ecu de France, qui se composait d´une pièce au rez-de-chaussée où se situait l´accueil et la cuisine, de quatre à cinq chambres à l´étage, d'une salle à manger et d'un salon situés au-dessus de l´écurie, à l´arrière. L'hôtel était toujours mentionné à cet emplacement en 1850 ; il fut transféré dans un autre bâtiment, toujours dans cette rue, en 1878. La façade sur la rue de Genève dût être reculée en 1882, pour se conformer au plan d'alignement ; la nouvelle façade fut élevée par l´architecte Sébastien Lubini. D'après les matrices cadastrales, le bâtiment donnant sur la rue du Casino semble avoir été démoli en 1885, puis reconstruit en 1891.

Période(s)Principale : 2e quart 18e siècle
Principale : 4e quart 19e siècle
Dates1882, daté par source
1891
Auteur(s)Auteur : Lubini Sébastien
Sébastien Lubini

Plans de l'école de Pugny-Chatenod (73) en 1882, et suivi des travaux réalisés au presbytère de la commune entre 1872 et 1891. Construction du presbytère de Saint-Ours (73) en 1883-1885 (signature H. Lubini).


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architecte attribution par source

Cet immeuble traversant, de faible emprise au sol, compte trois étages carrés. Les appartements s'organisent autour d'une courette intérieure située, sur le côté sud, dans l'axe de la porte d'entrée et du couloir du rez-de-chaussée. La façade sur la rue du Casino, qui a conservé tous les lambrequins de ses fenêtres, présente un décor sculpté de frise et cabochons. La grille de la porte présente les initiales BL en fer forgé. BL

Murscalcaire
enduit
moellon sans chaîne en pierre de taille
Toitardoise
Étagessous-sol, rez-de-chaussée, 3 étages carrés, étage de comble
Élévations extérieuresélévation à travées
Couverturestoit à longs pans
appentis
Escaliersescalier intérieur : escalier tournant à retours avec jour en charpente
Techniquessculpture
Statut de la propriétépropriété privée

Annexes

  • ANNEXE 1

    Description de l'hôtel en 1742 (Extrait de : PEROUSE Gabriel. La Vie d´Autrefois à Aix-les-Bains, p. 83-86)

    La maison est bien située, pour qui ne tient pas aux vues lointaines, rue de Chambéry, tout près de la Grande Place, à droite en y allant. La façade est étroite ; les écuries et les remises se trouvent dans les derrières, où nous ne les chercherons pas, car on ne s´intéresse plus autant aux chevaux, depuis qu´on ne les monte plus. Sur la rue, au rez-de-chaussée, c´est ce qu´on appelait la boutique, ou ce que nous appellerions le bureau. Déjà le mobilier de cette salle nous avertit qu´on ne fait pas de luxe à Aix, du moins dans les hôtelleries : garde robe en sapin, buffet à dressoir où l´hôte a mis quelques-unes des meilleures pièces de sa vaisselle d´étain, et il a placé auprès le pétrin où se prépare le pain qu´on mange à la maison.

    De cette boutique, où il nous a reçus, l´hôte nous mène, par un escalier sans façon, au premier étage, où sont les chambres, quatre à cinq, pas davantage. On n´a pas pris la peine de les numéroter, on le distingue par la couleur de leurs tentures. C´est ainsi que, sur la rue, voici les deux meilleures, la chambre jaune et la chambre verte. La première n´a qu´un lit-ce qui est une exception - un lit de noyer, avec son ciel, d´où tombent des rideaux de serge jaune ; avec sa « pente », qui est un autre rideau, tendu sur le mur contre lequel le lit est poussé. Entre cette pente et les deux rideaux du ciel, que l´occupant, ce soir, fermera soigneusement pour mieux dormir, il pourra se croire dans un nid de serge jaune, sur sa paillasse, son chevet de plume et son matelas de laine mêlée d´étoupe. Il jouit d´un fauteuil, qui est le seul de la maison et que recouvre une flanelle à fleurs rouges ; une table ovale, comme on n´en trouverait pas non plus ailleurs, complète le mobilier. Celui de la chambre verte est plus sommaire, puisque deux grandes chaises en noyer le composent avec les deux lits qui s´y trouvent. Sur la cour, deux autres chambres, dont chacune a trois lits : garde-robe et chaises de noyer.

    Au dessus de l´écurie, toujours au premier étage, la salle, qui est à la fois la salle à manger et le salon de réunion. Il y a là, pour le repas, une longue table de noyer « à quatre piliers » ; une table carrée, noyer, « à quatre piliers tournoyés », et une table en sapin, octogone. Il y a une armoire ; ll y a une douzaine et demi de chaises en noyer ; et comme la salle est grande, il y a aussi, car il ne faut perdre de place et il faut tout ce qu´on peut de monde, il y a aussi deux lits, dans les deux angles du fond. Le douzième lit de l´hôtel dans la mauvais chambrette pratiquée au second étage, où il n´y de place que pour lui, n´a qu´une paillasse et pas de matelas, mais il a un ciel et des rideaux.

    Redescendons au rez-de-chaussée et terminons par la cuisine, qui est la pièce importante de la maison. On se préoccupe très peu, en effet, de celle où l´on dort, tandis qu´on s´intéresse beaucoup à ce qu´on mange. Cette cuisine est vaste et bien garnie. Autour de la grande table qu´encadrent ses quatre bancs, quantité de meubles et d´ustensiles s´alignent contre les murs ou sur les rayons, depuis un chariot en bois de noyer jusqu´à un moulin à moudre le poivre, enfin dans un coin de la cuisine, voici la chaise percée, moitié noyer, moitié sapin ; il est vrai qu´elle peut se déplacer.

  • ANNEXE 2

    Liste des propriétaires

    1728 : Tétu François (maison)

    1782 : Tétu François, feu François (maison)

    1820 : Bocquin Claude

    1850 : Mme Vve Secret

    1879 : Secret Bernard

    1923 : Mme Vve Secret Joseph et Secret François

    1965 : Mme Vve Secret François

  • ANNEXE 3

    Extrait de l´acte d´état de la maison du Sr François, 22 décembre 1775 (AD Savoie. 2 C 61)

    Acte d´état de la maison, écurie de François Tétu qui y tenait son auberge, et où Pierre Selaverand, nouveau maître de poste venant de Saint Félix doit s´installer.

    Sur la rue au rez-de-chaussée est la boutique, servant de salon. Un escalier de bois montant aux chambres. Une grande cuisine, comportant plusieurs cabinets ou retirage fait de planches de bois. L´un d´eux contient les lits pour les domestiques. Il y aussi plusieurs placards muraux. La cuisine contient une cheminée avec son potager en molasse.

    Dans la cour, à l´arrière de la maison, se situe un autre bâtiment comportant une seconde cuisine, appelée la cuisine basse. Sur celle-ci est une chambre avec deux fenêtres vitrées et au dessus un galetas.

    Dans la cour se trouve aussi l´escalier descendant à la cave, un cabinet d´aisance. Toujours à l´arrière, donnant sur le chemin derrière la ville est l´écurie, avec crèche, équipée d´un râtelier, et au dessus une [foinerie] et une chambre.

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Savoie. 2 C 61. Registre du tabellion d´Aix-les-Bains, 1775-1777

  • AC Aix-les-Bains : 1 D. Délibération du Conseil Municipal, 25 septembre 1881

  • AC Aix-les-Bains : 1 O 176, n°7. Autorisations de construction.Autorisation pour construction, accordée à Lubini pour Mr Secret, pour reconstruire sa façade en alignement, 8 janvier 1882

  • AC Aix-les-Bains : 1 O 176, n° 66. Autorisations de construction. Autorisation pour Bernard Secret de faire réparer la marquise , rue du Casino, 2 mai 1882

  • AC Aix-les-Bains : 1 O 185, n°77. Autorisations de construction. Autorisation accordée à Jais Jousserand, pour repeindre la façade de son magasin, maison Secret, rue du Casino, 2 mai 1887

Documents figurés
  • Projet de la façade de la maison Secret, côté de la place / Sébastien Lubini (architecte). Aix-les-Bains, 6 janvier 1882. Ech. 1 : 100. 1 plan sur calque : encre et coul. ; 28 x 20 cm. (AC Aix-les-Bains : 1 O 176 n°7)

Bibliographie
  • PEROUSE, Gabriel. La vie d'autrefois à Aix-les-Bains. Chambéry : Dardel, 1922. 348 p. : ill. ; 20 cm

    p. 83-86
  • MARILLIET, Louis. Souvenir d'une promenade à Aix-les-Bains en 1850 : ce qu'était cette station thermale à cette époque, ce qu'elle est aujourd'hui. Paris : Millot et Antoine, 1909. 60 p. ; 19 cm

    p. 35
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