Logo ={0} - Retour à l'accueil

Usine Flaquet dite Usine Fracquet et Forge mécanique Bertholiot puis Scierie Bertholio puis Société Bois Sciages et Caisses de Grenoble actuellement maison d'habitation

Dossier IA74001075 inclus dans Paysage du bassin-versant du Fier réalisé en 2011

Fiche

Œuvres contenues

Parties constituantes non étudiéeslogement, bief, scierie, moulin, maison
Dénominationsscierie
Aire d'étude et cantonPays de Savoie - Faverges
HydrographiesTorrent de l'Ire le), Lac d'Annecy
AdresseCommune : Doussard
Lieu-dit : la Glière
Adresse : 17 impasse de
La Scierie
Cadastre : 0C 7 2, 2661, 784, 2664, 2678

Par une pétition du 10 septembre 1861, M. Flaquet Germain, l´un des associés qui gère ce site, demande l´autorisation d´employer la force motrice du torrent de l´Ire appliquée au battoir pour faire marcher un pilon à fruits et une scie circulaire destinée au débitage des menus bois. La dérivation alimentant cet artifice est doublée d´une prise d´eau alimentant le village de Doussard à cette époque. Par Arrêté préfectoral du 25 juillet 1862 autorisant M. Germain Flaquet à ajouter un battoir à chanvre dépendant de ses usines du Pont de Doussard. 25 juillet 1862. M. Flaquet Germain souhaite obtenir l´autorisation d´apporter une modification à l´emploi d´une partie des eaux dérivées de l´Ire pour mettre en mouvement les usines du Pont de Doussard et de substituer à un battoir à blé, un pilon à fruits et une scie circulaire destinée au débitage du bois (courrier du 6 mai 1862). En 1862, les usines du pont de Doussard, situées sur la commune de Doussard sont mises en mouvement au moyen d´une dérivation du torrent de l´Ire. Elles ont été établies en vertu d´une autorisation de l´Intendant de la province du Genevois en date du 19 octobre 1836 et du 5 juillet 1885. Ces usines appartiennent à plusieurs associés et se composent d´un moulin à blé, d´une scierie à bois et d´un battoir à blé et à chanvre. Par Arrêté préfectoral du 7 mai 1875 autorisant M. Fracques (ou Fracque) Julien à apporter des modifications sur la scierie bordant le torrent de l´Ire. 7 mai 1875. Il demande d´apporter à l´usine de M. Mégevant Joseph dont il est locataire, quelques changements à la prise d´eau comme la construction d´une roue hydraulique et le prolongement d´un hangar de huit mètre de longueur. MM. Bertholio et Cartier, usiniers en aval, s´opposent à cette construction car ils estiment que le pétitionnaire n´a pas le droit de prendre une partie des eaux de la dérivation faisant mouvoir l´usine principale pour alimenter la roue motrice de la scie verticale établi dans un petit bâtiment. M. Falquet était l´ancien propriétaire de tous les artifices cités, a été à la fois propriétaire de la scierie mécanique et de l´usine principale appartenant en 1875 à M. Mégevant, ainsi que de l´usine appartenant aux Sieurs Bertholio et Cartier. M. Falquet dans la vente qu´il a faite à M. Mégevand s´est simplement réservé le droit de prendre et recevoir les eaux du bief en dehors des roues de l´usine principale pour le conduire sur son battoir à chanvre. La maison d´habitation est donc construite sur l´ancien battoir à chanvre qui appartenait à cette époque à MM. Bertholio Cartier. Louis Bertholio fils de feu Jean Bertholio et Germain fils de Jean Cartier menuisiers domiciliés à Doussard s´opposent vivement à l´agrandissement de la scierie de M. Juline Farcque, marchande de bois demeurant à Doussard. Les opposants ont acquis de Franceline, fille de M. Germain Flaquet, l´ancien battoir à chanvre suivant un acte du 1er mars 1875. Dans cet acte validé par M. Boffard, notaire à Lyon, ces derniers ont acheté un emplacement où se trouve un battoir à chanvre, une scie circulaire et le cours servant à faire mouvoir ces artifices. M. Germain Falquet avait acquis des frères Chambaz, cette propriété, par un acte de vente du 22 novembre 1860. Par arrêté préfectoral du 12 mars 1876 autorisant les sieurs Bertholio à reconstruire une ancienne usine contenant un battoir à chanvre et une scie circulaire sur les abords de l´Ire l´ancien battoir à chanvre. Les pétitionnaires ont acqui l´ancien battoir, racheté à Mme Franceline Falquet. Cette propriété est située à la Bossière confinée au nord du pont de Doussard (pont de la Glière). Ils ont l´intention de réparer les artifices afin de les approprier à d´autres usages. En 1906, la forge mécanique de Jacques Bertholio, les scieries appartiennent désormais à Calixte Pierre Miquet. Ces deux scieries deviennent la propriété de M. Charles Grange en 1913 puis de Paul Jacquin avant de devenir la propriété de M. Betholio Jacques en 1922. La Société Bois Sciages et Caisses de Grenoble rachètera l´ensemble et l´agrandira. En 2011, la propriété est en indivision. Le bâtiment du moulin, transformé en scierie au début du XXème siècle, comporte des logements et des remises, le bâtiment de la scierie comprend des logements tout comme l´ancienne caserne ouvrière. A l´ouest, une usine en activité occupe les extensions de site construites dans les années 1960.

Période(s)Principale : 2e quart 19e siècle
Principale : 3e quart 19e siècle
Principale : 4e quart 19e siècle
Principale : 1er quart 20e siècle
Principale : 3e quart 20e siècle
Dates1836
1862
1875
1876
1906
1913
1922
1960

Après avoir dévalé la Combe de l´Ire et le hameau d´Armand au sud de la commune de Doussard, le torrent de l´Ire arrivent paisiblement au village de Doussard. Coupant la rivière sur sa largeur, un seuil en rondins de bois témoigne de la présence d´un artifice près de l´impasse de la Scierie. L´ancienne prise d´eau en rive gauche comprend une dérivation partant du seuil et passant dans une conduite souterraine qui était prolongé par un canal qui n´est plus alimenté en 2011. En suivant l´impasse de la Scierie, au sud du village de Doussard, le promeneur arrive directement sur les dépendances de l´ancienne usine de la Société Bois Sciage et Caisses de Grenoble. Le petit potager assure une transition entre les parcelles agricoles et le bâti de cette petite zone artisanale qui comprend huit bâtiments. L´ancienne propriété est délimitée à l´est par le torrent de l´Ire, au nord par la route de Fontaine conduisant au village de Doussard, l´impasse de la scierie distribue les bâtiments du domaine qui suivent un axe nord-sud. Si on arrive du pont de la Glière au nord, en empruntant la route de Fontaine, la villa d´Aimée ouvre la voie au promeneur. Adossée au pont de la Glière, cette propriété est protégée par une « barrière » suivant le tracé de la route. Ce logement patronal correspond à l´ancien battoir à chanvre transformé par la suite en martinet par M. Bertholio à la fin du XIXème siècle. Aujourd´hui cette maison domine le torrent de l´Ire coté est, et laisse entrevoir sur ces façades est et ouest, ces quatre travées de baies. Sa façade sud, donne sur une petite coure intérieure et permet l´accès au bâtiment du moulin et au bâtiment de l´ancienne scierie de l´usine Farque. Montée sur une petite esplanade qui domine le ruisseau de l´Ire, cette petite coure est encadrée à l´est par la scierie, à l´ouest par le bâtiment de l´ancien moulin à blé et au nord par la maison patronal. Une extension en appentis adossée à la façade sud de la maison abrite le jardin d´hiver. De plan carré, le bâtiment de la scierie et le moulin diffèrent de la maison patronale de par leur caractère plus austère, les baies sont moins présentes. Contigu à l´Impasse de la Scierie, le bâtiment du moulin fait face à aux logements ouvriers. Cette ancienne caserne de plan carré, déploie ses onze travées le long de l´impasse dégageant des portes d´accès à l´édifice. Disposant d´un étage carré, cet édifice est protégé par un toit à quatre pans débordant sur la façade antérieure ménageant un préau sur toute la longueur du bâtiment. Un soin particulier a été apporté à l´encadrement des fenêtres, les pierres constituant ces encadrements sont en marbre. Ce bâtiment et entouré par l´Impasse de la Scierie, la route Fontaine et la cour intérieure de la seconde scierie construite sûrement dans les années 1960 qui prolonge le front bâti sur la route Fontaine. De plan en L, cet édifice orienté nord-sud comporte les remises et les ateliers ainsi que le bâtiment des logements et des bureaux.

Murspierre
bois
béton
ciment
marbre
enduit
Toittuile plate mécanique, tôle ondulée, ardoise
Plansplan régulier
Étages3 étages carrés
Énergiesénergie hydraulique

Il s'agit d'un ensemble relativement bien préservé.

Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Haute-Savoie : 10 FS 305, M. Domenge, demande en autorisation pour la construction d'un battoir à huile sur le torrent de l'Ire. 1816 - 1817

  • AD Haute-Savoie : 10 FS 305, Jean-Marie Flaquet, demande en autorisation pour la construction d'artifices sur le torrent de l'Ire. 1825

  • AD Haute-Savoie : 6 S 64, Prise d´eau dans le torrent de l´Ire pour servir au fonctionnement des usines du Pont de Doussard, moulin à blé, scierie, battoir à chanvre, pilon à fruit de M. Falquet Germain. 1861

  • AD Haute-Savoie : 6 S 64, Arrêté préfectoral du 25 juillet 1862 autorisant M. Germain Flaquet à ajouter un battoir à chanvre dépendant de ses usines au Pont de Doussard. 25 juillet 1862

  • AD Haute-Savoie : 6 S 64, Modification à apporter à l´usine de M. Mégevent Jospeh, scierie sur le torrent de l´Ire par M. Fracque Julien. 1875

  • AD Haute-Savoie : 6 S 64, Arrêté préfectoral du 7 mai 1875 autorisant M. Fracques Julien à apporter des modifications sur la scierie bordant le torrent de l´Ire. 7 mai 1875

  • AD Haute-Savoie : 6 S 64, Reconstruction d´une ancienne usine (battoir à chanvre et scie circulaire) et établissement d´une digue le long du torrent de l´Ire par M. Bertholio et Cartier. 1876

  • AD Haute-Savoie : 6 S 64, Arrêté préfectoral du 12 mars 1876 autorisant les sieurs Bertholio à reconstruire une ancienne usine sur les abords de l´Ire. 12 mars 1876

Documents figurés
  • Cadastre 2011, Conseil général de la Haute-Savoie/ Direction des Affaires Culturelles/ SIG/ BDORTHO® - BDCARTO® - © IGN - copie et reproduction interditesPlan

    CAH Haute-Savoie
Bibliographie
  • TISSOT R. Les hauts fourneaux et martinets du Mandement de Faverges. In Bulletin d'Histoire et d'Archéologie, Les Amis de Viuz Faverges. Lyon : CCF, 1973, n°13, 3ème trimestre, 20 p.

    p. 17 - 18
  • TISSOT R. La houille blanche à Faverges. In Bulletin d'Histoire et d'Archéologie, Les Amis de Viuz Faverges. Lyon : CCF, 1973, n°14, 4ème trimestre, 37 p.

    p. 25 - 27
© Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel © Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel ; © Assemblée des Pays de Savoie © Assemblée des Pays de Savoie - Mahfoudi Samir