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Scierie de Morette actuellement Barrachin Bois

Dossier IA74001022 inclus dans Paysage du bassin-versant du Fier réalisé en 2010

Fiche

  • Vue générale
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  • Parties constituantes

    • barrage
    • remise
    • scierie
    • maison
    • bâtiment d'eau
    • centrale hydroélectrique
Parties constituantes non étudiéesbarrage, remise, scierie, maison, bâtiment d'eau, centrale hydroélectrique
Dénominationsscierie
Aire d'étude et cantonPays de Savoie - Thônes
HydrographiesTorrent de Morette le), Fier Supérieur
AdresseCommune : Thônes
Lieu-dit : Morette
Adresse : route
Départementale
Cadastre : 0A 1 67, 3106, 1666

Attesté depuis le Moyen-Age, le moulin des Morettes connaît une activité importante au début du XVIIIème siècle. La scierie est établie à 120 mètres en aval du pont de Morette. Utilisé pour la meunerie à façon, le site se dote progressivement d´une scierie avec un chantier. Situé dans une enclave reculée aux confins des communes de Thônes et de la Balme-de-Thuy, une agriculture vivrière permet le maintien de nombreuses activités et la fixation de quelques bourgs le long du torrent du Fier. Les mutations économiques poussent peu à peu les entrepreneurs à spécialiser leur production dans l´exploitation du bois. En 1860, le domaine comprend trois bâtiments. La cascade de Morette alimente donc un ingénieux système hydraulique composé de plusieurs aqueducs aériens qui dérivent une partie du ruisseau. La dérivation d´eau alimente une première roue d´un battoir. À la sortie de l´édifice, l´aqueduc en bois surplombe le chemin vicinal n°1 pour alimenter les deux autres édifices. Adossé à l´ancien moulin, la scierie forme avec ce dernier un bâtiment en forme de L. Disposées entre les deux édifices, les roues actionnent les différents rouages des machines. D´une hauteur de 90 mètres, la cascade de Morette ne dispose pas d´un débit constant. Aussi, le nouveau propriétaire décide de construire une nouvelle prise d´eau à la fin du XIXème siècle. Durant les périodes de basses eaux du torrent de Morette, un barrage construit sur le Fier doit alimenter le site. Par une pétition du 9 décembre 1881, M. Etienne-Auguste Girod, médecin demeurant à Annecy-le-Vieux, demande l´autorisation de construire cette dérivation sur le Fier. Ce rentier dispose de biens importants puisqu´il possède aussi la scierie du pont de la Bornalle à Annecy-le-Vieux. La prise d´eau projetée dans le Fier a pour but une augmentation de la force motrice. Cette dérivation longe le chemin vicinal n°1. Par arrêté préfectoral du 18 janvier 1883, M. Girod est autorisé à établir un seuil sur le lit du Fier. Le barrage et la paroie gauche du barrage forme alors un déversoir avec la présence d´un vanne régulatrice. Le conseil municipal de la Balme-de-Thuy, ne s´oppose pas à la construction de la nouvelle prise d´eau. Les eaux sont conduites d´abord par un canal ouvert puis jusqu´au chemin vicinal n°1, une conduite en bois cimentée prend le relais. Sur les quelques derniers mètres, le canal devient souterrain. Les eaux sortiront par le canal de fuite directement restituées au Fier. Au début du XXème siècle une microcentrale hydroélectrique est construite, à cette occasion le bâtiment de la scierie connaîtra de nombreuses modifications, la production artisanale devient industrielle. En 2010, le site est géré par l´entreprise Barrachin Bois.

Remploi
Période(s)Principale : 2e quart 17e siècle
Secondaire : 3e quart 20e siècle
Dates1730, daté par source
Auteur(s)Auteur : Entreprise Magnat-Simon ingénieur attribution par source

Située à la frontière des communes de Thônes et de la Balme-de-Thuy, la scierie de Morette constitue l´une des plus anciennes scieries encore en activité qui borde les rives du Fier. Cette scierie a été alimentée tour à tour par le torrent du Fier et le ruisseau de Morette. Le Fier prend sa source au pied du Mont Charvin. Il présente d´abord une pente rapide jusqu´à l´entrée de Thônes, de là ses déclivités s´adoucissent. Au niveau de la scierie de Morette, le torrent présente une pente moyenne de 0,008 mètre. Entre Thônes et le pont de Morette, le torrent coule au pied d´un coteau formant le contrefort du massif de la Tournette et traverse des terrains boisés et des plaines sédimentaires. En ce point, un barrage était établi sur toute la largeur du Fier mais les différentes crues et les travaux d´endiguement du Fier ne permettent pas le maintien de cette installation. Dès son origine, les artifices du moulin sont directement attaqués par les eaux de la cascade de Morette. D´une hauteur de 90 mètres, cette dernière est d´abord captée simplement à l´aide d´aqueducs aériens en bois. Les avancées techniques et les caprices du ruisseau poussent les propriétaires a creusé plusieurs canaux de fuite afin de réguler son débit. Toujours présentes, ces cavités sont visibles de la route départementale D216. S´appuyant sur les contreforts des coteaux, une conduite forcée alimente directement les deux turbines Francis construites par l´entreprise Magnat Simon du Pont-de-Claix. Le tout est couplé à un moteur électrique construit par l´entreprise J.L. Matabin de Lyon, développant une puissance de 50 KVa. De l´ancien bâtiment de la scierie, il ne reste que la centrale hydro-électrique. De l´autre côté, le bâtiment du moulin demeure. Réalisé entièrement en pierre de taille, le bâtiment comprend un sous-sol, un rez-de-chaussée et deux étages sous combles. Si une extension en bois a fait son apparition sur la façade latérale sud-est, l´autre façade latérale laisse entrevoir les encoches des anciennes roues. Partant de la centrale, le canal de fuite est enterré sous la cour. Rénovée récemment, l´usine s´étend sur une terrasse de 1.31 ha en rive droite du Fier.

Murspierre
béton
bois
Plansplan carré régulier
Étages3 étages carrés
Énergiesénergie hydraulique
Jardinsbois de jardin
États conservationsremanié

Le PLU de la commune de Thônes reste consultable en mairie.

Statut de la propriétépropriété privée
Intérêt de l'œuvreà signaler

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Haute-Savoie : 43J897. Quittance en faveur de François Rey, meunier du moulin de Morette ; mandat de paiement et quittances en faveur de Philippe Deléan, fermier. 1772.

  • AD Haute-Savoie : 6S180. Barrage de prise d'eau dans le Fier pour dériver l'eau du torrent et en conduire dans le bief actuel de l'usine des Morettes, scierie, de M. Girod Etienne Auguste. 1881.

Bibliographie
  • Les Amis du Val de Thônes, Métiers d´autrefois dans la vallée de Thônes. Thônes : Amis du Val de Thônes. 1987. 110 p

  • LANTERNIER Pierre, Annecy et son lac. La Balme de Sillingy : Rossat-Mignod. 2000. 48p

  • Les Amis du Val de Thônes, Chalets, maisons, monuments, villages de la vallée de Thônes : d´hier à aujourd´hui. Thônes : Amis du Val de Thônes. 1981. 104 p.

  • Les Amis du Val de Thônes, Histoire locale et traditions : si la vallée de Thônes m´était contée. Thônes : Les Amis du Val de Thônes. 1983. 100 p.

  • GERMAIN Michel, Thônes et les Aravis autrefois. Montélian : La Fontaine de Siloé, 2001. 184 p.

  • THEVENET Fernand, La Clusaz : mon village d´autrefois. Thônes : Imp. Jacquet. 1990. 119 p.

  • LEPEUDRY Jean Michel, Haute-Savoie d´hier et d´aujourd´hui à travers les cartes postales. Thônes : Tetras, 2003. 209 p.

  • Les amis du musée, Musée du Pays de Thônes Haute-Savoie. Thônes : les amis du musée, 2005. 144 p.

  • GAY Claude, Récits et coutumes antiques des vallées de Thônes (Haute-Savoie). Grenoble : Centre alpin et rhodanien d´ethnologie, 1975, 55 p.

  • France. Département de la Haute-Savoie, Actes du Congrès des Sociétés Savantes, CHALLAMEL J.B. Les scieries de la vallée de Thônes au XIX-XXème siècle. Thônes: Les Amis du Val de Thônes, Baudry et Cie, 1992. n.p.

  • Les Amis du Val de Thônes, Val de Thônes et Aravis : en cartes postales et photos anciennes.Thônes : Les Amis du Val de Thônes. 1998. 199 p.

  • Les Amis du Val de Thônes, Métiers d´autrefois dans la vallée de Thônes. Thônes : Amis du Val de Thônes. 1987. 110 p

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