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Moulin de Frontenex puis moulin Sous le Pont de Frontenex, actuellement maison d'habitation

Dossier IA74001051 inclus dans Ecart de Frontenex réalisé en 2011

Fiche

Parties constituantes non étudiéesmoulin
Dénominationsmoulin
Aire d'étude et cantonPays de Savoie - Faverges
Hydrographiesle), Lac d'Annecy Ruisseau le Nant Debout
AdresseCommune : Faverges
Lieu-dit : Chenevier
Adresse : 409 route de
La Fontaine
Cadastre : 0E 2 81, 1224, 2480

Situé en rive droite du ruisseau du Nant Debout ou ruisseau de Frontenex, le moulin de Frontenex se trouve à un kilomètre environ des artifices du Villaret, situés eux aussi en lisière de la commune de Faverges. Ces deux hameaux constituaient des points stratégiques importants car ils contrôlaient les accès allant de l´abbaye de Tamié au village de Faverges. Par ailleurs, de nombreuses fonderies et autres forges sont mentionnées dans le mandement de Faverges, rattachés soit à l´abbaye de Talloires, soit à l´abbaye de Tamié ou soit aux nobles familles de la ville, ces fonderies se développent depuis le Moyen-Age et dressent ainsi un chapelet de petits ateliers qui bordent les principaux affluents du torrent du Saint-Ruph, appelé aussi torrent de l´Eau Morte. Le travail du fer est une tradition séculaire dans la commune Faverges et il n´est pas étonnant de voir que les artifices et autres usines ont une histoire commune. Aussi, derrière chaque moulin ou scierie, se cache une forge ou un martinet car nombre d´artifices travaillaient également le métal. Ainsi avant de se spécialiser dans la mouture du blé, cet artifice reste longtemps associé au martinet et la scierie qui complétaient ce site en contrebas. De par de nombreux écrits, on sait qu´en 1696, François Debous-Carraz l´aîné, de Frontenex, cède à Paul de Menthon du Marest coseigneur de la Val des Clefs, ses droits sur un édifice de scie ou raisse, battoir et pierre à huile. Ce dernier laisse la gérance du bien à Sieur Jean-Claude Tabuy en 1716. Par ailleurs, la mappe sarde de Faverges dressé dans les années 1730 mentionne les artifices de Chenevier sous le pont de Frontenex. Entre 1740 et 1773, Joseph Tabuis, Aimé Fontaine et François Aillod de Seythenex se succèdent et font tourner les artifices de Chenevier. Ce dernier vend une partie de ce bien à Philibert fils d´Aimé Fontaine qui possédait cet artifice, il y a quelques années. Au dessous du moulin à blé, Philibert Fontaine exploite une scie en 1782, il ajoute alors un martinet à fer qui dispose alors d´un arbre à cames de 12 pieds de long et 20 pouces de diamètres avec une roue de 6 pieds. Cet artifice continue de fonctionner jusqu´en 1858, date à laquelle les masures sont reconverties en scierie puis abandonné. Le moulin à blé connaît un destin différent. Aimé feu Joseph et Jean-Claude Tabuis exploitent les moulins de Frontenex en 1839. Puis à partir de 1866, c´est M. Daujourdhui Laurent qui en assure la gestion. Entre 1891 et 1906, M. Pierre Janin continue à développer le site pour le laisser à ses fils qui arrêteront l´activité en 1914.

Période(s)Principale : 4e quart 17e siècle
Principale : 1er quart 18e siècle
Principale : 3e quart 18e siècle
Principale : 4e quart 19e siècle
Principale : 1er quart 20e siècle
Dates1696, daté par source
1716
1782
1891
1906

Au pont de Frontenex, la route départementale n°12 ou route de Tamié dessine une courbe nord-sud qui passe à proximité du moulin. Dans cette zone agricole, le ruisseau du Nant debout reçoit les eaux d´un affluent qui grossit son débit. La prise d´eau de l´artifice était située à 26 mètres environ en amont du bâtiment du moulin. De cette dérivation, il ne reste rien mais le bâtiment et le lieu dit témoignent encore de la présence de plusieurs artifices en rive droite du ruisseau du Nant Debout ou ruisseau de Fontenex. La route de Tamié enjambe à cet endroit le ruisseau grâce à un pont et domine l´ancien moulin situé à l´ouest de la chaussée. Ouvrant sur les bocages qui bordent la rivière, la propriété est rejetée à l´extrémité des zones agricoles. Elle descend progressivement en direction de la rivière qui forme un vallon, afin d´atténuer la pente, le bâtiment du moulin repose sur une plate forme aménagée en deux terrasses accessibles depuis un chemin qui fait le lien côté ouest avec la route de Tamié. De facture ancienne, ce bâtiment de plan carré a subi de nombreuses rénovations et de mise aux normes. D´une emprise au sol de 186 m² comprend un sous-sol, un étage et un étage sous comble. Il est aisé d´accéder au sous-sol au nord de la parcelle car la première terrasse ouvre sur le potager du jardin. La seconde terrasse qui surplombe ce jardin permet d´accéder au rez-de-chaussée. Côté rivière, l´emprise au sol du petit bassin de retenue et des éléments de l´artifice restent encore visibles. Le mur pignon sud dispose d´une extension en appentis avec toit terrasse alors que le mur pignon nord dominant le vallon dispose de deux travées avec deux baies. Le toit a la particularité de posséder trois pans, deux pans coiffant le corps principal et un pan surmontant le mur pignon nord.

Murspierre
bois
enduit
Plansplan régulier
Étages3 étages carrés
Élévations extérieuresélévation ordonnancée
Couverturestoit à plusieurs pans
Énergiesénergie hydraulique
États conservationsremanié

Au regard du PLU de la commune de Faverges, le moulin se trouve dans une zone d'habitat individuel en lisière d'une zone agricole (Ud) qui désigne sous ce vocable les secteurs très peu dense.

Statut de la propriétépropriété privée
Intérêt de l'œuvreà signaler

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Haute-Savoie : 6 S 77, Reconstruction d´un barrage sur le torrent de Frontenex par M Roccaz Jean-Marie. 1888.

Documents figurés
  • Cadastre 2011, Conseil général de la Haute-Savoie/ Direction des Affaires Culturelles/ SIG/ BDORTHO® - BDCARTO® - © IGN - copie et reproduction interditesPlan

    CAH Haute-Savoie
Bibliographie
  • CHAIZE, Les maîtres de forge en Bauges. dans L'Histoire en Savoie, n°129. Chambéry : SSHA, 1998.

  • Garioud N, Histoire et archéologie des mines de fer et des installations métallurgiques du massif des Bauges, Antiquité - milieu XIXe siècle. Grenoble : Université Pierre Mendès-France, 1997.

© Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel © Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel ; © Assemblée des Pays de Savoie © Assemblée des Pays de Savoie - Mahfoudi Samir