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Gare de Neussargues

Dossier IA15000407 réalisé en 2014
Dénominationsgare
Aire d'étude et cantonAuvergne
AdresseCommune : Neussargues-Moissac
Adresse : place de la
Gare
Cadastre : E 1318

La gare de Neussargues est une gare de bifurcation, ou noeud ferroviaire, qui desservait à la fois des lignes en direction de l'est et de l'ouest (ligne Arvant -Figeac, ouverte dans son ensemble en juillet 1868), du sud (ligne Neussargues - Béziers ouverte en novembre 1888), et du nord (ligne Bort-Neusssargues, ouverte dans sa totalité en 1908 et fermée depuis 1990). Mais les premiers trains arrivèrent en gare de Neussargues dès 1866, avec la mise en service de la section Massiac - Murat.

Période(s)Principale : 3e quart 19e siècle

Annexes

  • CROZES Daniel, "Les bêtes noires. Des chemins de fer dans le Massif central", p. 201-202.

    "Neussargues, dans le Cantal, bénéficia davantage du chemin de fer [qu'Arvant]. Les premières machines y parvinrent en 1866, depuis Arvant et Murat. [En 1868, avec l'exploitation de la ligne Aurillac-Arvant par le PO, la station n'est plus un terminus]. Toutefois son expansion ne démarra qu'à l'ouverture de la ligne de Béziers par la Compagnie du Midi en 1888 et elle ne se poursuivit qu'en 1910 quand les express circulèrent de Neussargues à Bort-les-Orgues.

    Neussargues était [...] le carrefour de quatre lignes. On y dénombrait 137 habitants [...] en 1866 ; la localité s'enorgueillissait de posséder une église et des auberges. C'était déjà un croisement routier, ce qui pouvait justifier le choix du Paris-Orléans. Mais les luttes d'influence entre Saint-Flour et Murat jouèrent un rôle essentiel dans la décision de la Compagnie [...]. Les notables de Saint-Flour préféraient qu'on établisse la correspondance routière à Neussargues plutôt qu'à Murat [...].

    Autour de la gare, on construisit des remises pour les chevaux et les diligences et des bureaux pour les maîtres de poste. Les voyageurs disposaient d'un buffet à la gare, d'auberges et de salles d'attente. [...]

    Avant de se transformer en carrefour ferroviaire, le bourg profita pendant une vingtaine d'années des activités de la route et du train qui le séparèrent du vieux centre. En 1872, Neussargues devint un chef-lieu de commune, tandis qu'en 1888 la mairie était transférée dans le quartier de la gare. L'importance de ce point de croisement s'accrut à ce moment-là parce qu'il était le plus septentrional de la Compagnie du Midi pour expédier les primeurs du Roussillon et les vins du Languedoc vers la capitale et le nord de la France. Elle se traduisit par la présence d'une annexe des machines , d'une remise de chasse-neige, et d'une résidence d'agents de train. Le Midi et le Paris-Orléans y employaient une centaine de personnes avant que l'électrification de la ligne Béziers-Neussargues restreigne en 1932 les effectifs du dépôt. [...] en 1952, Neussargues conservait encore 75 cheminots. A l'époque, le bourg et le quartier de la gare regroupaient un millier d'habitants.

    [...] Les activités ferroviaires s'amenuisèrent dans les années 1950 avec la fermeture d'Eygurande-Bort qui empêchait dorénavant tout débouché sur Montluçon. Aujourd'hui les trains ne circulent plus entre la vallée de l'Alagnon et Bort-les-Orgues mais Neussargues conserve ses fonctions de carrefour comme Arvant et Capdenac, assorties d'un changement de traction obligatoire pour les voyageurs de Béziers-Clermont."

© Région Auvergne - Inventaire général du Patrimoine culturel - Ceroni Brigitte - Renault-Jouseau Delphine - Durin-Tercelin Maryse - Renaud-Morand Bénédicte
Bénédicte Renaud-Morand

Chercheure à l'Inventaire général du patrimoine culturel d'Auvergne-Rhône-Alpes.


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