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Fiche

Á rapprocher de

Destinationsimmeuble à logements
Parties constituantes non étudiéesjardin d'agrément
Dénominationsimmeuble à logements, atelier
Aire d'étude et cantonLyon patrimoine industriel - Lyon
AdresseCommune : Lyon 4e
Lieu-dit : Croix-Rousse
Adresse : 18 bis grande rue de la
Croix-Rousse
Cadastre : 2012 AW 50 Section et numéro du cadastre ancien : Section C de Saint-Clair n° 36 ; 2012 AW 52 Section et numéro du cadastre ancien : Section C de Saint-Clair n° 36 ; 2012 AW 310 Section et numéro du cadastre ancien : Section C de Saint-Clair n° 36

L’immeuble-atelier a été érigé durant la même période que les n° 16 et 18 Grande rue construits par deux autres propriétaires, ce qui explique que ces immeubles soient desservis par un escalier commun. L’Historique des propriétés et maisons de la Croix-Rousse de 1350 à 1790, de Joseph Pointet mentionne une reconnaissance de propriété de 1648 indiquant la présence, sur cet emplacement de terrain, d’une maison à plusieurs corps de bâtiment, avec cours, puits, étables et jardins. Ce tènement de maisons avait pour nom le logis du Grand Chariot. En 1665, lors d’une nouvelle reconnaissance de la propriété, celui-ci a pour nouvelle enseigne l’Escu de France. En 1783 l’ensemble de la propriété appartient à Mademoiselle Jeanne Mondet, puis, à partir de 1830, à Monsieur Peysselon propriétaire demeurant à Lyon. Il vend, à partir de 1844, son terrain à plusieurs acquéreurs afin de faire élever des immeubles-ateliers. Les permissions de voirie indiquent qu’en 1846 Monsieur Peysselon a cédé à la ville une partie de son terrain, donnant sur la Grande rue de la Croix-Rousse, compris entre la rue du Chariot d’Or et la rue d’Ivry. Cette partie cédée à la voie publique permet l’élargissement de la Grande rue de la Croix-Rousse et a pour conséquence d’accorder aux acquéreurs de Monsieur Peysselon, qui souhaitent élever des immeubles-ateliers, l’autorisation d’élever leurs constructions d’un étage supplémentaire. D’après la matrice cadastrale, les précédentes constructions présentes sur ce terrain sont détruites en 1844. Le 21 août 1845, Monsieur François Merlin, boucher au n° 20 Grande rue de la Croix-Rousse, demande l’autorisation de construire un immeuble sur la parcelle qu’il vient d’acquérir et qui donne sur la rue du Chariot d’Or. La matrice cadastrale mentionne la nouvelle construction en 1849. Celle-ci portait auparavant le n° 2 rue du Chariot d’Or. Les recensements de la population au XIXe siècle indiquent la présence d'ouvriers en soie et de fabricants. L'immeuble accueille aujourd'hui une pâtisserie et les étages sont occupés par des logements.

Période(s)Principale : 2e quart 19e siècle
Dates1847, daté par source
Auteur(s)Auteur : Merlin François auteur commanditaire

L’immeuble présente trois étages et un chien-assis en retrait sur le toit côté ouest. La façade de l’immeuble donne sur la rue du Chariot d’Or, mais sa numérotation est rattachée à la Grande rue de la Croix-Rousse. Le rez-de-chaussée est de plain-pied et est composé de travées rectangulaires sans traitement particulier.

Les percements des étages sont réguliers et le traitement des baies est homogène. La façade est rythmée par cinq travées. Les trumeaux sont étroits et sans décor. Les baies sont rectangulaires avec appuis saillants. L’encadrement des baies est peint à l’enduit. Les fenêtres sont homogènes et possèdent des volets roulants. Des barres d’appuis sont présentes au deuxième et troisième étage. Les combles sont aérés et éclairés par de petites ouvertures carrées. La corniche est en bois.

La porte d’entrée se situe sur la façade du n° 16 Grande rue de la Croix-Rousse. Il s’agit d’une porte piétonne en bois et à un battant avec tables saillantes. L’allée et l’escalier sont communs avec les n° 16 et 18 Grande rue de la Croix-Rousse. L’allée présente un plafond plat, un sol en ciment et des murs recouverts par une fibre de verre peinte. L’escalier est dans-œuvre et est perpendiculaire à la rue. Il s’agit d’un escalier à jour central et à deux volées droites. La main courante est en ferronnerie. L’éclairage de la cage d’escalier s’effectue par des baies rectangulaires, au niveau des repos intermédiaires, qui donnent sur cour. Ces repos intermédiaires sont partiellement recouverts de ciment, indiquant la présence d’anciens lieux d’aisances. Leur configuration est encore visible sur le premier repos intermédiaire. Chaque palier dessert quatre appartements, dont deux latéraux et deux de face. L’escalier est en pierre à gryphées de Saint-Fortunat et le dernier étage est en bois.

L’allée dessert, à l’arrière de l’immeuble, un jardin qui est commun avec les n° 16 et 18 Grande rue de la Croix-Rousse. Le jardin dessert une petite maison située en fond de parcelle et qui est rattachée au n° 16 Grande rue de la Croix-Rousse.

Murscalcaire moellon enduit
Toittuile mécanique
Étages3 étages carrés
Couvrements
Élévations extérieuresélévation ordonnancée
Couverturestoit à longs pans
Escaliersescalier dans-oeuvre : escalier droit

États conservationsbon état
Statut de la propriétépropriété privée
Protectionsédifice non protégé

Références documentaires

Documents d'archives
  • 3 WP 027 1 à 3 WP 061 : Registres de recensements de la population de la commune de la Croix-Rousse, 1825-1900.

    AC Lyon
  • 3 WP 066 à 3 WP 090 : Contributions - Administrations financières - Impôts directs, 1788-1844.

    AC Lyon
  • 3 P 138/168 : Etats de sections des propriétés non bâties et bâties : Section C de Saint-Clair, 20 octobre 1828.

    AD Rhône
  • 1 C 316 1 et 2 : POINTET Joseph, Historique des propriétés et maisons de la Croix-Rousse de 1350 à 1790, 1926.

    AC Lyon
  • 3 WP 189 : Permission de voirie, dossiers par rue : rue du Chariot d'Or, 1828-1850.

    AC Lyon
  • 3 P 138/170 : Matrice des propriétés foncières, 1828-1914. Folio 954

    AD Rhône
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