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Ecole secondaire, dite petit séminaire de Verrières, puis école primaire, actuellement Lycée professionnel du Haut Forez

Dossier IA42002681 inclus dans Village de Verrières-en-Forez réalisé en 2005

Fiche

Historique

Les bâtiments d'enseignement

Une école presbytérale est fondée au village de Verrières-en-Forez par son nouveau curé, l´abbé Pierre Périer (J. Barou, Le petit séminaire de Verrières...), nommé dans cette paroisse en janvier 1804 (Vachet, p. 726). L´enseignement est donné par le curé et par un professeur laïc. Dès octobre 1804, il y a une quarantaine d'élèves, puis plus de 100 en 1807 (entre 107 et 150 selon les sources consultées par J. Barou) ; ils sont 313 en 1809.

L´école est d´abord installée au presbytère : « une vieille maison mutilée et chancelante et dans une grange ouverte au vent, à la pluie et mal éclairée (...) Leur dortoir était un grenier sous les tuiles, et ils y montaient par une échelle de meunier (...) Les fenêtres mal jointes n'étaient closes que par du papier. (...) Plusieurs élèves étaient logés dans les maisons du bourg "(J. Bonjour, Centenaire du petit séminaire de Verrières, imp. E. Brassart, Montbrison, 1905 ; cité par J. Barou).

En 1809, l´institution bénéficie d´une donation qui lui permet de déménager dans de nouveaux locaux. Antoinette Montet, dite « la Tante », béate vivant à Gumières, souhaitant donner suite à ses actions en faveur des prêtres réfractaires pendant la Révolution, décide, après sa vision de la Vierge à la crypte de l´église de Saint-Jean-Soleymieux, de vendre ses biens et de confier cet argent (un peu plus de 20 000 F) à l´abbé Périer pour le développement de l´école presbytérale de Verrières. L´abbé Périer achète alors l´ancien château du Soleillant (Dossier Château du Soleillant, puis petit séminaire, actuellement ferme, IA42002510), situé à quelques centaines de mètres au nord du village de Verrières. L´école s'y installe de 1809 à 1819.

Au même moment arrive un nouveau supérieur, l'abbé Jean-Joseph Barou (auparavant professeur au séminaire de l'Argentière), chargé de faire de Verrières un véritable séminaire conforme aux nouvelles exigences de l´archidiocèse et dédié à la formation de futurs prêtres.

Mais en 1811 un décret impérial ordonne la fermeture de tous les petits séminaires, dont Roche et Verrières. Entre 1812 et 1814 (suppression du décret par la première Restauration), Verrières, choisi pour son isolement, devient une annexe du grand séminaire de Saint-Irénée, et accueille les étudiants de philosophie et de mathématiques des séminaires supprimés (en tout, 248 élèves).

Vers 1816, L´abbé Barou fait construire des bâtiments au village, près de l´église, dont « un grand corps de bâtiment situé à l'extrémité de la terrasse » ; on utilise pour cela des matériaux provenant de démolition de la partie sud du château du Soleillant, dont la chapelle. En 1819, le séminaire quitte le Soleillant pour le bourg. Cependant les bâtiments qu´il occupe sont irréguliers et sans doute mal construits car en 1825 la voûte de la chapelle s'effondre. Quelques mois auparavant, le cardinal Fesch (alors en exil à Rome) avait fait don au diocèse de Lyon des immeubles de Verrières qui, jusque-là, lui appartenaient personnellement.

Le 2e quart du 19e siècle est considéré comme « l´âge d´or » de l´établissement, officiellement autorisé comme petit séminaire par décret du 14 décembre 1828 et qui compte plus de trois cents élèves (Le petit séminaire de Verrières. Le nouveau séminaire...). L'abbé Joseph Verrier, supérieur de 1826 à sa mort, en 1837, a profondément marqué les esprits de l´époque (Dossier Église paroissiale Saint-Ennemond de Verrières, IA42001492).

En 1836, le séminaire achète la propriété du Mas, à proximité du village (lieu de récréation pour les élèves).

A la fin de l´année 1846, un incendie détruit une grande partie des bâtiments. Entre 1847 et 1855, sur ordre du cardinal de Bonald, archevêque de Lyon, un nouveau séminaire est construit sur les plans de l´architecte Dulac. Une plaque commémorative était apposée sur les bâtiments : EX MUNIFICENTIA / EM. AC. REV. CARDINALIS / L.-J.-M. DE BONALD / ARCHIEPISCOPI LUGDUNENSIS / HOC SEMINARIUM / OEDIFICATUM EST AB ANNO / 1847 AD ANNUM 1855 / AUSPICE MARIA (citée par J. Barou, Barou, Le petit séminaire de Verrières. Le nouveau séminaire...).

Dans les années 1870 et au début des années 1880, l'abbé Chausse, supérieur, achève l'aile nord de l'édifice et embellit la chapelle. Un péristyle borde les bâtiments du côté de la cour intérieure. Les locaux scolaires sont complétés, au nord et à l´ouest, par des dépendances. Il y a environ 300 élèves.

Le domaine du séminaire (Barou, Le petit séminaire de Verrières. Le nouveau séminaire...).

Les biens du "Collège de Verrières" figurent sous une quarantaine de numéros aux folios 180 et 188 de l'ancien cadastre de la commune établi en 1809. Au départ il s'agit de deux bâtiments voisins mais non contigus entourés d'un jardin et d'aisances. Une des constructions est accolée à l'église côté nord. On se rappelle que l'abbé Périer avait installé son école dans la maison curiale et une villa voisine. Avant 1809 plusieurs parcelles renforcent l'institution : le château du Soleillant, sa cour, les dépendances et un petit terrain attenant, le tout représentant moins d'un hectare (note 13 Nos 323, 325, 326, 327 de l'ancien cadastre ; nos 66, 67, 68, 69, 70 du nouveau cadastre).

Durant tout le siècle la politique foncière des économes du séminaire sera constante. Ils s'efforceront de constituer autour des bâtiments du bourg un vaste domaine d'un seul tenant en recherchant deux objectifs : arriver à une certaine autarcie en produisant directement ce que la maison doit acheter, être le plus indépendant possible des autres habitants du bourg. En 1814, Jean Clépier, du bourg, vend au Collège une petite terre et un pré. En 1836, le séminaire achète une maison avec cour et jardin à Mathieu Dumas, tailleur d'habits au bourg également.

En 1840 (d'après les matrices cadastrales) sept parcelles voisines sont acquises au Mas, une terre et deux bois de pins vendus par Antoine Dumas fils du Bourg, deux terres, un bois de pins et un pré vendus par Robert Claveloux du Bourg. En 1845 et 1853 quelques acquisitions arrondissent le domaine du bourg : prés et terres appartenant à Claude Vial du bourg.

En 1860 ce qui reste du château du Soleillant et ses dépendances sont revendus à la famille Clavelloux de la Payre. Puis les acquisitions reprennent, en 1868, Grand Aubert, un pré de plus d'un hectare, à Jean Lafond, du Bourg ; en 1870, le pré et la terre de la Rivière à André Damon qui est domestique au Séminaire ; en 1873 et 1874, plusieurs importantes parcelles de "bois futaie", de "pinateaux" et de pré à Damon Charles, du bourg de Gumières, Damon Félix, épicier à Montbrison, Bealem Jean-Marie, tailleur. Le séminaire fait valoir directement ces terres louant les locaux qui ne lui sont pas nécessaires (note 14 : Location de salles de classe au curé de la paroisse. Le 15 octobre 1906, l'abbé Joseph Marius Bonjour loue à M. Marnat une maison et son jardin au lieu-dit "le Champet" (entrée du bourg) pour la somme de 60 francs par an (archives de la paroisse de Verrières). En 1905, les responsables du séminaire peuvent se féliciter de toutes ces acquisitions intelligemment et patiemment faites de diverses propriétés qui forment "un cadre parfait" à l'établissement.

En 1874, le Maire expose à son conseil que la pente du chemin vicinal n° 1 menant de la Feuillas au Bourg est trop forte à partir du lavoir du séminaire. Il conviendrait donc pour avoir un "chemin moins pentueux" de faire un nouveau tracé sans que cela occasionne une grande dépense à la commune. Les conseillers en conviennent. En fait ce chemin traverse les propriétés du séminaire, passe près de la grande terrasse et empêche d'établir une belle allée et une entrée monumentale devant la maison. Après des tergiversations le Conseil municipal donne satisfaction au séminaire (note 16 : Conseil municipal de Verrières. Séances du 11-10-1874, du 3-9-1875, du 8-10-1876, du 29-6-1879) car le supérieur s'engage à faire aux frais du séminaire de Verrières tous les achats et travaux nécessaires pour rectifier le chemin n°1 entre les profils 62 et 88 à la condition que la partie abandonnée du chemin reste la propriété définitive du séminaire qui est propriétaire des terrains situés sur chaque rive (note 17 : Engagement du Père Jean-Marie Chausse inscrit à la suite du P.V. de la réunion du 3 septembre 1875. Cinq conseillers sur douze refusent de signer le procès-verbal. Ce sont MM. Blanc, adjoint, Bernard, Brunel, Coste et autre Brunel. A cette même séance le Conseil décide que : l'empierrement qui, en premier lieu, devait être à la charge de la commune sera fait aux frais du séminaire ; s'il survient une subvention de l'Etat ou du département en raison des sacrifices que le séminaire s'est imposés au sujet de la dite rectification, elle sera versée entre les mains du supérieur du séminaire. Il est bien entendu que le séminaire n'aura droit qu'à la première subvention, quelle qu'elle soit...). Le supérieur intervient encore financièrement s'engageant auprès de la commune à prendre à sa charge les frais résultant de l'expropriation de la partie du pré de M. Pont, nécessaire à l'achèvement de la rectification (note 18 : Engagement du Père J.-M. Chausse du 19 mars 1879, registre des délibérations). En 1905, on félicitera le Père Chausse d'avoir obtenu le déplacement d'un chemin, enlevé à la municipalité par sa diplomatie et grâce auquel l'entrée du Séminaire ressemble à l'avenue d'un palais (note 19 : Abbé Tiby, allocution prononcée aux fêtes du centenaire, abbé Bonjour, Centenaire...).

Après la suppression du séminaire en 1906, le préfet envisage dès 1907 d´en attribuer les bâtiments à la commune pour y installer les écoles (AC Verrières). En janvier 1909, la commune, sur invitation du préfet, sollicite la propriété des immeubles bâtis et non productifs de revenus ayant appartenu à l´ancien séminaire ; en novembre 1909, elle refuse aux hospices de Montbrison l´attribution d´une partie des bâtiments pour installer des services annexes. La dévolution des bâtiments à la commune est officialisée par décret du 28 décembre 1909 (biens remis à la commune suivant un procès-verbal du 1er février 1910). Cependant dès juillet 1910 la commune revient sur sa décision et refuse l´attribution de ces immeubles jugés trop vastes et d´un entretien trop coûteux. Le préfet refuse d´annuler le décret du 20 décembre 1909, à moins qu´un établissement public de bienfaisance de la région ne sollicite ces immeubles et ne se substitue à la commune pour le paiement des dettes afférentes (créance réclamée par le minotier montbrisonnais Couturier-Déroty, impôts fonciers...). Finalement, la vente par adjudication est décidée en juin 1912, sauf une petite partie au nord-est [erreur pour sud-est ?] (dite « annexe » du séminaire, 3000 m²), à l´ouest de l´église, pour construire un presbytère et annexer au chemin vicinal 44 ; un procès-verbal d´estimation est dressé par Thévenet, expert. La vente des biens du séminaire rapporte à la commune 22757 F. Aux vues des délibérations ultérieures, il semble que les bâtiments, au moins les ailes nord et ouest du corps principal en U, aient été vendues à Henri Gauchet, de Gumières, qui revend immédiatement les pierres de taille de l´aile centrale (partie ouest) à Perrat, entrepreneur à Montbrison, le dallage du réfectoire à Jean-Claude Faure, fermier du séminaire, et des arbres. En novembre 1912, le mobilier (essentiellement du petit mobilier de l´internat et du matériel scolaire : lits, armoires, tables, bancs, livres, et un peu de mobilier religieux : statues et tableaux, non détaillés) est vendu à un habitant du bourg (1500 F) ; l´orgue et un « piano » (harmonium ?) sont exclus de cette vente, ainsi qu´un peu de mobilier conservé pour l´école communale. Au même moment, la commune obtient l´autorisation provisoire d´installer l´école de garçons (avec le logement des maîtres) dans la partie réservée du séminaire (l´« annexe » ?) ; la commune projette de construire un groupe scolaire en rachetant le terrain libéré par la démolition complète de l´ancien petit séminaire, attendue pour la fin de l´année. En juin 1914, une promesse de vente (7800 F) est établie dans ce sens, avec Henri Gauchet, de Gumières : elle concerne la cour de l´ancien séminaire avec les bâtiments en l´état (40 ares), limitée au nord par un terrain appartenant à l´état, au sud par les annexes du séminaire, à l´ouest par les cour et bâtiments de Chassagne, à l´est par le clos Rey.

Le bâtiment principal du séminaire et sa cour redeviennent donc propriété communale. Seule l´aile est est conservée, et utilisée pour l´école communale (Dossier Ecole primaire, IA42002630).

De 1914 à 1946, l´ex séminaire abrite en 1919 des prisonniers alsaciens et un préventorium (sanatorium) départemental (on trouve dans les archives des factures d´artisans (Zacco plâtrier, Favier menuisier à la Feuillat) dans les années 1919-1920-1921 ; automne 1919 : factures de Favier pour réparations à la maison d´école et démolition et remontage d´une partie de l´ancienne cure de Verrières). En 1924 l´Oeuvre des Enfants à la Montagne s´y installe (elle achète à bas prix le bâtiment vendu par l´Office public d´habitation) ; puis de 1927 à 1941 c´est au tour d´un orphelinat des pupilles des écoles publiques d´occuper les lieux qui devient en 1941, pendant l'Occupation, un centre de jeunesse. En 1946, après la guerre, les bâtiments sont dévolus à l´enseignement technique (centre d´apprentissage), puis en 1953 l´Éducation nationale rachète le site à l´Oeuvre des Enfants à la Montagne pour y créer un collège d´enseignement technique.

De 1989 à 1991 la Région Rhône-Alpes finance l´extension et la restructuration du lycée professionnel à hauteur de 56 millions de francs. En 1987, le choix du projet et des architectes (cabinet Hanssen et Daublain, architecte Brassart) est arrêté. Les travaux débutent en 1989 et s'achèvent le 30 août 1991. Sur l´ensemble des travaux, les 4/5e environ sont des constructions neuves, le restant est réalisé en restructuration. La superficie totale des bâtiments est passée de 3400 m² à 10 000 m² (le triple).

Lorsque le bâtiment est réinvesti par le lycée professionnel du Haut-Forez, lycée des Métiers de la Restauration et des Services à la Personne (non étudié), les ailes ouest et nord sont reconstruites sur l´emprise des anciens bâtiments, avec remontage de la porte de la chapelle à son ancien emplacement, devant la façade du bâtiment ouest. Les vestiges de la chapelle subsistent (murs en brique ; sur propriété privée).

Descriptif

Plan en U, avec la chapelle en saillie à l´ouest, au milieu du corps de bâtiment en fond de cour (ouest). La chapelle de plan rectangulaire a un chœur à pans coupés (avec une ouverture dans chacun d´eux) et deux chapelles latérales au niveau de la troisième travée (chapelle Saint-Louis à gauche). La construction est en moellon de granite avec l´utilisation de la pierre de taille pour l´encadrement des baies et les contreforts qui épaulent les murs de la nef. Les nervures et arcs sont en brique, ces derniers étaient recouverts d´un enduit peint en faux appareil. Les pilastres appliqués contre les murs délimitent les travées ; ils sont réalisés en moellons, les chapiteaux doriques sont en brique moulée, et la base est en granite. Les baies sont situées en hauteur, fermées par des vitraux géométriques dans la nef et le chœur, seule la baie axiale avait un décor plus développé. Les voûtes d´arêtes du chœur étaient enduites d´un décor constitué d´étoiles ; une frise à ornementation végétale courait le long des murs intérieurs, à hauteur du dessous des baies hautes. La première travée de la nef abritait une tribune en bois sur laquelle était placé un orgue (aujourd´hui déplacé dans l´église paroissiale).

L'axe central du bâtiment ouest est souligné par un avant-corps de trois travées en légère saillie, bordé de pilastres (à refends au rez-de-chaussée et couronné d´un fronton triangulaire. La travée centrale est soulignée par une porte en pierre de taille (arc en plein-cintre avec agrafe, entablement supporté par des pilastres) donnant dans la chapelle. Au-dessus de cette porte, l´axe de la travée est marquée par une niche en plein-cintre avec une statue de la Vierge dans un cadre circulaire, puis pas une ouverture en plein-cintre occupée par une cloche, enfin par un cadran d´horloge, dans le fronton. Le clocher de la chapelle, coiffé d´un petit dôme à pans et d´un clocheton, achève la composition. L´élévation des façades sur la cour centrale y a un rez-de-chaussée surélevé bordé d´une galerie de circulation ouverte sur la cour par des arcatures en plein-cintre, deux étages carrés, et un comble à surcroît avec lucarnes aménagées dans les toitures. L'aile nord comprend un étage de soubassement. Les murs sont en moellon, les encadrements sont en pierre de taille ; le toit est à longs pans et croupes et couvert en tuile creuse, enfin la corniche et les arcatures sont en brique. Les locaux comprennent deux dortoirs et une grande salle d´étude à côté de la chapelle, ainsi qu´un réfectoire. Derrière ces bâtiments « se trouvaient de grandes dépendances comportant quelques constructions à usage de boulangerie, écurie, porcherie, basse-cour, grange, fenil et hangar ». Enfin, une maison adjacente aux locaux du séminaire (mais sans communication intérieure) logeait des religieuses de Saint-Joseph, chargées entre autres de l´entretien de la chapelle (J. Barou, Jean-Pierre Guillet...). Après la démolition partielle de l'établissement, seul le corps de bâtiment est, en face de l´église, le long de la place du village, est conservé ; il est partiellement reconstruit, rabaissé d´un étage et doté d´un toit à longs pans (en tuile plate mécanique). Ce bâtiment existe toujours (dénaturé).

Aujourd'hui les bâtiments, largement reconstruits en béton comportent principalement quatre ailes qui ne sont pas jointives. L'aile sud est dédiée à l'enseignement ; l'aile ouest abrite les services administratifs, la vie scolaire et le CDI ; l'aile nord comprend l'internat et son foyer, l'infirmerie ; l'aile est, enfin, abrite l'enseignement professionnel et la cantine.

Appellationspetit séminaire de Verrières
DestinationsLycée professionnel du Haut Forez
Parties constituantes non étudiéeschapelle
Dénominationsécole secondaire
Aire d'étude et cantonMontbrison
AdresseCommune : Verrières-en-Forez
Lieu-dit : le Bourg
Cadastre : 1809 C 32, 33, 34 ; 1986 AH 93, 94, 95, 178

Une école presbytérale est fondée au village de Verrières-en-Forez par son nouveau curé, l´abbé Pierre Périer, nommé dans cette paroisse en janvier 1804. Dès octobre 1804, il y a une quarantaine d'élèves, puis plus de 100 en 180; ils sont 313 en 1809. L´école est d´abord installée au presbytère, puis en 1809 l´institution bénéficie d´une donation (Antoinette Montet, dite « la Tante », béate vivant à Gumières) qui lui permet de déménager dans de nouveaux locaux : l´ancien château du Soleillant où, elle restera jusqu´en 1819. Au même moment arrive un nouveau supérieur, l'abbé Jean-Joseph Barou chargé de faire de Verrières un véritable séminaire conforme aux nouvelles exigences de l´archidiocèse et dédié à la formation de futurs prêtres. Mais en 1811 un décret impérial ordonne la fermeture de tous les petits séminaires, dont Roche et Verrières. Entre 1812 et 1814 (suppression du décret par la première Restauration), Verrières devient une annexe du grand séminaire de Saint-Irénée, et accueille les étudiants de philosophie et de mathématiques des séminaires supprimés (en tout, 248 élèves). Vers 1816, L´abbé Barou fait construire des bâtiments au village, près de l´église, à l´aide des matériaux provenant de démolition de la partie sud du château du Soleillant, dont la chapelle. En 1819, le séminaire quitte le Soleillant pour le bourg. Cependant les bâtiments qu´il occupe sont irréguliers et sans doute mal construits car en 1825 la voûte de la chapelle s'effondre. Le 2e quart du 19e siècle est considéré comme « l´âge d´or » de l´établissement, qui compte plus de trois cents élèves. En 1836, le séminaire achète la propriété du Mas, à proximité du village (lieu de récréation pour les élèves). L'abbé Joseph Verrier, supérieur de 1826 à sa mort, en 1837, a profondément marqué les esprits de l´époque (Dossier Église paroissiale Saint-Ennemond de Verrières, IA42001492). A la fin de l´année 1846, un incendie détruit une grande partie des bâtiments. Et entre 1847 et 1855, sur ordre du cardinal de Bonald, archevêque de Lyon, un nouveau séminaire est construit sur les plans de l´architecte Dulac. Durant tout le siècle la politique foncière des économes du séminaire sera constante. Ils s'efforceront de constituer autour des bâtiments du bourg un vaste domaine d'un seul tenant en recherchant deux objectifs : arriver à une certaine autarcie en produisant directement ce que la maison doit acheter, être le plus indépendant possible des autres habitants du bourg. Après la suppression du séminaire en 1906, le préfet envisage dès 1907 d´en attribuer les bâtiments à la commune pour y installer les écoles. En janvier 1909, la commune, sur invitation du préfet, sollicite la propriété des immeubles bâtis et non productifs de revenus ayant appartenu à l´ancien séminaire. Les bâtiments étant trop coûteux à entretenir, la vente par adjudication des bâtiments communaux est décidée en juin 1912, sauf une petite partie, pour construire un presbytère. Au vu de délibérations ultérieures, il semble que les bâtiments, au moins les ailes nord et ouest du corps principal en U, aient été vendues à Henri Gauchet, de Gumières, qui revend les matériaux de construction du séminaire. Au même moment, la commune obtient l´autorisation provisoire d´y installer l´école de garçons, puis elle projette de construire un groupe scolaire en rachetant le terrain libéré par la démolition complète de l´ancien petit séminaire, attendue pour la fin de l´année. En juin 1914, une promesse de vente (7800 F) est établie dans ce sens, avec Henri Gauchet. Le bâtiment principal du séminaire et sa cour redeviennent donc propriété communale, seule l´aile est est conservée, et utilisée pour l´école communale. Quelques reconstructions s´en suivent. De 1914 à 1946, l´ex séminaire a plusieurs affectations : il abrite en 1919 des prisonniers alsaciens, puis un préventorium départemental (sanatorium); en 1924 l´Œuvre des Enfants à la Montagne s´y installe (elle achète à bas prix le bâtiment vendu par l´office public d´habitation); puis de 1927 à 1941 c´est au tour d´un orphelinat des pupilles des écoles publiques d´occuper les lieux avant qu'ils ne deviennent en 1941, sous Pétain, un centre de jeunesse. En 1946, après la guerre, les bâtiments sont dévolus à l´enseignement technique (centre d´apprentissage), puis en 1953 l´éducation nationale rachète le site à l´Œuvre des Enfants à la Montagne pour y créer un collège d´enseignement technique. De 1989 à 1991, la Région Rhône-Alpes, finance l´extension et la restructuration du lycée professionnel à hauteur de 56 millions de francs : en 1987 le choix du projet et des architectes (cabinet Hanssen et Daublain, et M. Brassart) est arrêté, en 1989 les travaux débutent et le 30 août 1991 les travaux sont achevés. Sur l´ensemble des travaux, les 4/5e environ sont des constructions neuves, le restant est réalisé en restructuration. La superficie totale des bâtiments est passée de 3400 m² à 10 000 m² (le triple), la chapelle existe toujours mais à l'état de vestiges (sans clos ni couvert). Aujourd’hui les lieux sont donc investis par le lycée professionnel du Haut Forez, lycée des Métiers de la Restauration et des Services à la Personne. Les élèves célèbres : Marcellin Champagnat. Né à Marlhes le 20 mai 1789, les circonstances font qu'il n'entre à Verrières, dans les petites classes, qu'en octobre 1805, âgé de presque dix-sept ans. Après la première année on songe à le renvoyer pour insuffisance et il met cinq ans pour parvenir à la classe de rhétorique qu'il redouble. Devenu prêtre, il fonde la société des petits frères de Marie, congrégation enseignante d´extension internationale. Jean-Baptiste Marie Vianney (1787-1859), béatifié en 1905, canonisé en 1925 ; élève l´année 1812.

Période(s)Principale : 1ère moitié 19e siècle
Principale : 2e moitié 19e siècle
Principale : 1ère moitié 20e siècle
Principale : 2e moitié 20e siècle
Dates1816, daté par source
1825
1846
1847
1912
1919
1989
Auteur(s)Auteur : Dulac architecte
Auteur : Hanssen et Daublain, cabinet architecte
Auteur :
Personnalité : Verrier Joseph, abbé
Verrier Joseph, abbé

L'abbé Joseph Verrier est supérieur du Petit Séminaire de Verrières-en-Forez de 1826 à sa mort, en 1837.


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commanditaire
Personnalité : Bonald, cardinal de commanditaire
Personnalité : Chausse, abbé commanditaire
Personnalité : Gauchet Henri promoteur
Personnalité : Région Rhône-Alpes commanditaire

Plan en U, avec la chapelle (aujourd'hui ruinée) en saillie à l´ouest, au milieu du corps de bâtiment en fond de cour (ouest). Aujourd'hui les bâtiments, largement reconstruits en béton comportent principalement quatre ailes qui ne sont pas jointives. L'aile sud est dédiée à l'enseignement ; l'aile ouest abrite les services administratifs, la vie scolaire et le CDI ; l'aile nord comprend l'internat et son foyer, l'infirmerie ; l'aile est, enfin, abrite l'enseignement professionnel et le self.

Mursgranite
béton
enduit
moellon
Toittuile creuse
Étagescomble à surcroît
Couverturestoit à longs pans
États conservationsrestauré
Statut de la propriétépropriété d'un établissement public régional

Annexes

  • Mobilier et objets de la chapelle du séminaire de Verrières, conservés dans l´église paroissiale actuelle.

    Objets saisis en liste supplémentaire de l´église

    Ensemble de 2 croix (crucifix) (n°1). Christ et titulus en fonte ; couronne d´épines rapportée. Croix en bois. 1er crucifix : h=160, la=80, pr=20 ; couronne d´épines manquante. 2e crucifix : h=143, la=80, pr=20. Limite 19e siècle 20e siècle.

    Ensemble de 8 statues : saint Jean l´Evangéliste, saint Paul, saint Ambroise, saint Irénée, saint Polycarpe, saint Pothin, saint Basile, saint Jean Chrysostome. Plâtre blanc, h=141 ; la=40 ; pr=46 ; 2e moitié 19e siècle. Inscription sur le devant du socle (en creux, en latin). S. JOANNES (calice avec le serpent, rouleau) ; S. PAULE (épée, livre) ; S. AMBROSI (vêtements d´évêque, livre avec le titre EPISTOLAE AD CESAR) ; S. IRENAE (chasuble, livre) ; S. POLYCARPE (chasuble, bandeau orné d´une croix dans les cheveux) ; S. POTHINE (vêtements d´évêque, palme, statuette de Vierge à l´Enfant) ; S BASILE (chasuble, livre) ; S. J. CHRYSOSTOME (chasuble, livre). Etat : assez dégradé (manques, cassures, crasse).

    Statue : l´ange gardien. Plâtre blanc, liseré coloré en bordure des vêtements, h=141 ; la=40 ; pr=46 ; 2e moitié 19e siècle. L´ange guide un enfant qui tient un lys. Ses ailes sont cassées

    Statue : saint Louis de Gonzague. Plâtre blanc, liseré doré en bordure des vêtements, h=127 ; moitié 19e siècle. Doigts cassés, attributs manquants.

    Harmonium. Chêne verni ; poignées en bronze ; h=103, l=129, pr=58 ; 2e moitié du 19e siècle.

    Inscription : FABRIQUE D´ORGUES DES ANDELYS (EURE). / MAISON CHAPELAIN & CIE. / FONDEE EN 1855 / DUMONT, LELIEVRE & CIE / SUCCESSEURS / ACCOMPAGNATEUR MECANIQUE SYSTEME HARMONIPHRASE / DE L. DUMONT BREVETE S.G.D.G. (S)

    Dossier étudié  :

    Orgue : Buffet en bois, tuyaux en plomb ; transmission mécanique, console retournée. Composition : grand orgue à 56 notes, récit expressif à 56 notes, pédale à 27 notes. Dimensions non prises ; réalisé entre 1879 et 1890 par le facteur Merklin de Lyon. Il ne comporte pas de soufflerie électrique et est hors d´usage.

    Inscription sur une plaque rapportée : MANUFACTURE DE GDES ORGUES / MERKLIN & CIE / PARIS - LYON.

    Cet orgue a été construit pour la chapelle du petit séminaire. Les archives paroissiales conservent une facture de démontage et remontage de l´orgue dans l´église paroissiale de Verrières par A. Dulaquain, ex-harmoniste de la maison Merklin, du 25 janvier 1915.

    ASSOCIATION REGIONALE DE DIFFUSION ET D'INFORMATION MUSICALES. Inventaire des orgues du département de la Loire. s. l. : s. n.,1985, fiche 42.66.

    AC Verrières. Registres de délibérations du conseil municipal. 1er novembre 1906-25 mai 1941. Délibération du 24 novembre 1912.Décision de placer les orgues provenant de la chapelle de l´ancien séminaire dans l´église.

  • AD Loire. Série V 524.Petits Séminaires de Montbrison et Verrières / Inspection

    Département Loire / arrt Montbrison / Petit Séminaire de verrières / Inspection avril 1905

    - Date de la création le 14 décembre 1828

    - 132 élèves au 31 décembre 1904, tous internes

    Petit Séminaire de Montbrison, 1er mai 1905

    - Date de la création : fondé en 1808 sous la forme d´école secondaire gouvernementale, transformée en petit séminaire en 1824

    - 107 élèves au 31 décembre 1904

    Petits séminaires, courrier du 13 octobre 1890 au préfet :

    - Le petit Séminaire de Montbrison autorisé par décret du 1er février 1829, en 1889, toutes les toitures ont été refaites et les murs extérieurs recrépis et soubassement en ciment. Les salles ont été plafonnées sur une superficie de 4000m et un corps de bâtiment qui tombait en ruine a été reconstruit.

    - Le nombre total d´élèves a été de 150 pendant l´année 1889/1890

    - Recrutement selon les mêmes conditions. Les classes inférieures sont fréquentées par des enfants de Montbrison qui abandonnent ensuite cet établissement pour terminer leurs études dans un lycée ou collège. Les autres classes de la 4° à la rhétorique comprennent des jeunes gens qui se destinent en grande partie à la carrière d´ecclésiastique ; cette année sur 22 théoriciens, 15 sont entrés au Grand séminaire.

    - Le petit Séminaire de Verrières, autorisé par décret du 14 décembre 1828, poursuit son but d´origine pour lequel il a été créé : ne reçoit que des enfants destinés par leur famille à la carrière sacerdotale puisque tous ne le quittent que pour entrer au Grand Séminaire (Lyon, Clermont, St Lazaire de Paris, Alger)

    - 200 élèves ont été reçus dont 39 en rhétorique sur lesquels 34 continuent leurs études ecclésiastiques.

    Petit Séminaire de Verrières

    - Année 1828 : 300 élèves dont 15 ont continué leurs études ecclésiastiques

    - Année 1829 : 200 élèves. dont 4 ont continué leurs études ecclésiastiques

    - Année 1886 / 1887 : 248 élèves

    - Année 1888 / 1889 : 210 élèves dont 40 ont continué leurs études ecclésiastiques

    - Année 1889 / 1890 : 200 élèves dont 39 ont continué leurs études ecclésiastiques

    - Année 1890 / 1891 : 180 élèves dont 35 ont continué leurs études ecclésiastiques

    Petit Séminaire de Montbrison

    - Année 1829 : 200 élèves dont 18 ont continué leurs études ecclésiastiques

    - Année 1886 / 1887 : 137 élèves

    - Année 1888 / 1889 : 137 élèves dont 12 ont continué leurs études ecclésiastiques

    - Année 1890 / 1891 : 155 élèves dont 15 ont continué leurs études ecclésiastiques

    Courrier du 22 décembre 1885. Lettre au préfet.

    - Le petit Séminaire de Montbrison est propriété de la ville et a été loué à l´archevêché de Lyon pour une période dequi expire en 1895.

    - Les Bâtiments de Verrières sont bâtis spécialement et appartiennent à l´archevêché

    - Origine des bâtiments dans lesquels le petit Séminaire de Montbrison est installé :

    o Ancien couvent fondé en 1630

    o Devenu propriété de l´état en 1790

    o Concédé à la ville de Montbrison pour l´usage de son école secondaire communale en échange du ci-devant couvent de St Clair qui est définitivement affecté au logement de la gendarmerie par décret du 15 janvier 1807. Le collège communal est supprimé par délibération du 26 octobre 1821.

    o Les bâtiments sont cédés sans prix de loyer, ni rétribution au diocèse à Lyon pour y faire une seconde école ecclésiastique, pour une durée limitée.

    o La ville se réserve expressément de rentrer dans sa propriété s´il arrivait que par des circonstances qu´on ne saurait prévoir la dite école ecclésiastique cessait d´y avoir lieu.

    o 1er février 1829, ordonnance du Roi qui accorde au diocèse de Lyon une école ecclésiastique qui demeure établie à Montbrison.

    o Depuis lors, l´administration diocésaine est restée en jouissance des bâtiments

    o En 1866, des réparations importantes ont été faites, elles ont été supportées, les 2/3 par la ville, et 1/3 par l´archevêché.

  • BAROU, Joseph. Le petit séminaire de Verrières. Vie quotidienne au vieux collège.

    BAROU, Joseph. Le petit séminaire de Verrières. Vie quotidienne au vieux collège. Communication à la Diana, 1980. Accès internet : Mais très vite des religieuses Saint-Joseph s'installent à Verrières, avant 1829 (note 10 : Le 16 août 1829, l'abbé Verrier présente aux fabriciens une requête concernant les soeurs. Il voudrait "un emplacement destiné, dans le cimetière, à recevoir la dépouille mortelle des soeurs de Saint-Joseph, et à elles seules réservé". Réponse des fabriciens : "Le Conseil, d'une voix unanime, a applaudi à ce dessein et, trouvant très convenable qu'il soit donné par la commune cette légère marque de reconnaissance envers les soeurs ... » (Registre de fabrique, archives paroissiales de Verrières.) Les soeurs Saint-Joseph sont déjà établies à Verrières en 1818, leur maison figure dans la liste des cinquante-deux établissements de l'ordre dans la Loire (Essai statistique..., M.J. Duplessy, Imp. Cheminal, Montbrison, 1818.), où elles se chargent, comme à l'Argentière, de la cuisine, de la lingerie et de l'infirmerie apportant, suivant l'expression d'un supérieur de séminaire, ce que rien ne peut suppléer : l'aptitude spéciale des femmes, et ce qui ne s'achète pas : le dévouement inspiré par l'esprit de foi et de sacrifice. Elles sont d'ailleurs assez nombreuses. Les registres des confréries portent en effet une trentaine de noms différents pour la période de 1827 à 1841 (note 12 : Sont agrégées à la confrérie du Saint Scapulaire établie à Verrières le 15 août 1827, jour de l'Assomption : soeur Sainte-Thècle, soeur Saint-Ennemond ; le 17 juillet 1831, fête du Saint Scapulaire, sont reçues soeur Thaïr, soeur Philibert, soeur Saint-Blaise et soeur Sainte-Ursule ; le 8 septembre 1831, soeur Saint-Louis ; en août 1832 les neuf soeurs de la communauté de Roche ; le 23 août 1833, soeur Alexis et soeur Saint-Jean ; le 9 septembre 1833, soeur Saint-Théodore ; le 21novembre de la même année, soeur Saint-Augustin, soeur Marie Félicité, soeur Saint-Nizier; en 1838, soeur Saint-Pierre, soeur Saint-Just, soeur Saint-Ignace, autre soeur Saint-Ignace, soeur Saint-Benoît, soeur Saint-Vincent, soeur Sainte-Mélanie, soeur Saint-Joseph, soeur Sainte-Colombe ; en 1839, soeur Abraham, soeur Saint-Michel, soeur Marie, soeur Félicité, soeur Saint-Romain ; en 1841, soeur Sainte-Rosalie, autre soeur Sainte-Rosalie, soeur Sainte-Thérèse, soeur Sainte-Félicité et soeur Saint-Odillon. Dans les tablettes de la "Confrairie de la petite association à Jésus, Marie et Joseph, autrement Confrairie de la Sainte-Famille", on note le nom de "soeur Marie-Joseph", ce qui est bien naturel (arch. paroissiales).) Quant aux frères, ils apparaissent eux aussi vers la même époque avec frère Pothin, frère Bernard et frère Pontique, membres tous trois de la confrérie du Saint Scapulaire. Ce sont vraisemblablement des frères de la Croix de Jésus (note 13 L'ordre des Frères de la Croix de Jésus a été fondé pour le service des séminaires par Claude-Marie Bochard, vicaire général du cardinal Fesch. Claude-Marie Bochard est né à Poncin, dans le Bugey (1759-1834). Cf. A. Leistenschneider, L'Argentière, 1905), du même ordre que les frères qui, à la fin du siècle, tiennent l'école libre de garçons de Verrières (note 14 En 1891, les frères de la Croix tiennent l'école privée de garçons dans une annexe du petit séminaire). Le séminaire, qui a beaucoup plus de moyens financiers, contribue, par des prêts, à la vie paroissiale. Ainsi, pour l'achat des cloches, le supérieur prête 743 francs, somme dont il demande le remboursement au Conseil de fabrique en août 1843 (note 36 Séance du 13 août 1843 du conseil de fabrique (archives paroissiales de Verrières). Un autre exemple illustre la disparité des ressources qui existe entre les deux institutions : en 1876, les fabriciens décident d'acheter un harmonium pour l'église et, quelques années plus tard, en 1885, la chapelle du séminaire reçoit des orgues qui coûtent au moins vingt fois plus (note 37 Séance du 23 avril 1876 du conseil de fabrique. Un devis pour l'orgue est adressé le 31 octobre 1884 par la maison Aristide Cavaillé-Coll, avenue du Maine, 13 et 15, à Paris, au supérieur du séminaire; il porte sur 15 000 francs, emballage, transport et pose à la charge des acquéreurs (archives paroissiales de Verrières.) L'harmonium coûte 645 francs). Jusqu'en 1856 existe un accord entre la paroisse et le séminaire concernant certains frais occasionnés par le culte. Le séminaire fournit le vin de messe et l'huile pour la lampe de l'église et en compensation, la fabrique met gratuitement trois bancs de l'église à la disposition des soeurs du séminaire (note 38 18 avril 1852, conseil de fabrique : "Comme par le passé, le petit séminaire fournira le vin pour la messe et l'huile pour la lampe de l'église moyennant les trois bancs" (pour les religieuses du séminaire). Les soeurs quittent leurs bancs en juin 1856, l'année où la chapelle du séminaire est ouverte. La location des bancs et la mise aux enchères des sonneries sont pratiquement les seules ressources du conseil de fabrique qui a des frais importants à couvrir, en particulier pour les réparations de l'église. Ces adjudications, que les fabriciens n'osent pas supprimer, sont une source perpétuelle de querelles entre les habitants et empoisonnent la vie de la paroisse durant un siècle (archives paroissiales). En 1866, "MM. les prêtres de Verrières" offrent "huit statues en terre cuite" pour l'embellissement de l'église (note 39 Conseil de fabrique du 8 avril 1866 (archives paroissiales). Enfin c'est un ancien professeur de Verrières, l'abbé Jean-Marie Georges Rival, qui donne le plan et fait exécuter le corps de la chaire gothique placée en 1850 dans l'église, son confrère l'abbé Fond se chargeant de l'abat-voix et de l'escalier (note 40 Conseil de fabrique du 7 avril 1850 : "La chaire gothique dont ils avaient voté (les fabriciens) la confection en 1846 et la continuation en 1849 ayant été définitivement placée et achevée, ils ont par reconnaissance voulu consigner dans leur registre les noms de M. Rival, ancien curé d'Ecotay et actuellement curé de Brignais, qui en a donné le plan et présidé à l'exécution du corps de la chaire par l'ouvrier Jean Gagnère du Ratay et celui de M. Fond, curé de Lézigneux, qui a fait exécuter la montée d'escalier par le même ouvrier, Jean Gagnère, et enfin l'abat-voix par l'ouvrier Jean Gachet de la paroisse de Ladvieu qu'il a formé lui-même à ce genre de travail..."). En 1883, au décès de M. Forest, c'est un ancien professeur du séminaire, frère du supérieur, Jean-Baptiste Chausse, qui devient curé de Verrières. En 1891, Louis Colin, supérieur, loue au curé, moyennant 40 francs par an, "deux salles pour servir de salles de classe de l'école privée des Frères de la Croix de Jésus", locaux situés dans la partie sud indépendante des bâtiments du séminaire (note 42 Acte du 11 octobre 1891. Il s'agit d'un bail pour six ans (archives paroissiales de Verrières).

  • BAROU, Joseph. J.-P. Guillet, Souvenirs d'un ancien élève du petit séminaire

    BAROU, Joseph. Jean-Pierre Guillet, Souvenirs d'un ancien élève du petit séminaire de Verrières (1885-1891). Accès internet : En 1870-1871, le séminaire avait perdu beaucoup d'élèves. L'abbé Chausse, dit le Gros, devient alors supérieur et fait revivre un nouvel âge d'or à l'établissement. Il achève l'aile nord de l'édifice, embellit la chapelle qui reçoit de belles orgues offertes en 1885 par les anciens élèves. Assez vite Verrières devient l'une des maisons les plus florissantes du diocèse. Jean-Pierre Guillet a connu cette période de prospérité. Il souligne les effectifs importants, la richesse et la bonne tenue du collège, l'organisation parfaite de l'exploitation agricole Lorsque je suis rentré au séminaire en 1885 le nombre d'élèves dépassait 300. Tous étaient internes, même ceux du bourg On comptait un grand et un petit dortoir. (...) Il existait une grande salle de récréation où l'on pouvait faire la lecture, la correspondance ou se livrer à des petits jeux très nombreux dont je ne me souviens plus des noms. Devant cette salle on pouvait se promener, s'abriter en cas de pluie ou de chute de neige, sous une toiture supportée par des colonnes. A côté de cette salle était une belle chapelle (...) Un sacristain [était] chargé de l'entretien de la chapelle avec le concours de quelques religieuses de la confrérie Saint-Joseph (lesquelles habitaient une bâtisse adjacente au grand bâtiment du séminaire sans communication intérieure). A huit cents mètres du séminaire se trouvait une prairie de 600 m² peu fertile pour deux raisons : le terrain était mauvais et l'herbe piétinée par les élèves qui se rendaient en promenade une fois par semaine. Attenant à cette parcelle, un petit monticule où des pins donnaient de l'ombrage (la "campagne" du Mas). Le séminaire était très riche. Derrière le grand bâtiment destiné à l'éducation et à la formation des élèves se trouvaient de grandes dépendances comportant quelques constructions à usage de boulangerie, écurie, porcherie, basse-cour, grange, fenil et hangar. Il y avait donc un boulanger, un boucher, un charcutier, un vacher, un porcher et un berger. Leur labeur personnel accompli, ces travailleurs s'aidaient mutuellement. De plus un maître valet se rendait à Montbrison, une ou plusieurs fois par semaine, chercher de l'épicerie, des colis en gare et du combustible. Il surveillait aussi si chacun faisait son travail et indiquait le moment de faner, de labourer, de semer car le séminaire entretenait des prés et des terres lui appartenant ou en louage. Toutes denrées étaient cultivées à l'exception du blé. C'était donc une exploitation agricole où rien ne se faisait sans avoir consulté le supérieur et reçu son approbation.

Références documentaires

Documents d'archives
  • AC Verrières-en-Forez. Registres de délibérations du conseil municipal, 18 octobre 1868-5 juin 1887. Délibérations multiples concernant le petit séminaire de Verrières. 19 mars 1879 : l J.M. Chausse, supérieur du séminaire, prend à la charge du séminaire les frais d´expropriations d´une partie de pré nécessaire à l´achèvement de la rectification du chemin vicinal n°1 du bourg à la Feuillat.

  • AC Verrières-en-Forez. Registres de délibérations du conseil municipal, 1er novembre 1906-25 mai 1941. Délibérations multiples concernant lle petit séminaire de verrières. 24 janvier 1909 : une lettre du sous-préfet invite la commune à solliciter les immeubles bâtis et non productifs de revenus ayant appartenu à l´ancien séminaire. Voté. 4 juillet 1909 : e clos attenant aux bâtiments du séminaire, sollicité par la commune, pourra lui être attribué s´il fait partie du même tènement que le bâtiment principal. 18 novembre 1909 : les hospices de Montbrison sollicitent la dévolution d´une partie des bâtiments de l´ancien séminaire pour installer des services annexes. Le CM proteste (ils veulent tout, soit 1,49 ha) 21 juillet 1910 : finalement, le conseil municipal refuse l´attribution (qui lui a été faite par décret du 20 décembre 1909) des immeubles de l´ancien séminaire : bâtiments trop vastes, d´un entretien trop coûteux. Délibération du 31 juillet 1910 portant refus. Mais trop tard, 'le minotier montbrisonnais Couturier-Déroty lui réclame une créance, et la préfecture les impôts fonciers (encore en 1912)' la commune proteste. 18 février 1912 : reprise de l´historique. La préfecture refuse de revenir sur la dévolution du séminaire à la commune, à moins qu´un établissement public de bienfaisance de la région ne sollicite ces immeubles et ne se substitue à la commune pour le paiement des dettes afférentes. La commune décide donc de vendre. Elle a des propositions de l´Institut national des orphelines et des maisons de retraites des serviteurs de l´Etat. Si cette vente ne se fait pas, les immeubles seront mis en adjudication (cahier des charges par Me Langlade et Rony notaires à Montbrison). 23 juin 1912 : la vente par adjudication est décidée, sauf une petite partie au nord-est (« annexe »), à l´ouest de l´église, pour le presbytère (à construire) et le chemin vicinal 44 (3000 m²). 28 juillet 1912 : PV d´estimation dressé par Thévenet, expert. 15 novembre 1912 : il est urgent de vendre le mobilier du séminaire : petits lits de fer non garnis, tables et bancs d´école, livres de classe et livres religieux en très mauvais état, armoires, placards, mobilier religieux (statues, tableaux). Biens de valeur médiocre et dont la vente aux enchères donnerait peu de résultat « en raison de l´état d´esprit de la majorité de la population de la commune en ce qui concerne l´ancien séminaire » : donc vente par traité de gré à gré avec Claude Ravel, du bourg, 1500 F. 17 novembre 1912 : projet d´installation provisoire de l´école de garçons (avec le logement des maîtres) dans la partie réservée du séminaire. 24 novembre 1912 : décision de placer les orgues provenant de la chapelle de l´ancien séminaire dans l´église. 15 décembre 1912 : une partie du mobilier n´a pas été vendu à Ravel : orgues, piano et quelques lits, tables, tableaux noirs, poêle, livres, pouvant servir aux écoles.

  • AC Verrières-en-Forez. Correspondance 1901-1908 ; courriers divers 1910-1912. Le petit séminaire de Verrières. 26 août 1907. Lettre du sous-préfet au maire. Il est peu probable que le conseil général puisse utiliser les locaux de l´ancien petit séminaire à une oeuvre départementale. Ces locaux pourraient être attribués à la commune pour y installer les écoles. 10 novembre 1910. Lettre du sous-préfet au maire. Un décret du 28 décembre 1909 a prononcé l´attribution à la commune des immeubles du petit séminaire. Bien remis à la commune suivant PV du 1er février 1910. Or la commune n´a pas payé les impôts qui en résultent : contribution foncière, portes et fenêtres, etc. (ces immeubles n´étant pas affectés à un service public). 15 décembre 1910. Lettre du sous-préfet au maire. Le CM demande trois classes de garçons et trois de filles ; or l´école de filles n´en ayant que 2 et rien ne justifiant la 3e, la commune devrait payer totalement cette 3e classe. 14 avril 1911. Lettre du sous-préfet au maire. Noulin-Lespès n´a pas encore fourni les plans et devis du groupe scolaire à la commune... drnier délai de 15 jours... projet approuvé par la commune le 24 décembre 1911. Le 26 juin 1912, la sous-préfecture attend toujours. 7 juillet 1912. Lettre du maire au sous-préfet (brouillon). Le CM désire solutionner l´affaire pendante du petit séminaire avant de lui adresser le projet approuvé du groupe scolaire. L´affaire est résolue, la vente des biens étant décidée.

  • AC Verrières-en-Forez. Correspondance diverse. 1912-1914. Groupe scolaire. Projets pour le séminaire. Joanny Thévenet.. 30 décembre 1912. Lettre du sous-préfet au maire. Le 17 novembre, le CM demande l´autorisation d´installer l´école de garçons dans un bâtiment de l´ancien séminaire. Autorisation provisoire de 3 ans maximum, le temps de construire le groupe scolaire. 13 mars 1913. Lettre du sous-préfet au maire. Le 26 janvier, le CM demande l´autorisation d´installer l´école de filles dans l´actuelle école de garçons qui doit être transférée dans un bâtiment de l´ancien séminaire. Refusé. 13 juin 1913. Lettre du sous-préfet au maire. Le maire écrit au préfet le 29 mai au sujet du groupe scolaire : le terrain choisi est trop loin du bourg : la commune préfère attendre la démolition complète de l´ancien petit séminaire, dans environs 6 mois, pour acheter le terrain et y construire le groupe. 10 juillet 1914. Lettre d´Henri Gauchet, de Gumières, au maire, au sujet de la vente d´un lot de l´ancien séminaire. 9 février 1914. Lettre du sous-préfet au maire. Approbation du budget additionnel de la commune pour 1913. La commune a une somme de 22757 F provenant de la vente du séminaire. 20 février 1914. Lettre du sous-préfet au maire. Délibération du 17 août 1913 propose le transfert définitif (après travaux d´appropriation) de l´école de garçons (3 classes) dans la partie réservée de l´ancien petit séminaire (en démolition) et de celle de filles dans l´ancienne école de garçons. Refus : il faut construire le groupe scolaire. 21 juin 1914. Promesse de vente par Henri Gaucher, de Gumières, à la commune de Verrières, pour 7800 F : de la cour de l´ancien séminaire avec les bâtiments en l´état (40 ares), limitée au nord par un terrain appartenant à l´état, au sud par les annexes du séminaire, à l´ouest par les cour et bâtiments de Chassagne, à l´est par le clos Rey. Le vendeur a déjà vendu les pierres de taille de l´aile centrale à Perrat entrepreneur à Montbrison, le dallage du réfectoire à Jean-Claude Faure fermier du séminaire (qui loue aussi le pâturage de la cour), des arbres.

  • AC Verrières-en-Forez. Service des communes et des établissements de bienfaisance. Commune de Verrières. Avant-projet. Appropriation et aménagement de bâtiments communaux pour écoles. Appropriation et aménagement de bâtiments communaux pour écoles. Plan d´ensemble des bâtiments de l´ancien séminaire (copie). Echelle de 1/2500. Dressé par l´architecte soussigné, à Montbrison, le 1er octobre 1915. Joanny Thévenet. Encre et crayon sur calque, 30,5 h., 31 la (collé dans chemise Canson avec verso avec formulaire pré-imprimé). Un autre plan d´ensemble, perdu a été dressé par Thévenet le 20 mars 1920.

Documents figurés
  • Vue du petit Séminaire de Verrières = Loire, Lithographie du vieux collège avant l'incendie de 1846. In BAROU, Joseph. 1907, la fin du petit séminaire de Verrières. Accès internet :

  • Vue du petit Séminaire de Verrières - Loire. Papier de correpondance, 4e quart 19e siècle.

  • VERRIERES (Loire) - Centre ménager d'éducation pour jeunes filles. Photo Studio J. Didier - Montbrison (Loire). 1ère moitié 20e siècle. Carte postale : N&B. Coll. Part. L. Tissier.

  • Ruines du Séminaire de Verrières en 1916. [répété trois fois]. Edit. D. Perroton [répété deux fois]. 1er quart 20e siècle. Carte postale : N&B. Coll. Part. L. Tissier.

  • I. - Colonies des Vacances à Verrières. - Le Séminaire. Edition de 'L'Echo des Vacances', Phot. A.B & Cie NANCY. 1er quart 20e siècle. Carte postale : N&B. Coll. Part. L. Tissier.

  • Souvenirs de Verrières - 13 juin 1905. Recueil de cartes postales publiées à l'occasion du centenaire su séminaire. [Vue d'ensemble du Réfectoire du petit séminaire]. 1905. Carte postale : N&B. Coll. Part. L. Tissier.

  • Souvenirs de Verrières - 13 juin 1905. Recueil de cartes postales publiées à l'occasion du centenaire su séminaire. [Vue d'ensemble du Dortoir du petit séminaire]. 1905. Carte postale : N&B. Coll. Part. L. Tissier.

  • Souvenirs de Verrières - 13 juin 1905. Recueil de cartes postales publiées à l'occasion du centenaire su séminaire. [Vue d'ensemble de l'Etude du petit séminaire]. 1905. Carte postale : N&B. Coll. Part. L. Tissier.

  • Souvenirs de Verrières - 13 juin 1905. Recueil de cartes postales publiées à l'occasion du centenaire su séminaire. [Vue d'ensemble de la Colonnade du petit séminaire]. 1905. Carte postale : N&B. Coll. Part. L. Tissier.

  • Souvenirs de Verrières - 13 juin 1905. Recueil de cartes postales publiées à l'occasion du centenaire su séminaire. [Vue d'ensemble de la Terrasse du petit séminaire]. 1905. Carte postale : N&B. Coll. Part. L. Tissier.

  • Souvenirs de Verrières - 13 juin 1905. Recueil de cartes postales publiées à l'occasion du centenaire su séminaire. [Vue intérieure de la chapelle du séminaire en direction de l'entrée, vue d'ensemble des orgues]. 1905. Carte postale : N&B. Coll. Part. L. Tissier.

  • Souvenirs de Verrières - 13 juin 1905. Recueil de cartes postales publiées à l'occasion du centenaire su séminaire. [Vue intérieure de la chapelle du séminaire en direction du choeur]. 1905. Carte postale : N&B. Coll. Part. L. Tissier.

  • Souvenirs de Verrières - 13 juin 1905. Recueil de cartes postales publiées à l'occasion du centenaire su séminaire. [Le Mas]. 1905. Carte postale : N&B. Coll. Part. L. Tissier.

Bibliographie
  • BAROU, Joseph. Le petit séminaire de Verrières. La fondation. Communication à la Diana, 1980. Accès internet :

  • BAROU, Joseph. Le petit séminaire de Verrières. Le vieux collège. Communication à la Diana, 1980. Accès internet :

  • BAROU, Joseph. Le petit séminaire de Verrières. Vie quotidienne au vieux collège. Communication à la Diana, 1980. Accès internet :

  • BAROU, Joseph. Le petit séminaire de Verrières. Le nouveau séminaire. Communication à la Diana, 1980. Accès internet :

  • BAROU, Joseph. Le petit séminaire de Verrières. La séparation. Communication à la Diana, 1980. Accès internet :

  • BAROU, Joseph. Jean-Pierre Guillet, Souvenirs d'un ancien élève du petit séminaire de Verrières (1885-1891). Accès internet :

  • BAROU, Joseph. Un grand vicaire de Lyon originaire de Chalmazel. Accès internet :

  • BAROU, Joseph. 1907, la fin du petit séminaire de Verrières. Accès internet :

  • CLAVELLOUX, Claude. La Tante, notice historique sur Antoinette Montet, fondatrice du séminaire de Verrières. P.-N. Josserand, libraire-éditeur, Lyon, 1868.

  • BONJOUR J., abbé. Centenaire du petit séminaire de Verrières. Imp. E. Brassart, Montbrison, 1905. Accès internet.

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