Le grand chantier d'après guerre de Lyon sous le mandat d'Edouard Herriot, est la construction de deux très grands entrepôts en 1947, à la gare de la Guillotière. Ils sont de même forme mais en matériaux différents. Les concepteurs sont l'architecte Paul Peirani et l'ingénieur Jean Clet qui s'inspire des travaux de Bernard Laffaille sur les voiles minces. La première tranche de la halle de Lyon a été exécutée selon les plans de Laffaille. Après la Seconde Guerre mondiale la SNCF fait appel à l'ingénieur Bernard Laffaille (1900-1955) pour la reconstruction et la modernisation de certains de ces équipements : rotondes pour locomotives à vapeur, ateliers d'entretien et de réparation du matériel roulant et autres halles à trafic accéléré de transbordement des colis. Il s'agit des halles d'Anger-Saint-Cloud, Lyon-Guillotière, Pantin-Bobigny et Paris-Tolbiac. Seuls l'atelier accolé à la rotonde d'Avignon et la première tranche de la halle de Lyon ont été exécutés selon les plans de Laffaille. Cet ingénieur mène depuis les années 1920 des expérience d'avant-garde sur le béton préfabriqué et les coques en voile mince, il a notamment inventé le poteau en V qui permet d'alléger la structure, d'économiser de la matière d'obtenir une meilleure résistance au flambement. C'est l'entreprise L'Avenir (coopérative de maçons qui à partir des années 1920, est chargée de nombreux grands chantiers de Lyon) qui est maître d'ouvrage de la construction des deux halles de la gare de la Guillotière. Le site est privatisé en 2002 et devient le Service National de Messagerie plus connu sous le nom de la Sernam, toujours pour le transbordement des colis.
Lors de construction de la halte ferroviaire Jean Macé, une travée à ouest a été démolie.