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Moulin de Vesonne puis Moulin Brachet puis Scierie Demaison, actuellement Scierie de Vesonne et maison d'habitation

Dossier IA74001044 inclus dans Paysage du bassin-versant du Fier réalisé en 2011

Fiche

  • Vue d'ensemble
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  • Parties constituantes

    • scierie
    • moulin
    • bief
    • barrage

Œuvres contenues

Parties constituantes non étudiéesscierie, moulin, bief, barrage
Dénominationsmoulin
Aire d'étude et cantonPays de Savoie - Faverges
Hydrographiesla), Lac d'Annecy Fontaine
AdresseCommune : Faverges
Lieu-dit : les Baivuises
Adresse : 878 route de
Montmin
Cadastre : 0B 1 63, 1157, 1158, 1159, 1163, 1161, 1192, 0A 325

Depuis 1635, des artifices sont déjà mentionnés au lieu de Vesonne, le ruisseau de Montmin permet très tôt l´implantation d´un moulin à papier qui fonctionnera jusqu´au début du XVIII ème siècle avant de laisser la place à trois artifices qui sont affiliés au baron de Villette. Pendant la Révolution française, la nationalisation des biens du clergé et de la noblesse, poussent de nombreuses familles à céder leurs propriétés. Ainsi, en 1793, Jean-Antion Milhomme loue ce moulin à la municipalité de Farverges. La propriété des trois moulins de Vesonne est partagée entre François et Guillaume Aretan d´une part et le groupement comprenant Claudine feu Jean-Baptiste Berger, les trois frères Brachet, Jean-François, Charles puis Martin. Les frères Brachet parviennent à racheter un moulin et un battoir aux numéros 7647, 7648, 7649 de la mappe sarde à M. Chivron-Villette. Dès 1826, le fils d´Antoine Tardy en est le locataire. M. Mermillod Jean-Pierre et M. Métral François deviennent les propriétaires du site à partir de 1866 avant de laisser la propriété à la famille Demaison. Marchand de bois, Jean Demaison emploie dans le moulin M. Exertier Isidore et pour la scierie M. Favre Claude-François. Son fils Emile Demaison devient scieur et contrôle l´activité du site à partir de 1896. La propriété s´agrandit puisque Alphonse Demaison feu Jean-Claude rachète après 1905, un pressoir, une huilerie et un broyeur à chaux démolis en 1926 et une autre scierie démolie en 1943, se trouvant plus nord sur les rives escarpées du ruisseau de Montmin. Cet ensemble secondait un four à chaux situé à 100 mètres en amont sur la rive droite du torrent au lieu dit aux Baiviasses, démoli en partie en 1923. La famille Chappuis vend en 1915 un autre moulin à la famille Demaison, situé à 100 mètres sur le bief au dessus de la scierie qui borde la route de Montmin. Ce petit bâtiment est démoli en 1923.

Période(s)Principale : 4e quart 16e siècle
Principale : 4e quart 18e siècle
Principale : 2e quart 19e siècle
Principale : 1er quart 19e siècle
Principale : 2e quart 20e siècle
Dates1578, daté par source
1793
1831
1915
1926
1943

Ouvrant sur un vallon très encaissé, la scierie Demaison constitue le premier maillon d´une chaîne d´artifices qui borde les rives escarpées du ruisseau de Montmin. Situés sur la rive gauche de la rivière, les bâtiments dévolus aux activités de sciage bordent directement la route de Montmin. En effet, de plan en L, le bâtiment de la scierie a la particularité d´enjamber la rivière, ménageant un espace de sciage considérable. Le mur goutte de l´atelier est contiguë à la voie et au pont enjambant le ruisseau. Une cour donnant directement sur la voie est aménagée et elle est fermée sur trois côtés par le jardin monté en terrasse, la maison et la halle de la scierie. Cet édifice comprend un sous-sol, un rez-de-chaussée et un étage dévolu au stockage. Reposant sur des fondations en pierre de taille, les murs sont entièrement protégés par des pans de bois. Côté rivière, les murs sont entièrement maçonnés avec des pierre de taille afin de résister aux fluctuations du ruisseau. En rez-de-chaussée les piliers de bois supportent les planchers et autres fermes de la charpente. Cet ingénieux système permet surtout de ménager des entrées dans l´atelier. A l´origine la maison et la scierie formaient un ensemble d'un seul tenant, grâce à une extension en appentis qui assurait un lien entre le mur goutte ouest de la maison et l´atelier. Mais depuis la séparation est marquée par un chemin intérieur conduisant à une seconde cours longeant la conduit forcée en acier. De plan carré, la maison comprend un sous-sol, un rez-de-chaussée, un étage et un étage sous comble. Des baies ont été aménagées dans le mur goutte ouest créant ainsi deux travées. A l´origine ces éléments n´existaient pas car le mur était protégé par une extension communiquant avec le bâtiment de la scierie. En façade antérieure un escalier avec garde corps métallique ouvre sur une coursive desservant les quatre travées du premier étage. A sa conception, l´édifice comprenait quatre logements. En façade postérieure, une partie du toit a cédé sous le poids la neige. La maison ouvre pourtant à cet endroit sur un espace plus intime : agrippés en flancs du coteau, les jardins comportent les vestiges de l´ancien canal de dérivation dont le tracé est dominé par le défilé de la conduite forcée. Dévalant la pente pour alimenter la turbine située dans la chambre de la turbine, cette conduite métallique coure sur plus de 20 mètres en rive gauche de la rivière de Montmin. Une terrasse surplombe le domaine, à cet endroit le bâtiment de la scierie originelle dominait la gorge. Les soubassements sont en partie visibles.

Murspierre
Toittuile plate mécanique
Plansplan régulier
Étages2 étages carrés
Élévations extérieuresélévation à travées
Couverturestoit à deux pans
toit à plusieurs pans
demi-croupe
Énergiesénergie hydraulique
Jardinsbois de jardin, bosquet
États conservationsremanié

Au regard du PLU de Faverges, ce site se trouve en zone Uh qui concerne l'urbanisation des centre de hameaux et accompagnement du centre bourg. Avec les vestiges du four à chaux, la scierie Demaison, le moulin Arétan et la forge Arétan, les trois artifices du hameau de Vesonne constituent un ensemble remarquable assez bien préservé qui mériterait d'être plus documentés au vu d'une inscription ou d'un classement de l'ensemble du site. De par son caractère historique et architectural, ces trois ensembles sont représentatifs du patrimoine artisanal savoyard et devraient être inscrits à l´inventaire supplémentaire des monuments historiques.

Statut de la propriétépropriété privée
Intérêt de l'œuvreà signaler

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Haute-Savoie : 6 S 77. Prise d´eau sur le ruisseau le Nant de Montmin pour servir au fonctionnement d´un battoir à blé et d´une scierie près du hameau du Villard de MM. Lachenal Charles et Gaigollet Georges. 1862.

Documents figurés
  • Cadastre 2011, Conseil général de la Haute-Savoie/ Direction des Affaires Culturelles/ SIG/ BDORTHO® - BDCARTO® - © IGN - copie et reproduction interditesPlan

    CAH Haute-Savoie
Bibliographie
  • BROJEAN Joseph, La Savoie agricole, industrielle et manufacturière. Chambéry: Imprimerie A. Pouchet et Cie, 1863, 172 p.

  • CHAIZE, Les maîtres de forge en Bauges. dans L'Histoire en Savoie, n°129. Chambéry : SSHA, 1998.

  • Garioud N, Histoire et archéologie des mines de fer et des installations métallurgiques du massif des Bauges, Antiquité - milieu XIXe siècle. Grenoble : Université Pierre Mendès-France, 1997.

  • PAJANI Bernard, Faverges et ses environs : un moment de son histoire, 1906, un aspect de sa vie par les cartes postales. Faverges : Pajani, 1982, 166 p.

  • QUELLET Marie-Jeanne, Les formes du terrain et l´hydrographie dans le couloir de Faverges. Lyon : Mémoire de maîtrise, Université Lyon 3, 1975, 126 f.

  • ABRY Christian, DEVOS Roger, RAULIN Henri, CUISENIER Jean, Les sources régionales de la Savoie : une approche ethnologique : alimentation, habitat, élevage. Paris : Edition Fayard, 1979, 661 p.

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