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Buste (ronde-bosse) No 3 Antoine Montmartin

Dossier IM69001378 réalisé en 2009
Dénominationsbuste
Aire d'étude et cantonRhône-Alpes - Lyon 2e canton
AdresseCommune : Lyon 1er
Lieu-dit : Terreaux
Adresse : Lycée La Martinière, 18 place Gabriel Rambaud
Emplacement dans l'édifice1er étage salle des commissions de la Fondation Martin

Portrait posthumme de Antoine Montmartin, décédé en 1869.

Période(s)Principale : 3e quart 19e siècle
Dates1870
Lieu d'exécutionÉdifice ou site : Rhône-Alpes, 69, Lyon
Auteur(s)Auteur : Bonnet Guillaume sculpteur
Personnalité : Montmartin Antoine modèle

Buste en marbre blanc posé sur un caisson de bois (aggloméré)

Catégoriessculpture
Matériauxmarbre, taillé
Précision dimensions

h = 68 ; la = 42 ; pr = 31

Iconographiesportrait
Précision représentations

Portrait de Antoine Montmartin, membre de la commission administrative de La Martinière. § portrait

Inscriptions & marquessignature
date
Précision inscriptions

signé à droite sur le côté : GUILLAUME BONNET ; date : 1870.

États conservationsbon état
Statut de la propriétépropriété d'une personne morale
Intérêt de l'œuvreÀ signaler

Annexes

  • Montmartin Antoine (Lyon, 1790-1869)

    Né un 14 avril, Antoine Montmartin, polytechnicien en 1807, commence sa vie professionnelle par la carrière militaire. Mis en réforme en 1818, il quitte l´armée avec le grade de capitaine. De retour à Lyon, il est nommé en 1831 membre de la commission qui administre l´Ecole de la Martinière, avec la charge particulière de s´occuper du dessin industriel, de rédiger un règlement et de le faire appliquer. S´occupant également de prévoyance, il organise des ateliers qui emploient des défavorisés durant la crise industrielle des années 1840, ce qui lui vaut d´être fait officier de la Légion d´honneur et chevalier de Saint-Louis.

    Cependant, derrière cette façade de notable, il présente un autre visage, celui d´un homme recherchant une gloire qu´il ne mérite pas. En effet, durant ses fonctions à la Martinière, il s´attribue, dans une brochure publiée en 1839, la méthode pédagogique de Louis-Gaspard Dupasquier nommé professeur de dessin à la Martinière en 1829, au moment de la création de ce cours, qui devient un cours de dessin des machines en 1833. Ce dernier, s´adressant à des élèves de famille modeste, précède son enseignement théorique d´une mise à niveau très didactique pour leur faire acquérir la perspective linéaire. Dupasquier, par modestie ou par prudence, ne réagit pas et continue à améliorer sa méthode, dont il publie la démarche complète en 1849 ; puis, il quitte la Martinière en 1854, en butte à Montmartin qui, pour sa part, publie à son tour en 1862 une brochure dans laquelle il revendique la paternité de la totalité de la méthode.

    Cette fois, Dupasquier ne reste pas sans réaction et répond à Montmartin dans une brochure publiée l´année suivante Chez Aimé Vingtrinier. La querelle ne s´éteint qu´avec la mort de Montmartin, le 6 mars 1869, mais c´est à bien à Duspaquier que l´histoire de l´éducation donne raison et rend justice.

    Patrice Béghain, Bruno Benoit, Gérard Corneloup, Bruno Thévenon, Dictionnaire historique de Lyon. - Lyon, Editions Stéphane Bachès, 2009. - 1 vol., 24,5 cm, 1504 p., ill. NB et coul.

  • Bonnet Guillaume (Saint-Germain-Laval (Loire) 1820 - Lyon, 1873)

    On a parfois, avec quelque excès, qualifié ce sculpteur et médailleur de "Michel-Ange lyonnais". Sans aller jusque-là, disons qu´il naît dans le Forez le 27 juin 1820, suit la filière traditionnelle de l´Ecole des Beaux-Arts de Lyon, où il étudie avec le sculpteur Léopold Ruolz-Montchal (an XIII-1879) suivie par celle de Paris, ville où il travaille également dans l´atelier de François Rude (1784-1855). Second prix de Rome (1848) mais orphelin et sans le sou, il doit arrêter ses études pour travailler et vit dans des conditions d´une grande précarité qui vont altérer sa santé. Installé à Lyon en 1851, il réalise des sculptures destinées à des tombeaux du cimetière de Loyasse, tels ceux des peintres Claude Bonnefond, en collaboration avec Antoine-Marie Chenavard et Anthelme Trimolet. Il sculpte également plusieurs statues, dont celle du médecin Amédée Bonnet, dressée dans une cour de l´Hôtel-Dieu (1862), ainsi que de nombreux bustes : Jean Arlès-Dufour, Joseph Gensoul, le préfet Claude-Marius Vaïsse, le soyeux Claude-Joseph Bonnet, l´imprimeur Louis Perrin.

    Guillaume Bonnet participe également à plusieurs travaux édilitaires ou privés de l´époque. Pour le palais du commerce, construit par Dardel, il sculpte les frontons extérieurs Nord et Sud, et à l´intérieur, les 24 cariatides ornant le plafond de la salle de la Bourse (1860). Il sculpte également les frontons des casernes de la Part-Dieu et, pour l´immeuble de la Caisse d´Epargne, rue de la Bourse, les deux statues du Travail et de L´Economie, ornant le fronton et que certains trouvent bien trop dénudées (1858).

    A destination de la fontaine monumentale devant orner la place Morand (auj. place Maréchal Lyautey), dont Antoine-Marie Chenavard édifie la partie architecturale, Bonnet se voit confier, en 1862, la statue en marbre de la Ville de Lyon et celles, en pierre, des 5 enfants l´entourant et symbolisant (mais les diverses sources ne concordent pas) Le Commerce, L´industrie textile, Le Dessin, La Navigation fluviale et La Métallurgie. Les choses traînent, la statue centrale n´est pas prête à temps et le monument est inauguré, le 15 août 1865, avec une copie en plâtre. La statue originale, qui serait de Charles Dufraine selon certains auteurs, n´est posée qu´en août 1867.

    Egalement médailleur, Bonnet grave plusieurs médailles, comme celle offerte au maréchal de Castellane, d´après un dessin de l´incontournable Antoine-Marie Chenavard (1851), celle de la Société des Sciences industrielles de Lyon, à la double effigie d´André Marie Ampère et de Joseph Marie Jacquard (1868) et celle commémorant la première Exposition internationale de Lyon (1872). Malade de longue date, il décède le 26 avril 1873. « Aucun de ses visages n´est dénué de caractère [...] Ses bronzes semblent particulièrement puissants » a pu écrire E. Hardouin-Fugier.

    Gérard Corneloup

    Patrice Béghain, Bruno Benoit, Gérard Corneloup, Bruno Thévenon, Dictionnaire historique de Lyon. - Lyon, Editions Stéphane Bachès, 2009. - 1 vol., 24,5 cm, 1504 p., ill. NB et coul.

© Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel © Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel - Dandel Elisabeth
Elisabeth Dandel

Inventaires de lycées de la région Rhône-Alpes : Gabriel-Faure à Tournon-sur-Rhône, La Martinière à Lyon, Champollion à Grenoble, Plaine de l'Ain à Ambérieu-en-Bugey (2009-2011) ; Jean-Puy à Roanne, Claude-Fauriel à Saint-Étienne (avec Frederike Mulot), Claude-Berthollet à Annecy, Claude-Vaugelas à Chambéry, Olivier-de-Serres à Aubenas, Émile-Loubet à Valence, Robert-Doisneau à Vaulx-en-Velin (avec Frederike Mulot), Pierre-du-Terrail à Pontcharra (avec Frederike Mulot). Inventaire topographique de deux communes de l'ancien canton de Trévoux (Pays d'Art et d'Histoire Dombes Saône Vallée, pour la communauté de communes Dombes Saône Vallée, 2019).


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