Logo ={0} - Retour à l'accueil

Village

Dossier IA01000086 réalisé en 1991

Fiche

Dénominationsvillage
Aire d'étude et cantonTrévoux
AdresseCommune : Beauregard
Cadastre : 1823 ; 1984

Le village de Beauregard, bâti sur la partie haute de la côtière, possède une histoire liée à celle du château fort, qui le domine ; ce village n'apparaît donc qu'au 13e siècle, époque où il se peuple et s'étend ; il ne prend, cependant, une réelle importance qu'aux 14e et 15e siècles ; ainsi au 14e siècle, cette bourgade s'entoure de fortifications en brique (vestiges ou remplois dans quelques maisons des rues Anne de Beaujeu et Marie de Berry) pour se protéger des luttes répétées entre les seigneurs de Beaujeu et les ducs de Savoie ; en 1401, cette seigneurie revient à la famille de Bourbon ; en 1465, Jean II fait réparer le château et fortifier le port, qui était spacieux, pour mieux se protéger des attaqués savoyardes ; Pierre II en fait le siège de la Justice de Dombes de 1484 à 1502 ; le village annexe de la paroisse de Frans devient paroisse en 1514 et les habitants sont autorisés à y bâtir une chapelle et un cimetière ; puis en 1563 Beauregard est pillée et mis à sac par les huguenots, sous la conduite de leur chef M. de Soubise : l'Eglise très endommagée, est reconstruite ; quatre ans plus tard les habitants sont obligés, sous peine d'amende de réparer les murailles et le port ; en 1572, la seigneurie de Beauregard est rattachée à la souveraineté de Dombes, date où jusqu'à son annexion partielle au royaume de France, on dénombre trente feux ; la vie de ce petit bourg, blotti au pied de son château, se déplace peu à peu vers la Saône, près d'un port actif, connu dès le 15e siècle (aujourd'hui disparu) , avec un péage perçu dès le 16e siècle prés d'une nouvelle voie routière : le chemin de Saône de Beauregard à Bourg par Chaneins, construite en 1782 ; le long de ces voies de communications s'organisent quatre foires annuelles, et s'implantent des tuileries, des fours à chaux, des halles (mentionnées en 1794, parcelle A 84 ?) ; pendant le 19e siècle le village va connaître plusieurs transformations : construction du pont suspendu en 1831, inondations de la Saôné en 1840 qui détruisent la partie basse du village, dont 6 maisons en pisé (celles-ci seront rebâties avec des matériaux plus solides : galets, briques ou moellons de calcaire pour les 2 premiers niveaux, certaines portent la date 1841 et 1842, la construction du nouveau presbytère en 1843, l'édification de la nouvelle église en 1845, la translation du cimetière en 1863 sur les plans de l'architecte Genéty, la création d'une école communale de garçons, en 1880, en complément de l'école dirigée par la congrégation religieuse des soeurs de Saint-Joseph ; au cours du 20e siècle, l'installation d'un bureau de poste, en 1918, sur les plans de l'architecte Nallet, la mise en place de la station de chemin de fer de l'Ain, ligne de Trévoux à Pont-de-Vaux (aujourd'hui disparue) , la transformation d'un bâtiment pour servir de lavoir en 1938, l'aménagement d'une place publique en 1949, le rattachement du hameau du marronnier à la communé en 1954, et enfin l'achat d'une maison pour y installer la mairie en 1963, sont autant d'éléments qui donnent à ce village l'aspect qu'on lui connaît aujourd'hui

Période(s)Principale : 13e siècle
Principale : 14e siècle
Principale : 15e siècle
Principale : 16e siècle
Principale : 19e siècle
Principale : 20e siècle
Murscalcaire
brique
pisé
enduit
moellon
galet
appareil à assises alternées
Toittuile plate mécanique, tuile creuse
© Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel © Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel - Hartmann-Nussbaum Simone