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Fonderie de cloches Gédéon Morel

Dossier IA69000996 réalisé en 2003

Fiche

AppellationsFonderie de cloches Gédéon Morel
Parties constituantes non étudiéesatelier de fabrication
Dénominationsfonderie
Aire d'étude et cantonLyon patrimoine industriel - Lyon
AdresseCommune : Lyon 1er
Adresse : 6, 8 quai
Saint-Vincent
Cadastre : 1999 AB 96

En juin 1833, Gédéon Morel, ancien contremaître d'Antoine Paccard, demande une autorisation pour installer une fonderie de cuivre pour la fabrication de cloches dans un chantier appartenant à M. Monnery, situé montée de la butte. L'autorisation est accordée par la préfecture le 2 juillet 1833. Le permis de construire indique qu'il s'installe dans un îlot construit : "les locaux touchent d'un côté un mur en piset renfermant l'atelier du charron Jean Michel et de l'autre une petite maison en pierre ayant façade sur le chemin de la Butte. Les maisons d'habitation ainsi que le chantier de bois de chauffage de monsieur Monet sont à distance assez éloignées". L'atelier est composé d'un four à réverbère avec deux cheminées. Le fourneau servant à la fonte des métaux cuivre et étain ne fonctionne que tous les deux à trois mois et durant seulement une demi-journée. D'après monsieur Morel, il n'y aura pas de nuissance pour le voisinage puisque la fabrication des moules et l'alimentation du fourneau ne font que peu de fumée. Le 22 octobre 1844, monsieur Morel s'agrandissant demande une autorisation pour s'installer Montée de la Boucle sur le territoire de la Croix-Rousse. La fonderie de la Butte est abandonnée. En ce qui concerne Gédéon Morel, il est connu pour ses cloches très décorées visibles à Auch (Gers) et à Marseille (Bouche-du-Rhône), le bourdon de la basilique de notre dame de la Garde fondu en 1845. En 1860, il fond une cloche de trois tonnes pour le dôme de l'hotel de ville de Saint-Etienne. En 1862, il coule le bourdon de l'abbaye de Saint-Bénigne à Dijon. Pour Lyon, d'après le dictionnaire des Artistes et ouvriers d'Arts de Lyon, Gédéon Morel a fondu des cloches pour l'église Saint-Louis de Lyon. Les archives ne permettent pas de savoir s'il s'agit de Notre Dame de Saint-Louis à la Guillotière (clocher construit en 1825) ou de Saint-Louis-Saint-Vincent dont le clocher devait être modifié en 1838.

Période(s)Principale : 4e quart 19e siècle
Dates1833, daté par source

La fonderie a été mise au jour par une équipe d'archéologue de l'AFAN (actuellement INRAP). Les fours (brique) à cloche ainsi que les murs (pierre) de la fonderie ont été mis au jour.

Murspierre
brique
États conservationsvestiges

Périmètre UNESCO

Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Rhône : sous-série 5M, dossier n° 642, établissements classés 60. 1833

Bibliographie
  • AUDIN, M., VIAL, E. Dictionnaire des artistes et ouvriers du lyonnais. Paris, biliothèque d'art et d'archéologie, tome 2 : M à Z, 1919

    p. 56
  • MOTTE, Sylvain, Document Final de Synthèse, Montée de la Butte quai Saint-Vincent. Site n° 69381621, sous la direction de Sylvain Motte (INRAP), avril 2002.

    p. 104 à 113
© Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel © Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel ; © Ville de Lyon © Ville de Lyon - Halitim-Dubois Nadine