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Les colombiers du canton de Boën et de la commune de Sail-sous-Couzan

Dossier IA42001189 réalisé en 2001

Fiche

Aires d'étudesBoën - Sail-sous-Couzan
Dénominationscolombier
AdresseCommune : Loire

Les colombiers se multiplient après 1789 (abolition des privilèges, dont le droit de fuie et de colombier), dans les zones qui se prêtent à l'élevage de cet animal, c'est à dire essentiellement dans la plaine où les cultures céréalières fournissaient leur nourriture. En contrepartie, les pigeons constituaient une ressource complémentaire : les oufs et les jeunes pigeons pour l'alimentation ; la colombine (déjections des pigeons), engrais riche en azote et acide phosphorique, pour la culture de la vigne et du chanvre. Ces productions étaient utilisées dans la ferme, ou vendues. Le bouleversement de l'agriculture traditionnelle à partir du début du 20e siècle (production d'engrais industriels, passage à une agriculture de production dédiée à la vente et non à l'auto-subsistance) engendra la disparition progressive de cet élevage et la désaffection des pigeonniers par manque d'entretien.

Période(s)Principale : 16e siècle
Principale : 3e quart 17e siècle
Principale : milieu 18e siècle
Principale : 19e siècle
Principale : limite 19e siècle 20e siècle

Le colombier est un édifice en forme de tour, isolé ou accolé à un autre bâtiment agricole, et dont la vocation principale est de servir de pigeonnier. Tous les colombiers de l'aire d'étude sont en pisé, soigneusement enduit, avec des encadrements de baies en bois (plus rarement en pierre, ou en briques). L'ouverture destinée aux pigeons est en général située au sud, ou à l'est, côtés les plus protégés. L'intérieur peut comporter plusieurs niveaux, avec souvent une remise ou étable au rez-de-chaussée, et la partie pigeonnier à l'étage, ou constituer un seul espace dévolu aux pigeons. Les nichoirs se présentent sous forme de trous ou boulins, de pots en terre cuite ou de casiers en planches. Une échelle tournante, fixée sur un poteau central pivotant, peut servir à la récolte des productions du pigeonnier. La forme du toit détermine le type du colombier : toit en pavillon (type II, 23%) ou conique (colombier en forme de tour ronde, type III, très peu représenté : 5,4%), couronné d'un lanternon, et en tuiles plates ; toit dit chauffoir (type I, majoritaire, 41%), c'est à dire brisé avec un pan plus bas, orienté au sud, et protégé des vents par les murs pignons.

Toitstuile creuse, tuile plate mécanique, tuile en écaille
Murspisé
enduit
Décompte des œuvres repérés 39
étudiés 8
© Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel © Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel - Guibaud Caroline - Monnet Thierry