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  • © Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Trévoux
  • Hydrographies la Saône
  • Commune Trévoux
  • Cadastre 1984 AD non cadastré
  • Dénominations
    pont
  • Précision dénomination
    pont suspendu
  • Destinations
    passerelle
  • Parties constituantes non étudiées
    bureau d'octroi

En 1842, le conseil municipal de Trévoux reconnaît d'utilité publique l'établissement d'un pont suspendu sur la Saône, et prévoit un droit de péage pour son passage. Une souscription, lancée auprès des habitants, et une subvention de l'Etat financent en partie la construction qui s'effectue en 1850, la 1ère pierre étant posée par le général de Castellane. Après une mise à l'épreuve de l'ouvrage en février 1851, le pont est inauguré le 18 mai. En tête de pont à l'entrée de Trévoux, s'élèvent, place du Pont, deux petits pavillons carrés symétriques, à décor mauresque, qui abritent les bureaux de péage. En 1889, racheté par les départements de l'Ain et du Rhône, le pont est affranchi. Au cours de ce siècle, il perd ses pavillons d'entrée et, malgré d'importantes réparations, notamment le remplacement des câbles après la guerre, il devient insuffisant. Un nouveau pont, établi à l'aval, est ouvert en 1976, et à partir de septembre 1978, la circulation est interdite sur le pont suspendu, qui, grâce à l'opposition des habitants, échappe de peu à la démolition. En 1982, son tablier en bois est démonté et les câbles déposés. Selon sa promesse, la municipalité rétablit en 1985 (ou 1986) un tablier et un parapet métalliques à usage piétonnier

Pont suspendu sur la Saône, de 165 m de long, constitué de câbles tendus entre trois pylônes et d'un tablier métallique en alliage d'aluminium, en léger dos d'âne, qui ne sert plus que de passerelle ; les deux pylônes de tête, simples piliers carrés en brique et pierre de part et d'autre du tablier, reposent sur des culées appareillées en calcaire ; le pylône axial se compose d'une pile en pierre de taille de calcaire à chaînes harpées, garnie de deux becs semi circulaires, surmontée d'une porte en brique et pierre voûtée en arc brisé aplati ; le couvrement de la porte et la mise en oeuvre des matériaux, la pierre dessinant un décor d'arcs brisés jumelés sur les côtés des piliers et de petites arcatures en couronnement, lui donnent un style néo-gothique mitigé, nuance d'aspect mauresque

  • Murs
    • calcaire
    • brique
    • pierre de taille
    • pierre avec brique en remplissage
  • Typologies
    pylône en brique et pierre
  • État de conservation
    vestiges, restauré
  • Statut de la propriété
    propriété publique
Date d'enquête 1990 ; Dernière mise à jour en 1996
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