Logo ={0} - Retour à l'accueil

Ville

Dossier IA01000021 réalisé en 1992

Fiche

Parties constituantes non étudiéesport, pont, église
Dénominationsville
Aire d'étude et cantonTrévoux
AdresseCommune : Jassans-Riottier
Cadastre : 1823 B ; 1984 B

Sous l'Ancien Régime, le hameau de Jassans dépendait de la châtellenie de Beauregard, son église Notre-Dame-de-l'Assomption était une annexe de Frans. Le port de Frans, tenu dès le début du 13e siècle par les seigneurs de ce nom, sous la mouvance de l'église de Lyon, formait une enclave dans le territoire. En 1512, l'archevêque et le chapitre de Lyon ayant cédé au souverain de Dombes leurs droits sur le port et la cure, Jassans entre dans la principauté de Dombes. Excepté les fiefs de Gletteins et de la place, hors agglomération au nord, la configuration du bâti est peu connue avant la fin du 18e siècle. De part et d'autre de la route de Villars au port de Frans, qui traverse la commune d'est en ouest, et du ruisseau du Marmont parallèle, quelques fermes formaient des quartiers : au Chantain, en Bellecour, Grange Basse, ainsi que le Devais au sud, encore dispersés sur le plan cadastral de 1823. Au bourg, une dizaine de maisons s'échelonnaient près de l'église, le long du chemin de Beauregard à Trévoux (rue de la mairie actuelle) , entre Montplaisir au sud et le quartier du Cinier à l'est. Jassans et Riottier sont réunies en une commune à la Révolution : tandis que Riottier se sclérose, Jassans, qui bénéficie du port fluvial de Frans déclaré bien national, en devient le chef-lieu. En 1834, la construction du pont reliant la route de Villars à Villefranche (R.D. 904) , place le port au carrefour de la voie d'eau et de deux grands axes routiers, et provoque l'essor de Jassans. L'agglomération se développe autour de la route de Villars, qui devient la Grand'Rue, et, si l'activité demeure agricole (production de vin et de blé) , des commerces se créent (épicerie et café du Tilleul) , bien que l'activité agricole domine (production de vin et de blé) . Le centre administratif reste au bourg : un presbytère y est bâti en 1848, la mairie s'installe dans l'école de filles, fondée avant 1859. La construction de la nouvelle église en 1864 amène des changements : transfert du cimetière en 1865, construction d'un nouveau presbytère en 1872, l'ancien devenant école de garçons. L'arrivée du chemin de fer à la fin du 19e siècle, ligne de Trévoux à Saint-Trivier-de-Courtes, puis ligne de Villefranche à Bourg pour laquelle on reconstruit le pont en 1902, et la création de la gare entraînent une nouvelle expansion urbaine. Au carrefour se bâtissent les immeubles des employés du chemin de fer et, le long de la route de Trévoux à Chalon (rue Edouard Herriot) , des maisons individuelles. L'activité portuaire est intense, cafés, restaurants et hôtels se multiplient, la population s'accroît, les écoles s'agrandissent (1905-1909) , un bureau de postes est élevé en 1918. Entre les deux guerres, la facilité des voies de communications permet à L. Fournet, qui transforme son commerce de bois en scierie à vapeur, de créer une zone industrielle entre le bourg et le port. En 1932, la mairie déménage dans une ancienne maison bourgeoise et édifie un groupe scolaire sur son terrain. Malgré la vente du port de Frans à Villefranche et la suppression du chemin de fer, la ville ne cesse de s'étendre, englobant les vieux quartiers dans des lotissements récents. Aujourd'hui banlieue de Villefranche, sa population a triplé en trente ans (4632 h. en 1990) . La zone industrielle s'est déplacée à l'est

Période(s)Principale : Moyen Age, Temps modernes, Epoque contemporaine
Murscalcaire
pisé
moellon
Toittuile creuse, tuile plate mécanique
© Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel © Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel - Jourdan Geneviève