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Ceinture de forts détachés Rouhault de Fleury

Dossier IA69005187 réalisé en 2004

Fiche

Historique

La décision du début du 19e siècle de construire des fortifications à Lyon est due à plusieurs facteurs. Le contexte de cette époque n´est en effet pas favorable à la capitale du sud-est du pays. Privée de défenses, elle est une proie facile pour les ennemis de Napoléon 1er et c´est pourquoi elle est envahie par les Autrichiens, une première fois en 1814, puis une deuxième en 1815. Entre les deux invasions, des défenses ont bien été ajoutées mais les prémices du conflit qui enflammera le débat sur les conceptions de fortifications entre les partisans d´une enceinte continue et ceux d´une fortification éclatée empêchent la construction d´une défense efficace pour Lyon. En outre, le Congrès de Vienne en 1815 redessine les cartes des états européens et fait de Lyon une ville aux frontières de la Suisse, déclarée neutre, et du Piémont, craint par Napoléon 1er.

Ces facteurs ne font qu´accélérer les décisions d´édifier à Lyon une fortification permanente et organisée. Une ordonnance du 13 mai 1818 décide de la création d´une commission de défense, et la décision de fortifier Lyon est prononcée dès le 22 mai 1819 ; à la fin de l'année 1825, un projet de décret prévoit de déclarer Lyon place de guerre, lui assurant une place importante au sein des fortifications du royaume, même si, concrètement, rien n´est fait jusque dans les années 1830.

A cela s´ajoute le débat entre les différentes conceptions de fortification. Il s´intensifie dans ces années-là : faut-il entourer la ville d´une enceinte continue et régulière sur le modèle de Vauban ou faut-il s´inspirer des nouvelles théories qui préconisent une série de forts détachés s´appuyant les uns sur les autres ? On assiste au début du 19e siècle au passage du système bastionné de Vauban au système polygonal. Le tracé du système bastionné est assujetti au flanquement (le tir de flanquement est un tir parallèle à la ligne de fortifications ; le flanquement est l´ouvrage flanquant). Ainsi, il ne peut être conçu que comme une enceinte continue protégeant une ville au centre. De plus ce système est limité dans le nombre de tracés. Le système polygonal permet une fortification éclatée, où des forts se soutiennent les uns les autres mais peuvent également agir de façon isolée. Dans cette conception, le flanquement est indépendant et un ouvrage supplémentaire fait son apparition : il s´agit de la caponnière (ouvrage bas entièrement caché des vues de l´ennemi du côté du fossé de la place et non de l´assaut). C´est un organe important du tracé car de sa conservation dépend la possibilité de repousser efficacement l´ennemi au moment de l´assaut. Une grande variété de formes et de combinaisons est possible.

Le tracé des forts détachés est utilisé pour la première fois en France, à Lyon et à Paris. Là encore, plusieurs conceptions de fort sont possibles. A Lyon, les choses ne sont pas très définies et une grande variété de forts a été construite mais le plus bel exemple, constitué par la rive gauche du Rhône, montre que les forts sont soit de ceinture, soit de rideau. Les premiers sont des forts disposés en ceinture autour d´une ville et affaiblis à l´arrière pour éviter que des ennemis s´en emparant s´en servent comme appui. Les forts de rideau sont alignés sur un même front, s´appuyant les uns les autres et affaiblis également à l´arrière. Qu´il s´agisse de l´un ou de l´autre, la conception défensive est la même : ils sont espacés de 600 à 800 m, ce qui représente la distance moyenne de tir de l´époque, et opposent leur ceinture de feu aux assauts ennemis. Si un ennemi tente de passer entre deux forts, ceux-ci croisent leurs feux pour l´arrêter. De plus, les forts de la rive gauche du Rhône ont une particularité : ils disposent d´un cavalier. Il s´agit d´un ouvrage situé au-dessus d´un autre ou d´une courtine et qui permet de doubler la ligne des feux face aux ennemis. A cette époque les tirs sont droits et le fait d´avoir un cavalier augmente les chances de victoire car il double quasiment la puissance de feu.

A Lyon, la décision de construire cette ceinture de forts détachés est clairement explicite dans un rapport du 30 novembre 1824 (DUBOURG G. p. 26). Les événements s´accélèrent en 1830 quand le comité du Génie s´occupe concrètement des dispositions à prendre pour fortifier la ville suite à un ordre ministériel daté du 30 novembre. Le 8 décembre, une décision royale ordonne la mise en défense de la ville. Pour la rive gauche du Rhône, un avis du comité des fortifications préconisant la couverture des faubourgs de la Guillotière et des Brotteaux par les futures fortifications de Lyon est approuvé par le ministre de la Guerre le 2 décembre.

En 1830, le nouveau roi Louis Philippe craint les offensives des pays frontaliers de son royaume, notamment des Sardes, des Prussiens et des Italiens. La Savoie, qui n'est pas encore française, donne également des inquiétudes au souverain ; et, en juillet 1830, il destine Lyon à être la première ville fortifiée importante du royaume. Dès le 30 novembre de la même année, un ordre ministériel somme le Comité du Génie de s'occuper concrètement des dispositions pour fortifier Lyon, et le 8 décembre une ordonnance royale ordonne la mise en défense de la ville (Mémoire de G. Debourg, Archives Militaires de Vincennes SHAT Article 8 Section 1 Lyon). Les Lyonnais ont des réactions diverses : certains s'opposent catégoriquement à la construction d'ouvrages qu'ils pensent tournés contre la population de la ville, et d'autres, comme les commerçants des faubourgs des Brotteaux et de la Guillotière acceptent à la condition de faire partie du projet (A.D. Rhône R507 Fortifications, indemnités terrains). Au mois de février 1831, le lieutenant-général Hubert Rouhault de Fleury (1779-1866), nommé directeur des Fortifications de Lyon en décembre 1830, propose un plan des futurs ouvrages englobant les faubourgs des Brotteaux et de la Guillotière suivant le système des forts détachés (Mémoire de G. Debourg, Archives Militaires de Vincennes SHAT Article 8 Section 1 Lyon Carton 2).

Le système des fortifications de la ville de Lyon découle d'un nouveau concept au 19e siècle, celui des forts détachés. Ce concept s'explique par la "ceinture de feu", c'est-à-dire offrir à l'ennemi un front de feu uni les prenant en tenaille entre deux forts. Ces forts font partie d'une période intermédiaire entre le tracé bastionné cher à Vauban et le tracé polygonal de Séré de Rivières de la fin du 19e siècle. Le 13 avril 1831, une ordonnance déclare d'utilité publique les travaux de fortification à exécuter à Lyon et dans les communes suburbaines, et précipite ainsi l'expropriation des habitants des terrains sur lesquels les forts seront construits (A.D. Rhône R545 Ordonnance d'utilité publique). Au printemps 1831, vraisemblablement en mars, les travaux d'une demi douzaine d'ouvrages sont entamés, les chantiers sont importants, et durent jusque dans la décennie 1850, avec le fort de la Duchère, le dernier de cette ceinture à avoir été commencé en 1844. Une liste de ces ouvrages peut être dressée du plateau de la Croix Rousse à la rive droite de la Saône : fort de Caluire, fort de Montessuy, redoute du Haut Rhône, redoute de la Tête d'Or, lunette des Charpennes, fort des Brotteaux, redoute de la Part Dieu, fort de Villeurbanne, lunette des Hirondelles, fort La Motte, fort du Colombier, fort de la Vitriolerie, fort de Sainte-Foy, redoute du Petit Sainte Foy, fort Saint-Irénée, fort de Loyasse, fort de Vaise, fort de La Duchère.

Le système fortifié de Lyon est constitué de trois secteurs de forts détachés : la rive droite de la Saône, la Croix-Rousse et la rive gauche du Rhône ; les deux premières sont précédées d'une enceinte, alors que pour la dernière, le Rhône fait office d'enceinte de sûreté naturelle. Pour chaque secteur, un fort principal abrite le commandement du secteur : le fort de Montessuy pour la Croix Rousse, le fort Saint Irénée pour le secteur ouest, rive droite de la Saône, et le fort de La Motte pour le secteur de la rive gauche du Rhône.

Ces ouvrages peuvent être divisés en quatre catégories (Les fortifications de Lyon dans la première moitié du XIXe siècle, Mettey-Bunevod M.) :

* les forts étoilés : forts de Montessuy, de Caluire, de La Duchère.

* les forts de crête, qui se caractérisent par une adaptation au relief difficile sur lequel ils ont été édifiés, et comportent de nombreuses variations: les forts de Vaise et de Loyasse.

* les forts aquatiques, noyés, ou de l'eau: ils constituent la majorité des ouvrages de la rive gauche du Rhône, les lunettes des Charpennes, des Hirondelles et du Haut Rhône, les redoutes de la Tête d'Or et de la Part-Dieu, les forts de choc des Brotteaux, de Villeurbanne et de La Motte, le fort pré-polygonal du Colombier et le fort de rivage de la Vitriolerie.

* les forts à morphologie particulière: le fort de Sainte-Foy qui est un fort tentaculaire et le fort Saint-Irénée qui est un fort polygonal de première génération (Thèse de M. Mettey-Bunevod).

Les fortifications de Lyon, rattrapées par les progrès de l'artillerie, deviennent obsolète dès les années 1850-1860. Le 4 janvier 1878, le ministre de la Guerre fait savoir à la Municipalité de Lyon que la suppression de l'enceinte de Rouhault de Fleury est nécessaire pour la construction d'une nouvelle ligne de défense en avant des agglomérations suburbaines (A.C. Lyon 1419 WP 40), et le 21 août 1884, la loi de déclassement d'une partie des fortifications, la rive gauche du Rhône, est votée. L'enceinte de la rive gauche du Rhône est la partie qui a le plus souffert de l'aliénation des terrains militaires. En avril 1886, toute la partie nord de cette partie des fortifications a disparu, excepté le réduit des Charpennes. Les autres ouvrages ont servi d'espace pour le percement de nouvelles voies de circulation, ou pour la création de l'entrée du Parc de la Tête d'Or, d'après un traité du 1er avril 1897, entre la Ville et les Domaines, qui prévoit l'exécution d'ouverture et de mise en état de viabilité de voies publiques. Dans le courant de l'année 1899, tous les ouvrages sont officiellement désarmés.

Au cours du XXe siècle, l'armée s'est peu à peu séparée des terrains qu'elle possédait dans la ville, et presque toutes les traces de ce passé militaire ont disparu du paysage lyonnais. Plusieurs ouvrages tels que le fort de Loyasse, le fort Montluc, ou le fort de La Motte témoignent de ce passé, mais ils ne sont plus en fonction depuis quelques années : le fort Montluc est en cours de réhabilitation et devrait accueillir prochainement la Police Nationale, tandis que le fort de La Motte va être mis en vente.

II. Description

Il reste peu d'éléments de la première ceinture de fortifications lyonnaises dans le paysage urbain: sur la rive droite de la Saône, il est possible d'apercevoir la courtine qui menait du fort de Loyasse au fort Saint-Irénée, le fort de Loyasse est en l'état, ainsi que le fort de Vaise, son prolongement. Pour ce qui est de la rive gauche du Rhône, le fort de la Vitriolerie s'appelle maintenant le Quartier Général-Frère et accueille le Génie de Lyon, ainsi que le Gouvernement Terre Sud-Est de l'Armée de Terre. Le fort Lamotte est encore en fonction, mais il accueille également une garnison de la Police Nationale et l’École d'Infirmières de Lyon, jusqu'à sa mise en vente, probablement dans le courant de l'année 2005. Le fort de Villeurbanne, ou fort Montluc, est aujourd'hui occupé par la prison des femmes de la ville de Lyon, mais il est en cours de restauration et de réhabilitation, afin de servir de nouveaux locaux aux policiers installés au fort Lamotte.

Précision dénominationceinture de forts détachés
AppellationsRouhault de Fleury
Parties constituantes non étudiéesfort, enceinte, canal, redoute, fossé, caserne
Dénominationsceinture de forts
Aire d'étude et cantonLyon Guillotière
AdresseCommune : Lyon 7e
Lieu-dit : la Guillotière
Cadastre : 1999

Le 30 novembre 1830, un ordre ministériel du Comité du Génie s'occupe concrètement des dispositions pour fortifier la ville de Lyon, et le 8 décembre de la même année, une décision royale ordonne la mise en défense de la place de Lyon. Dès le mois de février 1831, le lieutenant général Hubert Rouhault de Fleury, nommé inspecteur des fortifications de Lyon en décembre 1830, propose un plan de fortifications. Le 13 avril 1831, une ordonnance déclare d'utilité publique les travaux des fortifications à exécuter à Lyon et dans les communes suburbaines ; la première construction date du 26 février 1831, avec la lunette du fort des Hyrondelles. Au printemps 1831, les travaux d'une demi-douzaine de forts sont commencés. Les travaux de ces fortifications continuent jusqu'en 1844, avec la construction du fort de La Duchère, le dernier de cette enceinte. En 1842, une enceinte supplémentaire enferme la rive gauche du Rhône en réunissant les forts. Le 4 janvier 1878, le ministre de la Guerre fait savoir à la municipalité que la suppression de l'enceinte est subordonnée à la construction de la nouvelle ligne en avant des agglomérations suburbaines, et le 21 août 1884, la loi de déclassement d'une partie des fortifications est votée. Dès lors, dans le courant de l'année 1891, quasiment toutes les fortifications de la rive gauche du Rhône sont déclassées, et le 1er avril 1897, un traité entre la Ville et l’État prévoit l'exécution des travaux d'ouverture et de mise en état de viabilité de voies publiques de la municipalité, et un échange de parcelles entre l’État et la Ville. En 1899, les forts sont officiellement désarmés.

Période(s)Principale : 2e quart 19e siècle
Secondaire : 2e quart 19e siècle
Auteur(s)Auteur : Rouhault de Fleury Hubert inspecteur des fortifications attribution par source

Le système défensif de Lyon datant des années 1830 est distant du centre de la ville de 1000 ou 1500 mètres, et de la Croix-Rousse de 2000 mètres, et s'étend sur 26 km autour de la ville. Tous les ouvrages sont espacés de 400 à 600 mètres, sauf dans le cas du fort du Colombier et de celui de la Vitriolerie où l'espacement est de 800 mètres. L'enceinte de 1830 comprend au total 18 points fortifiés, 10 ouvrages dont six forts pour la seule rive gauche du Rhône qui s'étend sur 8 km soit un tiers de la distance totale. Aujourd'hui, certaines fortifications de Lyon sont encore visibles dans le paysage urbain. Quelques forts existent toujours avec leur terrain : le fort de Villeurbanne, en cours de réhabilitation et occupé par la prison des femmes ; le fort la Motte, occupé par les militaires, la police nationale, et l'école d'infirmières; les forts de Loyasse et de Vaise ; le fort de la Vitriolerie qui est encore terrain militaire.

Murscalcaire
moellon
moellon sans chaîne en pierre de taille
État de conservationinégal suivant les parties
Statut de la propriétépropriété privée
Intérêt de l'œuvreà signaler

Annexes

  • Discours du Général Fleury pour la fortification de la ville de Lyon
    Discours du Général Fleury pour la fortification de la ville de Lyon, dans Lyon moderne et ancien (Sous la direction de Léon Boitel, Roanne : Horvath, 1980 [rééd. 1843], BM Lyon).

    Lyon, à trois journées de la frontière, nœud des principales communications du nord au midi de la France, situé sur deux grandes rivières, entouré de montagnes, Lyon, avec ses immenses ressources de toute nature, offre un point militaire d'une telle importance soit pour la défense, soit pour l'attaque du pays, qu'il est dans la nécessité des choses, qu'il soit occupé militairement ou par l'armée ennemie, ou par l'armée lyonnaise, qu'il soit fortifié ou par l'une ou par l'autre.

    [...] Nous dirons seulement, sûrs d'être entendus de tout ce qui porte un cœur français, que la perte de Lyon compromettrait la défense et le salut de la France entière.

    Il faut donc que Lyon soit fortifié, qu'il le soit de manière à pouvoir être abandonné à lui-même pendant quelques jours, défendus seulement par l'énergie de ses habitants aidés d'une faible garnison [...], et pour cela il faut non-seulement des forts isolés qui tiennent l'ennemi à distance, mais encore, en arrière de ces forts, un obstacle continu qui ne puisse pas permettre à l'ennemi de traverser les intervalles pour arriver à une ville ouverte [...].

    Lyon ainsi défendu ne sera pas attaqué, parce que son investissement devient impossible, parce que les moyens immenses que l'ennemi devrait consacrer en personnel et matériel seraient compromis dans tous les moments, que les chances fatales seraient pour lui infiniment plus multipliées que les chances de succès, et enfin que cette puissance de moyens, s'il la possédait, serait ailleurs employée plus utilement par lui, et plus directement à son but.

    Mais, si on laisse ce système de défense incomplet, si l'on se contente de forts isolés en avant, sans appui en arrière, Lyon ne devient plus qu'un camp retranché, l'armée défensive est contrainte de perdre les avantages que peut lui ouvrir toute manœuvre fausse et hasardée de l'ennemi et d'abandonner les positions que la nature du pays lui offre en grand nombre sur les flans de celui-ci; sa principale attention doit être de ne pas être séparé de Lyon. Dans cet état de défense ainsi gênée, elle finira, un peu plus tôt, un peu plus tard, à moins d'évènements heureux, indépendants de ses opérations, par se retirer sous la protection des forts de Lyon; et là, dans cette position, elle acceptera la bataille, ainsi que l'a fait l'armée du midi, en 1814, à Toulouse; et tel n'est pas le but que l'on propose de la mise en état de la défense de Lyon, dans l'intérêt général de la France, non plus que dans celui de la ville.

    Lyon doit donc être fortifiée solidement par une ceinture de forts hors du danger d'attaque de vive force, et appuyée en arrière sur un obstacle continu qui ne permette pas à l'ennemi de tenter même de la traverser.

    [...] Par le rétablissement sous forme défensive des murs de la Croix-Rousse, le département de la guerre a pour but de compléter entre la Saône et le Rhône, le système de défense adopté pour la rive gauche du Rhône, de forts détachés en avant d'un obstacle continu; aux Brotteaux et à la Guillotière, c'est le Rhône qui forme l'obstacle; à la Croix-Rousse, c'est la muraille à défaut d'obstacle naturel.

    Dans ce système et dans le cas prévu de la ville livrée à ses propres forces, les forts avancés n'ont de valeur réelle que par la muraille en arrière et réciproquement.

    En effet, si elle n'existait pas, l'ennemi, par un mouvement rapide et inattendu, pourrait traverser les intervalles des forts qui n'ont pas la faculté de les retenir matériellement, et se trouverait de suite sur la hauteur de la Croix-Rousse, maître de la ville ouverte devant lui; d'autre part, sous les forts, la muraille au pied de laquelle l'ennemi arriverait par des travaux faciles ne retiendrait celui-ci que peu de jours, mais le système complété de forts appuyés par l'enceinte ne permet pas à l'ennemi de venir s'établir pour entreprendre des opérations contre les bastions de la Croix-Rousse, dans une position fermée de toutes parts, qui lui présenterait sur tous les points des dangers ou des obstacles infranchissables, et qui l'exposerait, sans espoir raisonnable de succès, à une perte de toute évidence à ses yeux; il ne le tentera pas. Les murailles entre la Croix-Rousse et Lyon garantissent donc la ville de la Croix-Rousse, autant que pourront faire les forts de Montessuy et de Caluire, en avant desquels s'exercera la résistance active et se trouve le véritable champ de bataille.

Références documentaires

Documents d'archives
  • A. Service Historique de l'Armée de Terre. Paris. Vincennes. Art. 8 Section 1 Lyon Carton 2 n° 30. Notes sur le projet des fortifications de la rive gauche du Rhône , 3 février 1831

  • A. Service Historique de l'Armée de Terre. Paris. Vincennes. Art. 8 Section 1 Lyon Carton 2 n° 30 Mémoire des ouvrages dont l'exécution a été ordonnée aux fortifications et aux bâtiments militaires de la place de Lyon pendant l'année 1831, apostillé où ils se trouvent le 1er janvier 1832

  • A. Service Historique de l'Armée de Terre. Paris. Vincennes. Art. 8 Section 1 Lyon Carton 4 Projets pour 1848. Apostilles du Directeur

  • A. Service Historique de l'Armée de Terre. Paris. Vincennes. Art. 8 Section 1 Lyon Carton 4 Fortifications. Etat estimatif pour les projets de 1848

  • A. Service Historique de l'Armée de Terre. Vincennes. Art. 8 Section 1 Lyon Carton 6. Inspection générale de 1851. Etat sommaire des ouvrages à porter dans les exercices de 1851 et 1852

Documents figurés
  • Nouveau plan de la Ville de Lyon et ses faubourgs / Laurent Dignoscyo, 1816. Pap., encre, aq. (BM Lyon Fonds Coste n°6351)

    BM Lyon : Fonds Coste n°6351
  • Levé militaire de la ville de Lyon/ L. Peillon, capitaine d'Etat-Major, janvier 1825. Pap., encre. 1 : 40000. 25 x 35 cm (AC Lyon. 1211 WP 001)

    AC Lyon : 1211 WP 001
  • [Plan de la Ville de Lyon avec les forts]. [vers 1830]. Est. Pap. collé sur toile. [environ 1/6.500]. 1340 x 1225 (AC Lyon. 0001 S 00014)

    AC Lyon : 0001 S 00014
  • Plan d'ensemble projeté sur la rive gauche du Rhône, par le général de Fleury, 1831. Calque, ech. 1 : 5000 (A. Service historique de l'armée de terre, Vincennes. Art. 8, section 1 (places françaises, 1680-1880), carton 2, n° 30/2)

  • Plan topographique de la ville de la Guillotière et de son embellissement projeté / Christophe Crépet, 1845. Pap., encre, aq. Echelle portée mais illisible. (BM Lyon Fonds Coste n° 6409)

    BM Lyon : Fonds Coste n° 6409
  • Plan de Lyon de ses environs et des forts avec un projet de débarcadère de chemin de fer à la Guillotière] / S.n. [Dignoscyo], 1845. Lithogr., impr. Saint-Côme, Lyon. 1 : 20000. 45,5 x 60,5 cm (AC Lyon. 0003 S 00014b)

    AC Lyon : 0003 S 00014b
  • Plan topographique de la Ville de Lyon et de ses environs / Eugène Rembielinski et Laurent Dignoscyo, 1847. 1 : 10000. 1 est. : lithogr. ; 65 x 89,9 cm (AC Lyon : 2 S 574)

    AC Lyon : 2 S 574
  • Nouveau plan topographique de l'agglomération lyonnaise / J.-B. Gadola éditeur, 1870. Pap., encre. (AC Lyon 2 S 588)

    AC Lyon : 2 S 588
Bibliographie
  • DUBOURG, Gabriel. Les premières fortifications de la rive gauche du Rhône à Lyon. Lyon : 2000. 130 p. (Th. univ.: Histoire: Lyon 3, 2000)

  • GARDES, Gilbert. Lyon, l'art et la ville, Architecture-Décoration. Paris : CNRS, 1988. 2 vol. 188-253 p. : ill.

    t. 2, p. 8-9
  • METTEY-BUNEVOD, Madeleine. Les fortifications de Lyon dans la première moitié du XIXe siècle (1793-1858). Villeneuve d'Ascq : Presses Universitaires du Septentrion, 1992. 300 p. : ill.. (Th. doc. : Nouveau régime d'histoire mention histoire de l'art: Lyon 2 : 1992)

    p. 90-92
  • PELLETIER, André (sous la direction de). Grande encyclopédie de Lyon et des communes du Rhône. Roanne : Horvath, 1991. 2 vol. 478-478 p. : ill.

    p. 281-298
  • Lyon ancien et moderne, par les collaborateurs de la revue du Lyonnais. Lyon : L. Boitel, 1838-1843. 2 vol., XIV-473 -596 p. : ill. ; 25 cm

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