La chapelle est appelée parfois "communaliste" ou "église ancienne du Veurdre" ou encore "chapelle du Doyenné" en tant que lieu de sépulture privilégié des curés doyens du Veurdre (Moret, 1913). La chapelle, d'après Eugène Lebrun qui en dresse le relevé en 1913, possède un chœur et abside du 12e siècle, une nef de la fin du 13e siècle.
En 1913, Eugène Le Brun signale des peintures murales [romanes?] visibles dans le sanctuaire : "tout le sanctuaire était décoré de fresques, dont quelques unes sont en partie visibles, quoique encore recouvertes, presque en totalité, de plusieurs couches successives de lat de chaux ; dans l'état actuel, il est impossible de reconnaitre ce que ces fresques représentent ..."
Au nord et au sud des chapelles seigneuriales sont construites probablement à la limite des 15e et 16e siècle, connues sous le nom de chapelle Normandeau au nord et chapelle Alarose au sud. La chapelle Alarose a disparu à une date indéterminée ; elle ne figure plus sur la cadastre napoléonien de 1831. D'après les archives de la Beaume possédées par Eugène le Brun, la chapelle nord est l'objet de travaux en 1620 : "le 19 décembre 1620, maître Jacques Normandeau, chirurgien, demeurant en la ville du Veurdre, passa un contrat avec Antoine Lozayne, maitre tailleur de pierre de la paroisse de Saint-Dixier-sous-Châtelus, pour faire réparer, dans la chapelle du doyenné, une petite chapelle à main droite, du costé et joignant le jardin de maistre Laurens Alarose, notaire royal, en laquelle chapelle ledict Normandeau a une sienne fille enterrée, plus faire le pied droit de l'arcade en quartier de pierre de taille..., enfoncer une pierre dans la muraille, laquelle pierre ledit Lozayne sera teneu engraver de ce que luy sera dict par ledit Normandeau et y engraver les armes d'icelluy, sera aussi teneu de reffaire la fenestre de la ditte petite chapelle à clere voix et pierre de taille à la façon de icelle autre petite chapelle qui est à main gauche..."
L'édifice, désaffecté à une période indéterminée, est propriété de la famille Alarose de la Charnée après la Révolution et jusqu'au milieu du 19e siècle. Il est transformé en maison d'habitation et atelier au cours des 19e et 20e siècles.
Historien du Veurdre 03