Jules Weitz alsacien d'origine installe en 1883 un atelier au "champ fleuri" (Plan ADR de 1888 5M etcl 148) qui rappelait le lieudit "des champs fleuris" territoire de la Buire dans le 3e arrondissement (attesté en 1837) qui devient la rue Danton en 1904. Weitz entreprend la fabrication du matériel dit de "chemin de fer portatif", voies, aiguillages, plaques tournantes, wagonnets, ainsi qu'une gamme de petit outillage, pelle, pioche, brouettes. En 1890 installation de l'usine à Gerland, 3 rue des Culattes. Entre 1890 et 1910, il participe à de nombreux réseaux SNCF : construction de voie de un mètre et de matériel roulant, et équipe de grands établissements industriels : la manufacture d'armes de Saint-Etienne, le Parc d'Artillerie de la Mouche, les fonderies de Bourges, les usines Gillet... En 1908, un permis de construire est déposé pour la construction de hangars par Bouchet entrepreneur.
Après la mort de Jules Weitz en 1910, la société développe le matériel des Bâtiments et Travaux Publics : bétonnières, pelles mécaniques de terrassement. Un permis de construire est déposé pour un atelier avec sous-sol (AC Lyon 314W/379, 1910). Un autre permis de construire est déposé en 1911 pour la construction de bâtiments pour l'usine de chemins de fer portatifs et fixes J. Weitz ch. du Pré Gaudry, ch. des Culattes (AC Lyon 344W/226 dossier n° 34). En 1916, un bâtiment (administratif ?) est réalisé rue Gaudry, toujours visible aujourd'hui, (AC Lyon 314W577).
En 1932, La société Weitz est la première à faire l'essai pour les matériaux de levage. Mais à partir de 1943, intégré au groupe Richier elle se spécialise dans cette branche sous la raison sociale Weitz SA. Charpente, grosse chaudronnerie soudée, grues à tour Weitz les premières construites en France, grues mobiles sur pneumatiques. 500 ouvriers spécialisés. Actuellement un parc d'activité c'est créé sur l'ensemble de la parcelle BS 54, dont la carrosserie Beyragued installée dans une grande halle.
Depuis 2021, cette usine qui fabriquait à Lyon du matériel de levage, a été pratiquement détruite en totalité. Il ne reste que deux bâtiments : une halle de constructions de grues, qui est occupée provisoirement (urbanisme transitoire avant démolition) par un collectif d'artistes et réparation de vélos et par des jardins collectifs. L'ancien bâtiment administratif des usines Weitz était occupé ces dernières années par un cabinet d’expertise comptable et deux radios. Suite aux Journées Européennes du Patrimoine de 2015 à 2017, l'intérêt patrimonial est apparu comme évident. Le bâtiment des anciens bureaux des Ets Weitz est reconverti par Françoise Raynaud, architecte à Paris avec un projet comprenant la réalisation de bureaux en surélévation d'un étage du bâtiment d'origine. La grande halle, elle, ne sera pas conservée et sera démolie en totalité fin 2023.