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Présentation de la commune d'Ambérieux-en-Dombes

Dossier IA01000597 réalisé en 2019

Fiche

Aires d'étudesPays d'art et d'histoire de Trévoux Dombes Saône Vallée
AdresseCommune : Ambérieux-en-Dombes

Le toponyme Ambérieux proviendrait du latin ambariacus, nom ethnique porté par des hommes de la cité des Ambarres. Ces derniers constituent l'un des six peuples gaulois occupant la région de la Gaule envahie par les troupes de Jules César en 58 avant notre ère. Au 6e siècle, les rois burgondes possédaient de vastes propriétés territoriales à Ambérieux-en-Dombes. L'historiographie moderne s'entend pour admettre que c'est à Ambérieux-en-Dombes que Gondebaud, en 501 ou 502, promulgue deux titres de la loi Gombette. Ces textes constituent une synthèse juridique entre le code burgonde et les lois romaines, et contribue à l’unification des populations présentes sur le territoire : autorisation des mariages mixtes, service de l’armée pour tous, régularisation du partage des terres… ; Sigismond, fils et successeur de Gondebaud, promulgue à Lyon en 517 la Lex Burgundionum, venant compléter les textes précédents. Ambérieux, toutes ses dépendances et ses habitants sont donnés à l'Abbaye de Cluny en 934 par Hugues et son fils Lothaire, donation confirmée par le pape Léon VII en 936. Mais Maieul de Cluny cède les revenus d'Ambérieux en 973 à un gentilhomme, Hugues. À partir de 1032, Ambérieux est mentionné dans le terrier de la seigneurie de Villars : fief de l'ancien royaume de Bourgogne et de Provence, il inclue alors les châtellenies de Villars, de Trévoux, du Châtelain et de Loyes et une grande partie du Franc-Lyonnais. Au cours du 11e siècle, les sires de Beaujeu commencent à acquérir, à l’est de la Saône, les terres qui constitueront au 13e siècle le Beaujolais à la part de l’Empire. En 1308, Humbert de Thoire-Villars achète la garde d'Ambérieux à Henri d'Antigny, seigneur de Sainte-Croix. Au 15e siècle, Amé de Viry occupe le château d'Ambérieux soit-disant pour le compte du duc de Savoie. C'est non sans mal qu'il en est délogé par les vassaux du duc de Bourbon. Le différend se résout par un accord signé en 1441 entre les sires de Bourbon et le duc de Savoie, confirmant la possession d'Ambérieux par les souverains de Dombes. Confisquée en 1523 par François 1er sur le connétable de Bourbon, la Dombes est restituée en 1560 à Louis de Bourbon-Montpensier. Les Bourbon-Montpensier restent souverains de Dombes jusqu’en 1681. À cette date, la souveraineté passe en nue-propriété au duc du Maine, fils naturel de Louis XIV et de Madame de Montespan. C’est son second son fils, Louis Charles, qui accepte le rattachement définitif de la Dombes à la France, par voie d’un échange, le 19 mars 1762. À la fin du 18e siècle, la commune d'Ambérieux, qui compte environ 342 habitants, est décrite comme étant une "bonne paroisse dont le bourg est composé de 24 maisons", mais "aucune bourgeoisie ne vit dans la paroisse". Le bourg est alors concentré autour du château et de l'église construite à l'intérieur de son enceinte, légèrement surélevé par rapport au village. Entre le château et la place développée à 160 m au sud-est, prend place une foire mensuelle particulièrement consacrée au commerce du cheval, attestée à partir de 1767. Avec l'installation du chemin de fer décidée en 1882, le champ de foire est déplacé 260 m plus au nord. Auparavant, la construction de la nouvelle mairie-école, en 1876, sur un terrain spécialement acquis 160 m au sud du château, entraîne aliénation de terres et l'ouverture d'une nouvelle voie de communication au sud du village en direction de Saint-Jean-de-Thurigneux. Le village se développe alors de part et d'autre de l'actuelle rue Gombette.

La commune s'étend sur 1592 ha., à l'ouest de la Dombes des étangs, sur un terrain relativement plat (altitudes minimale 265 m, maximale 302 m). Elle est limitée au sud par Saint-Jean-de-Thurigneux, à l'est par Lapeyrouse, au nord par Sainte-Olive et à l'ouest par Savigneux. Traversée d'ouest en est par la D904 (Villefranche-sur-Saône à Villars-les-Dombes), du nord au sud par la D66 (Saint-Trivier-sur-Moignans à Saint-Jean-de-Thurigneux), elle compte une vingtaine d'écarts et comptabilisait à l'aube du 21e siècle, 220 étangs. L'habitat se compose d'un village-rue, entouré de fermes éparses, qui donnent leur nom à la toponymie locale : La Micholière, Le Jonchay, Chavagneux, Les Brosses, La luminaire, Les Maisonnettes, Grange Gaillot, Étang de la Praz, les Brosses... Les exploitations sont associées à des étangs, qui disparaissent progressivement avec les changements de mode de production agricole.

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Ain. 2 O 44. Affaires communales. Administration générale. Contentieux (1809-1828). Affaire Dubret (1824-1826). Extraits des registres de délibérations (1891-1900) - 1809-1900.

    AD Ain : 2 O 44
  • AD Ain. 2 O 53. Biens communaux. Terrains communaux, usurpation (1838-1854) ; aliénation (1 plan) (1936-1937). Lavoir et abreuvoir, alimentation en eau (1930-1938). Cimetière, concessions (1889-1940). 1838-1940.

    AD Ain : 2 O 53
  • AD Ain. 2 O 54. Travaux publics. Projet d'adduction d'eau (projet abandonné) (1935-1937). Éclairage public. (1924-1926).

    AD Ain : 2 O 54
  • AD Ain. 3 O 1915. Canton de St-Trivier-sur-Moignans. Chemins. Ambérieux-en-Dombes. Chemins vicinaux : cession de terrains. Savigneux. Aliénation de portions d’anciens chemins (1853-1880).

    AD Ain : 3 O 1915
  • AD Ain. 3 O 1917. Canton de St-Trivier-sur-Moignans. Ambérieux-en-Dombes. Chemin vicinal ordinaire n° 8 Chavagneux aux Vermoz (1882-1886).

    AD Ain : 3 O 1917
  • AD Ain. 3 O 1969. Ambérieux-en-Dombes. Chemin agricole n° 12, d’Ambérieux-en-Dombes à Saint-André-de-Corcy, empierrement et construction d’ouvrages d’art : rapports d’ingénieurs, devis, cahier des charges, détail estimatif des travaux, avant-métré, décompte, analyse des prix certificats de paiement, PV de réception définitive, arrêtés préfectoraux, correspondance, plan parcellaire, plans (1859-1861).

    AD Ain : 3 O 1969
  • AC Ambérieux-en-Dombes. Sans cote. Commerces : statistiques, autorisations (1868-1967).

    AC Ambérieux-en-Dombes : sans cote
  • AC Ambérieux-en-Dombes. Sans cote. Salle polyvalente : réaménagement (1997).

    AC Ambérieux-en-Dombes : sans cote
  • A CC Trévoux-Dombes-Saône-Vallée. Sans cote. Ambérieux-en-Dombes. Plan local d’urbanisme. Révision du POS, élaboration du PLU. Révisions et modifications. Rapport de présentation. Réalités, Bureau d’Étude, Roanne (2013).

    A CC Trévoux Dombes Saône Vallée : sans cote
  • A CC Trévoux-Dombes-Saône-Vallée. Sans cote. Inventaire du petit patrimoine public de compétence communautaire. Ambérieux-en-Dombes. (2016).

    A CC Trévoux Dombes Saône Vallée : sans cote
Documents figurés
  • Village d’Ambérieux / Descollonges, géomètre. Avril 1839. 1 plan papier, aquarelle. [sans échelle] (Archives départementales de l’Ain. 2 O 50).

    AD Ain : 2 O 50
  • Village d’Ambérieux, relevé du plan cadastral / [s.n.] 2 août 1886. 1:2500. 1 plan calque, couleur (Archives départementales de l’Ain. 2 O 51).

    AD Ain : 2 O 51
  • Ambérieux-en-Dombes. La Grande rue / [s.n.] [début 20e siècle] 1 impr. photoméca. n. et b. (carte postale) (Archives départementales de l’Ain. 5 Fi 005/0005).

    AD Ain : 5 Fi 005/0005
Bibliographie
  • Album. Le pèlerinage d'Ars, illustré de 14 gravures et 8 culs-de- lampe d'après Fonville et Dubief,... Par Ad. C.. 1852.

  • PHILIPPON, Edouard. Dictionnaire topographique du département de l'Ain. Paris : Impr. nat., 1911

  • BERTHET, Jacques, RENOUX, Carine. Richesses touristiques et archéologiques du canton de Saint-Trivier-sur-Moignans. Bourg-en-Bresse, 2000.

Périodiques
  • Bulletin municipal d'Ambérieux-en-Dombes. (1985-2016).

    AC Ambérieux-en-Dombes : sans cote
© Région Auvergne-Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel © Région Auvergne-Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel ; © Communauté de communes Dombes Saône Vallée © Communauté de communes Dombes Saône Vallée - Dandel Elisabeth
Elisabeth Dandel

Inventaires de lycées de la région Rhône-Alpes : Gabriel-Faure à Tournon-sur-Rhône, La Martinière à Lyon, Champollion à Grenoble, Plaine de l'Ain à Ambérieu-en-Bugey (2009-2011) ; Jean-Puy à Roanne, Claude-Fauriel à Saint-Étienne (avec Frederike Mulot), Claude-Berthollet à Annecy, Claude-Vaugelas à Chambéry, Olivier-de-Serres à Aubenas, Émile-Loubet à Valence, Robert-Doisneau à Vaulx-en-Velin (avec Frederike Mulot), Pierre-du-Terrail à Pontcharra (avec Frederike Mulot). Inventaire topographique de deux communes de l'ancien canton de Trévoux (Pays d'Art et d'Histoire Dombes Saône Vallée, pour la communauté de communes Dombes Saône Vallée, 2019).


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- Delavenne Magali