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Ferme, dite domaine des Rapeaux ou domaine des Grisons (ancienne maladrerie Saint-Méen ?)

Dossier IA42003389 réalisé en 2007

Fiche

Á rapprocher de

Dossiers de synthèse

Appellationsdomaine des Rapeaux, domaine des Grisons
Destinationsmaladrerie
Parties constituantes non étudiéespigeonnier, puits, cellier, logement
Dénominationsferme
Aire d'étude et cantonMontbrison
AdresseCommune : Grézieux-le-Fromental
Lieu-dit : le Bourg
Cadastre : 1809 B 19, 20, 21 ; 1986 B1 49

Cet édifice est réputé par tradition orale contenir les vestiges de l'ancien hôpital Saint-Méen, une maladrerie ou léproserie située au bourg de Grézieux, mentionné en 1409 (Dufour). Dans la 2e moitié du 17e siècle, cet hôpital (qui n'existe peut-être déjà plus) dépend de l'ordre de Notre-Dame du Mont-Carmel et de Saint-Lazare-de-Jérusalem, qui gère ses biens ; il est ensuite réuni à l'hôtel-Dieu Sainte-Anne de Montbrison, par lettres patentes du 23 juillet 1693. Les reconnaissances de dîmes établies en 1675 montrent que l'hôpital percevait une dîme sur presque tous les domaines de la commune (la Chaud , les Thévenons, Mingallon, Lattard, les Chevaliers, les Armands, les Méchins). En 1692, une sous-ferme des biens, fonds et héritages dépendant de l´hôpital cite deux maisons : la "maison de l´hôpital", non localisée par le texte, et la maison aux Meschins (bail donné à Etienne de la Font, laboureur, demeurant à Grézieux). En 1710, la ferme des domaines est accordée à Antoine Royret, archer en la maréchaussée de Forest, demeurant à Grézieux, qui accepte "tous les fonds dépendant de ladite maladrerie... consistant en un petit bâtiment de maison situé au bourg dudit Grézieu, en une place de bâtiment et mazures audit lieu des Meschins" ; au dos du bail suivant, en 1715, est apposée la mention "vendu au sieur Bochetal". Ce "petit bâtiment de maison" désigne peut-être le bâtiment de l'ancien hôpital. Le logis, le cellier et la grange-étable sud de l'édifice existant occupent l'emplacement de parcelles bâties représentées sur le plan cadastral de 1809 ; en 1830 (matrice cadastrale, AD Loire, 3P 604), elles appartiennent à Claude Joseph Buer, et sont notées comme "maison et bâtiment ruraux" du "domaine des Rapeaux" (1830 B 19, 20 et 21), avec un jardin (B 16) ; elles suivent le devenir des propriétés de Claude Joseph Buer et passent dès 1835 dans celles de la famille de Vazelhes. Sur la matrice de 1913, l'édifice est enregistré sous l'appellation de "domaine des Grisons". Le logis et le cellier sont datables du 18e siècle (portes à linteaux en arc segmentaire). La grange-étable sud est datable du 19e siècle (sa partie ouest, la plus ancienne, est sans doute du début du 19e siècle, avec des remplois d'encadrements à cavet qui peuvent remonter au 15e siècle), les étables ouest et nord, du 4e quart du 19e siècle (la jonction entre l'étable ouest et l'étable sud remonte au début du 20e siècle).

Période(s)Principale : 18e siècle , (?)
Principale : milieu 19e siècle
Principale : 4e quart 19e siècle

Ferme à bâtiments distincts, à cour fermée. Logis de deux travées, à un étage (deux pièces au rez-de-chaussée : une cuisine, dans laquelle se trouve l'escalier droit, en bois, et qui distribue une chambre) ; un appentis lui est adossé au sud (non visité ; puits devant sa porte), et un autre au nord (deux étables pour petits animaux : porcs, poules). Dans l'angle nord-est de la cour est implanté un cellier, composé d'un rez-de-chaussée divisé en trois pièces voûtées (d'ouest en est : la première en plein-cintre, la seconde en arc surbaissé, la dernière en voûte d'arêtes à pénétrations, en partie effondrée) et d'un étage qui comprend deux pigeonniers aux extrémités et un fenil au centre. L'étage est desservi par un escalier extérieur en maçonnerie ; le mur pignon ouest est débordant, protégeant le toit pour favoriser la pose des pigeons. La moitié ouest de la cour est bordée d'étables à vaches : une première étable au sud, avec une grange dans la partie ouest du bâtiment ; une étable dans l'angle nord-ouest (reliée à la précédente par des remises à matériel) ; une étable double au nord. Les bâtiments sont en pisé (enduit sur le logis), avec un soubassement en maçonnerie de granite, galets et molasse (?) et assises de briques, qui monte jusqu'à l'étage, pour le cellier (appentis au nord du logis : en moellon de granite ; remises au sud : en parpaing de mâchefer). Les voûtes du cellier sont en brique. Les encadrements sont en granite (portes du logis et du cellier, avec linteaux en arc segmentaire ; jours du cellier), en bois (fenêtres non refaites du logis, fenêtres et de l'étage du cellier et des étables), en granite et bois (portes des étables) ou en brique (en plein-cintre, pour l'étable nord), avec des arcs de décharge en brique pour l'étable nord. Les toits sont à longs pans, en tuile creuse.

Murspisé
enduit
Toittuile creuse
Étages1 étage carré
Couverturestoit à longs pans
TypologiesType C1: logis et grange-étable dans des bâtiments distincts, sur cour
Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Loire. Série 3P : 604. Commune de Grézieux-le-Fromental. Etat de sections des propriétés non bâties et bâties. 1830.

  • AC Grézieux-le-Fromental. Matrice cadastrale. Commencée en 1913.

  • AH Montbrison (dépôt aux AC Montbrison), non classées. Boîte 89. Hôpital de Sury-le-Comtal. Maladrerie de Grézieux. Léproserie de Moingt. Cote B1. Reconnaissances de dîmes à l'hôpital Saint-Main ; en vertu d'un édit de décembre 1672 ordonnant la recherche et le recouvrement des biens et revenus de l'ordre de Notre-Dame du Mont-Carmel et de Saint-Lazare-de-Jérusalem, dont dépend dès lors la maladrerie de Grézieux, dans les diocèses de Mâcon, Chalons-sur-Saône et Lyon. - 19 avril 1675. Reconnaissance par Michel Chappuis, seigneur de Villette, écuyer, au profit de l'hôtel-Dieu de Saint-Main, sis au village de Grézieux-le-Frommental, en vertu d'une transaction du 29 janvier 1541. La reconnaissance porte sur un droit de dîme abénévisé par les habitants dudit Grézieux en 1541, à cause des domaines que ledit Chappuis possède à Grézieux, appelés la Chaud, les Thévenons et Poivon, dont plusieurs pièces de terre sont enclavées dans la dîmerie de 100 sétérées de terre et appartenant à la dîmerie dudit hôtel-Dieu. Le document mentionne la croix de la Coste. Description des domaines : -- le grand domaine de la Chaud : un tènement... au milieu duquel sont ses bâtiments, jardin, chenevier et un étang appelé Fougivon, le tout contigu ; jouxte le chemin de Fontannes à Précieux du matin... -- le domaine des Thévenons : bâtiment et grange. Le document mentionne également "une peschure ou tènement de terre... le long de l'étang de Nizay..." ; "trois bichets... pour le droit dudit dixme abénévisé... à cause d´autre domaine appelé Trunel" : compose d'une maison, grange, cour, jardin et aisance. - 7 septembre 1674. Reconnaissance par maître Jacques Punctis, juge de la seigneurie de Grézieux : un bichet... de droit de dîme... à cause du domaine des Mingallons (l'acte ne mentionne pas de bâti) ; deux bichets... de droit de dîme... à cause du domaine des Lattards, qui consiste en maison, grange, jardin, cour et aisance. - 20 avril 1675. Reconnaissance par François Chassain, sieur de Chabet : pour le "domaine des Chevalliers : premièrement consistant en ses maisons, cour, jardin, paquier, pescheure et pré... plus, aux Verchères ( ?), où autrefois étoit le village des Chevalliers..." - 23 avril 1675. Reconnaissance par noble Claude Giraud (entre autres, conseiller du roi et receveur des tailles) : pour le domaine des Armands (pas de bâti mentionné). - 24 avril 1675. Reconnaissance par Jacques Henry, écuyer, seigneur de Charlieu : pour un domaine à Grézieux... domaine des Meschins... (pas de bâti mentionné). - 22 avril 1675. Reconnaissance par Hubert Bois, prêtre, résidant à Montbrison : pour le domaine des Lattards (idem). - 28 juin 1675. Reconnaissance par Jean Faverjon : pour un domaine dans ledit village. En marge, rajouté postérieurement : appartient à Bénigne Bochetal. - 26 juin 1675. Reconnaissance par les habitants de Grézieux. Cinq maîtres de maison sont mentionnés : quatre laboureurs et un tailleur. Ils sont dits posséder des domaines à Grézieux. - 1er novembre 1692. Sous-ferme des biens, fonds et héritages dépendant dudit hôpital consistant en deux maisons : la maison de l´hôpital et la maison aux Meschins ; bail donné à Etienne de la Font, laboureur, demeurant à Grézieux.

  • AH Montbrison (dépôt aux AC Montbrison), non classées. Boîte 89. Hôpital de Sury-le-Comtal. Maladrerie de Grézieux. Léproserie de Moingt. Cote B1. 22 mars 1710. Ferme des domaines de la maladrerie de Grézieux. Antoine Royret, archer en la maréchaussée de Forest demeurant à Grézieux, accepte "tous les fonds dépendant de ladite maladrerie... consistant en un petit bâtiment de maison situé au bourg dudit Grézieu, en une place de bâtiment et mazures audit lieu des Meschins (Meschines ?) avec un chenevier de deux couppes y attenant...". 17 avril 1715. 2e bail Royret. Même description des fonds. Au dos, après l'analyse, mention "vendu au sieur Bochetal".

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