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Fiche

Destinationsimmeuble à logements
Parties constituantes non étudiéesjardin d'agrément
Dénominationsimmeuble à logements
Aire d'étude et cantonLyon patrimoine industriel - Lyon
AdresseCommune : Lyon 4e
Lieu-dit : Croix-Rousse
Adresse : 32 grande rue de la
Croix-Rousse
Cadastre : 2012 AS 112 Section et numéro du cadastre ancien : Section C de Saint-Clair n° 158 ; 2012 AS 180 Section et numéro du cadastre ancien : Section C de Saint-Clair n° 158

La parcelle faisait partie d’un vaste domaine qui appartenait dès 1485 à Claude Paquelet. Ce domaine s’étendait entre la rue d’Ivry, la Grande rue de la Croix-Rousse, la rue Janin et la rue des Gloriettes. Autour de 1550, il est morcelé une première fois par Marie Peyrat, belle-fille de Claude Paquelet. Celle-ci décide de vendre les terrains nord longeant la Grande rue de la Croix-Rousse. Il s’agit de la première phase de lotissement de la Grande rue de la Croix-Rousse qui se déroule au cours du troisième quart du XVIe siècle. Concernant la partie sud de la Grande rue de la Croix-Rousse, il faut attendre le troisième quart du XVIIe siècle pour qu’Yzabeau Marlhet, descendante de la famille Paquelet, décide de vendre les terrains sur la partie sud de la Grande rue. Il s’agit de la deuxième phase de lotissement de la Grande rue de la Croix-Rousse qui s’effectue à partir de 1663. L’Historique des propriétés et maisons de la Croix-Rousse de 1350 à 1790, de Joseph Pointet mentionne une reconnaissance de propriété de 1674 indiquant qu’à la vente de la parcelle de l’actuel n° 34 Grande rue de la Croix-Rousse, Madame Marlhet a décidé de conserver la partie sud de ce terrain correspondant à l’emplacement du n° 32 Grande rue de la Croix-Rousse. Cette petite partie de terrain lui permet d’aménager une allée avec portail afin de desservir son clos, nommé le clos Grand Chariot, depuis la Grande rue. La reconnaissance de propriété de 1758 ne mentionne plus ce passage, mais la présence d’une galerie. Ainsi, la faible largeur de cette parcelle et de la parcelle du n° 25 rue du Mail, qui est dans sa continuité, correspond au tracé de cette ancienne allée. D’après le Petit Guide des architectures en pisé à Lyon de Dorothée Alex, la maison actuelle aurait été construite au cours du XVIIIe siècle par François Cointeraux qui décrit le bâtiment dans une de ses publication intitulée L’école d’architecture rurale, ou Leçons par lesquelles on apprendra soi-même à bâtir solidement les maisons de plusieurs étages avec la terre seule ou autres matériaux les plus communs et de plus vil prix. L’immeuble accueille aujourd’hui un magasin de soins auditifs et les étages sont occupés par des logements.

Période(s)Principale : 18e siècle
Dates

L’immeuble présente deux étages et une travée. Le rez-de-chaussée est de plain-pied et est composé d’une large travée rectangulaire. Celle-ci a été remaniée par le commerce occupant tout le rez-de-chaussée.

Les baies sont rectangulaires avec appuis saillants. Elles sont légèrement décalées vers la gauche par rapport à l’axe médian de la façade. Les fenêtres sont hétérogènes et présentent des volets en bois au premier étage, ainsi que des persiennes en métal au deuxième étage. L’enduit de la façade est en très mauvais état et laisse apparaître la structure en pisé. La corniche est en bois.

La porte d’entrée se situe sur la façade de l’immeuble mitoyen n° 34 Grande rue de la Croix-Rousse. Il s’agit d’une porte piétonne récente en bois avec une petite imposte avec un arc segmentaire. La porte est à un battant avec tables affleurées. Une clef pendante et passante figure au niveau de l’encadrement de la porte. L’allée et l’escalier sont communs avec le n° 34 Grande rue de la Croix-Rousse et sont en très mauvais état. L’allée présente un plafond à solives apparentes, un sol en ciment et des murs en maçonnerie de pierre apparente. Elle est large et adopte une forme de L. L’emplacement d’un ancien puits est encore visible au niveau du départ de l’escalier. Celui-ci est dans-œuvre et parallèle à la rue. Il est tournant avec main courante en bois. Le départ de la main courante de l’escalier menant au deuxième étage présente un décor sculpté. Le palier du premier étage dessert deux appartements et celui du deuxième étage en dessert trois. Les portes palières sont hétérogènes. L’éclairage de la cage d’escalier s’effectue par un vasistas sur le toit. L’escalier et les paliers sont en bois.

L’arrière de la parcelle est privé. L’accès s’effectue par une porte située au bout de l’allée. Celle-ci dessert un jardin privé aménagé, ainsi qu’un bâtiment sur cour.

Murspisé pan de bois enduit
Toittuile mécanique
Couvrements
Couverturestoit à longs pans
Escaliersescalier dans-oeuvre : escalier tournant

États conservationsmauvais état
Statut de la propriétépropriété privée
Protectionsédifice non protégé

Références documentaires

Documents d'archives
  • 3 WP 027 1 à 3 WP 061 : Registres de recensements de la population de la commune de la Croix-Rousse, 1825-1900.

    AC Lyon
  • 3 P 138/168 : Etats de sections des propriétés non bâties et bâties : Section C dite de Saint-Clair, 20 octobre 1828.

    AD Rhône
  • 1 C 316 1 et 2 : POINTET Joseph, Historique des propriétés et maisons de la Croix-Rousse de 1350 à 1790, 1926.

    AC Lyon
Bibliographie
  • ALEX Dorothée, Petit Guide des architectures en pisé à Lyon, ENSAL, 2010-2011, p. 46.

  • COINTERAUX, François. L'école d'architecture rurale, ou Leçons par lesquelles on apprendra soi-même à bâtir solidement les maisons de plusieurs étages avec la terre seule ou autres matériaux les plus communs et de plus vil prix. Paris, 1790, 52 p. ; Lyon : Ecole d'architecture rurale, 1796, in-8°, 110 p.

© Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel © Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel ; © Ville de Lyon © Ville de Lyon - Madjar Sandrine - Halitim-Dubois Nadine