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Bâtiments conventuels du prieuré Saint-Sébastien et Saint-Domnin

Dossier IA42001489 inclus dans Prieuré réalisé en 2003

Fiche

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Genrede bénédictins
Dénominationsbâtiment conventuel
Aire d'étude et cantonMontbrison
AdresseCommune : Champdieu
Lieu-dit : le Bourg
Cadastre : 1809 D1 798 à 808 ; 1999 AD 257, 258

L'emprise des bâtiments et le gros-oeuvre des parties les plus anciennes remonte à la fin du 11e siècle. L'ensemble des bâtiments monastiques et de l'église a été fortifié, probablement dans le 3e quart du 14e siècle, par l'adjonction de mâchicoulis découverts sur contreforts, à parapet sur arcs, plaqués contre les façades. Dans le courant du 14e siècle (?), un prieur dont l'identité exacte n'est pas connue, mais qui semble avoir fait partie de la famille des La Perrière, fait réaliser des aménagements dans l'aile sud, où il construit une tour et une cheminée monumentale. Pierre de la Bâtie (1450-1505) réalise d'importants remaniements des espaces et fait en particulier construire les deux escaliers en vis ; son successeur Antoine de Saint-Priest (1505-1535) continue son oeuvre. Les bâtiments conventuels ne connaissent plus de grosses campagnes de travaux jusqu'à la Révolution. Vendus comme bien nationaux, ils sont divisés entre plusieurs propriétaires. L'aile orientale semble déjà plus ou moins ruinée en 1824 lorsqu'est détruite la tour de Beauregard située à l'angle nord-est des bâtiments. La destruction des galeries du cloître est achevée en 1853. En 1910, la commune, grâce au concours de l'Etat, achète la partie sud de l'aile ouest, puis en 1917 sa partie nord. Le prieuré est classé MH en 1914. La partie sud est restaurée en 1921, la grande salle du rez-de-chaussée devant servir aux réunions du conseil municipal, la partie nord est louée. Les constructions parasites accolées aux bâtiments sont démolies. L'aile nord, occupée par les soeurs de Saint-Joseph, n'est rachetée par la commune qu'en 1973 et 1974. En 1975, l'architecte des Bâtiments de France établit un projet d'aménagement du prieuré en ensemble socio-culturel. Le projet prévoit en particulier la reconstruction de galeries dans le cloître, achevée en 1978. Enfin, les façades ouest et nord des bâtiments conventuels sont restaurées dans le 3e quart du 20e siècle (en 1984 pour la façade nord).

Période(s)Principale : 2e moitié 11e siècle
Principale : 2e moitié 14e siècle
Secondaire : 2e moitié 15e siècle
Auteur(s)Personnalité : Bâtie Pierre de La, prieur commanditaire
Personnalité : Saint-Priest Antoine de, prieur commanditaire

Les bâtiments monastiques forment un U accolé au flanc nord de l'église, avec une entrée au milieu de l'aile nord. Les murs sont en moellon de granite, avec des encadrements en granite pour les ouvertures les plus anciennes, parfois en grès ou en calcaire pour celles du 14e et 15e siècles, puis en bois pour les fenêtres créées ou refaites aux 18e et 19e siècles. Certains murs sont en pisé : parties hautes des façades tournées vers le cloître, certains refends. Les façades tournées vers le cloître sont enduites partiellement (le rez-de-chaussée et certains pans de mur ne le sont pas). Les toits sont à longs pans, en apentis sur les galeries du cloître, et en tuile creuse. Les galeries voûtées du cloître couraient le long des façades intérieures, et ont été surmontée d'un étage (ailes nord et ouest) au 12e ou 13e siècle (l'état actuel, une galerie en charpente supportée au rez-de-chaussée par des piliers en béton de section carrée, est une restitution du 20e siècle). L'aile nord comprenait des caves et des espaces de logement. L'aile ouest, éclairée de fenêtres étroites à linteau monolithe échancré en plein cintre, était occupée par des pièces à l'usage des religieux et du prieur (à l'étage). Remaniée à la fin du Moyen Âge, elle est dotée de nouvelles ouvertures et plusieurs importants décors sont peints sur les murs de la grande salle du rez-de-chaussée, dont une Cène (étudiée) sur le manteau de sa cheminée monumentale. Les deux escaliers en vis qui assurent les circulations verticales des trois ailes datent de cette époque.

Mursgranite
moellon
moyen appareil
Toittuile creuse
Couverturestoit à longs pans
appentis
Escaliersescalier dans-oeuvre : escalier en vis en maçonnerie
Techniquessculpture
Statut de la propriétépropriété de la commune
Intérêt de l'œuvreà signaler
Protectionsclassé MH, 1914/04/18

Annexes

  • Historique et description

    Les bâtiments monastiques forment un U accolé au flanc nord de l'église. La présence de deux petites fenêtres à linteau monolithe échancré en plein cintre permet de dater la construction du gros-oeuvre de ce corps de bâtiment de la même époque que la crypte, donc de la fin du 11e siècle (Le Barrier, 1991). Ces fenêtres s'ouvrent à un niveau intermédiaire entre le premier étage actuel et l'étage de comble.

    L'ensemble des bâtiments monastiques et de l'église a été fortifié, probablement au 14e siècle, après 1348 et avant 1386 (Bréchon, Ferrand) par l'adjonction de mâchicoulis découverts sur contreforts, à parapet sur arcs, plaqués contre les façades ouest (six arcades) et nord (huit arcades ; la dernière à l'est a disparu, et les arcs couvrant les deux premières vers l'angle nord-ouest ont été démolis), avec des tourelles en échauguette aux angles (seuls subsistent les vestiges de l'échauguette de l'angle nord-ouest). Des mâchicoulis sur arc du même type sont construits contre le côté sud de l'église (nef et transept), la surélévation des murs de l'abside et des absidioles permettant d'établir un chemin de ronde continu sur toute l'enceinte du prieuré. Les vestiges de la base de la tourelle de l'angle nord-ouest portent des armoiries illisibles (lues comme celles des Boisvair, famille de Pouilly-lès-Feurs : coupé d´or et de gueules à un arbre de sinople brochant ; Bull. Diana, 1880. On ne connaît pas de prieur de cette famille). L'armorial de Revel donne une représentation assez fidèle de ce dispositif.

    L'aile nord

    L'entrée de la cour du prieuré est un passage couvert situé au milieu de l'aile nord. La porte est en arc en plein cintre à claveaux étroits, surmontée d'une fenêtre romane à linteau monolithe échancré (murée puis rouverte en niche en 1984) ; à l'intérieur, le passage a un plafond à caissons similaire à celui du réfectoire, avec un décor de triangles à côtés en escalier, bleus ou rouges sur fond blanc, sur la moulure bordant chaque caisson (réfection ?). La Mure rapporte la présence du blason du prieur Antoine de Saint-Priest au-dessus de cette porte, avec sa devise (SPES MEA DEUS A JUVENTUTE MEA) et une inscription : DUM STABIT MUNDUS DUM STABUNT SIDERA CAELO / CANDIACI REGNET NOBILE COENOBIUM (Astrée Sainte, p. 442 ; cité dans les Inscriptions foréziennes..., juin 1868, n°LVII, et par Longeon).

    L'aile nord était dévolue à des espaces de stockage et de logement des fermiers ou des valets. Au rez-de-chaussée, elle comprenait plusieurs caves : à l'est s'étendait la vaste cave de Beauregard, 'triple passant de l'une dans l'autre, en voûte plate dans son milieu et sa fin' (A. Séminaire Saint-Irénée, J 80. 1777), située entre l'entrée du cloître et la tour de Beauregard. A l'extrémité est de cette aile, après la cave de Beauregard, est aménagé un escalier en vis dont l'entrée part du cloître et qui desservait les étages des ailes nord et est. La porte de cet escalier est en arc surbaissé à tore, avec le blason de Pierre de la Bâtie (une croix ancrée barrée, crosse d'abbé) dans un quadrilobe ; les bases de cette porte ont disparu (le niveau de sol actuel est beaucoup plus haut). C'est peut-être derrière cet escalier que se trouvait la prison du prieuré. En 1824, dans la délibération du conseil municipal évoquant la démolition prochaine de la tour de Beauregard, sont mentionnés consécutivement la 'cave au-dessous de ladite tour' et le 'petit caveau appelé la prison, actuellement en ruine et couvert seulement d'une mauvaise voûte et morceaux de tuiles' (espace reconstruit, actuellement chaufferie). Encore à l'est, probablement à l'angle est de l'aile nord, se trouvait le grand cellier de la Porte, construit en pisé. De l'autre côté de l'entrée du cloître, à l'ouest, se trouve une pièce voûtée en arc surbaissé, dont les accès ont été très remaniés, et qui a été aménagée en cuisine avec, contre le mur est, une grande hotte de cheminée avec four à pain et four à pâtisserie, et dans le mur nord, les vestiges d'une cuve en terre cuite. Ces aménagements semblent dater du 19e siècle. Cette pièce jouxte à l'ouest un escalier aménagé au 20e siècle. A l'étage, cette aile est actuellement occupée par une grande salle, dans le mur nord de laquelle on peut lire des traces de reprise du bâti (restes d'arcades). Le mur oriental est ouvert d'un grand arc en plein cintre. L'élévation nord a été remaniée en 1984 dans le but de donner un aspect homogène dans le style du 15e siècle aux fenêtres du 1er étage (élimination des jambages en briques, ajout systématique d'une traverse ; par J.-F. Grange-Chavanis, ACMH).

    L'aile ouest

    La partie sud du rez-de-chaussée de l'aile ouest est occupée par une grande salle, à usage de réfectoire au moins à partir de la fin du Moyen Âge. Cette pièce a subi plusieurs remaniements, en particulier au 15e siècle, qui ont été étudiés par l'abbé Bégonnet, Gabriel Brassart et Stéphane de Mijolla en 1921-1924, avant la restauration de cette salle, puis par Christian Le Barrier en 1991, avant une nouvelle restauration. L'étude de C. Le Barrier, qui a eu accès à des pièces qui n'avaient pas été vues en 1921-1924, et a étudié la façade orientale sans enduit, a permis de corriger certaines des suppositions du début du 20e siècle. Le volume d'origine de la grande salle comprenait la pièce située au nord, derrière l'escalier (actuellement aménagée en sanitaires). Elle était éclairée par une fenêtre dans le mur ouest (le percement de la porte dans la façade ouest a perturbé cette ouverture dont il ne reste que 2 voussoirs), à peu près au milieu du volume de la salle, et par quatre fenêtres dans le mur est, dont C. Le Barrier a observé les piédroits en granite soigneusement layés, et qui devaient se trouver au-dessus du niveau du toit de la galerie du cloître. Ces quatre fenêtres ont été murées à la suite d'un important remaniement, peut-être dû à la construction de l'étage des galeries du cloître. Une nouvelle fenêtre est percée par la suite dans ce mur.

    Puis, à la fin 13e siècle ou au début du 14e, la pièce est dotée d'un décor peint, avec un faux appareil à traits rouges et noirs, et une frise de blasons en partie haute. Les blasons étaient posés sur des cartouches noirs à quatre points jaunes et alternaient avec un motif géométrique cruciforme ; ils subsistaient essentiellement sur le mur est, mieux protégé, et étaient peints en deux couleurs seulement, rouge et blanc. Certaines armoiries ont été lues en 1924 : celles des familles Blanc, de Barge ou de Mars, peut-être celles de l'Auvergne, et, un peu avant la cage d'escalier, un dauphin (côté est) et deux têtes de profil se regardant (mur ouest). Ce décor devait se continuer dans la partie nord de la salle. Le type de faux appareil, la similitude avec le décor héraldique de la salle de la Diana et la forme des chapeaux des têtes de profil font dater ce décor de la fin du 13e-début du 14e siècle.

    Dans le courant du 14e siècle (?), un prieur dont l'identité exacte n'est pas connue fait réaliser des aménagements à l'extrémité sud de cette aile. Cette campagne de travaux est identifiée par la présence récurrente d'un monogramme en lettres gothiques (LAPRI) parfois accompagné d'un blason à trois têtes de léopards couronnés, qui ont conduit à voir dans ce prieur un membre de la famille de La Perrière, seigneurs de Chalain-d'Uzore (les armoiries de La Perrière donnés par Steyert sont : d'or à la fasce de gueules accompagnée en chef de trois têtes de léopard couronnés du même). Ce prieur aurait fait construire la tour situé à l'angle sud-ouest de l'aile ouest, à la jonction avec l'église : son monogramme est figuré sur la porte donnant accès à l'intérieur de cette tour au 1er étage (à côté de la cheminée monumentale, postérieure, de cette pièce), ainsi que sur la fenêtre de la tour située au même niveau. On trouve également une pierre portant un écusson aux trois têtes de léopards couronnés, encadré de deux monogrammes des La Perrière, remontée dans l'encadrement de l'entrée (donnant dans le cloître) de la cave située au pied de cette tour, aménagée dans le bâtiment préexistant, dite cave du paradis. Le monogramme est encore présent sur le linteau de la fenêtre donnant dans un cabinet logé entre la tour et l'église, au-dessus de la cave du paradis. A l'extrémité sud du réfectoire, le prieur de la Perrière a fait construire une cheminée monumentale dont le massif masque le raccord avec la nouvelle tour. Les piédroits de cette cheminée ne sont pas symétriques, ce qui laisse supposer un remontage (raccord brutal à gauche). Sur le mur est, à la suite de l'emprise de la cheminée, il fait peindre un décor, peut-être pour faire le lien entre la cheminée et l'ancien décor de blasons. Selon le dessin donné par la publication de 1924, ce décor pourrait figurer un chevalier portant une tunique héraldique (écartelée : un arbre ; les têtes de léopard couronnés des armes des La Perrière), debout à côté d'un arbre sur une branche duquel en enfilé un heaume dont pend un écusson au même motif que la tunique. Le fond est parsemé de monogrammes des La Perrière. La frise d'arcatures visible sur la cheminée peut être contemporaine. Ces campagnes de décor ont subi une dégradation très rapide à la suite des restaurations de 1921 qui ont utilisé des matériaux trop imperméables (sol en dalle de ciment, enduit à la chaux lourde sur les murs et rejointoiement des parements exérieurs au ciment) obligeant l'humidité remontant par capillarité dans les murs à ressortir en traversant les décors, qu'elle a ruinés au passage.

    La Cène (étudiée) peinte sur le manteau de cette cheminée est postérieure à cette campagne de travaux : elle se situe entre eux et la 2e moitié du 15e siècle. En effet le prieur Pierre de la Bâtie (1450-1505) fait réaliser des 'réparations somptueuses' (visite d'Etienne de Chassaigny) au prieuré. Il transforme la distribution de cette aile par la construction d'une tour d'escalier en vis, qui forme un massif polygonal dans-oeuvre (ses armoiries sont représentées sur le linteau de la porte de l'escalier donnant sur le cloître). Un mur de pisé, qui semble antérieur à l'escalier, divise désormais la salle. Le niveau du plancher du premier étage est abaissé et vient interrompre la Cène et le décor héraldique, partiellement détruit par le passage des poutres du nouveau plancher. Un plafond à caissons avec un décor de triangles à côtés en escalier, bleus ou rouges sur fond blanc, sur la moulure bordant chaque caisson, est mis en place dans le réfectoire ; une cheminée monumentale est construite à l'étage au-dessus de celle du réfectoire, et les ouvertures sont crées ou modifiées dans la façade ouest pour répondre aux nouveaux niveaux de sols et au désir d'un meilleur éclairage : deux grandes croisées dans le réfectoire, deux fenêtres à coussièges dans la salle à l'étage (une croisée et une demi croisée) et une autre (croisée) dans la pièce derrière l'escalier. Ces derniers aménagements peuvent être attribuées soit à Pierre de la Bâtie, soit à son successeur, Antoine de Saint-Priest. En effet les armoiries de Pierre de la Bâtie sont représentées au-dessus des linteaux des fenêtres de l'étage ; celles d'Antoine de Saint-Priest sont représentées sur l'encadrement des fenêtres du rez-de-chaussée au sud de la porte. Mais ces ouvertures ont été très remaniées : une photographie de Félix Thiollier montre les deux croisées du rez-de-chaussées murées et transformées en portes ; lors de l'excursion de 1879, 'on les voit encore, gravées sur le linteau de la porte et au-dessus de la fenêtre à droite' (Bull. Diana, 1880) ; ces deux fenêtres ont été restituées en granite (en 1921 ?), en même temps qu'était remaniée la porte de la salle (réalisée dans le même matériau ; une porte semble avoir existé précédemment au même emplacement, peut-être percée après la Révolution). Ces deux fenêtres ont conservé des éléments armoriés (très peu lisibles) en grès : le linteau pour celle de droite, un blason dans un cadre posé au-dessus du linteau pour celle de gauche. Les fenêtres de l'étage ont été refaites 'à l'identique' au 20e siècle, en grès (larmiers et moulurations, décors, dont un ange tenant l'écusson au-dessus du linteau de la croisée de droite), sauf la demi croisée centrale dont seul le larmier semble refait (le blason paraît d'origine). Au 18e siècle, la pièce est encore une fois divisée par une cloison (les fondations de cette cloison ont été vues en 1991), la fenêtre du mur est prend son aspect actuel et les murs sont peints de draperies (vues en 1921). Les descriptions données par les administrateurs de Saint-Irénée donnent l'ordonnancement des pièces à la fin du 18e siècle : à la suite du réfectoire, une seconde salle à manger (l'espace cloisonné), puis une cuisine et une chambre avec alcôve. Ces deux dernières pièces, dotées de portes vers l'extérieur au 18e siècle (linteau en arc segmentaire), sont actuellement les sanitaires et une cuisine. Celle-ci, située à l'articulation des deux ailes, possède une grande cheminée à piédroits en maçonnerie, à cavet et congé, et linteau actuellement en bois, mais qui était peut-être auparavant appareillé en arc segmentaire. Sur les côtés du foyer sont aménagés un four à pain à droite et une niche à gauche (une fenêtre a été percée au fond de cette cheminée au 20e siècle). La porte de cette pièce donnant sur l'extérieur (côté ouest) est un percement très remanié ; il est surmonté d'un écusson illisible (peut-être aux armoiries de Saint-Priest), sans doute en remploi. A l'intérieur s'ouvrent trois autres portes : celle percée dans le mur sud à proximité de l'angle sud-est (murée) a un linteau en arc en anse de panier surmonté d´un blason illisible, posé sur le bâton de prieur, et encadré de deux monogrammes (La Perrière ?). Les portes percées au milieu du mur sud et dans le mur est à proximité de l'angle sud-est paraissent du 19e ou du début du 20e siècle.

    A l'étage deux pièces sont superposées au-dessus de celles-ci : une pièce distribuée par l'escalier en vis (la porte se raccorde un peu maladroitement à l'escalier, dont le noyau présente un changement de section à cet endroit), avec fenêtre à coussièges, et une chambre dotée d'une cheminée basse en pierre au 19e siècle. Les descriptions des visiteurs de Saint-Irénée ne renseignent que sur l'affectation au 18e siècle de la grande salle à cheminée de cet étage, le 'prétoire' destiné aux audiences, divisé par une balustrade de bois, d'où une porte (à côté de la grande cheminée) donnait dans le cabinet voûté au-dessus de la cave du paradis.

    A la jonction entre la façade de l'église et de celle de l'aile ouest, un vestige de grande arcade en plein cintre murée marque peut-être l'emplacement d'une autre entrée du prieuré, supprimée par la suite, peut-être à l'époque de la fortification des bâtiments.

    L'étage de comble des ailes nord et ouest est divisé en diverses salles affectées aux associations de la commune.

    L'aile orientale abritait le chapitre. Ses dispositions ne sont pas connues.

    Les galeries du cloître

    La cour quadrangulaire formée par les bâtiments était cernée par les galeries d'un cloître, dont tout vestige en élévation a disparu. Il semble qu'à l'origine il ait été constitué de galeries voûtées d'arêtes, dont subsistent l'empreinte des départs de voûtes de six travées dans le mur sud de l'aile nord (comblés en briques, relevés en 1977 par Henri Lazar, architecte des bâtiments de France, avant la construction des galeries actuelles) avec des consoles en pierre aux angles. Avant la fin du 13e siècle, le parti architectural est modifié et un étage ajouté aux galerie afin d'assurer les circulations de l'étage des bâtiments. La galerie sud, contre l'église, semble avoir été aussi surmontée d'un étage, puisqu'en 1716 les habitants de Champdieu veulent 'obtenir la permission de M. le prieur de déboucher les quatre fenêtres de l'église qui étoient fermées, et de faire baisser le toit de la gallerie du prioré qui empechoit le jour' (Inventaire sommaire des archives paroissiales). Les administrateurs du prieuré de Saint-Irénée ont également donné des descriptions du cloître, avec des arcatures supportées par des petits piliers de pierre, la galerie ouest pavée de cailloux et la galerie sud carrelée. Ces galeries ont été détruites autour de 1824 (destruction de la tour de Beauregard, et de l'aile orientale) et 1853 (source). Deux ensembles de chapiteaux géminés (chaque chapiteau s'inscrit dans un cube d'envison 25 cm de côté) avec leur tailloir, remployés sur le mur de clôture d'une ferme à Céty (repérée, IA42003105), en sont peut-être des vestiges. Le cloître communiquait directement avec l'église par une porte percée dans le mur ouest du bras nord du transept.

    En 1695, le prieuré, qui ne compte plus que deux religieux, est uni au séminaire Saint-Irénée de Lyon. Il est vendu à plusieurs propriétaires à la Révolution ; les bâtiments sont alors transformés en maisons particulières et restent en mains privées jusqu'au début du 20e siècle. Un plan de l'architecte Favrot, daté de 1853, montre la répartition des propriétaire : l'aile ouest est partagé entre la 'maison Bégonnet' (appartenant à Pierre Moulin en 1904, alignement de la rue de l'Eglise, AD Loire, O : 912), au sud, et la 'maison Forestier' (Félix Grange en 1904), au nord. Chacun a son jardin, clos de murs, dans le cloître débarrassé de ses galeries : celui de Bégonnet avec un hangar, celui de Forestier avec une écurie (les toits de ces conctructions sont visibles sur une photographie du fonds Brassart). L'aile sud, appartenant au curé, est occupée par les soeurs de Saint-Joseph. Une maison avec jardin appartenant à la fabrique de Champdieu occupaient également l'espace du cloître (parcelles 806 et 807 ; délibérations du 27 octobre 1903 et 22 juin 1911) : la commune projette dès 1903 leur démolition, effective en 1912. En 1910, lors des réparations menées par l'Etat sur l'église (classée MH depuis 1886), naît le projet de classer la partie du prieuré attenante à l'église, 'appartenant à M. Moulin-Bégonnet'. La commune achète ce bâtiment grâce à une subvention que lui accorde l'Etat (AC Champdieu, délibération du 23 juillet 1910 ; il semble que cette partie de bâtiment ait servi de presbytère). Peu après, Le prieuré est classé MH à son tour, en 1914. En 1915 la commune fait de gros travaux de toiture (vente de bois provenant de démolitions de charpentes, pour réparations, au prieuré, AC Champdieu, délibération du 31 janvier 1915). En 1917, la commune achète la 2e moitié de l'aile ouest, toujours avec le soutien de l'Etat (AC Champdieu, délibérations des 9 et 30 septembre 1917). Maintenant propriétaire de toute l'aile, elle souhaite aménager une salle au 1er étage de l'ancien prieuré (1921, devis de 7800 F, AC Champdieu), la grande salle du rez-de-chaussée (le réfectoire) devant servir aux réunions du conseil municipal (1923) ; la partie nord est louée ('une pièce du rez-de-chaussée..., une soupente et un débarras au premier étage et deux pièces au premier étage', cave voûtée ; AD Loire. O : 912, 4 décembre 1922 et AC Champdieu, délibération du 29 novembre 1925). Un hangar ou écurie était adossé depuis la fin du 19e siècle (au moins) au milieu de la façade ouest ; sa démolition est projetée dès 1903 (alignement), puis encore en 1928 et 1934 et 1936 (Georges Guichard proposant alors un don de 3000 F à la commune 'à condition que la masure adossée au prieuré soit achetée et démolie, et le tilleul à l'entré de l'église coupé et non replanté' ; AC Champdieu, délibération du 30 septembre 1934). En 1973, l'aile nord, qui appartenait toujours aux soeurs de Saint-Joseph, est rachetée par la commune, qui en 1974 rachète encore deux caves situées sous le prieuré. En 1975, l'architecte des Bâtiments de France établit un projet d'aménagement du prieuré en ensemble socio-culturel. Le projet prévoit en particulier la reconstruction de galeries dans le cloître achevée en 1978. Enfin, les façades ouest et nord des bâtiments conventuels sont restaurées dans le 3e quart du 20e siècle (en 1984 pour la façade nord).

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Loire. O : 912. Affaires communales : Champdieu. - 23 septembre 1903. Projet de fixation de la rue de l'Eglise et de la partie...Plan d'alignement dressé par l'agent voyer d'arrondissement soussigné... A Montbrison le 20 septembre 1903. - 27 novembre 1921. Bail verbal de deux pièces à l´ancien prieuré de Champdieu. Une pièce du rez-de-chaussée, côté nord de l'ancien prieuré, une soupente et un débarras au premier étage et deux pièces au premier étage de l'ancien prieuré, côté nord. - 4 décembre 1922. Bail verbal de quatre pièces de l'ancien prieuré. Pièces au rez-de-chaussée et premier étage, et cave voûtée, côté nord. - 4 décembre 1922. Bail verbal de quatre pièces de l'ancien prieuré. Pièces au rez-de-chaussée et premier étage, et cave voûtée, côté nord. - 15 février 1936. Elargissement de la place de l'Eglise. Procès verbal d'estimation. Jules Péricard, ingénieur du service vicinal à Montbrison, expert désigné par la commune de Champdieu à l'effet d´obtenir la valeur de l'immeuble ci-dessus mentionné...situé place de l´Eglise et inscrit au plan cadastral sous le n° 753, de la section D1. Il consiste en un petit bâtiment en ruine de 5m de largeur sur 6 de longueur et 3,5 de hauteur environ à usage de dépôt. Les murs de 0,50 d´épaisseur menacent de s´écrouler, ainsi que la toiture en tuile. Le bâtiment est adossé au prieuré de Champdieu. Propriétaire Melle Dussot Madeleine Jeanne-Baptistine, mineure (demande de démolition déjà faite le 29 janvier 1927)

  • A. Séminaire Saint-Irénée, J 80. 1777, verbal de reconnaissance de l´état du prieuré. Cité dans GOURDON, Rayko. Commune de Champdieu. Zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager. Rapport de présentation, 2004.

  • AC Champdieu. Registre des délibérations du conseil municipal, 1808-1831. - Délibération du 10 mars 1810. Acquisition d'un presbytère pour le logement du curé desservant. Les sieurs Blaise Passel et Etienne Chambon accordent les bâtiments du prieuré consistant en cuisine, salle chambre au dessus, un galetas et une remise avec un jardin. - Délibération du 5 mai 1811. Accord avec Claude Forge, propriétaire de la cure : une cuisine, une petite chambre à côté, plus la chambre sur la cuisine et la petite chambre y joignant prenant son jour au jardin ; plus la chambre sur le galetas et le petit cabinet qui est entre les deux chambres ci dessus énoncées ; les deux carraux de jardin qui sont au midy. Cure mise en location - Délibération du 25 mars 1824. Visite de la tour faisant partie du prieuré, appartenant à Michel Joannin, par le Conseil Municipal avec Bernard et Léonard Chaumeix, maîtres maçons. La tour menace ruine ; il est nécessaire de la démolir au plutôt. Les acquéreurs Jean-Pierre Bruyère, Jean Robert et Michel Chalas sont autorisés à la démolir et se chargeront de tous les dommages que la démolition pourra causer à la vigne de Pierre Bégonnat, du côté du midi, à la maison habitée par les Soeurs de la Communauté de Saint-Joseph appartenant à M. Berthéas curé de la paroisse, du côté du soir, à la cave de Georges Talmon, située au-dessous de ladite tour, et au petit caveau appelé la prison, actuellement en ruine et couvert seulement d'une mauvaise voûte et morceaux de tuiles ; ces derniers objets donnant sur la grande place dudit prieuré, aujourd'hui servant de place publique.

  • AC Champdieu. Registre des délibérations du conseil municipal, 5 mars 1916-26 octobre 1941. - Délibération du 11 février 1917. Pour poursuivre l'oeuvre de restauration du vieux prieuré, projet d'acquisition de la maison appartenant à Georges Valla, héritier de Félix Grange, propriétaire de l'angle nord-ouest du prieuré, faisant suite à celle achetée en 1910 à M. Moulin-Bégonnet. 2500 F. Demande de secours à l´administration des Beaux-Arts, comme en 1910 (c'est-à-dire : les Beaux-Arts financent l'achat, la commune ne paye que les frais d'acquisition, soit ici 500 F). - Délibération du 9 septembre 1917. Les Beaux-Arts acceptent la proposition pour l'acquisition pour la commune de la maison Valla. 30 septembre 1917, lecture d'une lettre de l'administration des Beaux-Arts, la subvention vient d'être accordée. - Délibération du 13 février 1921. Projet de travaux d'aménagement d'une salle du 1er étage de l'ancien prieuré (devis de 7800 F). - Délibération du 11 février 1923. Vote d'une somme pour achever la restauration de la salle du rez-de-chaussée du prieuré, destinée aux réunions du Conseil Municipal. - Délibération du 4 mai 1924. Devis pour l'aménagement de la salle du rez-de-chaussée du prieuré, 9525 F ; demande de subvention au Conseil général. - Délibération du 29 novembre 1925. Bail verbal de 4 pièces de l'ancien prieuré rue de l'église côté nord, à 3 locataires (renouvelle celui des années précédentes). -Délibération du 5 juillet 1928. Projet d'achat de l'écurie adossée à la façade du prieuré, pour démolition. -Délibération du 30 septembre 1934. Lettre de Georges Guichard (19 av. de la Gare à Feurs) : donne 3000 F à condition que la masure adossée au prieuré soit achetée et démolie, et le tilleul à l'entré de l'église coupé et non replanté. Le 18 novembre : le CM n'a pas pu sentrendre avec le propriétaire de la masure, M. Dussot employé PLM à Montbrison ; on va écrire à Guichard.

  • AC Champdieu. Registres des délibérations du conseil municipal, 14 janvier 1901-20 février 1916. - Délibération du 27 octobre 1903. Réception définitive des travaux de la place de l'église (suppression du cimetière). Démolition des bâtiments appuyés à l'église : la démolition de la bâtisse de l'ancienne fabrique ; celle dépendant de l'ancienne propriété Moulin sera mise en adjudication. L'excavation de la petite cave sera comblée. - Délibération du 29 novembre 1909. Attribution des biens de l'ancienne fabrique de Champdieu au bureau de bienfaisance, sauf une maison en ruine, attribuée à la commune pour être détruite, car elle 'incommod[e] le pourtour de l'église'. - Délibération du 12 avril 1910. Lors des réparations de l'Etat à l'église il y a eu un projet de classement de la partie du prieuré attenante à l'église, appartenant à M. Moulin-Bégonnet. La commune souhaite acheter ce bâtiment et demande une subvention. - Délibération du 23 juillet 1910. Achat du bâtiment du presbytère attenant à l'église, grâce à une subvention de l'Etat (la commune n'a payé que les frais de la vente). - Délibération du 22 juin 1911. Réparations à faire au clocher de l'église et aux toitures et maçonneries du prieuré. Achat de l'ancienne fabrique de l'église de Champdieu, qui appartient au bureau de bienfaisance de la commune : parcelles D 806 et 807 formant un seul lot (superficie de 20 centiares, avec jardin de 66 centiares). Lot confiné au nord par le passage commun (?) et les bâtiments des soeurs de Saint-Joseph, au midi par passage commun et l'église de Champdieu, à l'ouest par un dépôt et cour à la commune de Champdieu, à l'est par le jardin à Pierre Moulin. Pour démolir et dégager le monument (historique). 75 F. La démolition sera effective en 1912 (délibération du 10 mars 1912). - Délibération du 10 novembre 1912. Le puits du prieuré est dangereux : il doit être entouré d'un grillage (entrepreneur Robert). - Délibération du 31 janvier 1915. Vente de bois provenant de démolitions de charpentes (pour réparations) au prieuré. - Délibération du 29 novembre 1925. Bail verbal de 4 pièces de l'ancien prieuré rue de l'église côté nord, à 3 locataires (renouvelle celui des années précédentes). - Délibération du 5 juillet 1928. Projet d'achat de l'écurie adossée à la façade du prieuré, pour démolition. - Délibération du 30 septembre 1934. Lettre de Georges Guichard (19 av. de la Gare à Feurs) : donne 3000 F à condition que la masure adossée au prieuré soit achetée et démolie, et le tilleul à l'entré de l'église coupé et non replanté. Le 18 novembre : le CM n'a pas pu sentrendre avec le propriétaire de la masure, M. Dussot employé PLM à Montbrison ; on va écrire à Guichard.

  • Archives du patrimoine, Paris. N°81/42/60, carton 4. [1977. Projet de restitution du cloître du prieuré de Champdieu, par Henri Lazar, architecte des bâtiments de France. Notice en cours.]

  • AC Champdieu. Registre des délibérations du conseil municipal, 7 juillet 1957-29 janvier 1984. - Délibération du 17 décembre 1961. Travaux de consolidation du prieuré. - Délibération du 31 mars 1963. Restauration des peintures murales de la salle du prieuré (13 238 F), financée par l'Etat, le conseil général de la Loire et la commune (1964 à 1966). - Délibération du 28 janvier 1973. Projet d'achat d'un terrain et du bâtiment du prieuré appartenant aux soeurs de Saint-Joseph. Le 25 mars, la commune accepte de payer 2500 F pour des travaux exécutés par la DRAC aux locaux du prieuré récemment achetés aux soeurs de Saint-Joseph, dont un étage pourra être utilisé pour les réunions de diverses sociétés. - Délibération du 22 décembre 1974. La commune accepte les propositions de deux propriétaires de caves situées sous le prieuré ; acquisition à 1300 F l'une. - Délibération du 8 novembre 1975. Projet d'aménagement du prieuré en ensemble socio-culturel ; le conseil va passer une convention avec l'architecte Lazar. - Délibération du 15 février 1975. 310 000 F de subvention pour remise en état du 2e étage du prieuré et reconstitution de la galerie (devis total estimé à 450 000 F). Le 7 juillet 1978, les travaux sont déjà achevés depuis quelques temps, et les salles louées (expositions et réunions).

  • A. SRA Rhône-Alpes. TARDIEU, Joëlle. LE BARRIER, Christian. Champdieu. Eglise prieurale : étude de la crypte et de ses accès, 1993. 30 p., ill., plans.

  • A. SRA Rhône-Alpes. LE BARRIER, Christian. Prieuré de Champdieu. Salle des fresques : chronologie relative, 1991. 5 p., 2 plans. Inséré à la fin du rapport de fouilles de la crypte ( J. TARDIEU, C. LE BARRIER, 1994).

Documents figurés
  • Le chatiau de Chandieu (fol. 476) / Guillaume Revel (héraut d'armes). 1 dess. : peinture sur parchemin (protégée par un papier de soie). Tiré de : Armorial du Forez, fac-similé par Chéri-Rousseau (4e quart 19e siècle) du manuscrit Fr 22297 de la B.N.F (original v. 1450). Pages foliotées au crayon à papier (foliotage de l´original) ; dessin seulement sur recto. (Bibl. Diana, Montbrison).

    B Diana Montbrison
  • I. - CHANDIEU, le prieuré. Peintures murales de la fin du XIIIe ou du commencement du XIVe siècle. In BEGONNET, abbé. BRASSART, Gabriel. MIJOLLA, Stéphane de. Remarques sur les états successifs d'une salle au prieuré de Chandieu. Montbrison : Imprimerie Eleuthère Brassart, 1924, pl. I.

  • II. - CHANDIEU, le prieuré. Peinture dans la salle du rez-de-chaussée. [Vue d'ensemble. Etat avant restauration]. In BEGONNET, abbé. BRASSART, Gabriel. MIJOLLA, Stéphane de. Remarques sur les états successifs d'une salle au prieuré de Chandieu. Montbrison : Imprimerie Eleuthère Brassart, 1924, pl. I.

  • III. - CHANDIEU, le prieuré. Peinture dans la salle du rez-de-chaussée. [Détail des têtes des trois apôtres situés à la gauche du Christ]. In BEGONNET, abbé. BRASSART, Gabriel. MIJOLLA, Stéphane de. Remarques sur les états successifs d'une salle au prieuré de Chandieu. Montbrison : Imprimerie Eleuthère Brassart, 1924, pl. I.

  • III. - CHANDIEU, le prieuré. Peinture dans la salle du rez-de-chaussée. [Détail de l'extrémité droite de la scène. Etat avant restauration]. In BEGONNET, abbé. BRASSART, Gabriel. MIJOLLA, Stéphane de. Remarques sur les états successifs d'une salle au prieuré de Chandieu. Montbrison : Imprimerie Eleuthère Brassart, 1924, pl. I.

  • Fig. 11. - CHANDIEU - Restes de peinture murale découverts en 1904 au rez-de-chaussée du prieuré. [Mur oriental, à côté de la cheminée]. In BEGONNET, abbé. BRASSART, Gabriel. MIJOLLA, Stéphane de. Remarques sur les états successifs d'une salle au prieuré de Chandieu. Montbrison : Imprimerie Eleuthère Brassart, 1924, pl. I.

  • 41 Ancien prieuré de Bénédictins de Champdieu. Edit. Granger, Montbrison. [au verso] IMPRIMERIE A. THIRIAT & Cie TOULOUSE [cachet rond] / Granger (éditeur), A. Thiriat & Cie (imprimeur). 1 impr. photoméc. (carte postale) : N&B. 1ère moitié 20e siècle (Coll. Part. L. Tissier).

  • MONTBRISON. Eglise de Champdieu. Edit. Vve Villemagne. [au verso] IMP B&G LYON [cachet rond] / Villemagne, veuve (éditeur), B&G [Baise et Gontagny] (imprimeur). 1 impr. photoméc. (carte postale) : N&B. 1er quart 20e siècle (Coll. Part. L. Tissier).

  • CIM [au verso] CHAMPDIEU (Loire). L'Eglise et le Prieuré. COMBIER IMP - MACON / CIM [Combier imprimeur à Mâcon] (éditeur, imprimeur). 1 impr. photoméc. (carte postale) : N&B. milieu 20e siècle (Coll. Part. L. Tissier).

  • BEGONNET, abbé. BRASSART, Gabriel. MIJOLLA, Stéphane de. Remarques sur les états successifs d'une salle au prieuré de Chandieu. Montbrison : Imprimerie Eleuthère Brassart, 1924. 23 p. (Reprend des extraits de Les peintures murales du Moyen Âge et de la Renaissance en Forez, Montbrison, 1900, p. 62 ; Bulletin de la Diana, t. 19, p. 204 sq, et t. 21, p. 244 sq.)

Bibliographie
  • BRASSART, Eleuthère ; DECHELETTE Joseph, dir. Les Peintures murales du Moyen Âge et de la Renaissance en Forez . Montbrison : impr. de E. Brassart, 1900

    p. 62
  • BRECHON, Franck. FERRAND, Anne-Christine. 476. Le chatiau de Chandieu. In LAFFONT, Pierre-Yves (dir.). L'Armorial de Guillaume Revel. Châteaux, villes et bourgs du Forez au XVe siècle. Lyon : Association de liaison pour le patrimoine et l'archéologie en Rhône-Alpes et en Auvergne / Publications de la Maison de l'Orient et de la Méditerranée - Jean Pouilloux, Université Lumière-Lyon 2, CNRS, 2011 (Documents d'archéologie en Rhône-Alpes et en Auvergne ; 35)

    p. 346-353
  • Département de la Loire. Canton de Montbrison. Inventaire sommaire des archives paroissiales de Chandieu. Montbrison : Imp. E. Brassart, 1947

    p. 46
  • CARCEL, Anne. Evolution du bourg médiéval de Champdieu des origines au XVIe siècle. Histoire et archéologie du Forez médiéval, vol. 1. Montbrison : LIGER - La Diana - GRAL, 2005

    p. 27-41
  • DUFOUR, J.-E. Dictionnaire topographique du Forez et des paroisses du Lyonnais et du Beaujolais formant le département de la Loire. Mâcon : imprimerie Protat frères, 1946.

    p. 151
  • DRUTEL, Florence. Le prieuré de Champdieu et son église. (Mémoire de maîtrise. Histoire de l´Art. Univ. Panthéon-Sorbonne. Paris-1. 1998.) Vol.1: Textes. Vol.2 : Photos.

  • LONGEON, Claude. Documents sur la vie intellectuelle en Forez au XVIe siècle. Saint-Etienne : Centre d'études foréziennes, 1973

    p. 205
Périodiques
  • BEGONNET, abbé. L'épitaphe d'Antoine de Saint-Priest, abbé de Valbenoîte et prieur de Chandieu, et la date de sa mort, Bulletin de la Diana, t. 17, 1910

    p. 17-21
  • DUMOULIN, Maurice. Questionnaire historique, archéologique et statistique. Bulletin de la Diana, 1898

    p. 42
  • Recueil d'inscriptions foréziennes du XIe au XVIIIe siècle (suite). Revue Forézienne. Histoire et archéologie, Saint-Etienne : Chevalier, libraire-éditeur, juin 1868

    p. 276, n°LVII
  • REVEREND DU MESNIL, Clément-Edmond. Rapport sur l'excursion archéologique faite par la société de la Diana à Moingt, Champdieu, Chalain-d'Uzore et Montbrison, les 6 et 7 juillet 1879, Bulletin de la Diana, t. 1, n°6, 1880

    p. 206-230
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