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Moulins et pressoir à huile de "sous le château" puis moulins et scierie Miguet actuellement logement

Dossier IA73002816 inclus dans Paysage du bassin-versant du Chéran réalisé en 2013

Fiche

Dénominationsmoulin à farine, scierie
Aire d'étude et cantonPays de Savoie - Châtelard (Le)
HydrographiesChéran ; bassin-versant du Chéran
AdresseCommune : Le Châtelard
Lieu-dit : Le Plan de Chère , Sous le château, Chemin rural dit des moulins
Adresse : Cadastre : 2013 E 127, 131, 1227, 1228, 1229, 1230

En 1648, Guillemine de Viollat (veuve de Philibert Pepier, demeurant à Ecole), acense à Jean Blanc et Claude Vaudey, "deux moulins, pressoirs à huile et battoirs à chanvre avec leurs appartenance" [...] appelés "les moulins dessous le château". Le 10 février 1708, Aimé de Lespigny (fils de Charles) vend le site à François Despine (fils de Claude Despine, notaire au Châtelard). En 1760, Jean Baptiste Despine (avocat au Sénat) acense à Laurent Bouvier (fils de Georges Bouvier) et à sa belle sœur, Jeanne Bouvier (fille de Dominique Laperrière) le site qui comporte deux moulins, un battoir et un pressoir à huile. Le 12 avril 1844, un acte est signé chez Maître Burgos notaire au Chatelard entre François et Augustin Laperrière, meuniers du site amont et Charles Antoine Despine (fils de Joseph Despine, médecin né et vivant à Annecy) agissant pour le compte de François Thiaffet (négociant à Lyon). Cet acte autorise les frères Laperrière à utiliser les eaux du Chéran pour l'animation d'une seule roue afin de ne pas pénaliser les artifices "de sous le château". Aimé Miguet assiste au contrat en tant que témoin. Le 13 septembre 1856, Mathilde de la Pallud (veuve de Jules de Rochette domiciliée à Lovagny) et Zénaïde Portier de Belair (veuve de Charles de Rochette domiciliée à Poisy) achètent la propriété à Félix Thiaffet demeurant à Lyon. Le 18 novembre 1861, Jean Domenge, l’homme d'affaire de Charles Antoine Despine demande le maintien des artifices. En 1862/1863, Aimé Miguet (fils de Simon Miguet), meunier et locataire d’artifices appartenant aux dames de Rochette, devient propriétaire des artifices. En 1863, il établit une scierie sur le site. Le 21 mai 1864, Aimé Miguet demande l'autorisation de maintenir les artifices (scierie, moulin et deux battoirs) qu'il possède. Après un procès verbal de visite des lieux en date du 24 mai 1864, la demande est autorisée par arrêté préfectoral du 30 juin 1865. En 1865, il est constaté que le barrage et le canal de dérivation sont en mauvais état et laissent échapper une grande partie d’eau ce qui prive le site d’une partie de son potentiel. Le moulin pourrait bénéficier d'une puissance de 19 chevaux et la scierie de 13 chevaux mais ils ne fonctionnent qu’avec 4 chevaux. Le procès verbal de récolement en date du 24 octobre 1869 nous informe que le vannage du site a besoin d'être réparé et que le propriétaire est mis en demeure d'effectuer les travaux. Le site est visible sur le premier cadastre français de 1879. A cette date il est exploité par (Jean) François Miguet, le fils d'Aimé Miguet et comporte un moulin, un battoir (ou un moulin à tan) et une scierie. Le site appartient ensuite à Louise Miguet (fille de Jean-François Miguet), puis à son fils Léon Menjon. Il est revendu au milieu des années 1990. Actuellement, le moulin est occupé par un logement. La scierie qui a fonctionné jusque dans les années 1940 a été démolie. Le battoir est utilisé jusqu'au milieu des années 1950 pour broyer les pommes à cidre. Actuellement, il n'existe plus.

Période(s)Principale : 2e quart 17e siècle , daté par source
Principale : 3e quart 19e siècle , daté par source
Dates1648, daté par source
1863, daté par source

Les artifices sont situés en amont du pont de Montlardier en rive droite du Chéran, en aval des moulins de Leyat (IA73002815) et en amont des moulins de Ranfian (IA73002817). Ils sont alimentés par une dérivation mentionnée sur le premier cadastre français de 1879 sous le nom "Canal des moulins". La dérivation alimentait le moulin puis le battoir et la scierie. Une partie de son tracé est toujours visible. Le bâtiment du moulin est toujours en place. Il est construit en pierres couvertes d'un enduit et en essentage de planches. Il dispose d'un toit à longs pans en tuile mécanique et en tôle. A l'origine il était équipé de trois paires de meules. La scierie et le battoir ne sont plus visibles.

Murspierre enduit
bois
Toittuile mécanique
Couvrements
Couverturestoit à longs pans
Énergiesénergie hydraulique
États conservationsrestauré

Le site se trouve dans le PNR des Bauges.

Statut de la propriétépropriété privée
Sites de protectionparc naturel régional

Références documentaires

Documents d'archives
  • FR.AD073, C2592, Cadastre de 1728, Châtelard (le), 196, Vue 2, 1732.

  • FR.AD073 sous-série 81S32, Service hydraulique. Châtelard (le), Affaires diverses, 1861-1937.

  • FR.AD073 sous-série 45SPC3, Usines et prises d'eau (rivières non navigables et non flottables) : Bassin du Chéran (1862-1898). Châtelard (Le), moulins Miguet, 1865-1892.

  • FR.AD073, 3P 7086, Premier cadastre français, Châtelard (le), Section E, feuille 2, 1879.

  • FR.AD073, 3P 7087, Cadastre rénové, Châtelard (le), Section E, feuille 2, 1962.

  • FR.AD073 sous-série J1706, Inventaire des moulins de Savoie. Association des amis des moulins savoyards. Nicole Gotteland, Louis Crabières, commune Châtelard (le), 1999.

Bibliographie
  • H.Bouvier, Histoire du Châtelard en Bauges, La fontaine de Siloë, Montmélian, 1997.

© Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel © Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel ; © Assemblée des Pays de Savoie © Assemblée des Pays de Savoie - Bérelle Clara