Dossier d’œuvre architecture IA03000657 | Réalisé par
  • inventaire topographique, Inventaire du Val-d'Allier (nord)
Chapelle Notre-Dame dite du Doyenné puis forge et maison d'habitation, actuellement brasserie.
Œuvre étudiée
Copyright
  • © Région Auvergne-Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Val d'Allier (nord)
  • Commune Le Veurdre
  • Lieu-dit
  • Adresse 23 rue de Bourbon
  • Cadastre 2018 B1 125  ; 1831 B1 142
  • Dénominations
    chapelle
  • Vocables
    Notre-Dame
  • Appellations
    du Doyenné

La chapelle est appelée parfois "communaliste" ou "église ancienne du Veurdre" ou encore "chapelle du Doyenné" en tant que lieu de sépulture privilégié des curés doyens du Veurdre (Moret, 1913). La chapelle, d'après Eugène Lebrun qui en dresse le relevé en 1913, possède un chœur et abside du 12e siècle, une nef de la fin du 13e siècle.

En 1913, Eugène Le Brun signale des peintures murales [romanes?] visibles dans le sanctuaire : "tout le sanctuaire était décoré de fresques, dont quelques unes sont en partie visibles, quoique encore recouvertes, presque en totalité, de plusieurs couches successives de lat de chaux ; dans l'état actuel, il est impossible de reconnaitre ce que ces fresques représentent ..."

Au nord et au sud des chapelles seigneuriales sont construites probablement à la limite des 15e et 16e siècle, connues sous le nom de chapelle Normandeau au nord et chapelle Alarose au sud. La chapelle Alarose a disparu à une date indéterminée ; elle ne figure plus sur la cadastre napoléonien de 1831. D'après les archives de la Beaume possédées par Eugène le Brun, la chapelle nord est l'objet de travaux en 1620 : "le 19 décembre 1620, maître Jacques Normandeau, chirurgien, demeurant en la ville du Veurdre, passa un contrat avec Antoine Lozayne, maitre tailleur de pierre de la paroisse de Saint-Dixier-sous-Châtelus, pour faire réparer, dans la chapelle du doyenné, une petite chapelle à main droite, du costé et joignant le jardin de maistre Laurens Alarose, notaire royal, en laquelle chapelle ledict Normandeau a une sienne fille enterrée, plus faire le pied droit de l'arcade en quartier de pierre de taille..., enfoncer une pierre dans la muraille, laquelle pierre ledit Lozayne sera teneu engraver de ce que luy sera dict par ledit Normandeau et y engraver les armes d'icelluy, sera aussi teneu de reffaire la fenestre de la ditte petite chapelle à clere voix et pierre de taille à la façon de icelle autre petite chapelle qui est à main gauche..."

L'édifice, désaffecté à une période indéterminée, est propriété de la famille Alarose de la Charnée après la Révolution et jusqu'au milieu du 19e siècle. Il est transformé en maison d'habitation et atelier au cours des 19e et 20e siècles.

  • Période(s)
    • Principale : 12e siècle
    • Principale : 13e siècle
    • Principale : limite 15e siècle 16e siècle
    • Secondaire : 1er quart 17e siècle
    • Secondaire : 19e siècle
    • Secondaire : 20e siècle

L'aspect d'origine de l'édifice a été restitué par Eugène Le Brun (1913). La nef, le chœur et l'abside, perceptibles de l'extérieur, sont bâtis de moellons de calcaire partiellement enduits. Des vestiges de baies romanes en plein cintre en partie obturées subsistent, les murs ont été repercés de baies à portes et fenêtres, la façade occidentale refaite. Outre le "petit appareil en pierre du pays" [probablement la pierre calcaire], Eugène Le Brun cite l'emploi du "grès de Bourbon" dans la construction de l'édifice. Les toitures à longs pans terminées en croupe à l'ouest ou semi-coniques soulignant le couvrement en cul-de-four à l'est, sont plus basses sur la nef, elles sont couvertes de tuiles plates.

A l'intérieur, les parties accessibles laissent apparaitre la mouluration flamboyante des arcs des anciennes chapelles seigneuriales et celle d'un ancienne niche ou lavabo sous un arc en accolade dont la pointe est surmontée d'un chou frisé. Sur un corbeau subsistant de la chapelle des Alarose sont sculptées les armoiries familiales.

A la base d'une porte, une pierre de taille calcaire conserve la trace d'un graffiti en forme de bateau, témoin de l'activité batelière du Veurdre.

  • Murs
    • calcaire
    • grès
  • Toits
    tuile plate
  • Plans
    plan allongé
  • Couvrements
    • cul-de-four
  • Couvertures
    • toit à longs pans
  • État de conservation
    remanié, désaffecté, vestiges
  • Techniques
    • peinture
  • Représentations
    • armoiries
  • Précision représentations

    Des peintures murales sont signalées dans le chœur par Eugène le Brun en 1913. Les armoiries de la famille Alarose sont sculptées sur un corbeau au sud de l'ancienne nef : d'azur au chevron d'or, accompagné de trois roses d'argent. Un graffiti en forme de bateau a été gravé sur une pierre calcaire.

Bibliographie

  • LE BRUN, Eugène, Une petite ville bourbonnaise, le Veurdre : ses seigneurs, ses châteaux et leurs possesseurs. Paris : Champion ; Moulins : Louis Grégoire,1913. (Reprint : Paris : Le livre d'histoire-Lorisse, 2006)

    p.97-100
  • MORET, Jules-Jacques. Notes pour servir à l'histoire des paroisses bourbonnaises : deuxième période : du XVIe siècle à la Révolution. Deuxième partie : Paroisses qui dépendaient de l'Archevêché de Bourges. Moulins : Crépin-Leblond, 1913.

    p. 271
Date(s) d'enquête : 2024; Date(s) de rédaction : 2025
© Région Auvergne-Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel