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Ecart de Vesonne

Dossier IA74001744 inclus dans Forge Arestan, actuellement Forge Arétan réalisé en 2012

Fiche

Œuvres contenues

Dénominationsécart
Aire d'étude et cantonPays de Faverges et du Laudon - Faverges
HydrographiesNant de Montmin
AdresseCommune : Faverges
Lieu-dit : Vesonne

Le village de Vesonne est cité pour la première en 1025 dans un acte de donation de la reine Ermengarde (femme de Rodolphe III roi de Bourgogne) pour la fondation du prieuré de Talloires. Malgré cette mention précoce, Vesonne apparaît peu dans les textes. Lors de l´établissement de la Mappe Sarde, le village présentait a peu près la même emprise qu´actuellement. Le hameau de Vesonne dépendait de la paroisse de Viuz. Bien qu´une école de fille y fut ouverte quelques mois en 1858, ce n´est qu´en 1883 que la commune construit l´école de Vesonne qui, outre les enfants du hameau, accueil les enfants de Mont-Bogon et du Villard. L´économie du village était axée sur l´élevage et la vigne. Le hameau possède avec Mont-Bogon, Le Villard et Arnand (commune de Doussard) l´alpage du Planay au-dessus de la Combe d´Ire. Bien que totalement disparu aujourd´hui, le vignoble occupait tous les coteaux surplombant le village. Une partie des vignes appartenaient aux habitants de la commune de Montmin, qui possédaient bon nombre des celliers accolés au cœur du village. C´est toutefois le Nant de Montmin avec sa force hydraulique qui permis le développement du village dans lequel les nobles de Chevron-Villette tenait un moulin dès 1578. Plusieurs moulins, huileries, battoirs, forges et scieries fonctionnèrent à Vesonne ainsi qu´une papeterie au XVIIe siècle. Enfin, on notera l´existence à la fin du XIXe siècle d´un four et d´un broyeur à chaux au départ du canyon. Quelques dates portées : 1759 : Pont de Vesonne 1810 : linteau de porte (A2 453) 1840 : croix monumentale 1897 : linteau de porte (fruitière) 1907 : linteau de porte (B7 1264)

Période(s)Principale : 18e siècle
Principale : 19e siècle

Le village de Vesonne est situé de part et d´autre du Nant de Montmin au débouché du canyon. Il s´étend sur de faibles pentes au plus près de la montagne afin de préserver les terres agricoles de la plaine comprise entre le relief et les marais de Giez. Il se compose de deux noyaux d´habitat dense reliés par un espace au bâti plus lâche a proximité immédiate du cours d´eau. C´est dans ce secteur intermédiaire que se trouvent deux biefs le long desquels s´égrènent encore une ancienne scierie, un ancien moulin à grain et une ancienne forge. Les fermes, généralement en longueur juxtaposant habitation, grange et étable sont globalement conforme à la typologie régionale. Elles se trouvent toutefois pour l´essentiel aux périphéries du hameau, le cœur des deux noyaux étant plutôt composé d´un ensemble de petites fermes et de celliers accolés les uns aux autres. La concentration du bâti est d´ailleurs telle, qu´en dehors du hangar aux pompes établi près du ruisseau, les équipements publics et/ou collectifs tels que l´école, le four à pain ou encore la fruitière sont situés sur les marges du hameau. La majorité des édifices est aujourd´hui enduite au ciment, on observe toutefois un certain nombre d´encadrements anciens en pierre de taille dont quelques remarquables linteaux délardés (2008 B7 1342 et 2083), quelques vestiges de décors peints (B7 1277) ainsi que de nombreux escaliers extérieur en maçonnerie formant une loge donnant accès aux caves (B7 1317,1318).

© Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel © Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel ; © Parc naturel régional du Massif des Bauges © Parc naturel régional du Massif des Bauges - Daviet Jérôme