Logo ={0} - Retour à l'accueil

Aiguillage, dit poste 1 de Lyon-Perrache

Dossier IA69000836 inclus dans Quai Rambaud réalisé en 2001

Fiche

Á rapprocher de

Appellationsposte 1 de Lyon-Perrache
Dénominationsaiguillage
Aire d'étude et cantonLyon Confluent
AdresseCommune : Lyon 2e
Lieu-dit : Confluent
Adresse : quai
Rambaud
Cadastre : 1999 BS 6

Poste d'aiguillage construit dans le deuxième quart du 20e siècle ; poste de commande Alsthom installé vers 1951.

complément données : Rails et histoire / Railway Historical Society

Un des principaux types de postes à commande d’itinéraires français, a fait ses débuts en signalisation mécanique et block manuel PLM n°3

Intérêt technologique : à combinateur et balanciers d’aiguilles, « descendant » du premier poste à leviers d’itinéraires au monde système Bleynie-Ducousso (Bordeaux 1903)

Représentativité : 45 postes en France du même type, sur les réseaux Midi, PO et PLM et des dérivés SNCF (2 postes « néoclassiques » à Dijon, 1 à Mâcon)

Bâtiment : surélevé, en maçonnerie et encorbellement, recherche architecturale

Altérations : adaptation en 1951 à l’électrification, à la signalisation lumineuse et au block automatique, TCO, vitrages

Accès : possible depuis la gare sans traverser les voies ou par le quai de la Saône : porte d'accès.

A signaler : fait partie du patrimoine de la presqu’île de Perrache.

Le poste 1 de Perrache, bel exemple de poste à poignées d'itinéraires Thomson-Houston est appelé à être mis hors service en 2014-2015.

Dans le cas de sauvegarde de ce dernier et de visite par le public, il serait accessible en côtoyant les voies sans les traverser, mais également par un accès hors emprise ferroviaire par sa base, une porte donnant accès sur le quai de Saône.

La Compagnie PLM a donné la préférence à deux postes du système Bleynie - Ducousso, postes électrodynamiques à leviers d’itinéraires, dont elle avait acquis l’expérience dans une série d’applications antérieures à Melun, Lyon Perrache, Lyon-Guillotière et Dijon.

D'après « histoire de la signalisation ferroviaire française », Alain Gernigon, La Vie de Rail, 1998, page 287, le poste 1 de Perrache aurait été mis en service en 1930.

L'Association AFAC-Rhône-Alpes propose d'ouvrir au public, certains jours, le poste 1 de Perrache, lorsqu'il sera désaffecté, afin de profiter d'un bâtiment emblématique et pour faire connaître les progrès de la sécurité des circulations ferroviaires où un large public (projet de valorisation du poste 1 en annexe).

Période(s)Principale : 2e quart 20e siècle

Le bâtiment est surélevé, 3 niveaux en maçonnerie et à encorbellement.

Poste d'aiguillage réglant le trafic vers Paris, ou Givors-Saint-Etienne, de type électromécanique Alsthom, à système par poignée : formation de l'itinéraire par traction sur la poignée et établissement de l'itinéraire par rotation de la poignée.

Toitzinc en couverture
Étages3 étages carrés
Couverturesterrasse
dôme circulaire
Escaliersescalier de distribution extérieur : escalier droit en charpente métallique, cage ouverte
escalier intérieur : escalier tournant à retours

Rails et histoire (anciennement : AHICF) a proposé en 2011 une liste indicative des « postes d’aiguillages remarquables » à la demande de SNCF Réseau – RFF ; elle a été établie par deux experts, M. Alain Gernigon et le regretté Daniel Wurmser : le poste d'aiguillage de Perrache dit poste 1 figure dans cette liste comme élément technique majeur à préserver.

Statut de la propriétépropriété publique
Intérêt de l'œuvreà signaler

Annexes

  • Valorisation du Poste 1 Perrache

    Projet de mise en valeur de Perrache Poste 1-V2 par l’AFAC (2016-2017)(en cours)

    Objectif

    L'Association AFAC-Rhône-Alpes propose d'ouvrir au public, certains jours, le poste 1 de Perrache, lorsqu'il sera désaffecté, afin de

    profiter d'un bâtiment emblématique et pour faire connaître les progrès de la sécurité des circulations ferroviaires où un large public

    L'Association.

    L'Association Française des Amis des Chemins de fer, existe depuis 1929. Ses locaux sont à Paris dans la gare SNCF de l'Est. L'association publie depuis 1937 la revue « Chemin de fer ». Les sections régionales ont été créées en 1945. La section « Rhône-Alpes » restant solidaire, dans ses buts, de l'association mère, a obtenu son indépendance financière en se déclarant à la Préfecture du Rhône, comme association, le 21 décembre 1987 (J. O. du 20/01/1988). Elle est actuellement située 23 rue Pierre Sémard, 69007 LYON dans l'enceinte SNCF de Lyon Mouche.

    Ses 105 membres participent à des voyages d'études, visites d'installations, observations des nouvelles lignes et de leur mise en service mais saluent aussi des retraits de matériels roulants anciens.

    Lors des réunions du samedi, les membres présentent des films ou photos de leurs observations ferroviaires.

    Un grand nombre de nos membres ont rédigé plus de vingt ouvrages sur des sujets ferroviaires régionaux, présenté des exposés publics et des articles de revues. Nos activités sont publiées périodiquement dans « Les échos de la Scaronne » (http://www.afac.asso.fr/index.php/menu-afac-rhone-alpes/menu-afac-rhone-alpes-publications). Une quarantaine de films présentant des aspects historiques et didactiques, tournés par nos membres, sont disponibles sur le site de l'association ( http://www.afac.asso.fr/index.php/menu-afac-rhone-alpes/rhone-alpes-videotheque ).

    L'AFAC-R-A, dispose d'une bibliothèque de 850 ouvrages et de nombreuses revues ferroviaires, certaines très anciennes comme la RGCF depuis 1878. Un groupe « bibliothèque » maintient le catalogue des livres, revues, vidéos et documents. Depuis 2013, un groupe s'est constitué pour approfondir l'histoire régionale du chemin de fer. Il s'est consacré à la recherche de vestiges de lignes disparues.

    Intérêt

    Le bâtiment : localisation

    Situé en bordure de Saône, accolé au viaduc de la

    Quarantaine (https://fr.wikipedia.org/wiki/Viaduc_de_la_Quarantaine

    ), il permet une bonne visibilité sur les voies de l'accès nord (ouest) de la

    gare de Perrache mais aussi sur la Saône, sa navigation, le site de Lyon et

    l'ancien cours du Rhône, avant les travaux d'Antoine Michel Perrache qui, entre

    1766 et 1826, a repoussé le confluent du Rhône et de la Saône depuis l'abbaye

    d'Ainay jusqu'à La Mulatière et ainsi

    quasiment doublé la surface de ce que les lyonnais appellent « la

    presqu'île ». On observe aussi la dépression de Choulans, creusée artificiellement

    avant 1858 pour le passage de la route, mais dont les déblais furent utilisés

    pour élever le niveau du sol du nouveau quartier de Perrrache.

    Le bâtiment possède un accès depuis le quai Rambaud qui

    évite les dangers de la proximité des voies ferrées et permet d'inclure sa

    visite dans celle du quartier de la Confluence et des rives de Saône en lien

    avec VNF et l’Office du tourisme.

    Le poste : un prototype devenu modèle

    Le poste 1 de Lyon-Perrache a été mis en service vers 1930

    par le PLM, suivant des principes énoncés dès 1903 par les ingénieurs Bleynie

    et Ducousso de la Compagnie du Midi et utilisés notamment depuis 1903 à

    Bordeaux Saint-Jean. Le poste 1 de Perrache ayant donné satisfaction au PLM, un

    poste double de même structure sera installé à Paris-gare de Lyon en 1935.

    Ce type de poste utilise l'énergie électrique pour manœuvrer

    les aiguilles et supprime les efforts physiques des aiguilleurs. Les

    enclenchements mécaniques, utilisés dès 1850 dans les postes Viguier puis

    Saxby, interdisent les mouvements de signaux ou d'aiguilles si les conditions

    de sécurité ne sont pas respectées. Dans les postes Bleynie et Ducousso, les

    enclenchements mécaniques sont remplacés

    par une logique à relais électriques. L'aiguilleur choisit directement des

    itinéraires qui sont réalisés électriquement lorsque toutes les conditions de

    sécurité sont satisfaites. Ce type de poste précède les PRS (Postes tout Relais à transit

    Souple), développés depuis les années 1950. Ces derniers postes permettent en

    plus la programmation des itinéraires affectés à plusieurs trains successifs,

    tout cela bien avant l'avènement de l'informatique qui se développe

    actuellement.

    Le projet l'AFAC-RA serait disposée à détailler l'histoire technique de ce bâtiment de type industriel, de

    le situer dans la longue évolution de la signalisation ferroviaire propre à améliorer la sécurité des circulations des trains, à proposer des textes, affiches et animations adaptés à différents publics pour la visite du poste.

    L'association proposera des bénévoles pour guider et donner des explications aux visiteurs : des visites de différents niveaux pour un large public type familial ou scolaire, pour un public plus spécialisé (formation professionnelle)

    Dans ce but, il serait utile que différents éléments du poste (TCO, manettes d'itinéraire, bureau et téléphone, ...) restent en place après sa mise hors service.

    Pour compléter sa documentation et approfondir son discours, l'AFAC-RA utilisera son large réseau avec :

    - l'AFAC nationale,

    - l'Association Rails et Histoire,

    - Le musée du Cheminot à Ambérieu-en-Bugey,

    - Les cheminots retraités de la région lyonnaise.

    Notre objectif est de participer à la sauvegarde d'un élément du patrimoine industriel et de mieux faire connaître le fonctionnement du chemin de fer et sa sécurité.

© Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel © Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel ; © Ville de Lyon © Ville de Lyon - Chalabi Maryannick - Blanchetière François - Halitim-Dubois Nadine