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Eglise paroissiale Notre-Dame Saint-Louis

Dossier IA69005040 inclus dans Rue de la Madeleine réalisé en 2002

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I. HISTORIQUE

En 1803, l'église du couvent des frères Picpus est rendue au culte sous le nom de Notre-Dame Saint Louis, réunissant ainsi les patronymes de l'ancienne église paroissiale Notre-Dame des Grâce et du couvent Saint-Louis.

La construction

Dès le début du XIXe siècle de nombreux travaux sont entrepris en vue d'adapter l'église à l'augmentation du nombre de paroissiens. En 1810, des réparations sont menées par l'architecte Marcoux et en 1824 Antoine-Marie Chenavard dirige la reconstruction du clocher qui avait été endommagé en 1793. Il fournit plans et devis en novembre 1822, l'adjudication est passée à Primat et Linage en mai 1823 ; les travaux sont réceptionnés le 30 avril 1825. La mairie, ainsi qu'une salle d'arrêt, sont installées à la base du clocher jusqu'en 1836.

L'élévation est modifiée par Crépet, par rapport au dessin de Chenavard en 1823. Il prévoit son couronnement par une balustrade non réalisée.

En 1821, Creuzet offre les terrains nécessaires au percement de la rue Saint-Louis (actuelle rue de la Madeleine). Deux ans plus tard, il propose de vendre des terrains au Conseil de la fabrique pour l'agrandissement de l'église.

L'architecte-voyer Christophe Crépet fournit les plans et devis de restauration et agrandissement de l'église le 9 mars 1840.

Le 5 mai 1842, le maire de la Guillotière pose la première pierre de la reconstruction de l'église.

L'édifice est réédifié sur un plan nouveau à trois nefs. Le devis du 24 avril 1843 précise la nature des travaux concernant le collatéral sud et le choeur, celui du 12 juin 1843 décrit la construction du vaisseau central. Les travaux sont adjugés à l'entrepreneur Simon Panty, le 31 juillet 1843. Les travaux du collatéral nord sont précisés par le devis du 29 septembre 1845. Le portail et la façade principale sont achevés le 7 décembre 1845 (réception d'oeuvre). Une lettre de Crépet datée du 31 janvier 1848 signale au maire de la Guillotière que la décoration intérieure est achevée : les vitraux, la rosace, les stalles et les boiseries sont en place, la croisée du choeur est terminée. Un dernier devis daté du 1 février 1848 décrit l'exhaussement du clocher, la construction de la tribune au-dessus de l'entrée (non réalisée) et l'achèvement de la corniche intérieure. Ces travaux sont menés par Antoine-Marie Chenavard, sur les plans de l'architecte-voyer Christophe Crépet et vont s'étaler sur plusieurs années occasionnant de nombreux débats.

L'église est sévèrement touchée par les inondations, en particulier celle de 1856. Une lettre adressée au préfet du Rhône par le maire le 29 juillet 1875 fait état de nombreux dégâts : "les façades de cette église [...] sont complètement détériorées, les murs tous décrêpés ne sont plus recouverts que de rares fragments de plâtre. [...] La décrépitude des ouvrages intérieurs [...] les murs enfumés sont d'une malpropreté qui n'a d'égal que celle des soubassements encrassés et dégradés par le temps et l'usage. On ne distingue plus leurs couleurs primitives [...] la voûte de la grande nef et la coupole du sanctuaire sont totalement crevassées et laissent échapper à chaque instant des débris de maçonnerie..."(AC Lyon. 0475 WP 021).

L'église va tout au long du XXe siècle changer d'aspect intérieur. Certaines peintures (notamment celles du choeur) vont disparaître sous le pinceau des restaurateurs (cf dossier peintures du choeur).

L'église va petit à petit péricliter et son mauvais état va pousser les paroissiens à renoncer au culte tant la situation devient dangereuse.

Les travaux de restauration de 1994-1997

Une enquête photographique du pré-inventaire du Rhône, menée en 1991-92, montre l'état de l'église avant la dernière restauration. Ces travaux vont débuter en 1994. Le choeur est rénové en avril : démolition du dallage et construction d'une estrade en béton.

En mai 1994, on prévoit de refaire le dallage en pierre d' Hauteville rosé, l'emmarchement droit et circulaire pour le podium, la pose d'un autel en pierre de Chandoré après la dépose de l'ancien autel.

De décembre 1996 à février 1997, les plâtres du choeur et la nef centrale son restaurés. Le sablage des piliers et des arcs de la grande nef est effectué ainsi qu'une reprise générale des enduits de plâtre, une restauration des peintures et des fresques. La toiture fait elle aussi l'objet de révision. Enfin, les entrées des deux bas-côtés sont complétées par l'installation de sas vitrés.

Ces travaux de restauration sont exécutés sous la direction de l'architecte Olivier Malapert, la fresque restaurée par l'entreprise Scribante, la toiture révisée par la maison Leny et les travaux de gros oeuvre par l'entreprise Peix.

L'orgue, ouvrage des facteurs lyonnais Merklin et Kuhn (1946) a été restauré entre 2007 et 2008, les cloches en 2011.

II. DESCRIPTION

L'église est de style néoclassique, à trois nefs et choeur voûté en cul de four éclairé par un lanterneau. Elle est construite en pierre de Villebois et de Couzon pour le gros-oeuvre et en pierre de Crussol pour le décor porté. La façade symétrique est surmontée d'un registre supérieur à fronton évoquant les temples gréco-romains. Le registre inférieur est ponctué d'une série de piliers monolithes tandis qu'au registre supérieur on trouve des piliers corinthiens. Le fronton et la corniche du registre inférieur sont décorés de denticules. Les quatre statues des évangélistes placées dans des niches ornent les deux registres : Saint-Luc et Saint-Marc dans le registre supérieur encadrant un oculus, Saint-Mathieu et Saint-Jean l'Evangéliste au registre inférieur, de part et d'autre du portail. L'encadrement de ce dernier, en plein cintre, est simplement orné d'une agrafe. Le portail est flanqué de deux portes latérales surmontées de consoles à volutes au décor plus travaillé. Les autres façades, donnant sur la grande rue de la Guillotière, sur la rue Claude-Boyer ainsi que sur la cour du presbytère, ne porte qu'un décor élémentaire. On retrouve sur les façades nord et sud le même rythme imposé par les piliers monolithes, même si la façade sud est envahie par du lierre. Sur la façade nord, il faut ajouter la présence d'une porte condamnée et sans escalier (prévu à l'origine et non fini ? Ou détruit après coup ?) identique à celles de la façade principale. Le clocher situé au nord-ouest de l'église est accessible depuis la rue Claude-Boye. Le baptistère possède non seulement un accès par l'église (chapelle de la Vierge), mais aussi par un escalier extérieur placé sur la façade nord.

Passé les portes latérales, on accède à l'intérieur par deux sas vitrés, rajoutés lors des récents travaux de restauration. L'église compte six travées et une travée de choeur. La nef centrale, voûté en berceau, est rythmée par des piliers corinthiens cannelés (excepté le dernier du côté nord où était situé la chaire aujourd'hui démantelée) à chapiteau mixte, en stuc, agrémenté d'angelots dorés. Ces piliers sont surmontés d'une frise de denticules et de fleurons courant tout au long de la nef, ainsi que d'une bande peinte imitation marbre rose. L'église est éclairée par des vitraux au registre supérieur. Le choeur surélevé par une estrade de marbre rose et brun accueille deux buffets d'orgue symétriques. Des stalles en bois au décor simple courent le long de l'abside. Sur la voûte en cul-de-four est représenté le Christ bénissant entouré de deux anges portant des encensoirs. Au dessus du porche, se trouve un oculus représentant l'Assomption,

Les bas-côtés couverts de voûtes en pendentifs sont éclairés par des baies en plein-cintre. Le bas-côté nord se termine à l'est par la chapelle de la Vierge. L'autel est flanqué de deux portes vitrées, décorées de fer forgé rappelant le symbole christique du poisson, et donnant accès au baptistère. Le bas-côté sud se termine à l'est par la chapelle Saint-Louis. Les plaques commémoratives de la guerre de 14-18, à l'origine placées de chaque côté du portail principal, ont été déplacées dans les bas-côtés. Ces deux nefs latérales sont voûtées en pendentif.

Le clocher est accessible par un escalier en bois. L'une des ouvertures donnant sur le choeur a été murée.

La sacristie se situe au sud de l'église, accessible par quelques marches depuis le bas-côté.

Lors du repérage, cette partie était en pleins travaux. Nous avons toutefois, pu voir une des pièces qui selon les sources et sa situation(rue Claude Boyer) serait la pièce accordée aux paroissiens par les frères(voir historique) Cette petite salle totalement remaniée garde toutefois des petites ouvertures décorées de fer forgé à symbole.

III. CONCLUSION

L'architecte Crépet réalise la construction de la nef principale, du bas-côté méridional et du choeur sur l'ancienne nef. le bas-côté septentrional semble être repris sur les bases de l'ancienne sacristie. La façade principale est conforme au projet sauf en ce qui concerne la sculpture du tympan resté aveugle et la sculpture des panneaux des portes.

Le clocher fut construit en 1824, 20 ans avant l'église. Lors de la construction du registre supérieur, celui ci a été accolé au clocher .

VocablesNotre-Dame Saint-Louis
Dénominationséglise paroissiale
Aire d'étude et cantonLyon Guillotière - Lyon 7e canton
AdresseCommune : Lyon 7e
Lieu-dit : la Guillotière
Adresse : 1 rue de la
Madeleine
Cadastre : 1824 H 158, 159 ; 1999 AL 97, 24

L'église Notre-Dame Saint-Louis est édifiée à partir de 1842 sur les bases de la chapelle du couvent des frères Picpus, selon les plans dressé par l'architecte Christophe Crépet en 1840, conservant le clocher reconstruit en 1822 par Antoine-Marie Chenavard. Elle est consacrée en 1855. L'église est entièrement restaurée entre 1994 et 1997.

Période(s)Principale : 1er quart 19e siècle
Principale : 2e quart 19e siècle
Secondaire : 4e quart 20e siècle
Dates1822, daté par source
1840
Auteur(s)Auteur : Chenavard Antoine-Marie architecte attribution par source
Auteur : Crépet Christophe architecte voyer attribution par source
Auteur : Panty Simon entrepreneur attribution par source

Cette église de style néoclassique comprend un vaisseau central et deux collatéraux ; elle compte sept travées dont une de choeur. Elle est flanquée d'un clocher carré dans l'angle nord-est. L'église est construite en moellons de calcaire enduits. La nef est couverte d'un toit à longs pans à demi-croupe, les collatéraux d'un toit en appentis, et le clocher d'un toit en pavillon. La façade principale est précédée d'un escalier droit en maçonnerie. La nef centrale est voûtée en berceau, les bas-côtés couverts de voûtes en pendentifs, et le choeur voûté en cul-de-four. Le clocher accessible par la rue Claude-Boyer est distribué par un escalier tournant, à cage ouverte, en bois.

Murscalcaire
enduit
moellon
Toittuile creuse mécanique, zinc en couverture, tuile plate mécanique
Plansplan allongé
Étages3 vaisseaux
Couvrementsvoûte en berceau
voûte en pendentifs
cul-de-four
Élévations extérieuresélévation à travées
Couverturestoit à longs pans
appentis
dôme
demi-croupe
pignon couvert
lanterneau
Escaliersescalier de distribution extérieur : escalier droit en maçonnerie
escalier dans-oeuvre : escalier tournant cage ouverte, en charpente
État de conservationrestauré
Techniquesvitrail
décor stuqué
peinture
peinture
sculpture
Précision représentations

La nef centrale est rythmée de pilliers cannelés à chapiteaux corinthiens, d'angelots dorés, soulignée d'une corniche à denticules et fleurons.

Statut de la propriétépropriété de la commune

Annexes

  • Plaque de marbre noir, commémorative de la construction du clocher

    Apposée à l'est du bâtiment, aujourd'hui à l'intérieur du dépôt mortuaire :

    CONSTRUCTION DU CLOCHER / UN TRES GRAND NOMBRE DE PROPRIETAIRES / ET D'HABITANS DE CETTE VILLE A VOULU / CONTRIBUER AUX FRAIS DE LA CONSTRUCTION / DE CE CLOCHER L'ADMINISTRATION A ACCEPTE / LES OFFRANDES DE LEUR ZELE ET DE / LEUR PIETE. ELLE REGRETTE DE NE POUVOIR / CONSACRER ICI TOUS LEURS NOMS / VOICI CEUX DES PRINCIPAUX DONATEURS

    Suit une liste de noms

    Au bas de la plaque :

    MR VITTON ETANT MAIRE / MR NEYRAT CURE / MONSIEUR LE COMTE DE BROSSES, PREFET / DU DEPARTEMENT / AN DE GRACE 1824 / LE 30ME DU REGNE DE S. M. LOUIS XVIII

  • Restauration de l'ancienne église (dossier 0475 WP 021 AM Lyon)

    Devis descriptif: qualité et façon des matériaux:

    Article 1 :- bois de chêne

    Les bois de chêne proviendront tous de la Bourgogne. Tous ces bois devant être employés, pour la menuiserie, chassis, portes intérieures et extérieurs, seront de premier choix, sains, loyaux et marchands[]et seront parfaitement taillés[...], suivant les dimensions, profils et épaisseurs qui seront fixés[...]

    Article 2 :- bois de sapin

    Tous ces bois seront comme le bois de chêne, de bonne qualité et devront provenir des forêts de Montréal, Merial ou St Sulpice.

    Tous les poutres, plateaux, planches des planchers, fermes et chevrons, qui seraient reconnus ne point remplir la condition ci-dessus désignée, seront rebutés, lors même qu'ils seraient déjà employés et mise en oeuvre

    Article 3 :- fers

    Tous les fers seront tirés des forges désignées dans le devis, ils seront de la meilleure qualité sans pailles ni gerçures, doux, malléables, liants, bien forgés suivant leur destination, bien soudés et proprement mis en oeuvre et suivant le détail des assemblages, qui seront donné par l'architecte, ainsi que les dimensions.

    Article 4 :

    Les pierres nécessaires pour la construction des colombes, tambours sont désignés dans le devis, proviendront des carrières de Villebois. Elles seront bien ébousinées jusqu'au vif, sans fils,[...]les parements seront bien dressés, bien taillés, piqués et bouchardés entre des ciselures que l'on relèvera au pourtour des arrêtes.[...]

    Les mêmes précautions seront prises, pour les pierres d'une autre nature, employées aux travaux, et toutes les tailles sur la carrière en temps de gelée seront refusées.

    Article 5 :- mortier

    Les mortiers seront composés d'un tiers de chaux éteinte, des fours de Vaise ou de Limonest, et de deux tiers de sable, ces deux matières seront broyées et incorporées ensemble à force des bras [...].

    Article 6 : - béton

    Le béton sera confectionné également en conformité du sous détail du devis, il se composera de chaux et de bon gravier du Rhône. Ces deux matières seront bien broyées et incorporées ensemble à force de bras.

    Article 7 : - moellons

    Les moellons provenant des carrières de Couzon ou de Brenat seront durs. Ils seront pris parmi les blocs les plus gros [...] et seront suivant les circonstances ,taillés en tête proprement , pour former les massifs des dosserets ou des corniches et formeront autant que possible le gros des murs en ayant biens soin de couper les joints.

    Article 8 : - tuiles et carreaux

    Toutes les tuiles, tous les carreaux, tuiles creuses ou plates, employés dans les travaux proviendront de Verdun [...]. Chaque mètre carré de couverture en tuiles creuses, devra contenir au moins quarante huit à cinquante tuiles.

    Article 9 : - plâtre

    Tous les plâtres fins nécessaire au dégrossissage des plafonds plats et circulaires seront de bonne qualité sans être échauffés ni mouillés. Les plâtres blancs formant l'enduit de revêtement des plafonds et murs, rempliront les mêmes conditions [...]

    Article 10 : - verres

    Tous les verres employés dans la construction seront en verres entiers de trois millimètres d´épaisseur, uniformes, sans défaut. Chaque feuille sera d'un beau blanc et chaque mètre carré devra peser au moins sept kilogrammes et vingt à vingt cinq décagrammes.[...]

    Article 11 : - scellements

    [...] Architraves, tambours de colonne et autres scellements intérieurs, tels que portes, châssis, seront en bon plâtre gris, mais les scellements qui seraient extérieurs et retiendraient des corniches en dalles seront en plomb.[...]

    Article 12 : - ciment

    Le ciment employé pour joints des dalles, seuils, caniveaux, ou gargouilles des corniches du monument sera tiré des mines de Seyssel. [...]

    Article 13 : - bitume asphalte naturelle

    Ce bitume sera bien mélangé et corroyé. Il sera placé sur un bon lit de béton de quinze à vingt centimètres d'épaisseur sur couches de ce ciment sera de l'épaisseur ordinaire, voulue par les règles de l'art et sera disposé en compartiments réguliers et désignés par l'architecte de manière à former une mosaïque.

    Article 14 :- zinc

    Le zinc employé, soit pour les descentes, soit pour la couverture sera le premier choix. Il aura au moins un millimètre d´épaisseur [...]

    Article 15 : - peinture

    Les peintures à l'huile seront faites avec des huiles de première qualité et bonnes couleurs, le tout bien broyé et bien incorporé ensemble. Toutes les boiseries seront passées à trois couches avec les effets nécessaires, pour les portes, châssis et boiseries, qui devront être broyés à effet avec cuivre battu et en poudre de première qualité et celles qui devront rester dans leur couleur naturelle, seront passées à l'huile bouillante avec un vernis par dessus.[..]

    Article 20 : - maçonnerie et moellons

    Tous les moellons employés pour les murs de fondation et autres, seront des fortes dimensions piqués à la grosse pointe sur leurs forces apparentes. Ils seront placés sur leur lit de pose et dans les lieux désignés par l'architecte. [...]

    Article 21 : - maçonnerie en pierre de taille

    On dérasera la surface sur la quelle les tailles seront posées. On les présentera d'abord en place, en les posant sur leur lit, afin de vérifier avec le plomb, l'équerre ou le niveau. Si dans cette position, les joints et lits sont disposés comme ils doivent l'être. On relèvera cette pierre et après avoir arasé la surface et les dessous de la pierre, on étendra une couche de mortier clair fait avec sable très fin et un peu gras et on posera ensuite la pierre dessus, dans la position ou elle a été essayée. On la battra ensuite avec pilots en bois de sapin, pour l'asseoir dans son lit et faire refluer le mortier en dessous par les joints. La même précaution sera prise par l'entrepreneur, pour chaque pierre en ayant soin de fournir tous les coins, calles en bois, cartons goudronnés pour les joints et assises de pierre cette dépense étant à la charge. Pour les colonnes, il sera ménagé un scellement dans les tambours, frises, architraves de fronton. Entre chaque pierre, ce scellement aura la profondeur, largeur, épaisseur qui sera désignée par l'architecte. Tous les dits scellements sont également compris dans le prix de la maçonnerie en taille dont les prix de pose sont joints à celui de la maçonnerie en moellons. [...]

    Article 23 : - carrelages

    Les carrelages employés dans les lieux désignés seront posés en employant les matériaux indiqués au devis, les moraines bien faites, dans les lieux qui seront désignés. [...]Tous les carrelages seront posés en compartiments et suivant les lieux désignés par l'architecte dans toute l'étendue du bâtiment [...]

    Article 24 :

    Les couverts seront bien faits avec recouvrement nécessaire. Toutes les coupes, et arrête de couvert, seront terminés par des tuiles faîtières posées à bain de mortier, dans toutes les parties du monument.

    Article 25 :

    La charpente sera faite avec des bois de première qualité. D'après les dimensions qui seront données à l'entrepreneur et dans le cas ou des armures seraient jugées. [...].

    Article 27 : - menuiserie en chêne

    Toutes les portes indiquées en chêne, seront à panneaux ou recouverts, bien profilés avec les épaisseurs nécessaires et désignées par l'architecte [...]. Les vitraux d'église seraient en chêne bien sec, sans aubier et les profits seront parfaitement semblables à ceux qui seront donnés par l'architecte, toujours en se conformant aux plans.[...]

    Article 29 :

    Tous les ouvrages relatifs à la ferrure des portes, vitraux ciels ouverts seront bien faits et de bonne qualité. Toutes les équerres T seront posées à boulons à écrou bien chaufrinés selon toutes les règles de l'art.

    Article 30 :- plafonds

    Tous les plafonds seront dégrossis au plâtre gris, bonne qualité, sur lattis en sapin. Ils seront terminé bien proprement au plâtre blanc, en suivant dans les arcs doubleaux, les élégissements indiqués.[...]

    Article 32 :

    Toutes les corniches intérieures indiquées et dessinées sur les plans, devront être faites en plâtre gris, revêtues d'un enduit blanc, si cela est jugé nécessaire par l'architecte. [...]

    Article 33 :

    Tous les enduits intérieurs seront faits en plâtre gris et couverts d'un enduit blanc, avec des assises au besoin sera et qui seraient commandés par l'architecte. L'enduit extérieur sera fait en mortier sable du Rhône bien paravéré sur toutes les forces apparentes de l'église. [...]

    Article 34 :

    Toutes les peintures à l'huile, seraient faites à trois couches, toutes les portes d'église et les balcons, ferrures, devront être bronzées et ensuite passées à l'effet en cuivre battu, mais avant de recevoir les deux dernières couches, toutes les boiseries devront être bien mastiquées à l'huile.[...]

    Toutes les couches de peinture seront également du ton et de la couleur désignée par l'architecte, mais toujours à trois couches.[...]

    Fait et dressé par nous, architecte voyer de ville soussigné.

    La Guillotière, le 1 octobre 1845. Crépet Christophe

    Vu par nous, Maire de la Guillotière. A la mairie le 6 octobre 1845, le maire

    Vu par l'adjudicataire soussigné, la Guillotière le 9 avril 1846.

  • A propos de la restauration de l'église Notre-Dame Saint-Louis

    CORNELOUP Gérard. Saint Louis au karcher. Lyon Figaro, 14 février 1997.

    "Construite sous la Monarchie de juillet sur les plans de l'architecte Crépet, l'église Notre-Dame-Saint-Louis de la Guillotière vient de subir une décapante restauration intérieur. Et devrait être rendue au culte pour les Rameaux.

    Et quoi! Jésus Christ trouvera une communauté qui ne veut pas le recevoir? A la fin du XVIIe siècle, Monseigneur de Saint-Georges, archevêque de Lyon, ne décolérait pas contre les moines Tiercelains de la Guillotière. Ceux ci refusaient obstentinément d'accueillir dans leur chapelle , l'église paroissiale de la rive gauche de Lyon, dont le vétuste bâtiment menaçait ruines. Les religieux du tiers ordre de Saint-François réussirent à retarder l'échéance jusqu'en 1739. Puis il y eut la révolution, les frères chassés, le couvent vendu comme bien national, la chapelle servit de grenier à foin. En 1803, elle était rendue au culte, devenait église paroissiale à part entière, voyait son clocher restauré en 1824, avant que d'être entièrement reconstruite à partir de 1842 par l'architecte Antoine-Marie Chenavard, selon les plans de son collègue Crépet, architecte de la Guillotière, alors commune indépendante de Lyon.

    Un siècle et demi après sa construction, l'église Notre-Dame-Saint-Louis demandait une sérieuse restauration intérieure. Décidée par le conseil municipal dans sa séance du 26 avril 1996 pour un montant de 650 000 francs, celle concernant la nef centrale et le chœur vient de s'achever. Un chantier réalisé sans l'intervention des monuments historiques, car, mis à part quelques éléments mobiliers, le sobre édifice néo-antique de Crépet n'est ni classé ni inscrit.

    Course contre la montre

    Du coup l'architecte choisi par la ville de Lyon Olivier Malapert, a eu les coudées franches en matière d'esthétique et de restitution historique. Il a opté pour laisser les murs et les piliers en pierres apparentes, alors que la plupart des églises construites à l'époque étaient revêtues d'un enduit intérieur. Mais, selon l'architecte, "la pierre c'est plus sympa!". Alors de même, l'architecte a choisi de faire courir au-dessus des voûtes une sorte de bande peinte, rappelant du bas un simili cuir ou un marbre en trompe l'oeil. Sa raison ? "donner du relief". Il serait intéressant de connaître l'avis des historiens de l'art et des spécialistes des monuments historiques sur la question.

    Les travaux, qui ont duré trois mois ont donc compris le sablage des piliers et arcs de la grande nef, la reprise générale des enduits en plâtre, la restauration des peinture et des fresque après entoilage. Ils ont été réalisés par une entreprise des Avenières, Scribante, alors que conjointement, la maison Leny procédait à une révision générale de la toiture.

    Ce premier chantier venant de s'achever par la réception effectuée au nom de la ville par l'adjoint aux travaux Alain Bideau, il reste maintenant à procéder de même avec les deux nefs latérales et à poser les deux sas vitrées qu'il a été décidé d'installer aux portes latérales. Il y a là une nouvelle tranche de travaux [...]. Il reste donc à la ville de Lyon à donner au plus vite le feu vert (financier), afin que cette seconde tranche puisse être réalisée dans les plus brefs délais."

Références documentaires

Documents d'archives
  • AC Lyon. 4 WP 74/3. La Guillotière : édifices communaux : baux, réparations, logement du bourreau dans la maison, procès-verbal d'adjudication..., 1791-1823 (état des biens nationaux adjugés à la municipalité de la Guillotière ; vente de la paroisse de la Guillotière à la municipalité en 1791 ; réparations 1802-1840 ; maison commune aménagée dans l´église Notre-Dame-Saint-Louis pour la mairie, 1808-1835 (1 plan) ; construction d´un escalier provisoire en dehors du bâtiment de la mairie en 1823 (1 plan)

    AC Lyon : 4 WP 74/3
  • AC Lyon. 4 WP 79/4. La Guillotière : voirie urbaine : établissement de trottoirs, rapports, arrêtés, listes des propriétaires et état de situation, 1825-1852 (dossier O8 : lettres de l´architecte-voyer au maire pour établissement d´un trottoir sur façade de l´église avant la pose des escaliers, 1847 ; entretien des pavés, travaux de nettoyage, réparations..)

  • AC Lyon.475 WP 21. Edifices cultuels : église et presbytère Saint-Louis de la Guillotière : construction du clocher, agrandissement, restaurations, réparations...., 1805-1899 (lettres et rapports traitant de la construction du clocher : lettre annonçant la construction du clocher par la mairie (1823) ; querelle et compte-rendu de l´architecte Chenavard mécontent de l´avancée des travaux dus à des retards et autres problèmes avec l´entrepreneur, juin 1823 ; avis d´adjudication au rabais de la construction du clocher : appel d´offres aux entrepreneurs avec conditions exigées, 13 mai 1823 ; lettre du préfet du Rhône au maire donnant son accord pour la construction, avril 1823 ; devis estimatif du clocher, 1822 ; rapport des commissaires nommés en 1822 pour l'examen des projets de clocher ; liste des souscriptions volontaires et des quêtes faites pour la construction du clocher ; agrandissement de l´église : rapport sur un projet de restauration de l´église, 19 janvier 1829, dressé par Dullin architecte (pas choisi) ; 1836 : réparation du beffroi ; devis estimatif des réparations à effectuer au beffroi : liste précise des travaux, Crépet, 22 février 1836, croquis de la charpente ; 14 janvier 1836 : rapport de l'architecte suite à l'examen du beffroi endommagé durant les « journées d´avril » par un boulet ; plusieurs plans de l´intérieur, élévation et façade ; coupe sur le milieu de la nef, Crépet, 1846 ; hauteurs des voûtes, des fenêtres, des arcs, largeur des murs ; façade latérale ; projection des voûtes intrados ; plan et façades de l´église, nouveau plan et façade ; plan des fondations avec cotes ; coupe de la toiture ; projet des escaliers sur la façade ; devis sur travaux de la nouvelle église et du presbytère 1808-1852 [dossier M2] ; travaux exécutés par l´entrepreneur Panty ; devis estimatif des travaux pour l´achèvement de la grande nef (1850) ; délibération du conseil municipal, séance du 15 février 1845 ; explication de l'ordre des travaux : Pour ne point interrompre l´exercice du culte on dut s´attacher d´abord à construire la nef latérale du sud pour suppléer l´ancienne nef qui devait être démolie. En même temps, on élevait le corps de la nef principale  ; extrait de la délibération du conseil de la fabrique du 2 avril 1837 approuvant la décision de placer un autel en marbre blanc dédié à la Vierge dans l´ancienne sacristie et prévoyant l´agrandissement de la sacristie par la chute du mur qui sépare la sacristie de la chapelle ; rapport de 1837 donnant l'évolution de l'édifice depuis 1791 ( échoppes, destructions...) ; état estimatif des réparations urgentes à faire aux murs extérieurs et toitures de l´église, 1840, donnant les mesures constituantes de l'église( dôme, nef,...) ; devis de Simon Panty : bilan de septembre 1844 ; devis descriptif (des matériaux) ; séance du conseil municipal du 20 novembre 1844 : déroulement du culte pendant les travaux)

  • A. Archevêché Lyon. Fonds Richard. Marie et la paroisse Notre-Dame-Saint-Louis : rapport de l'abbé H.LAPRA, curé archiprêtre de Notre-Dame- Saint-Louis, présenté au congrès marial de Lyon. Lyon, 1900

Documents figurés
  • Plan partiel de la Grande rue de la Guillotière. Place de la Croix, 31 octobre 1814. Encre, lavis. 33,5 x 30,5 cm (AC Lyon : 3 S 103)

  • Projet du clocher pour l'église de Notre-Dame de Saint-Louis / A[ntoine]-M[arie] Ch[enavard], 28 septembre 1822. Encre, lavis, mine de plomb. 1 : 100. 38,4 x 53,2 cm. Annotation : vû [sic] et approuvé par nous, préfet du Rhône, Lyon. Le 3 avril 1823. René de Brosses (AC Lyon : 003 S 01511)

  • Plan topographique de la ville de Lyon avec son embellissement projeté, adressé par Christophe Crépet, architecte de la Guillotière, 1845 (AC Lyon : 1612 WP 316)

  • [Eglise de la Guillotière] Façade sur la place . Christophe Crépet : [10 janvier 1845]. Tirage ozalyd. 62,70 x 80 cm (AC Lyon : 002 S 01255)

  • Eglise Notre-Dame Saint-Louis. Façade / Christophe Crépet, grav. / Duchêne, 1845. In : CREPET Christophe. Notice historique et topographique sur la ville de la Guillotière

  • Eglise de la Guillotière. Plan général de la basse nef à construire / Christophe Crépet, [ 10 janvier 1845]. Encre. 88 x 64 cm (AC Lyon : 002 S 01256)

  • Projet d'ouverture des rues de la Guillotière . [S.n.] : [1880]. Calque collé sur toile, 77,2 x 62,3 cm (AC Lyon : 0002 S 00288)

  • Eglise Notre-Dame-Saint-Louis / Editions Farges : [1894-1920]. Carte postale (AC Lyon. 4 FI 70)

  • Eglise Notre-Dame-Saint-Louis. Vue de l'intérieur / Editions Farges : [1894-1920]. Carte postale (AC Lyon. 4 FI 71)

  • Eglise Notre-Dame-Saint-Louis/ Editions Farges : [1894-1920]. Carte postale (AC Lyon. 4 FI 72) [vue de l'intérieur : abside , nef principale et voûte du choeur]

  • Exposition catholique de Lyon : stand de la paroisse Notre-Dame-Saint-Louis. / [S. n.] : [1936]. Photogr. (AC Lyon. 4 FI 5463)

  • Voûte du choeur avant restauration / Catherine Bodet : [1992]. Photogr. (A. Pré-inventaire du Rhône. Cliché 125)

  • Voûte de l'abside avant restauration / Catherine Bodet : [1992]. Photogr. (A. Pré-inventaire du Rhône. Cliché 127)

  • Chaire de l'église aujourd'hui démantelée / Catherine Bodet : [1992]. Photogr. (A. Pré-inventaire du Rhône. Cliché 145)

Bibliographie
  • AUDIN, Marius. VIAL, Eugène. Dictionnaire des artistes et ouvriers d'art du Lyonnais. Paris : Bibliothèque d'art et d'archéologie, 1918-1919. 2 vol., LVI-521 p., 370 p. ; 27 cm

  • BERTIN, Dominique. Guide des églises de Lyon. Lyon : Arthaud, 2000

    p. 292
  • CADIEU-DUMONT, Céline. Architecture des édifices cultuels lyonnais au XIXe siècle (1802-1905). Guide des sources. Lyon : Archives municipales de Lyon, 1996. 144 p. : ill. (Les guides du chercheurs. 2)

    p. 50, 57-59, 66, 68, 70-71, 81, 88, 94, 97, 110, 113, 115, 118-120, 124, 126, 128.
  • CHARVET, Etienne-Léon-Gabriel. Lyon artistique. Architectes. Notices biographiques et bibliographiques avec une table des édifices et la liste chronologique des noms. Lyon : Bernoux et Cumin, 1899. X-439 p.-[20] f. de pl. : ill. ; 28 cm

    p. 78, 97
  • Guides Arthaud. Lyon. Arthaud, Paris, 1993

  • MARTIN, Jean-Baptiste. Histoire des églises et chapelles de Lyon. Lyon : H. Lardanchet, 1908-1909. 2 vol., XXVI-372 p.-[5] f. de pl. : ill., 499 p.-[5]f. de pl. : ill. ; 33 cm

    t. 2, p. 242-248 : ill.
  • TRICOU Jean. Armorial et répertoire lyonnais. Paris : Gaston Saffroy, 1965-1976. 7 vol. ; 32 cm

    t. 7, p. 172
Périodiques
  • CORNELOUP, Gérard. Saint-Louis au karcher. Lyon Figaro ,14 février 1997

  • Le couvent des religieux du Tiers-Ordre de St-François dit De Picpus. Rive Gauche, n°21, juin 1967, p. 16-18, ill.

  • MAYNARD, André. Voyage à la Guillotière. Sauvegarde et embellissement de Lyon : Bulletin de Liaison, n°60, septembre 1999

    p. 5
  • Les paroisses de la rive gauche : Notre-Dame de Saint-Louis. Rive Gauche, n°22, octobre 1967, p. 20-23

  • Une utile percée . Rive Gauche , n°159, décembre 2001

    p. 17-18
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