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Presbytère

Dossier IA74002626 inclus dans Village de Chainaz réalisé en 2016

Fiche

Le presbytère de Chainaz est mentionné dans la visite pastorale de 1606. Après avoir été aliéné pendant l’épisode révolutionnaire, en 1805 « l’ancien presbytère a été racheté par vingt particuliers pour le logement du prêtre desservant », mais les murs et le couvert ont besoin de réparation. Les visites pastorales suivantes indiquent que la commune rachète l’édifice dans les années 1830 (en 1826, l’archevêque Bigex note que les communes de Chainaz et des Frasses doivent payer la location du presbytère, et qu’elles devraient prochainement l’acheter) et s’occupe de son entretient (en 1848, le presbytère a été de nouveau agrandi ; son toit est en chaume et doit être refait) (ARVA, n°5, p. 27-29).

Dans la 2e moitié du 19e siècle, des travaux d'entretien sont réalisés au presbytère en parallèle de ceux menés à l'église (mêmes architectes et entreprises). En 1869, le maître charpentier Etienne Guers propose un devis de réfection de toiture (AD Haute-Savoie, 2O : 2166, délibération du 21 mars 1869), avec remploi des tuiles et liteaux de l’église conservés à cet effet lors des travaux à l’église (voir IA74002619). Un nouveau devis est donné par Camille Ruphy, architecte des travaux de l’église, que la commune accepte avec quelques conditions : réutiliser tous les bois de charpente, ne faire qu’une lucarne (sur quatre), supprimer les chenaux sauf devant l’entrée (ibid., délibération du 26 juin 1870). Un nouveau devis de travaux (conjoint avec l’église) est établi en 1882 par le géomètre Cuissin suite à un rapport de l’architecte diocésain Eugène Dénarié, pour réfection de planchers et drainage ; un rapport de Cuissin, du 14 mai 1882 (ibid.), indique que la cheminée et le potager de la cuisine sont inutilisables car les molasses sont fendues, il n’y a pas de cheminée à l’étage, l’escalier des combles et toutes les fenêtres sont à changer. Le devis prévoit de changer le potager de la cuisine, les molasses de la cheminée de la cuisine, et de créer une cheminée en marbre. Il est réalisé par Claude Conversy, entrepreneur à Héry-sur-Alby (adjudication le 20 mars 1883, réception le 2 avril 1884. Un nouveau devis est établi le 6 octobre 1897 par le géomètre Louis Gaime et réalisé par Joseph Ramaz maître plâtrier à Albens (marché de gré à gré du 21 novembre 1897, ibid.), avec entre autres la construction de deux piliers en brique pour soutenir le portail.

A partir de 1918, il n’y a plus de curé résident. La commune récupère le local et y fait faire des travaux, selon un marché de gré à gré passé le 5 octobre 1919 avec Edouard Gibello, entrepreneur de travaux publics à Cusy, pour travaux de maçonnerie, plâtrerie et peinture, dont « la cheminée de la salle à manger à faire à la peinture et marbrée » (1031,45 F). La toiture est encore refaite en tuile en 1937, par Francisque Bogey, artisan à Chainaz-les-Frasses (marché de gré à gré passé le 14 juillet 1935, avec fourniture de tuile Jaudelaincourt, 14 977 F ; ibid.). La tuile a été par la suite remplacée par de l’ardoise.

Destinationsmaison, immeuble à logements
Parties constituantes non étudiéespuits
Dénominationspresbytère
Aire d'étude et cantonHauts de l'Albanais
AdresseCommune : Chainaz-les-Frasses
Lieu-dit : Chainaz
Cadastre : 1891 B2 130 ; 2016 B2 108

L'édifice est globalement datable du 19e siècle, sur une base plus ancienne (remploi d'encadrements : fenêtre à linteau en accolade à l'étage au nord, une fenêtre à encadrement à chanfrein et congés au rez-de-chaussée côté sud-ouest). Son toit était en chaume jusqu’en 1870. Dans la 2e moitié du 19e siècle, des travaux d'entretien sont réalisés au presbytère en parallèle de ceux menés à l'église (mêmes architectes et entreprises). La remise située dans la cour (cadastre de 1891) a disparu. L'édifice a été divisé en plusieurs logements et remanié à la fin du 20e ou au début du 21e siècle : de nombreuses ouvertures ont été percées ou agrandies à cette occasion.

Période(s)Principale : 19e siècle
Secondaire : limite 20e siècle 21e siècle

Le presbytère est situé le long de la rue qui borde l'église au sud. Il possède une cour fermée par un muret avec portail (jambages en pierre, linteau en bois, petit toit en ardoise), sur laquelle donne la porte d'entrée, et où se trouvait un puits (plan cadastral de 1891). L'édifice a un étage carré. Les murs sont en moellon calcaire enduit, les angles (en besace) et les encadrements sont en pierre de taille. Le toit est à croupes, en ardoise, désaxé (débord côté cour).

Murscalcaire moellon enduit (?)
Toitardoise
Étagesrez-de-chaussée, 1 étage carré
Couvrements
Couverturestoit à longs pans croupe
Statut de la propriétépropriété de la commune

Annexes

  • Travaux de réparations, 1841-1919 (AD Haute-Savoie, 6FS : 1151 et 2O : 2166)

    Lors de réparations effectuées au presbytère en 1841, des tuiles sont mentionnées pour le toit (6FS : 1151). Mais après les travaux réalisés sur le couvert de l’église, il est question que les vieilles tuiles de l’église soient réutilisées pour refaire le toit du presbytère qui est en chaume (2O : 2166, lettre de l’archevêque au préfet, 1er mars 1869). Le maître charpentier Etienne Guers propose un devis pour ces travaux (ibid., délibération du 21 mars 1869. Devis pour remployer les tuiles et liteaux de l’église. Dans ce projet il n’y a que 2000 ardoises (sic) portées, le conseil demande à ce que le chiffre soit porté à 3000 car des tuiles pourraient être endommagées par le maniement ou le stockage). Camille Ruphy, architecte de l’église, réalise alors un plan et devis pour le toit du presbytère, que le conseil accepte à condition de pouvoir réutiliser tous les bois de charpente et de ne faire qu’une lucarne sur les quatre prévues (ibid., délibération du 26 juin 1870). Après un rapport du géomètre Cuissin établi le 14 mai 1882, indiquant que la cheminée et le potager de la cuisine sont inutilisables car les molasses sont fendues, qu’il n’y a pas de cheminée à l’étage et que l’escalier des combles et toutes les fenêtres sont à changer, des travaux de rénovation sont réalisés en 1883-1884 par Claude Conversy, entrepreneur à Héry-sur-Alby (5278,65 F ; le devis comprend également des travaux à l’église), sur devis du géomètre Cuissin comprenant de la pierre de taille et des barreaux pour la fenêtre de la salle à manger, plusieurs huisseries de portes et fenêtres, une dalle de potager pour la cuisine (25 F), des molasses pour la cheminée de la cuisine, de la molasse et de marbre pour une cheminée (à l’étage ?), un escalier tournant pour le comble. La réception définitive est signée par l’architecte Eugène Dénarié le 2 avril 1884. De nouveaux travaux sont réalisés en 1897 (en même temps qu’à l’église), par Joseph Ramaz maître plâtrier à Albens, sur projet de Louis Gaime géomètre (devis du 6 octobre 1897 ; réception provisoire le 6 décembre 1897), avec entre autre la construction de deux piliers en brique pour soutenir le portail. Le 5 octobre 1919, un marché de gré à gré est passé entre le maire et Edouard Gibello, entrepreneur de travaux publics à Cusy, pour des travaux maçonnerie et plâtrerie peinture, dont la « cheminée de la salle à manger à faire à la peinture et marbrée ».

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Haute-Savoie. Série 6FS : 1151. Fonds sarde, affaires communales : Chainaz.

    AD Haute-Savoie : 6FS : 1151
  • AD Haute-Savoie. Série 2O : 2166. Chainaz-les-Frasses. Travaux aux édifices religieux. 1861-1937.

    AD Haute-Savoie : 2O : 2166
Bibliographie
  • MARECHAL, Yves. PERSOUD, Pierre. SALOMON, Marie-José. Chainaz-les-Frasses (Patrimoine du Canton d'Alby-sur-Chéran ; 5e cahier). Rumilly : Les Amis du Vieux Rumilly et de l'Albanais (AVRA) / Imprimerie Ducret, 2013. Ill. en coul., 48 p.

    p. 27-29
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