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Usine de construction de bateaux Félizat puis Usine de fabrication de matériaux de construction dite Ets Borie

Dossier IA69001286 réalisé en 2010

Fiche

  • Vue générale nord
    Vue générale nord
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  • Parties constituantes

    • atelier de fabrication
    • bâtiment administratif d'entreprise
Parties constituantes non étudiéesatelier de fabrication, bâtiment administratif d'entreprise
Dénominationsusine de construction métallique
Aire d'étude et cantonLyon patrimoine industriel - Lyon
HydrographiesRhône
AdresseCommune : Lyon 7e
Lieu-dit : Gerland
Adresse : 8 rue, Jonas-Salk , quai du, Canada , place
Antonin-Perrin
Cadastre : 1999 BZ 130, 133 ; CS 1

Entre 1860 et 1866 Michel FELIZAT fabrique dans le quartier de Gerland les premiers bateaux à coque métallique et à hélices. Il fut en France parmi les précurseurs de ces technologies. Il en fabriqua particulièrement pour la Compagnie des Bateaux Omnibus qui faisaient la ligne la Mulatière - Vaise en s´arrêtant à de nombreux pontons. Plus entreprenant qu´homme d´affaire, ajoutez la récession due à la guerre de 1870 et les problèmes qui en découlèrent, Michel Félizat semble avoir été en difficulté financière dès septembre 1871 (vente de terrain), puis le 16 février 1881 il vend l´ensemble du chantier y compris les machines (machines à vapeur, marteaux pilons, forges) à Jean Bonnardel. (plan de 1930 aux ADRhône qui représente le terrain, la lône et les bâtiments qui ne laisse aucun doute sur l´emplacement de ce chantier). Autour des années 1952/54 la Compagnie Générale de Navigation le Havre - Paris - Lyon - Marseille ou H.P.L.M. (fondée en partie par Francisque et Jean Bonnardel) a vendu la lône Félizat à l´Entreprise BORIE travaux publics. La Sté Borie a comblée la lône et après 40 années d´exploitation, l´a revendue à deux sociétés pharmaceutiques : Pasteur Mérieux Sérum et Vacins (française) et Merck Sharpe et Dohme (américaine). Charles Mérieux et Guy Malher conserveront l´aspect extérieur des bâtiments de la halle Borie, 3 place Antonin Perrin. C´est l´emplacement du siège de leur société.

Période(s)Principale : 3e quart 19e siècle
Dates1860, daté par source
État de conservationrestauré, bon état

Zonage UI : il s'agit d'une zone destinée à accueillir les activités industrielles ou artisanales, ainsi que les constructions de bureaux qui sont liés exclusivement à ces activités.

Statut de la propriétépropriété privée

Annexes

  • Complément historique

    sources : https://sites.google.com/site/bateauxtouristes/home/les-bateaux-omnibus-lyon-histoire/construction-de-bateaux-chantier-felizat-lyon

    Michel Félizat, né le 12 juin 1823 , entrepreneur intrépide achetera "à crédit" des terrains qu’il transformera en chantier de construction de bateaux, certains terrains possédaient déjà quelques traces de cette activité. Le 1 octobre 1864, un lot sera acheté à une Madame Veuve Seguin d’Annonay (Quartier des Rivières pour l’époque). Les chantiers s’installèrent donc le long d'un bras semi-mort (entre le Rhône et la Halle Tony Garnier) que les habitants de Gerland appeleront la "Lône Felizat". De 1860 à 1866, Michel Félizat construit, pour la "Compagnie des Bateaux à vapeur Omnibus", ses premiers bateaux à coque métallique, à hélices et à vapeur, les bateaux portent les noms de Mouche 1, Mouche 2, etc. Il fut en France parmi les précurseurs de ces technologies. La "Compagnie des Bateaux à vapeur Omnibus" faisaient la ligne la Mulatière - Vaise en s´arrêtant à de nombreux pontons. Le 21 octobre 1864, la préfecture du Rhône délivrait l’autorisation de navigation à la "Mouche no. 10". Le succès des bateaux omnibus est tel qu'il intéresse les responsables de l'Exposition universelle de 1866 prévue à Paris. Ces derniers envisagent en effet de transporter les visiteurs par la Seine au moyen d'omnibus. Le préfet de la Seine autorise l'organisation d'un concours sur la Seine destiné à faire apprécier le mérite des divers systèmes proposés. Michel

    Félizat, les établissemenst Chevalier, et de les chantiers de la Buire s'associent pour garantir la construction de la flotte au cas où la "Compagnie des bateaux à vapeur omnibus" remporterait ce concours. Plasson venue présenter la Mouche n°1 remporte sans grande difficulté la concession. Le 10 avril 1866, un arrêté préfectoral l'autorise à mettre en place un service sur la Seine entre le pont Napoléon et le viaduc d'Auteuil. Il s'agît dès lors de construire trente modèles de bateaux à vapeur omnibus en huit mois, soit presque un bateau par semaine. Un gigantesque chantier est lancé et près de 2000 personnes sont employées, dont la plupart sur les chantiers de la Buire.Les trente Mouches sont identiques, longueur 24,50 mètres, largeur 3,60 mètres, tirant d’eau maximum 1,25 mètres, une machine à vapeur verticale de 20 chevaux. Livrés par convois de 5 ou 10, ils remontent ainsi la Saône, empruntent le canal de Bourgogne pour arriver, via l’Yonne et la Marne, à Paris.

    Plus entreprenant qu´homme d´affaire, ajoutez la récession due à la guerre de 1870 et les problèmes qui en découlèrent, Michel Félizat semble avoir été en difficulté financière dès septembre 1871 (vente de terrain). Entre 1867 et 1892 on trouve 8 transactions pour Michel Félizat (3 saisies, 1 acquisition et 4 ventes). Le 16 février 1881 il vend l´ensemble du chantier y compris les machines (machines à vapeur, marteaux pilons, forges) à Jean Bonnardel (C.G.N.).Le terrain est, de nouveau, revendu en 1952-1954, à l’entreprise Borie travaux public. Autour des années 1952-1954 la Compagnie Générale de Navigation le Havre - Paris - Lyon - Marseille ou H.P.L.M. (fondée en partie par Francisque et Jean Bonnardel) a vendu la lône Félizat à l´Entreprise BORIE travaux publics. La Sté Borie a comblée la lône et après 40 années d´exploitation, l´a revendue à deux sociétés pharmaceutiques : Pasteur Mérieux Sérum et Vacins (française) et Merck Sharpe et Dohme (américaine). Charles Mérieux et Guy Malher conserveront l´aspect extérieur des bâtiments de la halle Borie, 3 place Antonin Perrin. C´est l´emplacement du siège de leur société.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Fonds Tabey

    AC Lyon : 7-24
Bibliographie
  • GUINET, Jacques. C'est à la Mouche, les mouches JGU 2000, (article localisé aux AM Lyon, sans cote)

Multimedia
  • https://sites.google.com/site/bateauxtouristes/home/les-bateaux-omnibus-lyon-histoire/construction-de-bateaux-chantier-felizat-lyon

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