Dossier d’œuvre architecture IA03000660 | Réalisé par
  • inventaire topographique, Inventaire du Val-d'Allier (nord)
Demeure, actuellement musée dit Maison de la Batellerie
Œuvre étudiée
Copyright
  • © Région Auvergne-Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Val d'Allier (nord)
  • Commune Le Veurdre
  • Lieu-dit
  • Adresse 3-5 rue du Trou Gandou
  • Cadastre 2018 B1 1337 ; 1339 ; 1340 ; 1338 ; 1341 ; 1121 ; 1119  ; 1831 B1 110

Plusieurs critères morphologiques : moulurations des encadrements des baies , base de l'escalier en vis, permettent de dater la construction de cette demeure du 15e siècle ou du début du 16e siècle. Elle a dû être modifiée au cours des différentes époques avant et après la Révolution, aucune analyse dendrochronologique à ce jour n'a permis d'affiner les datations des structures de bois, notamment, qui restent témoins des permanences constructives.

D'après Eugène Le Brun (LE BRUN, 1913), cette maison "était habitée, au XVIIe siècle par maître Jean Turchy, notaire Royal , lieutenant au baillage et châtelain de Neure et par sa femme Maguerite Simon ; elle devint ensuite propriété de son fils, Hippolyte Turchy, notaire royal et époux de Anne Baffier [sic, pour Anne Raffier].

En 1832, le tableau indicatif .. en attribue la propriété à "Gayon Antoine, pontonnier".

En 1913, cette maison, toujours d'après Le Brun, est propriété de "M. Simonnet, marchand de bois".

Cet édifice est actuellement propriété de l'association d'arts et traditions populaires La Chavannée qui a créé en son sein en 1998 un espace muséographique consacré au patrimoine de la rivière Allier : la Maison de la Batellerie.

En 2014, 2022-2023 et 2025 plusieurs campagnes de travaux ont permis de rénover l'édifice.

  • Période(s)
    • Principale : limite 15e siècle 16e siècle
    • Principale : Temps modernes, 19e siècle
    • Secondaire : 1er quart 21e siècle

Le plan masse de l'édifice présente, autour d'une cour, un bâtiment principal à tour d'escalier centrale jouxtant en équerre deux ailes et un autre bâtiment dissocié, probablement une ancienne grange.

Elévation extérieure :

La façade occidentale du bâtiment principal donne sur la rue du Trou-Gandou ; elle est percée d'une porte et de deux fenêtres en rez-de-chaussée dont l'une présente un soubassement obturé (ancienne porte ou ancien accès de cave?). A l'étage sont ouvertes deux fenêtres. Tous les encadrements sont primitivement de pierre de taille de calcaire ; ils ont été ponctuellement modifiés par endroits mais la première fenêtre de l'étage a conservé des pierres de taille moulurées. Une corniche à trois rangs de briques plates court sous la toiture à longs pans couverte de tuiles plates. Le mur clôturant la cour est en rez-de-chaussée, couronné d'une corniche de briques, il prolonge celui d'un appentis et se trouve percé d'une porte piétonne. Il jouxte le pignon en bâtière de l'ancienne grange supposée, d'une grande baie (percée ultérieurement?) et surmontée d'une baie en plein cintre à encadrement de briques.

L'élévation des mêmes bâtiments sur la cour intérieure peut-être restituée à l'aide des prises de vues préalables aux travaux des années 2020-2022.

Le piquetage des anciens enduits du bâtiment occidental à appentis, desservi sur trois niveaux par la tourelle d'escalier, a mis au jour un petit appareil de moellons de calcaire sur toute sa face est. L'appentis est probablement contemporain du reste de cette aile ; il est percé d'une porte et d'une fenêtre en rez-de-chaussée et d'une fenêtre haute. L'aile à un étage est percée d'une fenêtre surmontant une baie obturée (ancienne base de porte ou ancienne porte de cave?), le premier étage est aveugle animé par une pierre en boutisse, aucune corniche ne souligne la toiture à longs pans de ce côté.

On accède à la tour d'escalier en vis par une porte en rez-de-chaussée, à linteau de bois ; l'escalier est éclairé par des petites baies à encadrements de pierre de taille à linteaux et piédroits monolithes dont deux d'entre-elles possèdent un simple épannelage ou des moulurations. Ces encadrements sont de calcaire contrairement à celui de la fenêtre sommitale en grès. Trois rangs de briques rouges et noires soulignent le toit conique de la tour, couvert de tuiles plates.

L'aile en retour, à façade sur cour méridionale, est percée de trois baies : deux portes et une fenêtre. L'encadrement mouluré de la fenêtre est une restitution crée lors des travaux des années 2020, ceux des portes sont composites et ont conservé des pierres de taille de calcaire dont, pour la première, un linteau monolithe mouluré dont le relief d'une clé saillante devait peut être porter une inscription de date aujourd'hui illisible. La toiture de petites tuiles plates est soulignée d'une corniche de trois rangs de briques.

Avant restauration, la façade sur cour du bâtiment édifié sur les parcelles 1338 et 1341 présente plusieurs types de matériaux : pierre calcaire et brique en encadrement d'une porte en rez-de-chaussée et briques à l'étage (ce même matériau forme l'encadrement de la baie en plein cintre en pignon sur rue). Il semblerait que ce changement de matériau soit un signe de surélévation voire une substitution de matériau plus fragile comme le bois. L'étage existait-il primitivement et était-il en pan de bois ou bardage?

Intérieur :

L'escalier en vis de pierre permet l'accès à trois niveaux du bâtiment principal : rez-de-chaussée, étage et combles. A sa base son noyau est taillé en section polygonale souligné de deux tores. Au sommet l'enrayure de la charpente conique en bois est soutenue à la croisée des entraits par une poutre de section polygonale. Des coyers convergent vers le centre, assemblés à des goussets formant un carré. Sur le même plan, des lattes dont les interstices sont garnis de torchis, comblent les vides. Tous les assemblages sont chevillés en bois.

Les différentes pièces servant actuellement de salles d'exposition sont disposées en enfilade séparées par des galandages à pan de bois dans lesquelles sont ouvertes des portes à encadrement de bois également. La plupart des pièces ont conservé des pavements de tomettes de terre cuite.

  • Murs
    • calcaire moellon crépi
    • calcaire pierre de taille
    • brique
    • bois
    • torchis
  • Toits
    tuile plate
  • Étages
    en rez-de-chaussée, 1 étage carré
  • Couvrements
  • Couvertures
    • toit à longs pans
    • toit conique
  • Escaliers
    • escalier demi-hors-oeuvre : escalier en vis
  • Statut de la propriété
    propriété d'une association, Propriété de l'association "La Chavannée".

Documents d'archives

  • AD Allier. 3P1036. Le Veurdre : tableau indicatif des propriétés foncières, de leurs contenances et de leurs revenus (section A à D).1832.

    AD Allier : 3P 1036
  • ASSOCIATION LA CHAVANNEE. La Maison de la Batellerie, 3-5 rue du Trou-Gandou 03320 Le Veurdre : [dossier] de candidature au Prix Emile Mâle 2025 présentée par La Chavannée Embraud 03320 Château-sur-Allier.

Bibliographie

  • LE BRUN, Eugène, Une petite ville bourbonnaise, le Veurdre : ses seigneurs, ses châteaux et leurs possesseurs. Paris : Champion ; Moulins : Louis Grégoire,1913. (Reprint : Paris : Le livre d'histoire-Lorisse, 2006)

    p. 114
Date(s) d'enquête : 2024; Date(s) de rédaction : 2026
© Région Auvergne-Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel
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