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Moulins Lupin dit Moulin des Ecuries

Dossier IA74001008 inclus dans Paysage du bassin-versant du Fier réalisé en 2010

Fiche

Parties constituantes non étudiéesmaison, bief, remise, four
Dénominationsmoulin
Aire d'étude et cantonPays de Savoie - Annecy
HydrographiesRuisseau de l'Aile le), Fier Inférieur
AdresseCommune : Chavanod
Lieu-dit : Moulins
Adresse : 90 chemin des
Moulins
Cadastre : 0A 1 1, 142, 53, 54, 55

Attestés depuis le Moyen Age, les moulins des écuries se trouvent dans un chapelet de six anciens artifices qui jalonnaient les rives du ruisseau de Maraflin ou du Marais de l'Aile. Avec le rachat du fief de Montrottier à Amédée VIII de Savoie, la maison Menthon devient propriétaire de ce domaine qui comprend deux moulins, un foulon, deux battoirs, deux truffets et l´ensemble des pièces de terres, prés et bois qui y sont contigus. Une note de greffe de 1499, atteste que le domaine, le bief et le chemin font partie intégrante du domaine du seigneur Charles de Menthon, maître de Montrottier et Chavaroche. Jusqu´à la Révolution française, les artifices restent dans la famille mais avec la nationalisation des biens du clergé, le moulin connaît plusieurs propriétaires dont le famille Lupin. En 1906, les moulins Lupin comprennent deux moulins, une huilerie et un battoir. La chute de la prise d´eau est estimée entre 3 mètres 20 et 4 mètres 20 développant un débit moyen de 50 litres par seconde. L´industrie principale exercée dans l´établissement reste la mouture à façon. L´ensemble des équipements disposent alors d´une puissance totale de six chevaux-vapeur. L´activité décline et les moulins sont reconvertis au début du XXème siècle en ferme puis en centre d'équitation dans les années 1990.

Remploi
Période(s)Principale : 4e quart 13e siècle
Dates1499, daté par source

Les gorges du Fier forment un canyon naturel ménageant une galerie est-ouest conséquente qui charrient les eaux des principaux affluents du torrent. La roche calcaire et bitumeuse a permis de ménager un espace naturel majestueux, aussi les principaux affluents du Fier ont creusés de nombreuses galeries pour aller à la rencontre de la rivière. Le ruisseau du Marais de l´aile reste une exception puisqu´il forme une cascade qui se jette dans le Fier. Situé à 559 mètres en aval de cette chute d´eau naturelle, le barrage alimentant la prise d´eau constitue une véritable prouesse technique. A cet endroit, le dénivelé du ruisseau reste relativement faible, aussi pour palier à l´encaissement du moulin des Ecuries, se trouvant à 300 mètres en aval, la hauteur du seuil est d´environ 12 mètres de hauteur. La prise d´eau se fait sur la rive droite du ruisseau mais un glissement de terrain a fait chuter les fondations de cette dernière, si bien que le bief n´est plus alimenté. Situé à l´écart, le moulin reste desservi dans sa partie nord par un ancien chemin carrossable : le chemin des Moulins. Relié à la route de Belleville, cette impasse conduit directement à la cour intérieure du domaine, d´une surface de 138 m², cette terrasse en terre battue assure la jonction entre les deux bâtiments. Sur la plate forme supérieure, le premier moulin se développe selon un axe est-ouest, adossé dans sa partie est à l´aqueduc réalisé en pierre de taille. D´une emprise au sol importante : 253 m², cet édifice dispose d´un rez-de-chaussée, d'un étage carré et d'un étage sous comble qui a été fermé par des moellons. Un soin particulier a été apporté aux chainages d´angle et aux linteaux des percements. Accolé à la maison d´habitation, la remise comporte un vantail côté est et une succession de quatre travées pour la maison côté ouest donnant sur la cour. Les jambettes de la charpente et les aisseliers supportent l´avancée du toit ménageant un préau protégeant la façade antérieure. Sur la seconde terrasse, en contre bas, le second moulin, de dimensions plus contenues utilisent les mêmes principes architecturaux. Suivant un axe nord-sud, la façade postérieure ne comporte que très peu d´ouvertures car elle supportait les roues à augets du moulin. La façade antérieure ouest dispose de six travées donnant sur le jardin. Le toit à deux pans avec demi-croupe déborde grâce aux jambettes de la charpente. Côté cour, on accède au bâtiment par le premier étage mais aussi aux combles largement ouvertes sur l´extérieur grâce à la charpente apparente qui laisse entrevoir les aisseliers courbes et autres fermes en bois.

Murspierre
brique
enduit
moellon
Toittuile plate
Plansplan régulier
Étagessous-sol, rez-de-chaussée, 2 étages carrés, étage de comble
Élévations extérieuresélévation à travées
Couverturestoit à deux pans
Énergiesénergie hydraulique
Jardinsbois de jardin
États conservationsremanié

Reconverti depuis plusieurs années en centre d'équitation, le domaine se trouve dans un zonage NC au regard du PLU. Les zones NC sont des zones correspondant à des espaces naturels productifs dont la protection s'étend à long terme en raison de l'atout économique qu'elles représentent. Il s'agit du cinquième moulin faisant partie du chapelet d'artifices de Chavanod et l'un des trois derniers constituant une trace tangible de cette activité dans le secteur. Dépendant aussi du château de Montrottier, cette propriété fait aussi partie d'un ancien ensemble artisanal et industriel puisque dans un secteur de 500 mètres autour du château de Chavaroche, on trouve l'ancienne tuilière, l'ancienne concession de mine, le centrale hydroélectrique et les ruines de la scierie et de l'usine d'asphalte.

Statut de la propriétépropriété privée
Intérêt de l'œuvreà signaler

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Haute-Savoie : 11 J 60, Moulin Belleville, jugements. 1730.

Bibliographie
  • Département de la Haute-Savoie, Académie florimontane. CONSTANTIN Aimé, Revue Savoisienne, volume 140. 2000, p 120.

  • Etude sur Challes-les-Eaux, Chamoux, Faverges, Chavanod et Evires, dans l´Essor savoyard. 1960, n.p.

  • GERMAIN, Michel. JOND, Gilbert. Annecy et son lac autrefois. Montmélian : Fontaine de Siloé, 2000, 256 p. (Collection les Savoisiennes).

  • NICOLAS Jean, La Savoie au XVIII ème siècle : noblesse et bourgeoisie. Montmélian : Fontaine de Siloé, 2e éd., 2003, 1242 p.

  • SERAND Joseph, Le Château de Montrottier : étude historique et archéologique. Annecy : Gardet et Garin, 1949. 98 p, p.103.

  • REGAT Christian, AUBERT François, Château de Haute-Savoie. Saint-Gringolph : Ed. Cabédita, 1994. 193 p.

  • MARIOTTE Jean-Yves, Histoire des communes savoyardes : Genevois et Lac d'Annecy. Roanne : Edition Horvath, 1981, 672 p.

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