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Ferme

Dossier IA42001541 réalisé en 2006

Fiche

Dossiers de synthèse

Œuvres contenues

Parties constituantes non étudiéespuits, logement, fournil, pigeonnier
Dénominationsferme
Aire d'étude et cantonMontbrison - Montbrison
AdresseCommune : Précieux
Lieu-dit : la Pompée
Adresse : 1ère ferme
Cadastre : 1809 A 33, 34 ; 2003 ZB 9

Le nom du lieu-dit viendrait de Pompée Gouttes, propriétaire d'un domaine à cet endroit, assassiné à Montbrison en 1549 (personnage cité par Rochigneux, 1922, p. 35, et Découverte... n°5, p. 80, qui donne comme source Barthélemy Puy). Il est difficile de savoir duquel des deux domaines existants à ce lieu-dit en 1809 (1809 A 33 et 1809 A 37, dont Rochigneux semble mélanger les historiques, et qui conservent tous deux des vestiges du 18e siècle) il était propriétaire. En 1809, le plan cadastral montre que la cour sud de la ferme étudiée existait dans son emprise actuelle. Le logis porte la date de 1786 (date portée sur le linteau de la fenêtre au-dessus de la porte d'entrée, sur la façade sud), mais son architecture paraît plutôt dater du début du 19e siècle. Une annotation sur le plan de 1809 indique, à l'angle de la parcelle : [point de repère O] "N. - O. du château de Mécilleux", ce qui laisse penser qu'il s'agissait d'un édifice assez important. La parcelle bâtie a été partagée par la suite en deux parties, distinguées dans l'Etat de sections de 1827 : A 33, maison (au nord) et A 34, bâtiment rural (au sud) ; avec A 14, mare, A 35, jardin et A 52, étang, elles appartiennent à Thérèse Privat, veuve du notaire montbrisonnais Bourgeade. Les bâtiments formant la cour sud sont datables du milieu du 19e siècle, avec des transformations au 20e siècle (surélévation de l'étable). Le pigeonnier isolé, au nord, est datable du 19e siècle. La seconde cour, au nord, était peut-être à la fin du 18e siècle et au début du 19e un jardin (le logis avait une façade tournée vers ce côté, alors que l'étable située à côté n'a pas de porte donnant au nord). La construction de porcheries au début du 20e siècle en a fait plutôt une seconde cour de ferme (la porte nord du logis a dû être murée à cette époque). L'édifice a appartenu de 1926 jusqu'à la fin du 20e siècle à la famille d'un industriel du Coteau, à Saint-Etienne (voir aussi demeure de la Sauvade, IA42003413).

Période(s)Principale : 4e quart 18e siècle
Principale : 19e siècle
Dates1786, porte la date
Auteur(s)Auteur : auteur inconnu

Les bâtiments s'organisent autour d'une cour fermée de plan presque carré, avec un portail à génoise au milieu du côté ouest et une porte dans l'angle nord-est, qui donne vers une petite cour bordée de porcheries. Le logis se situe dans l'angle nord-ouest ; il est formé de deux corps de bâtiments en équerre : le corps principal, au nord, a un étage et un étage de comble. Ses deux élévations sur gouttereaux ont trois travées avec une porte centrale (la porte donnant au nord est murée). Le rez-de-chaussée a sans doute un vestibule traversant, avec un escalier en fond de bâtiment (visible par la fenêtre centrale du 1er étage au nord). Contre la façade sud est appuyé un bâtiment plus bas, en rez-de-chaussée et comble, qui contient une cheminée à consoles en doucine et linteau de granite (et un petit escalier d'accès au comble). De l'autre côté du portail se trouve un bâtiment à un étage, dont le rez-de-chaussée est divisé en deux pièces : un fournil (avec deux entrées de four ; les voûtes ont été démolies) au nord, une pièce sans fonction distincte au sud ; l'étage, accessible par un escalier extérieur appuyé contre le mur sud et protégé par un hangar qui relie ce bâtiment à la grange-étable sud, comprend une seule chambre. Ces trois corps de bâtiment ont des toits à croupe (une seule par toiture, du côté du portail) et une génoise. Le logis est prolongé à l'est par une écurie (ou une étable ?). Le côté sud de la cour est fermé par une grande grange-étable, le côté est par deux étables (une petite et une grande). Dans l'angle nord-est de la cour s'ouvre une petite cour encadrée de trois porcheries et d'un hangard (côté nord). Contre ce hangar est appuyé un bâtiment qui semble avoir été aménagé en grange et logement (partiellement en ruine). Dans le prolongement du côté ouest de la cour est construit un second portail à génoise prolongé par un mur de clôture renforcé par des contreforts et contre lequel est construit un long poulailler. Un peu plus loin au nord se trouve un pigeonnier isolé (étudié). Les bâtiments sont en pisé (surélévation de l'étable en paraping de ciment) enduit (enduit à plates-bandes sur le logis). Les encadrements sont en granite (rez-de-chaussée et étage du logis, rez-de-chaussée du bâtiment du fournil) et en bois. Les toits sont à longs pans (sauf logis et fournil), en tuile creuse (tuile plate mécanique sur le poulailler). Un puits protégé par un édicule métallique est creusé au nord-est des bâtiments de la première cour.

Murspisé
enduit
Toittuile plate mécanique, tuile creuse
Étages1 étage carré, étage de comble
Élévations extérieuresélévation à travées
Couverturestoit à longs pans
croupe
TypologiesType C1: logis et grange-étable dans des bâtiments distincts, sur cour
Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • AC Précieux. Etat de sections des propriétés bâties et non bâties. 1827.

Bibliographie
  • GACON, Marie-Claude. BRUNET, Marie-Laure. Et alii. Découverte et patrimoine de Précieux. [Les fermes de la commune]. Bulletin de l'association Découverte et patrimoine de Précieux, n°5, 2006

    p. 80-81
  • ROCHIGNEUX, Th. Notes et matériaux pour servir à la monographie de Précieu (Loire). Nice : imprimerie du patronage Saint-Pierre, 1922

    p. 35
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