Dossier d’œuvre architecture IA03000667 | Réalisé par
  • inventaire topographique, Inventaire du Val-d'Allier (nord)
Auberge du Lion d'Or puis auberge de la Croix d'Or actuellement maison d'habitation.
Œuvre étudiée
Copyright
  • © Région Auvergne-Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Val d'Allier (nord)
  • Commune Le Veurdre
  • Lieu-dit
  • Adresse 8 rue d'Allier
  • Cadastre 2018 B01 1149  ; 1831 B01 90
  • Dénominations
    maison, auberge
  • Appellations
    Auberge du Lion d'Or, Auberge de la Croix d'Or

Des caractéristiques stylistiques permettent de rapprocher cet édifice (n°8) des deux autres bâtiments contigus (n°6 : IA03000666 et n°12), rue d'Allier, dont il est en partie contemporain. Il possède une façade sur la rue d'Allier au nord ouest et un bâtiment de dépendances (qualifié de "bucher, écurie, remise en 1906") en retour d'équerre , formant un plan en L.

Les propriétaires :

D'après Eugène Le Brun (1913), cette "hostellerie" était à l'enseigne du Lion d'Or puis au 19e siècle à celle de la Croix d'Or. Il en cite les noms des aubergistes entre 1651 et 1836, parmi lequel celui de Michel Geneste que l'on retrouve dans les registres paroissiaux du Veurdre en tant que "cuisinier du Lion d'Or", épousant Anne Vernusse "servante de ladite auberge" le 20 octobre 1663 (genberry).

Gilbert Alarose, procureur du roi en était le propriétaire au commencement du 18e siècle. Lors de son mariage en 1737, il reçoit de sa mère "le logis du Lyon d'Or" en même temps que la propriété et l'usufruit des terres de la Baume (Généanet). Par alliance, cette auberge passe aux main de Champdumont d'après Lebrun ou au comte de Chalus (Généanet).

En 1832, d'après le tableau indicatif des propriétés foncières..., l'édifice, constitué de "maison, bâtiment et cour" sur la parcelle 90, appartient à Roux Gilbert, qualifié d'"aubergiste".

Le 20 novembre 1838, Gilbert Roux vend à Marc Imbert, marinier, l'auberge de la Croix d'Or ; à son décès le 20 avril 1839, Anne Simonin, sa femme en hérite.

Le 5 octobre 1839, Rémy-Michel Resmond propriétaire de la maison contigüe au sud (actuel n°6, rue d'Allier) achète l'édifice ; une description du lieu est contenue dans l'acte de vente (Généanet). Vers 1846, la disparition des recensements de population de la famille d'aubergistes Raynaud laisse a penser que l'activité n'a plus lieu à cette adresse. Au début du 20e siècle, les deux bâtiments appartiennent à Henri Meige, petit-fils de Rémy-Michel Resmond qui les assure en 1906 et en établit la promesse de vente le 29 mars 1907 au docteur Pierre Mouchet (Archives privées).

En 1913, la maison appartient au docteur Pierre Mouchet d'après Eugène Le Brun, puis à ses descendants.

En 1991, les deux bâtiments n°6 et n°8, sont de nouveau séparés.

Les campagnes de construction :

Plusieurs campagnes de construction sont perceptibles notamment au 15e siècle : cave, escalier en vis dans oeuvre, base du noyau de l'escalier moulurée, petites baies à l'encadrement chanfreiné de la partie sud. Au 18e siècle a lieu l'agrandissement des fenêtres de la façade sud-est coté nord et une possible modification de la façade sur rue si l'on retient la trace d'une date portée sur un linteau de fenêtre de ce côté : 178 (5?)

La distribution de l'édifice dans le second quart du 19e siècle, est connue par un acte de vente du 5 octobre 1839. (Voir annexe 1).

Au début 20e siècle, en 1907, des travaux d'aménagement intérieurs (création de puits de lumière, de toilettes, ajout de cheminées...) sont réalisés par l'architecte vierzonnais Paul Gauchery (1846-1925) pour Pierre Mouchet, peu après son achat. (Plans : collection particulière, non communicables).

Le plan masse primitif de l'édifice, en L, comprend la maison d'habitation édifiée le long de la rue d'Allier au nord-ouest et les dépendances en retour d'angle au nord (non étudiées). L'élévation sur rue est à rez-de-chaussée surélevé au dessus d'une cave, surmonté d'un étage carré à combles sous toiture à longs pans. Sur la rue, un escalier à volée double permet d'accéder à la porte d'entrée. Quatre fenêtres en rez-de-chaussée, trois à l'étage surmontées chacune d'une baie éclairant les combles, sont percées dans la façade ; elles possèdent des encadrements de pierre de taille de calcaire.

En plan, la façade sud-est, sur jardin, est bâtie en retrait de la façade mitoyenne du n°6, rue d'Allier. Elle est édifiée elle même en deux parties, celle plus au nord étant en retrait par rapport au sud signe d'une probable reprise dans la construction.

Cette façade présente sur sa partie sud, la plus ancienne, une élévation à trois niveaux au dessus d'une cave dont la porte, basse, est jouxtée, de part et d'autre, d'une fenêtre percée ultérieurement et d'une porte d'accès à un escalier en vis dans-oeuvre. A l'aplomb de l'entrée sont percées sur deux niveaux des petites fenêtres éclairant l'escalier, à encadrements de pierre de taille chanfreinés comme une troisième plus au nord, percée au premier étage.

En léger retrait, la partie nord de la façade, quoique construite avec un appareil mixte de moellons de grès et calcaire semblable, semble-il à celui de la première partie, a été remaniée et percée de larges baies (deux fenêtres et une porte) postérieurement.

A l'intérieur, la cave est voutée, on y accède par une volée droite d'escalier de pierre de taille ; elle possède une niche creusée dans le mur au sud -est, d'usage indéterminé.

L'escalier en vis, de pierre de taille, possède un noyau dont la base moulurée est proche de celle de l'escalier hors-oeuvre de l'édifice mitoyen (6, rue d'Allier : IA03000666)

  • Murs
    • calcaire moellon
    • grès moellon
    • calcaire pierre de taille
  • Toits
    tuile plate
  • Étages
    rez-de-chaussée, 1 étage carré, 1 étage de comble
  • Couvertures
    • toit à longs pans
  • Escaliers
    • escalier dans-oeuvre : escalier en vis
  • Statut de la propriété
    propriété d'une personne privée

Documents d'archives

  • AD Allier. 3P1036. Le Veurdre : tableau indicatif des propriétés foncières, de leurs contenances et de leurs revenus (section A à D).1832.

    AD Allier : 3P 1036

Bibliographie

  • LE BRUN, Eugène, Une petite ville bourbonnaise, le Veurdre : ses seigneurs, ses châteaux et leurs possesseurs. Paris : Champion ; Moulins : Louis Grégoire,1913. (Reprint : Paris : Le livre d'histoire-Lorisse, 2006)

    p. 112

Documents multimédia

  • Chronique familiale :  Histoire de la maison familiale du Veurdre / famille Mouchet. In : Arbre généalogique de caramouchet- [site] Geneanet.org.

  • Racines en Berry : Dépouillement d'actes de l'état-civil et des registres paroissiaux (genberry.com)

Annexes

  • Annexe 1 : Vente par Anne Simonin à Rémi-Michel Resmond en date du 5 octobre 1839 (extrait : collection particulière)
Date(s) d'enquête : 2024; Date(s) de rédaction : 2026
© Région Auvergne-Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel