L'artiste s'est rendue en 1967 sur le site de l'établissement afin de concevoir un projet en étroite résonance avec son environnement architectural. Elle propose d'installer près de la cour de récréation et de la galerie de circulation, sur une pelouse bordant l’aire d’évolution des élèves, un ensemble sculpté en forme de labyrinthe composé d’une succession de murs en béton armé ou en maçonnerie. Ces murs ainsi que la surface du sol inscrite à l’intérieur de ceux ci seraient revêtus de pastilles blanches en émaux de Briare ou en petits carreaux de grès. La hauteur des murs est adaptée afin de permettre la surveillance des élèves à l’intérieur du labyrinthe.
Le projet n'est présenté en commission nationale des travaux d'art que le 20 février 1974. Bien qu'au cours des discussions ce projet ait été jugé peu adapté aux élèves d’un lycée, qu'aient été regrettés le côté systématique de la forme et la monochromie blanche, il reçoit un avis favorable à sa réalisation, pour un montant de 118 675 frs : " Par sa conception géométrique à la fois souple et rigoureuse est bien étudié pour s’intégrer à l’architecture environnante". L'arrêté d’agrément est pris le 27 mars 1974.
Chercheuse au service de l'Inventaire général du patrimoine culturel d'Auvergne-Rhône-Alpes (2006-...)