Dossier IA42001496 | Réalisé par
Chapelle Notre-Dame-des-Anges
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  • © Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Montbrison
  • Commune Chalain-le-Comtal
  • Lieu-dit le Bourg-est
  • Cadastre 1812 (?) C 68 ; 1985 ZI 4
  • Dénominations
    chapelle
  • Vocables
    Notre-Dame-des-Anges
  • Appellations
    Chapelle du cimetière

Le cimetière de Notre-Dame est mentionné dès le début du 15e siècle, mais la chapelle en tant que telle n'apparaît dans les textes qu'en 1662 (visite pastorale du le 17 juin 1662), sous le vocable de Notre-Dame-des-Anges : 'Il y a quelques chapelles détachées dans la paroisse : l'une dite de Notre-Dame des anges, à 400 pas de l'église ; l'autre est dédiée à saint Simon, dite de chez Riom...'. La chapelle est représentée sur la carte de Cassini, accompagnée des initiales 'N.D.'. Les parties les plus anciennes de l'édifice (abside) semblent cependant plus antérieures et peuvent remonter au 13e siècle. La chapelle était alors un lieu de pélerinage : on y amenait les enfants malades, faibles ou en retard pour marcher, ainsi que les personnes atteintes de fièvre ; une statue de la Vierge à l'Enfant (étudiée) était invoquée pour la guérison. La chapelle est vendue à la Révolution et désaffectée ; elle aurait même brûlé en 1793, mais sans que ses murs ne noircissent (Relation d'Henry Forissier). Mais la matrice du premier cadastre, datée de 1812, la signale encore comme 'chapelle' (elle appartient alors à Thomas Attendu, propriétaire de deux domaines au bourg et à Fontanes. Les propriétaires cités par H. Forissier, les familles Mazard et Denis, ont dû lui succéder). Elle est par la suite convertie en grange et aire à battre, avec reconstruction de murs de qualité médiocre à partir de débris de l'ancienne chapelle. En 1881, la commune, qui cherche un terrain pour déplacer le cimetière, se propose d'acquérir celui qui entourre l'ancienne chapelle pour y réinstaller un cimetière. L'acquisition est réalisée en 1883. En 1888, le conseil municipal décide que les fonds provenant de frais de guerre non dépensés en 1870 (4023,55 F) seront affectés la réparation de la chapelle (et non à l'agrandissement de l'église, comme cela avait d´abord été envisagé). Un projet est dressé le 5 janvier 1889 par l'architecte stéphanois Eugène Etienne (4029 F). L'adjudication des travaux est donnée aux frères Charpille maçons de Saint-Galmier. Le décompte des travaux est approuvé le 3 août 1890. Le projet consiste en la reconstruction de la nef, avec sa façade et sa toiture ; l'abside ancienne est conservée et sa toiture restaurée. A l'intérieur, la réfection du sol et des enduits est complète. Le bâtiment de la chapelle n'est actuellement pas cadastré : il est compris dans la parcelle du cimetière. La toiture a été refaite en 1993.

La chapelle se compose de deux parties. La partie ancienne, qui comprend l'abside de plan semi-circulaire, son arc d'entrée et le mur à l'aplomb de celui-ci, est construite en pierre calcaire de structure poreuse, du type du calcaire de Ruffieu extrait dans la commune voisine de Précieux (Henry Forissier le souligne et note que le même matériau avait été utilisé pour l'ancienne église ou l'enceinte du château de Grézieux-le-Fromental, tous deux détruits dans les années 1880 ; cette pierre était mélangée à de la 'lose' ou 'pierre d'alose', friable, provenant de la Loire) . L'arc d'entrée repose sur deux impostes de pierre taillée moulurée (à tore, cavet et filet), selon une disposition très comparable à celle de la chapelle d'Essertines-basses (étudiée). A l'extérieur, l'abside est enveloppée dans un chevet à cinq pans couronné d'une corniche en pierre de taille (granite ?) partiellement conservée. Le mur à l'aplomb de l'arc d'entrée dépasse au-dessus de la toiture (il est enduit au ciment et sans doute au moins partiellement refait). Il est épaulé par des contreforts en brique, certainement ajoutés au 19e siècle. L'abside est éclairée par deux fenêtres à ébrasement (à l'intérieur desquels on peut mesurer une épaisseur de mur de 130 cm), une fenêtre axiale et une fenêtre au sud-est, qui conserve un appui en pierre taillée (chanfrein, filet). La seconde partie de la chapelle, la nef, reconstruite en 1890, est en grès (grès houiller ?) appareillé ; le projet de 1888 prévoit des 'socles en pierre de taille de Moingt bouchardée sur une face avec moulure dans le haut', des fondations en maçonnerie de pierre brute, des murs en maçonnerie de moellons bien alignés, avec 'les joints faits au ciment et au fer'. Sur la façade, les encadrements de baies (porte et fenêtres encadrées de colonnettes à chapiteaux à crossettes), contreforts, corniche et couronnement en forme de clocher-mur à deux arcades sont en pierre calcaire blanche (pierre de Saint-Paul-Trois-Châteaux selon le projet de 1888). Les murs sont enduits au ciment, avec un motif de faux appareil sur les murs latéraux et les parties latérales de la façade, et un motif de quadrillage à croisettes sur la partie centrale. Le toit est à longs pans et tuiles plates mécanique sur la nef, en croupe polygonale et tuile creuse sur l'abside. La pierre de seuil de la chapelle serait son ancienne table d'autel (Forissier). A l'intérieur, le sol est en ciment bouchardé (1888 : 'dallage en ciment losangé et à dessin') avec une marche à l'entrée du choeur. L'abside est couverte en cul-de-four, la nef en fausse voûte en lambris, en berceau (1888 : 'voûte à la Philibert Delorme en planches brutes'). Les murs sont ornés d'un enduit peint (voir présentation du mobilier).

  • Murs
    • grès
    • calcaire
    • brique
    • moellon
  • Toits
    tuile creuse, tuile plate mécanique
  • Plans
    plan allongé
  • Étages
    1 vaisseau
  • Couvrements
    • fausse voûte en berceau
    • cul-de-four
  • Couvertures
    • toit à longs pans
    • croupe polygonale
  • État de conservation
    remanié
  • Techniques
    • peinture
    • vitrail
    • menuiserie
  • Précision représentations

    Décor et mobilier : voir Présentation du mobilier.

  • Statut de la propriété
    propriété de la commune

Documents d'archives

  • AC Chalain-le-Comtal. Registre de délibérations du conseil municipal. 10 novembre 1845-13 septembre 1891. Délibération du 13 novembre 1881. Il faut déplacer le cimetière (situé au centre du bourg). Le conseil municipal propose que le nouveau cimetière soit placé près de la chapelle Notre-Dame de Chalain : le cimetière a existé à cet endroit, puis a été interdit le 23 juin 1743 par une ordonnance de Mgr de Neuville de Villeroy archevêque, pour être transporté à son emplacement actuel. Le terrain autour de la chapelle est actuellement indivis (famille Chaise à Chalain-le-Comtal), une procédure d´expropriation est donc prévue.

  • AC Chalain-le-Comtal. Registre de délibérations du conseil municipal. 10 novembre 1845-13 septembre 1891. Délibération du 28 mai 1888. Le 17 mai 1887 le conseil municipal avait décidé que les fonds provenant de la mobilisation seraient affectés à l'agrandissement de l'église (4023,55 F) ; finalement il demande de pouvoir changer cette affectation, pour réparer la chapelle Notre-Dame au cimetière, travaux jugés plus urgents pour éviter une grande dépense plus tard (N.B. : cette délibération n´est pas claire et au 17 mai 1887 le registre ne porte pas de délibération sur ce sujet).

  • AC Chalain-le-Comtal. Registre de délibérations du conseil municipal. 10 novembre 1845-13 septembre 1891. Délibération du 23 décembre 1888. Le sous-préfet demande des précisions sur les dépenses auxquelles le conseil veut affecter le produit de la taxe sur la mobilisation, et sur le statut de la chapelle Notre-Dame. La chapelle a été depuis au moins le 15e siècle et encore aujourd´hui une chapelle de pèlerinage (fièvre, enfants faibles). Elle est de propriété publique. Une fois réparée l´afflux des pèlerins sera une source de richesse pour la commune. Le conseil municipal propose une répartition de l´argent rapporté la taxe de la mobilisation) : 1) socles en pierre de taille de Moingt bouchardée sur une face avec moulure dans le haut. 2) Fondations en maçonnerie de pierre brute. 3) maçonnerie de moellons bien alignés, les joints faits au ciment et au fer 4) pierre blanche à moulures de Saint-Paul-Trois-Châteaux pour moulure contreforts colonnes avec chapiteaux et entrée de chapelle 5) dallage en ciment losangé et à dessin 6) marche en pierre à l´entrée 7) charpente en sapin bois équarri à vive arrête 8) voûte à la Philibert Delorme en planches brutes 10) couverture en tuile plate 11) crépissage sur murs et voûtes 12) porte en pin compris grillage fonte panneau recouvert 13) ferrure et serrure de cette porte 14) table de communion 15) badigeon teinte comprise 16) barraudage des croisées.

  • AC Chalain-le-Comtal. Registre de délibérations du conseil municipal. 10 novembre 1845-13 septembre 1891. Délibération du 27 janvier 1889. Le préfet demande qu'un architecte dresse des plans et devis pour cette réparation. Le conseil municipal statue en outre sur la propriété de la chapelle : elle n'a jamais été propriété de la fabrique, mais de la commune. Plan et devis dressés le 5 janvier 1889 par Etienne architecte 14 rue Gambetta à Saint-Etienne (4029 F).

  • AC Chalain-le-Comtal. Registre de délibérations du conseil municipal. 10 novembre 1845-13 septembre 1891. Délibération du 25 avril 1889. Le préfet a accepté le projet pour la chapelle. Par contre la dépense est trop importante pour un traité de gré à gré, comme le souhaitait la commune.

  • AC Chalain-le-Comtal. Registre de délibérations du conseil municipal. 10 novembre 1845-13 septembre 1891. Délibération du 3 août 1890. Le décompte des travaux exécutés à la chapelle a été approuvé par l´architecte le 27 juillet 1890. Une fois le rabais déduit, dépense totale de 4023,55 F (le nom de l'entrepreneur adjudicataire n´est pas précisé). Reste 78,28 F : le conseil municipal décide d'acheter avec une cloche pour la chapelle.

  • AC Chalain-le-Comtal. Dossiers bâtiments communaux. Chapelle du cimetière - Statue de la Vierge à l'Enfant. La chapelle date du début du 13e siècle ; cimetière autour abandonné en 1790. La chapelle est reconstruite en 1886 (bénie le 20 avril 1890) et le cimetière remis en service. Toiture rénovée en 1993. projet de restauration en 1996. Lieu de pèlerinage pour la guérison des enfants épileptiques, en retard pour marcher... on faisait la lessive des enfants malades dans une source proche. La statue a été cachée pendant la Révolution et remise en place vers 1890. Elle a été volée en novembre 1995. Copie par Robert Capron, sculpteur 34 bd martin-Bernard à Saint-Etienne, 3963 , inaugurée en mai 1996. Prêtée à l'exposition 'Autour du culte marial' février 1997. Légendes : un bouvier lui fait garder ses bêtes (la statue se remet en place seule) ; en 1793 la chapelle brûle mais ses murs restent blancs ; la statue est transportée dans l´église, mais elle revenait dans les ruines de la chapelle. La bonde de l'étang Bardoire aurait été la pierre d'autel de la chapelle ; elle a été récupérée, le traîneau de transport se brise à la porte du cimetière. La pierre retourne dans l'autel de la chapelle.

  • AC Chalain-le-Comtal. Transcription de notes de l'abbé Valendru. Documentation rassemblée pour l'édition du Village de Forez, supplément au n°63, de 1995 (photocopies). AD Loire, série B, tome 2 [2 volumes des archives départementales prêtées à l'abbé Valendru par Henry Forissier] : 1444 Testament d'André Surdel, prêtre, curé de Champs : sépulture in ecclesia Sti Symphoriani, anto capella Beatae Mariae Virginis de novo fondatam per dominum loci de Chalaing le comtal cyminterio Beata Maria in tumulo hospitu dos Andrieux (liasse 1889).

  • Bibl. Diana, Montbrison. 1F42, 35, n°5 à 7. Notes de l'abbé Valendru sur la commune de Chalain-le-Comtal. Chapelle de Notre-Dame. Relation de M. Henry Forissier maire de Chalain.

  • Bibl. Diana, Montbrison. Procès-verbal de la visite pastorale de Monseigneur Camille de Neuville, 1658-1662. Transcription réalisée par l'abbé Merle, milieu 20e siècle

    Visite du 17 juin 1662.

Bibliographie

  • GRANGE, Marie. BAROU, Joseph. Un village de la plaine, il y a 100 ans. Chalain-le-Comtal, d'après les notes de l'abbé Valendru. Village de Forez, supplément au n°63, 1995.

    p. 6
  • GRANGE, Marie. Un pèlerinage forézien : Notre-Dame-des-Anges [extrait de Village de Forez, n° 57 de janvier 1994]. Accès internet : <URL : http ://forezhistoire.free.fr/notre-dame-des-anges-chalain.html>

  • THIOLLIER, Félix. Le Forez pittoresque et monumental, histoire et description du département de la Loire et de ses confins, ouvrage illustré de 980 gravures ou eaux-fortes, publié sous les auspices de la Diana... Lyon : Imprimerie A. Waltener, 1889 (2 vol.)

    p. 272

Périodiques

  • ROCHIGNEUX. Des matériaux employés, aux diverses époques du moyen-âge, dans la construction des édifices publics de la région Montbrisonnaise. Bulletin de la Diana, t. V, octobre 1889-janvier 1890

    p. 165-172

Documents figurés

  • Exemplaire annoté par l'abbé Valendru du Questionnaire historique, archéologique et statistique. Réponse à la page 31 du questionnaire : M - Les cloches (Maurice DUMOULIN, Bulletin de la Diana, 1898), entrelardé de feuilles quadrillées où sont écrites ses réponses (son nom est noté sur la 1ère page avec la date 1899, une étiquette "Paroisse de Chalain le Comtal Loire" est collée sur la couverture) (Bibl. Diana, Montbrison. 1F42, 35, n°8).

    'page 31'

Annexes

  • Annexe n°1
Date d'enquête 2006 ; Dernière mise à jour en 2010
© Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel
© Conseil général de la Loire