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Usine de construction électrique Cifte (Compagnie Industrielle de Tubes électriques) puis Vidéocolor puis Thomson Tubes et Displays actuellement parc d'activités

Dossier IA69001313 réalisé en 2011

Fiche

Parties constituantes non étudiéesbureau, atelier de fabrication
Dénominationsusine de construction électrique
Aire d'étude et cantonLyon patrimoine industriel - Lyon
AdresseCommune : Lyon 8e
Adresse : 4, 6 rue, Jean-Sarrazin , avenue, av Paul-Santy , rue du
Bocage
Cadastre : 1999 BE 178, 180, 181,179, 188, 182, 178

La Compagnie Industrielle de Tubes électriques (Cifte), Lampes photos et Vidéocolor occupe un même site pour trois raisons sociales et des fabrications de lampes de radio et lampes d'éclairage, tubes cathodiques et canons électroniques. En 1987, dans son usine de tubes et canons pour téléviseurs Vidéocolor, à Lyon, Thomson supprime 400 emplois sur 800. Les tubes seront fabriqués en Italie pendant deux ans, avant que la production ne soit transférée au Brésil. Dans la foulée, Thomson délocalise aussi sa production de radio réveils, de téléviseurs, de chaînes hi-fi, et ferme plusieurs de ses usines avec des centaines de licenciements à la clé (Saint Pierre Montlimart, Moulins, Lons le Saulnier). Dans ce secteur les délocalisations continuent dans les années 1990 et encore de nos jours, c'est ainsi que depuis 1993, les effectifs de la filière électronique française sont passés de 500 000 à 220 000 postes.

Période(s)Principale : 1er quart 20e siècle

Le bâtiment d'origine restant (BE 181, 180) est d'un étage carré à toiture shed, rythmé par des travées de 3 sheds, (tout en béton ?). Le rez-de-chaussée est éclairé par des baies oblonges sur toute la façade principale (ouest). Le pignon a des baies au premier étage.

Mursbéton
Toitverre en couverture
Étages1 étage carré
Couverturesshed
État de conservationbon état

grand parcellaire redécoupé aujourd'hui, seule le bâtiment sur la parcelle BE 180, 181 correspond au site de Vidéocolor d'origine

Statut de la propriétépropriété privée

Annexes

  • Attendu de la cour de Cassation (extrait), 1995.

    La société Vidéocolor, devenue la société Thomson Tubes et Displays, se consacre à l'étude, la fabrication et la commercialisation de tubes-images et de leurs composants destinés à l'équipement des téléviseurs couleurs. Elle exerçait son activité sur deux sites à Genlis et à Lyon ; que, pour maintenir sa production et demeurer concurrentielle, elle a décidé de réduire le prix de revient des canons électroniques en procédant à une réorganisation de l'entreprise ; qu'entre plusieurs solutions, a été retenue celle consistant à fermer l'établissement de Lyon, dont une partie des activités a été rattachée à l'établissement de Genlis, tandis que l'autre a été transférée à l'usine de Belo Horizonte au Brésil appartenant à une autre société du groupe Thomson ; qu'un plan social a prévu des modalités de reclassement dont le succès a été relatif, plusieurs salariés ayant même refusé leur mutation à Genlis ; que la société a alors procédé à un licenciement collectif.

    Attendu que, pour décider que les licenciements des salariés non protégés, parties au litige, étaient dépourvus de cause réelle et sérieuse et leur allouer des dommages-intérêts à ce titre, la cour d'appel, après avoir relevé que l'établissement de Lyon avait été fermé et que la réorganisation de l'entreprise avait été décidée dans l'intérêt du groupe Thomson, énonce que les licenciements ne peuvent pas pour autant être considérés comme reposant sur une cause économique réelle et sérieuse, dans la mesure où les emplois des salariés de l'établissement de Lyon n'ont pas été supprimés mais transférés vers d'autres sites, la fabrication des produits réalisés dans cet établissement, loin d'avoir cessé, ayant été reprise dans les usines de Genlis et de Belo Horizonte ;

    Qu'en statuant ainsi, alors que l'établissement de Lyon de la société Thomson Tubes et Displays avait été fermé et que l'activité s'exerçait sur d'autres sites, notamment à l'étranger, dans un milieu différent, ce dont il résultait que les emplois y avaient été supprimés, la cour d'appel a violé les textes susvisés ; PAR CES MOTIFS, et sans qu'il y ait lieu de statuer sur le second moyen : CASSE ET ANNULE, sauf en ce qui concerne les dispositions relatives aux salariés protégés, l'arrêt rendu le 11 mai 1993, entre les parties, par la cour d'appel de Lyon ; remet, en conséquence, quant à ce, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Paris .

    Cour de Cassation, Chambre sociale, du 5 avril 1995, 93-42.690, Publié au bulletin - Légifrance (legifrance.gouv.fr)

Références documentaires

Bibliographie
  • CHAMBON, Catherine. Lyon 8e arrondissement, Histoire et métamorphoses. Edition Lyonnaise d'Arts et d'histoire. 2009

    p. 154 Région Rhône-Alpes, SRI, Lyon
  • L'Expansion, n° 691, novembre 2004

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